A la base ce chapitre en faisait 2, mais j'ai été touchée par vos encouragements, j'ai donc allongé la sauce en espérant que ça vous plaira. Merci à toutes.
Rapidement vous êtes une majorité à vouloir un Edward gentil suivi de près d'un Edward petit con qui deviendra gentil et dans une faible proportion un sombre Edward.
Bonne lecture
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Chapitre 4 : Mon enfer leur paradis
Nous étions jeudi et dire que lundi ma vie était normale enfin autant puisse l'être et me voilà catapulter au titre de comtesse et fiancée ! Le jour de mes 18 ans sonnera toujours comme le jour où ma vie à basculer dans un cauchemar. J'avais enfin eu toutes les réponses à mes questions et tout bien considéré j'aurais préférée rester dans l'ignorance.
J'avais revu ma mère et elle avait choisi son île plutôt que sa fille, non pire que ça elle m'avait vendu pour son île. Je comprends malgré tout que gouverner un territoire implique des sacrifices.
J'avais fait la connaissance de Carlisle et je ne savais toujours pas quoi en penser à ce jour.
Alice Cullen était là plus sympathique de tous, un peu barge certes mais une bouffée d'oxygène. Elle savait mieux que personne me faire changer d'idées, par contre, elle avait un réel problème avec la mode et l'apparence. Elle est prête à tout pour que son entourage se conforme à ses standards.
J'avais rencontré Edward, mon futur mari. Je pestais intérieurement, dans d'autres circonstances je l'aurais trouvé incroyablement beau et sûrement intelligent, sauf que là il est juste arrogant et un vrai con. Il me considérait comme sa propriété, comme si j'étais sa nouvelle acquisition. Je suis sure qu'il aurait réagit de la même façon avec une nouvelle voiture voulant aller partout avec pour l'étrenner et la montrer.
Voilà à quoi était réduite ma vie : à épouser un homme que je n'avais pas choisi pour gouverner avec lui un royaume.
Forks et ces habitants me manquaient. Enfin c'était surtout mon père, Jacob et Rosalie qui me manquaient le plus.
J'avais demandé à Renée si je pouvais les contacter et elle m'a promis que je pourrais le faire samedi ou dimanche au plus tard. Elle voulait que je m'habitue un peu à mon nouvel environnement avant de reprendre contact avec mon ancienne vie. J'avais tant besoin du réconfort de mon père, sa simple présence me faisait me sentir en sécurité. Je voulais entendre Rosalie et sa franchise, elle serait drôlement contente de me voir autant apprêtée, elle aurait du mal à le croire, à sa manière elle aurait tout dédramatisé et aurait pu me montrer tout le positif de la situation que je n'arrivais pas à entrapercevoir.
Et Jacob…
Jacob bizarrement, je ne le voyais plus de la même façon. Oui il me manquait et j'étais partie de Forks extrêmement frustrée sexuellement, j'avais envie de le voir, le toucher mais quelque chose avait changée. J'y avais beaucoup réfléchi cette nuit et je m'étais rendue compte que petit à petit j'acceptais mon titre de comtesse et que si j'avais le choix je ne voyais pas Jacob gouverner avec moi. Je le voyais quelques soit la situation proche de moi, complice, amant mais pas comte. C'était bizarre, je ne le voyais pas avec autant de responsabilité, ces protocoles ne lui correspondaient pas, il ne serait pas heureux et je ne serais pas heureuse non plus de ne pas me reposer sur les décisions de mon mari. Non, Jacob restait dans mon cœur mais pas en tant qu'époux potentiel. Cette constatation me fit mal, pourquoi ? Syllavie avait réussi à entacher les sentiments purs que j'avais pour Jacob, j'en soufflais d'exaspération.
A l'heure actuelle, je devais rencontrer le conseil.
Renée se tenait à côté de moi, elle me prit la main et la serra quand la porte s'ouvrit et une voix nous annonça :
- Veuillez vous lever pour accueillir la comtesse Syllavie et sa fille Isabella.
