Les personnages appartiennent bien sûr à la fabuleuse Stéphenie Meyer.

Merci à tous pour vos encouragements et à CeLiRa3789.

Attention à l'avenir nouvelle publication le mardi !

Chapitre 3 : Ma promise.

- oh OUIiiiiiiiiiiiiiiiiiii Edwaaaaaaaaaaaaaaaard

Je buttais une dernière fois dans l'intimité de Tanya avant de me déverser en long jet.

Je restais quelques minutes encore à l'intérieur d'elle avant de me retirer, je m'allongeais sur le dos, enlevai le préservatif que je mis à la poubelle. Tanya vient se blottir contre moi tout en parsemant mon torse de baiser.

- Faut-il vraiment que nous cessions de nous voir ?

- Oui Tanya, je préfèrerais, on a toujours fait des pauses qui nous permettent d'aller voir chacun de notre côté pour mieux nous retrouver ensuite.

C'était notre moyen d'être fidèle l'un envers l'autre, nous nous quittions pour aller voir ailleurs et une fois la nouveauté passée, nous nous retrouvions, ça faisait plusieurs années que nous fonctionnions de cette manière, sans nous blesser l'un l'autre vu que nous rompions toujours avant de tromper l'autre et c'était toujours un réel plaisir de se retrouver.

La vraie raison, c'est que Carlisle me l'avait demandé au moins jusqu'au mariage mais ça je ne pouvais pas le dire à Tanya, seulement une poignée de personne était au courant de l'accord pris entre les deux familles. Carlisle n'avait pas confiance en Renée, il avait peur qu'elle fasse disparaître sa fille encore une fois. Il y a de ça 13 ans, Carlisle affirme avoir vu du soulagement dans les yeux de Renée lorsqu'on lui avait appris la fuite de Charlie et Isabella.

Bref, cette comtesse n'était pas encore arrivée et elle me pourrissait déjà la vie. Je n'avais pas vraiment envie d'être éloigné de Tanya.

- As-tu quelqu'un en vue ? me demanda-t-elle.

- Ça se pourrait mais je peux déjà t'assurer que ce n'est que temporaire, ce n'est qu'une question de temps. Nos retrouvailles n'en seront que meilleures.

Elle me fit son plus beau sourire avant de partir à la découverte de mon corps. Elle dessina le contour de mon abdomen, puis descendit sa main jusqu'à mon sexe puis mes bourses qu'elle cajola. Mon membre avait repris toute sa vitalité alors qu'il était dur pour elle, elle me chevaucha. Elle aimait être maître du rythme, elle alternait les vas et vient lents, rythmés, profonds. Elle était très belle quand elle se donnait du plaisir. Je décidais de prendre le contrôle, je l'agrippais par les hanches pour la faire basculer sur ses genoux et je la pris par derrière, l'angle de pénétration permettait à ma queue de s'enfoncer au plus profond d'elle, très vite ses parois resserrèrent mon pénis et nous explosâmes en même temps.

Après quelques câlins, je prétextais la venue de ma sœur pour faire partir Tanya et me retrouver un peu seul. En réalité, je n'allais pas voir Alice, cette dernière devait tenir compagnie à ma promise qui était arrivée hier. J'étais impatient de savoir à quoi elle ressemblait, même si je trouvais cette situation risible. Je repensais à ma conversation avec Carlisle.

- Nous te demandons pas de l'aimer Edward mais juste de l'épouser et lui faire un enfant.

- Et tu ne trouves pas ça déjà énorme, rétorquais-je.

- Ecoute, je ne peux pas te mentir, je ne sais pas à quoi elle ressemble, tu es un bel homme et je doute qu'elle résiste à ton charme, si cependant tu n'es pas capable de le faire, on envisagera l'insémination artificielle.

Je soupirais.

- Tu sais Edward la polygamie est interdite sur l'île, pas les maîtresses. Je suis sûr que tu seras à la hauteur de cette tâche Edward, tu as tout à y gagner et rien à y perdre.

Je me raillais aux arguments de mon père. Il m'avait également demandé d'attendre avant de me présenter à Isabella, tout d'abord pour qu'elle puisse se reposer du voyage mais aussi pour qu'elle ai le temps d'assimiler ce qu'on attendait d'elle.

