De : Snapou
Disclam' : Rien n'est à moi, même si je ne dirait pas non pour un p'tit bout. Enfin si, par la suite il y aura mon très cher James Paterson (que vous avez du voir dans "Theodore Nott") et mon unique Andrew Scott (que vous verrez prochainement -maintenant- dans "Andrew Scott" ... c'est fou ce que mes "longues" fics ont des noms qui ne laissent aucun doute quand au personnage principal)
Perso principal : Théodore Nott (ne vous étonnez pas voyons)
Résumé : Theodore Nott était la fierté de son père mais c'est du passé à présent. De haut de ses onze ans le voilà devenu Gryffondor et un traitre à son sang. Mais qu'est ce que cela peut bien signifier après tout "traitre à son sang" quand on a que onze ans ? Bien des choses.
Chapitre : Chapitre 2
Année en cours: La première
En plus : J'avais prévue de ne jamais la mettre, car elle serait perdue au milieu de toutes mes conneries illisibles ; mais j'ai décidé [et pour une fois je me suis décidée à m'obéir] d'y faire un peu de tris... c'était vraiment trop le bordel.
Divers: Nadà (c'est fou ce que j'aime ce mot :o
Review anonyme : réponse sur http:/ slytherin-world-hp ./ (supprimer les espaces)
- Je pense donc je suis, marmonna une fillette de onze ans environs et aux cheveux touffus. Je pense donc je suis ; je…
- Remarque intéressante, sourit Theodore pour l'aborder. Mais si je suis… est-ce que je pense forcément ?
La fille regarda le garçonnet interloquée. Elle qui avait cru que tout le monde se passerait aisément de sa présence, ou au mieux la prendrait pour une folle à marmonner pareilles réflexions… qui ne devaient pas valoir deux noises, tout au plus. Voilà qu'un garçon, qui devait être aussi jeune qu'elle à peu de chose près, lui répondait… en choisissant, sans le savoir, les mots qu'avait son père.
Ils bavardèrent tous les deux, aussi simplement et amicalement que pouvait le faire des enfants de onze ans, innocents et insouciants. Les deux sorciers en herbe prirent place à bord de l'impressionnant train d'un rouge flamboyant qui lâchait d'épaisses volutes de fumées noires.
L'heure du départ n'allait plus tarder : les parents embrassaient une dernière fois leur progéniture ; criaient leurs dernières recommandations, voire parfois menaces ; puis quittaient le bord du quai et laissaient alors leur place à de nouvelles personnes. Tout recommençait alors : embrassades, recommandations, départ.
- Au fait, je ne me suis pas présenté, s'excusa Theodore après s'être donné une tape sur la tête. Nott. Theodore… Nott.
La fille sourit en écoutant le sorcier parler. Elle en déduisit aussi, à tord, qu'il était dans la même galère qu'elle et découvrait ce monde pour la première fois. Theodore aussi la regardait, il ne la trouvait pas spécialement intéressante au contraire : elle était banale. La fillette semblait avoir le droit de passer inaperçue dans une foule, pas comme lui.
Le garçon la détailla alors de haut en bas, sans scrupules et sans gêne : on ne lui avait jamais rien « formellement interdit ». Il devait la dépasser d'une bonne demi-tête et ce malgré l'impressionnante tignasse qui osait encore réclamer l'appellation de « cheveux ». Ses dents de devant avaient tendance à être un peu trop imposante et son visage était rond… comme s'il avait été tracé avec un compas, au niveau du menton. De plus, elle semblait être un puits sans fond de science. Theodore se surprit d'ailleurs à se demander le nombre de livres dans lesquels ses yeux marron s'étaient égarés.
- Hermione Granger, répondit-elle tout sourire.
Theodore fronça les yeux et chercha dans sa mémoire où il avait bien pu entendre ce nom. Il était certain qu'il n'était pas inconnu, s'il ne l'avait entendu alors l'avait-il lu quelque part. Oui mais où ? L'ignorer l'ennuyait profondément et l'impression désagréable de ne pas avoir de mémoire l'étouffait presque. Un éclair de génie le frappa de plein fouet, quand il se souvint s'être attardé, à maintes reprises, sur ce nom. Granger avait écrit un livre sur les potions… il en était certains. De même qu'il avait effectivement su entendre ce nom puisque son père lui avait parlé de cet homme.
- Granger, répéta le garçon pour la forme. Comme le fondateur de…
- Non non, interrompit précipitamment Hermione, moins certaine à présent qu'il ne soit pas sorcier d'origine. Je suis d'ascendance moldu ; personne d'autre n'a de pouvoir dans ma famille.
Les yeux de Theodore s'écarquillèrent d'effroi. Voilà que la première personne vers qui il se tournait et sympathisait était une née-moldu. Si Théophile l'apprenait, il serait définitivement mort. Pourtant il se rassura bien vite, lui irait à Serpentard et elle finirait ailleurs… ils ne seraient « amis » que le temps d'un trajet, après quoi il pourrait feindre ignorer ses origines. Theodore ne s'éloigna pas d'elle, le calcul qui avait été simple et rapide toujours en tête, il sourit à la petite touffe de cheveux.
- Enchanté Hermione, répondit-il simplement en prenant enfin place sur la banquette en face d'elle. Enchanté.
Enfin, le train cala, démarra puis prit de la vitesse. Theodore regardait Hermione dire au revoir à ses parents par de grands signes enjoués de la main. Quand à lui, il n'avait pas même daigné prendre la peine de se lever. Son père avait d'ores et déjà dû s'éclipser, puisqu'il ne saurait être fier de lui qu'une fois que Serpentard serait à sa porte.
- Tu as lu des choses sur Poudlard, demanda-t-il enfin, de sorte à briser le silence.
- Pour sur, oui. Tout ce qui me tombait sous la main, répondit aussitôt Hermione, avec joie. Et j'ai hâte de savoir où je serais envoyée, pas toi ?
- Bof, j'irais à Serpentard, marmonna Theodore sans entrain. Ou en tout cas… j'ai intérêt si je tiens à la vie.
- Oh je… je vois. Mais… toi. Tu voudrais aller où ? Enchaina la fille, un peu gênée. Tu as l'air de t'y connaitre et…
- Serdaigle, pour avoir des conversations intelligente ; Poufsouffle pour le plaisir de ne pas être à Serpentard, énuméra Theodore. Serpentard pour qu'il s'intéresse enfin à moi. Ou…
Theodore hésita un instant à poursuivre sur sa lancée. Certes, il y avait pensé le matin même. Par contre, penser pouvoir et vouloir finir à Gryffondor était une chose ; mais l'énoncer à voix haute en était une autre : cela ne faisait que renforcer sa volonté en elle-même. Que la rendre un peu plus réelle encore.
- Ou Gryffondor, pour emmerder mon père.
Son interlocutrice ne savait définitivement plus où se mettre. Le garçon semblait si perdu et ignorer ce qu'il souhaitait. Faire le bonheur, la joie de son père en étant envoyé à Serpentard ; ou alors poursuivre sur le chemin qu'il était en train de tracer, décevoir un peu plus encore Théophile et aller s'enterrer au beau milieu des lions.
Théodore préférait laisser cette décision entre les griffes inexistantes du choixpeau : l'item magique doté de la parole déciderait pour lui. Son avenir et sa survie étaient désormais entre les mots d'un bout de tissus… ça avait le mérite d'être original, tout comme son père.
Et voilà le chapitre 2 (encore une remarque complètement inutile)
A bientôt