Je rentrais dans une grande salle magnifiquement décorée, une grande table ovale se tenait au centre.
Renée s'approcha et s'installa au bout de la table et m'indiqua de m'asseoir à sa droite et prit la parole :
-Je vous en prie, conseillères et conseillers, installez-vous. Je suis heureuse de pouvoir vous présenter aujourd'hui ma fille Isabella. Elle n'est pas coutumière du protocole donc permettez moi de profiter de cette séance pour la renseigner sur certain de nos usages.
Elle me fit face et commença son explication :
-Ma fille, chaque personne ici a une place bien définie autour de cette table. Le comte ou la comtesse Syllavie se tient toujours à cette extrémité et ses enfants ayant atteint la majorité à sa droite en commençant par l'ainé. A l'autre extrémité de la table, c'est la place de l'époux ou de l'épouse du comte ou de la comtesse en l'occurrence cette place revient à ton père c'est pour cela qu'elle est vide. De la même manière à sa droite, il y a les époux et les épouses des enfants du couple. Ensuite, à chaque gauche tu as les conseillers. Les places des conseillers sont définies par rapport aux charges de leur dossier. Je ne te présenterai pas chaque dossier aujourd'hui, tu apprendras au fil des réunions. Je vais donc te présenter. Ma fille Isabella, voici Carlisle Cullen que tu as déjà rencontré.
Il était assis à la gauche de ma mère, je suppose que c'était une place importante par rapport aux autres.
- Ensuite tu as Sandrine Cope, Caïus Volturi, Marcus Volturi.
Elle me désigne ensuite l'autre côté de table à la gauche de la place de mon père :
- Aro Volturi, Carmen Denali, James Girandet, Jasper Whitlock. A chaque assemblée nous débattons d'un ordre du jour, il y a une liberté de parole accordée à chacun. Aujourd'hui, nous devons valider ensemble ta présentation à la presse et le bal. Chaque personne pour s'exprimer n'a qu'à lever la main, à chaque séance il y a un président qui distribue la parole, c'est au tour de Mme Cope. « C'est à vous », conclue ma mère en lui faisant un signe de la main.
Mme Cope pris la parole :
- Je déclare l'assemblée ouverte. Au nom du conseil, nous vous souhaitons la bienvenue Comtesse Isabella. Qui souhaite intervenir ? interrogea-t-elle.
Aro Volturi fut le premier à demander la parole.
- Voilà 13 ans qu'Isabella a disparu qui nous dit que cette jeune fille est l'héritière de Syllavie ?
Je vis Renée se raidir et jeta un regard à Carlisle avant de lever la main et enchaîner
- Isabella était auprès de Charlie, son père, c'est lui qui l'a élevé ces dernières années.
Aro leva la main et ajouta :
- Comtesse Syllavie, comprenez-moi bien, un des fondements de ce royaume réside dans la transmission du pouvoir à travers le sang, Syllavie n'ayant qu'une héritière, j'ose espérer que c'est la bonne.
- Que vous faut-il pour vous rassurer Aro ? Questionna Renée.
- Un test de maternité devrait être suffisant.
- Bien, est-ce possible de faire ce test avant la présentation à la presse ? interrogea ma mère à Carlisle.
- Oui les résultats peuvent être connus en 24 heures, je prendrais un échantillon de votre sang et d'ADN après le conseil. Répondit Carlisle.
- Pourrait-il y avoir des témoins ? Renchérit Aro.
Ma mère soupira.
Carlisle griffonna quelques mots sur un morceau de papier et fit signe à un agent d'approcher. Je reconnu le gros balourd qui ne m'avait pas lâché à la sortie de l'avion. Une fois le document donné, il proposa :
- Si cela convient aux Comtesses, nous pourrons faire le prélèvement dès le retour de Félix.
Ma mère et Aro acquiescèrent. Si je n'avais pas trop apprécié Carlisle, face à Aro, il me semblait bien sympathique.
Mme Cope reprit la parole pour relancer l'ordre du jour :
- Maintenant, il est question de la présentation à la presse.