C'est bizarre de ce dire que l'héritière de l'île, il y a encore quelques heures ignorait son existence…

J'avais l'impression d'avoir passé ma journée comme un lion en cage, je décidais d'appeler ma sœur pour essayer d'avoir des informations.

Elle décrocha de suite :

- Je n'ai pas le temps Edward je suis en pleine urgence vestimentaire, cette fille s'habille comme grand-mère, je t'appelle ce soir.

Je n'avais pas eu le temps de dire un seul mot que j'entendais déjà le « bip bip » signe qu'elle avait raccroché, je n'avais plus qu'à attendre qu'elle me rappelle, le peu qu'elle m'a dit ne me rassura pas.

Mon dernier espoir : Emmett, il avait été du voyage qui ramenait Isabella sur l'île, il devait passer ce soir, je n'avais plus qu'à attendre.

Emmett est mon plus proche ami depuis l'enfance, c'est mon confident et il était au courant de l'accord, ce qui est pratique vu qu'il travaille à la sécurité du palais, il sert de garde du corps notamment aux personnes du conseil tel que mon père à l'occasion.

Les bières étaient au frais, je venais de commander les pizzas quand enfin on frappa à ma porte. Je lui ouvris, lui offris de s'installer et une bière.

- Alors ? lui demandais-je.

- Alors quoi ? dit-il sur un ton désinvolte.

Il voulait me faire languir.

- Isabella, lâchais-je.

- Ah ! Mais t'es pire que les gonzesses, une vraie commère. Me charia-t-il.

- Emmett accouche.

- Je ne sais pas par quoi commencer. Bon ! C'est une petite brune, je n'ai pas bien vu son visage car elle se cachait derrière ses cheveux, ses vêtements étaient 1 à 2 tailles trop grands donc je ne peux pas te parler de son corps seulement qu'elle a l'air assez mince, voilà.

- Et c'est tout ? M'écriais-je.

Emmett se mit à rigoler.

- Non

- Accouches Emmett, ma voix sonnait comme un avertissement.

Il rigolait toujours.

- Tu ne vas pas t'ennuyer vieux, elle a un sacré caractère. A la sortie de l'avion Félix lui tenait le bras pour ne pas qu'elle s'échappe, enfin c'était ridicule, elle ne voulait pas aller où ? Bref j'étais derrière eux. Elle lui a demandé de la lâcher. Félix lui a fait des yeux doux en lui disant : « Comtesse Isabella, je prends juste mon rôle de gentleman au sérieux ». C'est alors qu'elle essaya de dégager sa prise en lui disant qu'elle le remerciait mais qu'elle était capable de marcher seule. Félix ne la lâcha pas pour autant alors elle a mordu son bras au sang. Tu aurais du voir Félix hurler comme une fillette.

Et alors Emmett riait de plus belle, je blêmis. Pendant son discours j'étais passé par toutes les émotions, l'énervement que Félix se permette de la toucher, la surprise, la stupeur, l'impatience et enfin l'incrédulité.

- Ça va mec ? me demanda-t-il.

- Ouais je crois. Je ne sais pas si je dois me réjouir que ma future femme ne laisse pas Félix la toucher ou me faire peur.

- Ah, seul le temps nous le dira, mec !

Il m'informa aussi qu'à sa plus grande surprise, malgré la situation et cet accrochage, Isabella était d'un calme olympien, il ne l'a pas beaucoup entendu, mais à chaque fois sa voix était basse mais très claire. Visiblement, elle savait autant se défendre en joute verbale que physiquement.

Je n'appris rien de plus sur Isabella, elle avait passé son temps avec Renée, je ne pouvais pas me permettre d'appeler mon père pour ça. Je n'avais plus qu'à attendre que ma sœur me rappelle. Demain, je ferais la connaissance d'Isabella. Je ne savais pas si j'avais hâte que le mariage se fasse pour pouvoir retrouver Tanya ou alors si j'avais envie de retarder l'échéance le plus possible d'être marié à cette fille.

J'étais des plus perplexes, j'avais hâte de la rencontrer et enfin savoir ce qui m'attendait. J'ai dû attendre plus de 5 heures pour que ma sœur me rappelle, Emmett était déjà parti.

