Que dire face à ce retard ? Rien, sinon mes excuses. Je pense avoir un peu plus de temps, parce que pour le moment, concilier écriture et études, c'est un peu galère, surtout que je commence à « stresser » dans l'attente des résultats. Oh, je continue, mais bon, c'est quant même une bonne partie de ma vie qui se joue, donc…
Je serais bientôt en stage, avec horaires de bureaux, je vais essayer de garder du temps pour l'écriture.
Sinon, une proposition : j'ai un OS qui me trotte dans la tête, ça vous tente ou pas ? Sans réponse positive, je me concentre sur QE.
En attendant, bonne lecture !
Lorsque chacun fut servi, il y eu un temps de silence, entrecoupé uniquement du bruit des couverts. Puis, les estomacs se remplissant, les discussions reprirent, et les blagues aussi.
Les jumeaux Weasley étaient évidemment dans les meneurs, mais tous, hormis Celebrim, furent surpris du répondant d'Harry.
-Vous croyez quoi ? C'est fini maintenant, je n'ai plus de séquelles. Il ne me reste plus qu'à vérifier ma maitrise, mais là, Celebrim s'en charge. Et encore, c'est en raison de mon erreur. D'ailleurs, Fred, Georges, je vous conseille de revoir votre arsenal et vos techniques, la concurrence arrive !
-Euh… Harry… Ca veut dire quoi exactement ? demandèrent les jumeaux, semblant assez inquiets.
-Tout simplement que je répondrais à vos blagues désormais.
-Harry, s'écria Molly, tu ne vas pas rentrer dans leur jeu !
-Molly, pourquoi ne m'amuserais-je pas ? Il faut souffler de temps à autre, et puis, les blagues sont un excellent moyen de revoir toutes ses connaissances. C'est fou ce que peut faire un simple sortilège de lévitation bien utilisé ou quelques métamorphoses de base. Répondit tranquillement Harry, avec un petit sourire qui n'augurait rien de bon sur la fin de sa tirade.
-Mais enfin Harry, vous n'êtes plus des gamins tout de même, surtout Fred et Georges !
-Molly, ni Fred et Georges, ni Ron ou Hermione, ou même moi ne sommes des gamins. C'est exact. Mais cela n'empêche pas de s'amuser. Ne dites pas que les adultes ne s'amusent pas, et que certains de leurs amusements ne sont pas plus gamins que les nôtres. Vous savez, chez les moldus, certains jouent à ces déguiser en des personnages d'autres temps, et prétendent être princes et princesses, chevaliers et guérisseuses. Cela n'est-il pas autant gamin qu'une guerre des blagues ?
-Dame Weasley, repris Celebrim, la femme ne réussissant pas à se reprendre suite à l'intervention du plus jeune, ce qu'Harry a dit est tout à fait exact. Vous le savez. Il vous arrive aussi d'agir comment une enfant, pour souffler un peu. Mais ce que vous venez de dire va à l'encontre de ce que vous m'avez reproché, à savoir qu'Harry n'est qu'un enfant. Vous voulez le protéger, ainsi que vos enfants, parce que vous les aimez, mais ils le savent. Laissez les vivre.
Molly, à ces derniers mots, quitta la pièce et se dirigea vers sa chambre, retenant ses larmes.
-Heru*, dit Harry une fois que Molly fut partie, elle a perdue sa fille à cause de la guerre.
-Le deuil d'un enfant est toujours le plus difficile, répondit l'elfe avec une lueur de compassion dans son regard. Mais cela ne change en rien. Cela explique.
Le repas continua, plus morose. Les Weasley pensant à leur sœur décédée, et les autres respectant leur douleur et repensant à leur amie. Celebrim et Severus Snape, en plus, virent tout le travail à accomplir afin de permettre aux membres de la maisonnée d'avancer. L'esprit est bien plus dur à traiter que le corps.
Molly Weasley ayant déjà quitté la pièce, ce fut Celebrim qui donna le signal du coucher. Tout les jeunes le pouvant se levèrent et se rendirent dans leurs chambres, sans chahut pour la première fois depuis le réveil d'Harry.
Harry, lui, resta sur place, avec l'homme et l'elfe, chacun perdu dans ses pensées.
-Les absents manquent toujours, n'est-ce pas Celebrim ? demanda Harry, recherchant plus une confirmation qu'une vraie réponse.