Ma mère leva la main :
- Je pensais présenter Isabella samedi matin lors d'une conférence, nous aurons déjà les résultats du test, ajouta-t-elle en regardant Aro, nous annoncerons à la presse le bal de la semaine suivante. Y-a-t-il des objections ?
Des hochements de tête parcouru la salle quand Marcus Volturi demanda la parole.
- Est-ce que Charlie va y assister ?
Je vis Renée se retenir de se lever de sa chaise. Elle inspira profondément avant de répondre.
- Il est le bienvenu quand il le souhaite à Syllavie.
- Ne devrait-il pas être jugé pour enlèvement ?
- On n'enlève pas sa propre fille d'autant plus que j'ai toujours su où ils se trouvaient, répliqua ma mère, certes à son insu. De plus tous les 6 mois, Charlie me faisait parvenir de leur nouvelles. Isabella a reçu le meilleur enseignement possible auprès de son père.
- J'espère que vous n'envisagez pas de lui restituer son siège autour de cette table ?
- Non effectivement ce n'est pas à l'ordre du jour, cependant si Charlie souhaite revenir à Syllavie, il peut rester le temps qu'il veut.
Elle fit une pause et rajouta d'un ton ferme.
- Il reste encore à ce jour mon époux.
Un silence s'installa dans le conseil, j'étais surpris par l'animosité qui régnait, j'espérais que ce n'était pas à chaque conseil comme ça et juste les conséquences de mon retour.
Je repensais aux dernières paroles de ma mère. C'était troublant, jamais mon père avait dit du mal d'elle, critiquant juste son choix, sa priorité. Tout ce temps, elle nous avait protégés en nous laissant cacher, et lui, il lui donnait des nouvelles. Tout à coup, je compris. Renée et Charlie n'ont cessé de s'aimer. Ma mère en tant que comtesse du royaume devait faire face à ses obligations, mon père lui pouvait protéger sa famille contre ce royaume.
J'étais perturbée par cette révélation et je perdis le fil de la conversation qui avait repris. Je regardais distraitement toutes les personnes assises autour de cette table quand je vis James Girandet qui me dévisageait. Je fus instantanément mal à l'aise, je décidais alors de me concentrer sur la discussion.
-… présenter au monde au vue de trouver un époux ? disait Aro.
- Effectivement, répondit ma mère. Isabella est en âge de choisir l'homme qui partagera sa vie et ses fonctions à Syllavie. Simplement tout est nouveau pour elle et je souhaite qu'elle prenne le temps de bien connaitre le royaume avant de s'engager dans le mariage et les obligations qui s'y rattachent. Elle dit cela en regardant Carlisle, le message qu'elle essayait de lui faire passer était plus qu'évident, elle voulait me donner plus de temps.
2 ou 3 détails furent encore abordés avant que Mme Cope lève la séance. Félix était revenu et Carlisle préleva à ma mère et moi, du sang et de la salive pour les tests devant tous les membres du conseil… c'était un peu gênant.
A la fin de la séance, je regardais Renée ne sachant pas trop comment me comporter, elle me dit :
- Quelques fois après les assemblées, il y a des apéritifs ou des diners au palais mais j'ai pensé qu'il était préférable qu'on dine que toutes les deux pour qu'on puisse discuter sans indiscrétion.
Je hochais la tête.
- Par contre, il y a de grandes chances que des membres du conseil essayent de te parler.
En effet, à peine nous nous levions que la majorité du conseil convergeait vers nous. Carlisle étant le plus proche.
- Nous nous retrouvons toujours demain soir pour le diner en famille, nous dit-il le sourire aux lèvres, la dernière partie ayant été murmurée.
Renée hocha la tête.
Je vis les femmes du conseil nous sourire avant de quitter la salle avec Jasper Whitlock.
Le James s'approcha de moi d'une démarche féline j'avais l'impression d'être une proie à ses yeux pourtant quand il s'adressa à moi, sa voix était suave.
- Comtesse Isabella, il doit être déconcertant pour vous de vous retrouver au milieu de tout ça !