J'en appris plus, Bella avait reçu une éducation assez poussée, elle excellait dans pas mal de domaines sauf la danse et tout ce qui impliquait de la coordination. Elle était très littéraire, elle aimait les classiques.

Elle me dit qu'elle pensait qu'elle allait devenir de grandes amies mais que Bella avait cependant un gros défaut. Ayant été élevé uniquement par son père, elle était étrangère à toute forme de féminité. La mode lui était inconnue ce qui revêtait pour ma sœur un gros handicap, elle conclu sa tirade par le fait qu'elle serait là pour remédier à tout cela mais qu'elle devrait batailler ferme à chaque fois.

Alors que j'écoutais ma sœur, j'essayais d'imaginer Isabella, était-ce un garçon manqué ? Je n'osais pas trop poser la question de peur de paraitre superficiel mais je me demandais si elle était jolie. Ma sœur du percevoir mon hésitation, elle me dit : « Isabella n'a peut-être pas la beauté froide de Tanya mais elle a son charme. »

Agrrrrr, c'était pire qu'avant, je m'interrogeais encore plus.

Pourquoi cette fille que je ne connaissais pas encore m'obsédait-elle tant ? Peut-être parce que j'allais l'épouser… Oui, surement !

Le lendemain à 9 heures Renée m'avait convoqué pour discuter ensemble. Elle voulait connaitre mes intentions envers sa fille. Je lui ai répondu que je ne faillerais pas à mes obligations, elle fit une grimace. Elle m'expliqua à quel point elle aimait sa fille et que son souhait le plus cher soit qu'elle tombe amoureuse de moi et réciproquement. Toutes les choses seraient tellement plus simples. Elle me dit ce qu'elle attendait de moi, pour qu'Isabella, elle l'appelait le plus souvent Bella, se sente plus à l'aise, elle désirait que je lui serve de guide dans le palais et autre balade. Alice pourrait l'aider pour tout ce qui est du paraitre en l'aidant à choisir ces tenues.

Elle me demanda de rester discret sur notre accord et d'être son ami jusqu'à sa présentation au monde et si possible d'aller au rythme de Bella, de ne pas la brusquer, de lui laisser le temps

A 10 heures enfin on m'introduisit dans le petit salon du palais. Une jeune femme était de dos debout regardant par la fenêtre. Elle avait une silhouette parfaite dans une robe d'été de couleur pastel le haut était serré jusqu'au dessous de sa poitrine où la robe s'évasait jusqu'au genou. De longs cheveux bouclés tombaient en cascade dans son dos. On aurait dit un ange de pureté.

- Bonjour, réussis-je à articuler.

Elle se retourna lentement, me dévisagea, elle fit un petit hochement de tête pour répondre à mon bonjour.

Elle était magnifique, elle avait un visage en forme de cœur, des yeux de biches et des lèvres si pleines. Alice avait tort, elle n'avait pas besoin d'artifice, de bijou, de maquillage, elle était tout simplement belle en toute simplicité.

Mes yeux divaguèrent jusqu'à sa poitrine assez généreuse qui se levait et se baissait au rythme de ses respirations, elle avait une taille si fine, ses courbes étaient envieuses.

J'essayais de me concentrer sur ses yeux, elle aussi me détaillait, je voulais que nos prunelles se croisent à nouveau pour que je puisse m'y perdre dans les siennes. Et cette créature était mienne.

Comment devais-je réagir avec cette fille, ma future femme ? Je la voulais, elle m'appartenait, elle était ma promise.

Devais-je essayer de la séduire alors que je la possédais déjà en quelque sorte ?

Comment revendiquer mon dû ? Suffisait-il de me servir ?

J'avais envie d'elle mais je savais que je devrais attendre le mariage pour céder à ma pulsion. Le mariage allait me sembler bien loin.

Pouvais-je m'avancer et m'emparer de ses lèvres, c'est par là que commence un mari et une femme.

Je n'avais aucune idée de comment elle percevait notre mariage, était-ce une obligation pour elle, un devoir envers son royaume, une opportunité d'alliance, était-il consentit même s'il n'était pas désiré ?

Devais-je me comporter lorsque nous étions seuls comme son fiancé, un prétendant, un ami, ou encore un inconnu ?

Qu'étions-nous l'un pour l'autre ?