-En effet, même après plusieurs siècles. Mais leur présence demeure dans les cœurs. Jamais les disparus ne sont remplacés. Mais la vie continue, avec ou sans eux, avec ou sans l'accord de ceux qui demeurent. Il faut trouver comment suivre le fil. Et chacun à sa méthode. Chacun doit se reconstruire à sa manière. Les autres peuvent simplement être là, et c'est beaucoup.
Puis, après un court silence, il reprit :
-Mais pour l'heure, il te faut aller te reposer, afin d'être en forme demain.
Une inclinaison de tête fut la seule réponse du jeune homme, avec un sourire, avant que le maître des potions ne le lévite une nouvelle fois et ne l'emmène dans sa chambre.
Une fois installé pour la nuit, Harry interpela son aîné
- Merci Severus, dit-il en le regardant dans les yeux.
-de quoi, répondit Severus, je fais ce que je dois.
-Merci d'être là pour moi.
-Toujours, si tu veux.
Au moment de passer la porte pour aller dans sa propre chambre, l'homme dit par-dessus son épaule :
-Je t'ai lancé un sortilège de surveillance, il serait très mauvais que tu te contractes en raison d'un mauvais rêve.
Il n'y eu aucune réponse, le plus jeune s'était déjà endormis.
L'homme continua son chemin et entra dans sa propre chambre, en laissant la porte de communication ouverte. C'était la première fois qu'il allait y dormir. Oh, certes, il s'y était déjà rendu, pour prendre de quoi se changer rapidement après avoir fait des potions ou avoir soigné Harry lorsqu'il transpirait ou saignait, pour prendre du matériel, mais il ne se l'était pas approprier.
Il jeta un œil autours de lui, mais sa fatigue et le duel prévu le lendemain le poussèrent à mettre un bas de pyjama et à se glisser entre les draps rapidement.
Une fois dans le lit, l'homme étendit sa conscience, comme à son habitude, pour vérifier qu'il était en sécurité. Sentant la présence elfique, il se rassura et se laissa partir.
Après quelques heures, le sortilège le réveilla en sursaut, Harry remuait trop.
Aussitôt, et sans prendre le temps d'enfiler autre chose, l'homme se rendit au chevet de son jeune patient.
Le jeune homme sanglotait en s'agitant, murmurant si bas que Severus ne pouvait pas comprendre. Préférant éviter la légimentie, l'homme s'assit au bord du lit et pris le plus jeune dans ses bras, le calant contre son torse, comme un enfant ou un amant. Après une seconde de crispation, le jeune homme se blotti contre lui, s'accrochant à lui comme si c'était son seul refuge. Lui caressant le dos, Severus lui murmura des paroles de réconfort, l'incitant à se détendre, qu'il était en sécurité, qu'il ne le laisserait pas, qu'il n'était plus seul. Progressivement, Harry se détendit et repartit dans un sommeil apaisé et reposant.
Le maître des potions ne put pas quitter le lit du plus jeune : ce dernier était blotti entre ses bras, abandonné, et serein. Il se décida à s'endormir ainsi.
Le lendemain matin, les deux hommes se réveillèrent enlacés et paisibles. Pour la première fois depuis longtemps, Severus avait pu réellement dormir, sans s'inquiéter ni d'éventuelles attaques ni de l'état de santé d'Harry, malgré l'interlude du… cauchemar ? ou quoi que ce fut du plus jeune.
-Bonjour Harry.
-Bonjour Severus, je t'ai réveillé ?
-De toute évidence, rétorqua le plus âgé sur un ton acide, mais avec une lueur amusée dans ses yeux.
-Je ne me rappelle pas. Harry semblait presque s'excuser.
-Ce n'était pas très violent. Et ce n'est pas grave de ne pas te rappeler de tous tes rêves ou cauchemars. Quant à ton inquiétude pour m'avoir réveillé, d'abord je suis là pour ça, ensuite c'est normal pour les personnes que l'on apprécie, et enfin c'est la première fois depuis longtemps que je dors si bien, il faudra que je remercie Celebrim.
-Quant Celebrim veille, on sent son attention, et la sécurité qu'il offre par là-même. Harry eu un petit sourire : Image ma réaction la première fois, au plein milieu de la guerre, quant je me suis rendu compte que j'avais dormis toute la nuit, sans mettre ma batterie de protection.
-Très simple, rétorqua le plus âgé, la même que lorsque tu te rendais compte que tu avais oublié ton devoir de potion ou de défense et que j'arrivais à ton nom en faisant l'appel.
Un rire fut la seule réponse.
*Heru= Seigneur, Maître (au sens honorifique) en elfique (merci Monsieur Tolkien)