- Effectivement.
- Je me permets de vous avertir que vous allez être très courtisé dans les jours à venir.
Je fis une grimace, il me répondit par un grand sourire.
- Sachez que je serais l'un de ses prétendants et que mon intérêt porte uniquement sur votre personne, votre titre m'importe peu ayant déjà ma place au conseil.
J'écarquillais les yeux, il ne mâchait pas ses mots et faisait fit des conventions pour aller directement à l'essentiel. J'étais on ne peut plus gêner et je ne savais comment réagir.
Il prit alors ma main pour y déposer un baiser.
- J'espère vous revoir prochainement Comtesse, et il s'en alla.
Les frères Volturi étaient en grande conversation avec Renée. Quand cette dernière me vit, elle me fit un sourire et un signe de tête pour que je m'approche.
- Excusez-moi messieurs, mais j'ai prévu une soirée chargée avec ma fille.
- Mais bien sûr, répondit Aro, cependant j'espérais que nous aurions pu être conviés avec nos proches pour un souper au palais avant le bal. Nous avons tous très hâte de faire connaissance avec Isabella.
- Certes Aro, nous fixerons cela après la conférence de presse, si tout s'est bien déroulé. Je te confirmerai une date dimanche.
- Bien, il nous salua et nous quitta.
Ma mère me proposa alors d'enfiler un jean, un chapeau ainsi que des lunettes et de se retrouver dans 15 minutes dans le hall pour un tour de la ville incognito.
Je levais vers elle des yeux pleins de gratitudes. J'allais pouvoir être moi pour quelques heures.
C'est sereine que je vis arriver une femme à ma hauteur alors que j'attendais dans le hall du palais.
- On y va ?
J'étais ahurie, Renée était joliment habillé d'une robe d'été, elle avait cachée ses cheveux châtains sous une perruque de couleur corbeau qui tombait jusqu'au milieu de son dos. J'étais bluffée, comme moi elle portait un chapeau et des lunettes.
- Waouh, ne puis-je m'empêcher de dire.
Elle me sourit en me disant:
- Attends tu n'as pas tout vu. Alfred nous sommes prêtes à y aller.
Et là, je vis l'homme de l'âge de ma mère qui était avec nous dans l'avion s'approcher de nous. Il était habillé d'un bermuda et d'une chemise type hawaïenne. C'était comique tellement ses vêtements contrastaient avec sa stature de colosse.
- Ces couleurs vous vont à merveilles Alfred, ria ma mère.
- Pas autant que vos cheveux Comtesse. Elle répondit par une grimace, il enchaina :
- Renée nous pouvons y aller...
- Parfait.
Voyant mon regard interrogatif ma mère m'expliqua :
- Normalement, je ne devrais pas être reconnue déguisée de cette manière mais par mesure de sécurité Alfred qui est mon garde du corps nous accompagne. Et il a toujours la gentillesse de me porter mes sacs, finit-elle avec un sourire à Alfred.
Elle me prit alors le bras en disant :
- Allons-y !
Nous firent un tour de la ville, elle me racontait des anecdotes de ci de là. Il n'y avait pas de doute, elle aimait cette île. Oui tout était beau mais c'était plus que ça, un lien puissant existait entre cette ile et ces habitants. Je compris que pour eux c'étaient leur coin de paradis, pour moi c'était juste mon enfer.
Après un énième tournant pour se retrouver dans une petite ruelle fleurie, Renée me demanda si je préférais rentrer manger au palais ou en bonnes touristes que nous nous mangions une glace.
- Je veux bien une glace, dis-je.
- Va pour une glace, tu aimes toujours la fraise?
- Oui, toujours!
- Alfred pourriez-vous aller nous commander des glaces?
Nous étions arrivés sur une place avec un glacier, une brasserie, un fleuriste et au milieu une magnifique fontaine. Nous nous assîmes en terrasse. C'est Alfred qui commanda, Renée évitait de parler en public. Alfred passait sans problème pour son époux, ils avaient un profond respect mutuel.