Deux étrangers mais aussi deux futurs époux. C'est cette optique qui me plaisait le mieux, je décidais donc de me comporter comme son fiancé, elle était mienne.

Elle n'avait pas bougé, toujours près de la fenêtre, ses yeux fixaient cette fois-ci l'horizon, je m'approchais d'elle, tout doucement en écartant les bras, pour lui signifier mon intention de la serrer dans ceux-ci. Je la vis écarquiller un peu les yeux avant de se reprendre et tenter de se reculer, mais elle était contre la fenêtre, il ne restait plus que le coin pour se réfugier ce qui ne lui semblait pas mieux, elle se figea alors. Arrivée à sa hauteur, j'enroulais mes bras autour d'elle, elle avait ramené ses avant bras au niveau de sa poitrine. Elle avait un instinct de préservation assez important. Je fus déçu que nos torses ne puissent pas se toucher. Je la serrais contre moi et j'enfuis mon visage dans son cou et j'inhalais ses cheveux, ils sentaient la fraise. Je rapprochais ma bouche de son oreille et lui murmurai :

- C'est un plaisir de faire enfin ta connaissance Isabella.

Je descendis mes lèvres pour lui donner un baiser sous son oreille, je la sentis se tendre encore plus. Elle essaya doucement de me repousser en posant ses mains à plat sur mon torse. Qu'est ce que j'aimais cette sensation… Je fis alors descendre mes mains le long de son dos, plus elle me repoussait plus mes mains descendaient sur ses reins en la rapprochant de moi. Nos mouvements simultanés la fit se cambrer, créant une douce friction entre nos bassins, elle se figea, n'osant plus amorcé un seul mouvement, elle fixait ses mains. Nous ne dimes rien pendant de longues minutes. Elle ne relevait pas son visage et ne se détendait toujours pas dans mes bras. Je soupirais et tout en relâchant la pression de mes mains, je pris son bras pour l'accrocher au mien en lui proposant :

- Et si je te faisais visiter ta nouvelle demeure ? Je décidais de parler de tout et de rien, pour essayer de casser cette glace entre nous, j'enchaînais donc :

- Je me demande quelle aile du palais Renée nous a réservée une fois que nous serons mariés.

Nous sortîmes du petit salon pour arpenter le palais. Je lui indiquais les différentes pièces et leurs utilisations. Je connaissais bien le palais. Plusieurs fois par année des bals étaient donnés. Les proches de la comtesse telle que ma famille à ces occasions logions au palais. J'ai passé beaucoup de temps avec Alice à jouer à cache-cache dans ces interminables couloirs ou dans les jardins.

Je suppose que Renée aimait nous voir évoluer, nous avoir près d'elle ma sœur et moi. Je suppose que pour moi, elle voulait savoir comment je me développais et qu'elle voyait en Alice sa fille absente. Elle nous avait fait toujours nous sentir chez nous, c'est pourquoi j'étais aussi à l'aise de déambuler dans ce merveilleux cadre.

Alors que nous marchions tranquillement dans les différents couloirs, nous arrivions à l'étage des invités, je décidais d'en apprendre plus sur ma promise, d'autant plus que je n'avais pas encore entendu le son de sa voix.

- Quelle est ta couleur préférée Isabella ? Lui demandais-je.

Elle me regarda intriguée.

- Pourquoi tu as l'intention de demander à Renée qu'elle fasse repeindre notre chambre de cette couleur ? me répondit-elle sarcastique.

- Ne soit pas difficile Isabella, j'essaie juste d'apprendre à te connaitre et j'aime beaucoup la manière dont 'notre chambre' sonne dans ta bouche. Lui répondis-je plein de sous-entendu et le sourire aux lèvres.

Elle soupira.

- Le vert, murmura-t-elle.

- Qu'est ce que tu écoutes comme musique ?

Je la questionnai comme ça pendant une dizaine de minutes, elle répondait toujours le minimum mais elle répondait. Je finis par lui demander :

- N'as-tu pas des questions pour moi Isabella ?

- Pourquoi faire, n'ai-je pas ma vie entière pour te connaitre, me cracha-t-elle.

Je lui fis face.

- Isabella, arrête d'être aussi agressive, ça ne sert à rien.

- Oui à rien, opina-t-elle de la tête, la fin est inéluctable.