Renée sortit de son sac un appareil photo et lui demanda de nous photographier comme une mère et sa fille en vacances. Je retrouvais une mère pleine d'excentricité qui se conforme à un rôle loin de sa personnalité impulsive. Je m'étonnais à rire avec elle, moi qui m'étais juré en arrivant de ne faire preuve d'aucune émotion hormis le sarcasme et le mépris.
Je retrouvais ma mère qui m'avait tant manqué même si j'étais en désaccord avec son choix qui me condamnait à un mariage arrangé, je compris qu'elle avait espérée que Charlie arrive à me soustraire de ma destinée. Elle m'aimait, elle aimait Charlie, je n'avais plus de doute.
La soirée se finit trop vite à mon goût. Alfred se montra joyeux luron, nous rîmes tous les trois complices sur le chemin du retour.
Pour la première fois, je m'endormis un peu plus paisiblement avec de l'espoir, peut être pourrions-nous repousser indéfiniment le mariage.
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Vendredi 17 septembre 2010
A 9h30, j'étais prête à subir l'assaut d'Alice, quant à la place on m'apporta un téléphone :
- Salut ma belle, bien dormie ?
- Oui merci Alice et toi ?
- Oui très bien, je te remercie…
Silence gênant.
- En fait, je t'appelle parce que je voulais savoir si ça te dérangeais si je venais ce matin avec Edward vu que ce n'était pas prévu.
- Euh… est-ce que j'ai le choix ?
- Je t'appelle pour te poser la question !
- Je préfère alors que tu viennes seule Alice.
- D'accord alors je serais là dans une vingtaine de minutes attends moi avant de t'habiller.
- D'accord à tout de suite.
Toutes ces manières m'exaspéraient et si je pouvais éviter mon futur mari, je n'allais pas me gêner.
La matinée une fois Alice arrivée se passa très vite. Elle me montra comment utiliser ma garde de robe, quoi porter pour telles ou telles circonstances.
Juste avant de diner, on nous prit nos mesures pour le bal qui avait lieu dans 8 jours. Après un déjeuner rapide, Renée vient me chercher pour que je rencontre Jasper whitlock l'historien de l'île en quelques sortes. Je l'avais vu au conseil mais je n'avais pas fait vraiment attention à lui. Il allait être en charge de m'apprendre tout ce qu'il y avait à savoir.
Je vis qu'à l'évocation du jeune homme, Alice avait changé de couleur, je me promis de la questionner à ce sujet. Elle partit en me faisait une bise.
C'est alors que je fis plus amplement connaissance avec Jasper. Je lui donnais tout au plus 25 ans, c'était un grand blond aux yeux clairs, il ne manquait pas de charme. Est-ce que tous les habitants de cette île se devaient d'être beaux ? Je paraissais bien banal au milieu de tous ces tops modèles, mon seul attrait pour les garçons allait être mon sang.
Jasper commença à me faire cours :
Le compte Sylvain de Picardie avait découvert cette île en 1510. Il détenait en France une fortune colossale et avait beaucoup de terre, il investit tout ce qu'il avait dans cette île.
La première nuit que le comte passa ici, il fit un rêve, il retranscrit au matin ces mots :
Si la vie apporte la connaissance
Si la vie apporte la santé
Si la vie apporte de la nourriture
Si la vie apporte un toit
Alors ici la vie commence
Bienvenue à Syllavie !
Il voulait garder son titre de comte mais pas de Picardie, c'est pourquoi il prie le début de son prénom 'Syl' et rajouta ensuite 'la vie'. Pour lui la vie commençait réellement sur cette île, il voulait créer une utopie : son utopie.
Le compte Syllavie était venu avec son épouse qui lui donna une fille et un fils, son garçon avait la santé fragile et il souhaitait plus que tout faire perdurer son rêve avec ses valeurs, c'est comme ça que fut dressé la première loi de Syllavie :
Loi n°1 : « Le premier enfant héritier fille ou garçon doit gouverner Syllavie au décès de ses parents. »
Très vite Syllavie fut réputée, le comte avait réussi à faire un endroit magnifique, beaucoup de noble voulait acheter des terres de l'île. Le comte s'y opposa comprenant que tout partage affaiblissait son utopie, il émit donc sa deuxième loi :
Loi n°2 : « Aucun comte ou comtesse de Syllavie n'a le droit de vendre des terres de l'île. L'île demeure dans son entier la propriété de la famille Syllavie. »
Pendant son règne le comte Sylvain de Picardie fit importer des vaches laitières, des graines pour les céréales et pour les légumes, diverses animaux tels que des poules, des poulets, des veaux… L'ile regorgeait déjà de fruits exotiques, il énonça sa troisième loi :
Loi n°3 : « D'un tiers à la moitié de la superficie de l'île doit être consacré à l'agriculture, champs, pâturages, potagers et espaces verts. »
L'île commençait a vraiment se construire chaque monument devait avoir une architecture élaborée, l'à peu près ou le vite fait n'avaient pas sa place à Syllavie. Le comte recherchait la perfection dans tout ce qui était entrepris.
A la majorité de l'ainée héritière, il fut temps pour elle de choisir un époux. Le comte fit venir les plus valeureux noble pour une joute sportive où le vainqueur pourrait prétendre la main de sa fille. Les festivités commencèrent par un bal où la jeune fille fut présentée à tous. Seule l'idée du bal est restée par la suite.
Les jeux sportifs se disputaient depuis quelques jours quand la fille héritière tomba dans la rivière et se rapprochait dangereusement de la cascade, cette dernière commençait à se noyer sous la panique. Beaucoup de jeunes nobles assistèrent impuissant à la noyade de la jeune femme quand un jeune fermier qui travaillait aux champs plongea pour la secourir.
Quand le comte vit la manière dont sa fille regardait le jeune homme, il lui posa la question de qui son cœur s'était épris de tous ces valeureux chevaliers. Il vit alors la détresse de sa fille et lui demanda d'être franche et elle avoua à son père s'être éprise du fermier, c'est alors que le comte énonça la quatrième loi.
Loi n°4 : « Il n'y a pas de noblesse factice à Syllavie juste la noblesse de l'âme. »
Sa fille épousa donc le fermier qui se trouva plein de ressources et de bonnes idées. Le comte énonça alors la cinquième loi.
Loi n°5 : « Chaque héritier et son époux devront assumer une fonction de gérance du royaume une fois le mariage passé. »
Jasper s'arrêta et me regarda incrédule, il comprit que j'avais décroché.
N'avait-il pas vu l'ironie de la situation ? Il y a 5 siècles, le comte originel avait accordé à sa fille un choix qui m'était refusé. Peut-être ne savait-il pas, il me dit alors :
- C'est assez pour aujourd'hui, nous reprendrons une prochaine fois.
- Oui, merci.
- Je suis désolé, dit-il dans un murmure alors que je quittais la pièce.
Je retournais dans ma chambre remplie des idéaux de Sylvain de Picardie. Je commençais à entrapercevoir ce que les autres percevaient de l'île dommage que cette utopie soit maintenue à mes dépends.
Bien évidemment, Alice vient dans ma chambre avant le diner avec une nouvelle robe.
Ce n'était pas une robe de soirée, juste une robe d'été bleue claire en tissu léger avec de larges bretelles, un décolleté carré symétrique devant et dans le dos, assez près du corps allant jusqu'au dessus du genou.
- Allez c'est l'heure ! me dit Alice de sa mine réjouie.
Je poussais un soupire et elle rit.
- Bella, ce n'est pas si terrible, tu ne vas pas à l'échafaud juste rencontrer ma famille et bientôt la tienne aussi.
Je levais les yeux au ciel.
- Si tu le dis !
Nous arrivâmes à l'entrée du salon quand Alice s'arrêta et me tira en arrière.
- Non, je ne peux pas y aller.
- Pourquoi ?
- Jasper Whitlock !
- Oh !