Je soupirais.

- C'est donc si pénible pour toi de devenir ma femme ? La questionnais-je.

- Tu as peut-être toute ta vie été préparé à cette idée, moi ça fait seulement 48 heures et quelques minutes que je te connais. Aux yeux de tous, tu seras celui qui sauve le royaume et moi je serais à peine celle qui remplit son devoir. Je devrais me réjouir de ma situation alors que ma virginité est affaire de tous. Je ne dois plus qu'évoluer dans le paraître où mes opinions à ce jour n'ont pas leur place. Ajoute à cela le fait que je sois séparée des personnes que j'aime, qu'on attend de moi de jouer un rôle. Je ne maîtrise même plus mon emploi du temps et ce que je porte. Je suis comme esclave du titre de comtesse alors excuse moi de ne pas me réjouir comme tu le voudrais.

C'était la première fois qu'elle parlait autant, son discours était limpide et sa voix savait captiver son auditoire, elle ferait une très bonne comtesse de Syllavie à n'en pas douter et j'avais hâte d'être officiellement à ses côtés.

Maintenant que pouvais-je répondre à sa tirade : ce n'est pas mon problème… prend ton temps… je suis là pour toi…

Pfffffffff je ne savais vraiment pas alors je fis la seule chose que j'avais vraiment envie de faire, je me jetais sur ses lèvres soyeuses. Elle se raidit et resta hermétique à ma tentative. Je me reculais et je lui dis :

-Un jour viendra où il faudra te montrer plus réceptive Isabella, sur bien des plans !

Elle me jeta un regard noir, je la vis ouvrir la bouche prête à répliquer, elle se ravisa en mordant sa lèvre inférieur. J'aurais tant aimé savoir à quoi elle pensait à cet instant. Je lui fis un maigre sourire avant de la diriger vers le bureau de sa mère. Elle devait nous attendre pour présenter Isabella au conseil.

Sa mère expliqua à Bella brièvement ce qui allait se passer et ce qu'on attendait d'elle, elle finit en lui demandant :

- As-tu des questions Isabella ?

- Comment dois-je t'appeler en public qu'elles sont les règles de politesse ?

- Tu as le titre de Comtesse Isabella tout le monde sauf ton père et moi doit s'adresser à toi de cette manière et te vouvoyer, c'est à toi de proposer aux personnes qui t'entourent de te tutoyer et de t'appeler autrement au quotidien.

C'est alors qu'Isabella qui jusque là ignorait superbement ma présence, me jeta un regard en coin avec un petit sourire sadique.

Je me penchais alors vers elle, pour lui murmurer à l'oreille pour qu'elle soit la seule à entendre :

- Je vous vouvoierez Comtesse Isabella jusqu'à notre mariage qui je vous promets arrivera vite.

Elle perdit son sourire et se concentra de nouveau sur sa mère qui continua son explication.

- Pour toi, tu n'es pas tenu à vouvoyer qui que ce soit, mais je t'encourage à suivre les règles de politesse de base, comme vouvoyer des personnes bien plus âgées que toi, les membres du conseil, les inconnus. A ma mort, tu quitteras le titre de comtesse Isabella pour le titre de comtesse de Syllavie. Pour la manière dont tu dois t'adresser à moi, il n'est pas d'usage d'utiliser notre titre dans la famille restreinte. Tu peux m'appeler Renée même si je serais ravie que tu m'appelle maman.

Elle fit un sourire triste à sa fille avant de continuer :

- Par contre lors les représentations officielles où nous sommes appelées Comtesses, nous devons nous appeler par notre lien de sang. Je t'appellerais « ma fille » et toi tu devras me dire « mère » comme ça sera le cas devant le conseil dans quelques instants. Mais ne t'inquiètes pas, tous sont au courant que tout cela est nouveau pour toi. Tes actes ne seront pas jugés. Nous ferons en sorte que tu prennes connaissances des lois rapidement.

Après cet échange, nous partîmes en direction de la salle de conseil, j'avais repris la main d'Isabella pour la poser sur mon bras. En chemin nous croisâmes Alice.

- Ah, vous voici, s'extasia-t-elle.