- il … il… Je ne peux pas.
- Il est assez sympa, dis-je nonchalamment, tu ne lui as jamais parlé ?
- Non, je l'ai croisé 1 ou 2 fois mais j'ai jamais osé.
- Viens, je vais te présenter.
- Non, protesta-t-elle alors que je la tirais par le bras pour rentrer.
Douce vengeance pensais-je pour les heures de tortures vestimentaires.
- Jasper, m'écriais-je.
Alice me regarda paniqué. Le dit Jasper se retourna vers nous.
- Oui Comtesse Isabella.
- Je voudrais vous présenter … euh… mon amie : Alice Cullen.
- C'est un plaisir, lui dit-il.
- Moi de même, bredouilla-t-elle.
- Je vous laisse faire connaissance je dois parler à Renée.
Alice me fusilla du regard alors que je m'éloignais d'eux. Je perdis bien vite mon sourire quand je fis le tour de la pièce. Renée parlait avec Carlisle et une femme, Edward qui était à côté d'eux se dirigea vers moi.
Eh merde, j'avais compté sur Alice pour ne pas avoir à lui parler. Une fois arrivée à ma hauteur, il prit ma main et y déposa un baiser.
- Vous m'avez manqué aujourd'hui Comtesse Isabella, susurra-t-il.
Je me figeais, je savais très bien à quoi son vouvoiement renvoyait comme une promesse.
- Malheureusement ce n'est pas réciproque, excuse moi.
Alors que j'essayais de m'esquisser, il m'attrapa par la taille et me rapprocha de lui :
- Nous sommes en famille Comtesse, il n'est pas nécessaire de nous ignorer, tout le monde ici connait notre attachement futur.
Je soupirais, je ne savais comment réagir dans ce cas là. Je savais que dès le bal passé, il serait officiellement mon fiancé. Je devais m'entrainer à supporter sa présence, c'est alors que ma mère m'interpela.
- Isabella viens que je te présente.
Elle me présenta Esmé, l'épouse de Carlisle et la mère d'Edward et d'Alice. Alors que je lui tendis la main pour la saluer, elle ignora mon geste et vient me prendre dans ses bras :
- Je suis tellement heureuse de vous rencontrer enfin Comtesse Isabella.
J'acquiesçai un faible sourire.
- Maintenant que nous sommes tous là nous pouvons passer à table, proposa Renée.
- Je m'étonne que tu ais convié Mr Whitlock à ce diner Renée, je pensais que c'était un diner de famille et que nous aurions pu parler un peu de l'avenir de nos jeunes, dit Carlisle dans un sourire.
- Jasper n'ignore rien de la situation. Personne ne connait mieux les lois de Syllavie que lui. Je fais confiance en son jugement et c'est pour qu'il puisse nous éclairer sur certains points que je l'ai convié.
Si je n'avais pas compris les tenants et les aboutissants de la tirade de Renée, je vis que ça ne plaisait guère à Carlisle du coup je m'en réjouis.
Alors que le diner se poursuivait, j'étais heureuse de ne pas être bombardée de questions. C'est sans surprise que Carlisle nous apprit que le test de maternité était revenu positif. Les conversations reprirent quand une attira particulièrement mon attention.
- Est-ce que Charlie sera là pour présenter Isabella au bal ? demanda Esmé à Renée.
- Ça sera à lui de décider, répondit simplement Renée.
- D'ailleurs, reprit Carlisle, j'ai eu une conversation aujourd'hui avec Edward, il est d'accord avec moi pour que nous annoncions les fiançailles à cette occasion.
Je me crispais et je regardais Renée qui soupira :
- C'est pourquoi j'ai demandé à Jasper de venir diner avec nous pour qu'il nous éclaire sur la tradition du bal, Jasper ? Finit-elle par interpeler l'intéressé.
- Bien sûr Comtesse. Un bal a lieu aux 18 ans de chaque enfant de la comtesse et du comte de Syllavie. Si la descendance est un garçon, toutes les jeunes filles du royaume entre 15 et 23 ans sont présentées au bal pour ce dernier. Si en l'occurrence c'est une fille, cette dernière est présentée à tout lord du bal. Et il est d'usage que seulement après, les prétendants peuvent se manifester une fois que tous ais fait la connaissance de la comtesse. Un minimum de 15 jours est attendu entre la présentation et une annonce de fiançailles pour la bienséance. Beaucoup d'événements sont attendus dans les prochains mois, le 500ème de l'île a lieu le 1 décembre de cette année, à peu près deux mois après la présentation de la comtesse Isabella. Si vous souhaitez que le mariage se fasse avant la fin de l'année avec les fêtes, le timing est serré, cependant il serait envisageable :
Le 25 septembre : la présentation au bal
Le 16 octobre : les fiançailles
Le 6 novembre : le mariage
Le 1er décembre : le 500ème
Et enfin les fêtes de fin d'année.
Une manière plus détendue serait que seulement les fiançailles se fassent entre la présentation au bal et le 500ème donc début novembre et que le mariage ai lieu l'année prochaine.
Les deux solutions sont politiquement correctes, le souci majeur ensuite sera peut-être au niveau de l'organisation, conclu Jasper.
Un silence se fit autour de la table.
Renée prie la parole :
-La deuxième solution me semble bien, rien ne presse et nous pourrons profiter pleinement de chaque événement et peaufiner l'organisation.
Je vis les hommes Cullen froncer les sourcils, Carlisle alors intervient :
- Jasper, comment choisir entre les deux solutions ? Que veux la bienséance ? Qui choisit ? Le questionna-t-il.
- Les deux solutions sont acceptables aux vues des lois de l'île. Pour le choix des dates en fait… Il semblait extrêmement gêné à ce moment là, il fit une pause et repris :
- En fait techniquement tout dépendra de quand Edward demandera la main à Isabella, finit-il mal à l'aise.
Je vis le sourire d'Edward s'agrandir quand il se mit à parler :
- Alors je ferai ma demande le 16 octobre ? Y-a-t-il un protocole particulier ? S'enquit-il auprès de Jasper.
Je n'écoutais plus le reste de la conversation, j'étais comme déconnectée du reste de la soirée. J'avais le sentiment qu'on jouait avec ma vie et que je n'étais qu'un pion dans leur échiquier. J'étais comme aux échecs où tout autour de moi les pièces bougeaient pour me mettre échec et mat. J'attendis que tout le monde parte, il fallait que je parle avec Renée, il fallait que je sache s'il y avait une autre solution.
Une fois tout le monde parti, Renée se tourna vers moi :
- Tu ne vas pas te coucher Bella ?
- Non j'ai une question à te poser.
- Je t'écoute, me répondit-elle intriguée.
- Que se passerait-il si je refusais d'épouser Edward ?
Et là pour la première fois de ma vie, je vu l'horreur se peindre sur le visage de ma mère, elle était figée, ne respirait plus, elle arriva difficilement à articuler :
- Est-ce que c'est ce que tu veux faire ? Elle retenait sa respiration. J'étais d'un coup paniqué.
- Euh, non, enfin je ne sais pas.
- Bella tu dois être sûr de toi… Ne laisse jamais supposer devant quelqu'un autre que moi que tu pourrais refuser d'épouser Edward, est-ce claire ?
- Mais pourquoi ? Qu'est ce qui se passera si je refuse ?
Ma mère se renfrogna.
- J'ai besoin de savoir.
- Non Bella, je te laisse jusqu'au bal et tu me diras ce que tu as décidé. Tu seras seul face à Edward devant l'autel et si tu en arrives là c'est que tu diras oui, tu comprends ?
Je hochais la tête et articulais péniblement :
- S'il te plait Renée, qu'est ce qui se passera si je refuse ?
- Rien de bon, finit-elle par répondre en quittant la pièce.
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Alors vos avis sur ce chapitre ?
Est-ce que l'histoire de Syllavie vous intéresse ? Est-ce que j'insère 1 ou 2 cours de plus de Jasper ?