Renée, Isabella et moi la saluâmes. Elle me fit un sourire entendu quand elle vit de la manière dont je tenais la main d'Isabella sur mon bras. J'étais surement un peu possessif dans mes gestes mais j'étais convaincu que ce serait mieux pour Isabella, qu'elle s'y fasse le plus rapidement possible.

Alice se proposa de nous accompagner, elle planifiait les jours à venir avec la présentation de la presse. Il était certain qu'elle et Isabella était très complices. Alice lui dit alors :

- Demain je serai là à 7 heures dans ta chambre pour te préparer, s'excita-t-elle.

- C'est hors de question, lui répondit Isabella dans une grimace.

-Mais tu te rends pas compte, si on veut se promener et peut-être sortir du palais, on ne sait jamais sur qui on peut tomber, les photographes sont partout. Tu te dois d'être resplendissante en tout temps.

Elle grimaça de nouveau avant de s'adresser à Alice, la voix sévère :

- Alice, si tu te pointes avant 9 heures dans ma chambre, je te jure que je ne considérerais même pas ta proposition d'être ma demoiselle d'honneur, est-ce claire ?

Ma sœur prit une figure déconfite et Bella éclata d'un faux rire. J'étais un peu surpris, elle m'avait donné un aperçu de ce qu'elle pensait du mariage, je ne m'attendais pas à ce qu'elle puisse plaisanter à ce sujet, visiblement ses réactions étaient tout autre avec Alice qu'avec moi.

Elles finirent par convenir d'une heure où elles se retrouvaient pour leurs activités. Je me rendis compte que je n'étais pas attendu dans leur planning, il était hors de question d'être mis de côté, il fallait que j'en parle à Alice.

Nous arrivâmes trop vite à la salle de conseil et le temps de nous séparer. J'enrageais de ne pouvoir l'accompagner c'était ma promise mais les lois étaient les lois. Il fallait que je sois patient, pour l'instant j'étais personne tant que je ne serais pas son époux.

Il y aurait derrière ces portes, malheureusement, pas que des alliés même si Syllavie atteignait un idéal nul égalé, les 3 frères Volturi enviaient la position de Renée. Mon père m'avait prévenu qu'ils voulaient qu'Alec fasse la cours à Isabella pour accéder au titre de comte, mais il y aura surement aussi James Girandet qui convoiterait aussi cette place. Je me tendis rien qu'à cette pensée et fut soulagé de penser que mon père serait là pour défendre nos intérêts.

Renée demanda à sa fille si elle était prête, elle hocha la tête, elle dégagea sa main de mon bras et commença à suivre sa mère sans un regard pour moi.

Je la rattrapais par le poignet, l'attirais vers moi et l'embrassais sur la joue.

-Tout va bien se passer comtesse, je vous vois très vite ma douce, lui susurrais-je.

Elle me fixa une seconde et partit rejoindre sa mère sans un mot.

Une fois la porte refermée, Alice me saisit par le bras en me disant :

- Tu m'offres un café grand frère ?

J'acquiesçai de la tête.

- Alors comment tu trouves notre comtesse ? Enchaina-t-elle.

- Très belle, répondis-je.

Elle me fit son plus beau sourire, elle sautait presque sur place…

- Ça veut dire que je ne reverrais plus Tanya, s'extasia-t-elle en tapant des mains.

- Ben non pourquoi ?

- Mais enfin tu m'as dit que tu la trouvais belle ?

- Oui et alors ?

- C'est que j'avais pensé que tu quitterais Tanya.

- C'est ce que j'ai fait, mais même si Isabella est très belle, il n'en demeure pas moins que je suis obligé de l'épouser et que Tanya me convenait très bien au lit. Je ne vois pas pourquoi je m'en priverais !

Ma sœur me fusilla du regard et grommela un « nous verrons bien ».

J'en profitais pour lui faire remarquer qu'elles m'excluaient complètement de leur planning, elle me fit sa moue déconfite et en me disant « je ferais mon possible ».

Nous nous quittâmes après un petit moment où le sujet de la comtesse ne fut plus abordé.

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Alors qu'avez-vous pensez d'Edward ? Des réactions de Bella ?

Vous étiez plusieurs à vous demander si Edward allait être un gentleman ou Dark, à l'heure actuelle, je dirais que c'est juste un petit con !

Dites moi si vous préférez que je m'oriente vers un Edward plus gentil ou plus sombre ?