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Bonne lecture
Chapitre 5 : La presse et les invités surprises.
Samedi 18 septembre
Le jour de la présentation à la presse était arrivé. Renée avait essayé de me rassurer en me disant que nous répondrions ensemble aux questions. Elle avait soigneusement évité d'évoquer notre échange d'hier soir, je décidais de faire pareil, j'avais besoin d'avoir du recul, un déclencheur qui me dirait : c'est la bonne solution… j'avais encore quelques jours.
Alice avait débarquée dans ma chambre à 9 heures alors que la présentation n'avait lieu qu'à 15 heures.
A 11 heures j'étais prête enfin, Alice refusa que je mette la robe de peur que je me tache pendant le diner. J'étais donc en peignoir quand on m'annonça une visite.
Je me raidis automatiquement, ça aurait bien été du style d'Edward de se pointer… mais se fut une toute autre personne : mon père Charlie venait de rentrer dans la pièce.
Je me jetai dans ses bras, ça faisait seulement quelques jours que je l'avais quitté mais tellement de choses c'était passé que j'avais l'impression que ça faisait des semaines.
Nous eûmes du mal à mettre fin à notre étreinte, il y avait tant de chose à dire. Je me permis de verser quelques larmes qu'il essuya avec son pouce.
-Chut, je suis là. Je ne peux pas te promettre de te protéger car maintenant tu connais la vérité. J'aurais aimé que les choses soient différentes, me dit-il la voix cassée.
Je me reculais.
-Je sais et tu as fait ton possible pour, il faut croire qu'on n'échappe pas à son destin, répondis-je résignée.
-Je suis désolée.
-Tu n'y es pour rien.
Je lui fis donc part de ma conversation avec Renée, il semblait soucieux, il décida d'en parler avec elle et me promit qu'on s'en reparlerait ensuite. Si je pouvais accorder du crédit à Charlie c'est que même s'il ne m'avait pas tout révéler avant, il ne m'avait jamais menti.
Il me demanda ensuite comment ça se passait, je lui fis un sourire triste et toute la peine du monde se peignit sur son visage, je décidais d'alléger l'atmosphère.
-Alice essaie de me transformer en fille, elle me prend pour une barbie grandeur nature.
Il me répondit par un sourire, il n'était pas dupe
-J'ai une surprise pour toi mais tu la découvriras après la séance de presse.
-Tu sais que je déteste les surprises, tu es déjà au courant pour la presse ?
Il fit une grimace.
-C'est en partie pour cela que je suis là. J'aimerais que ma présence te rende les choses plus faciles.
Je lui fis des gros yeux.
-L'attention ne sera pas que sur toi, ils voudront savoir pourquoi nous nous sommes enfuis.
-Ah ! Fut la seule réponse que je trouvais.
-La raison officielle sera que je voulais t'éloigner des tracas de la gérance de l'île pour te donner une chance d'avoir une enfance insouciante et qu'il avait toujours été prévue que notre retour se fasse à ta majorité, me dit-il dans une grimace.
-D'accord, lui dis-je.
-Et tu as fait la connaissance d'Edward ? me demanda-t-il inquiet.
-Oui, répondis-je dans un soupire.
-Et ?
-Il est beau dommage que cette impression soit gâchée dès qu'il fait un geste ou ouvre la bouche, lui souris-je.
Il sourit en retour.
-Je suis désolé, me dit-il à nouveau.
Je haussai les épaules.
-Renée par contre fait de gros efforts, elle essaie de retarder l'échéance mais Carlisle est tenace.
-J'aurais tellement aimé que tu ais le choix.
Je le regardai interdite.
-Pourquoi m'avoir toujours dit que j'avais le choix ?
-Je voulais tout te révéler à tes 21 ans et tu aurais eu le choix entre vivre ta vie en Amérique ou revenir ici.
-Pourquoi crois-tu que j'aurais pu avoir envie de revenir ici de mon propre chef ?
-Gouverner un royaume est quelque chose d'encrer en nous, j'ai remarqué que tu as les compétences pour, tu fais toujours des choix réfléchis tu es beaucoup plus mature pour ton âge, et tu es désintéressé, altruiste, tu aurais pu choisir Syllavie au détriment de tes envies.
Je fus un peu sous le choc de cette pensée. Pouvais-je être comme mon père me voyait ? C'était m'accorder trop de crédit. Il vu que je méditais ses mots, il prit donc congé prétextant qu'il devait parler à Renée.
Le déjeuner se passa simplement entourer de mon père et de ma mère. Cette dernière nous expliqua tout ce qui allait se passer et ce qu'elle allait dire.
Alice me retrouva pour m'aider à enfiler ma robe cette dernière était un peu de style princière sans les jupons mais descendant jusqu'au sol.
Nous fûmes conduits dans une partie du palais que je ne connaissais pas, puis j'entendis :
-Veuillez vous lever pour accueillir la Comtesse Syllavie, son époux et leur fille.
Un murmure se propagea dans la salle qui était extrêmement grande, une estrade était face à nous et devant une centaine de siège et des personnes debout avec caméra, micro, bloc note et stylo.
Quand Renée fut derrière le pupitre le silence se fit.
-Bonjour à tous, je suis très heureuse aujourd'hui de pouvoir vous présenter ma fille la Comtesse Isabella. Isabella vient de fêter ses 18 ans, elle sera donc présentée au monde au bal du 25 septembre 2010. Avant que la question soit posée : Isabella a passé son enfance en Amérique auprès de son père. Après la crise des années 90 subie sur l'île, son père et moi-même avons décidé de préserver l'insouciance d'Isabella pendant son enfance. Elle a reçu toute l'éducation nécessaire pour régner à ma mort tout en n'ayant pas à subir prématurément le stress de la gouvernance. Je suis heureuse d'accueillir ma fille à Syllavie qui a rarement été en meilleure situation économique. Puisse perdurer longtemps cet idéal instauré par Sylvain de Picardie. Avez-vous des questions ?
Toutes les mains se levèrent d'un coup, ma mère désigna une femme au premier rang.
-Comte, comment avez-vous vécu cet éloignement de Syllavie ?
-Bien étant donné que c'était dans l'intérêt d'Isabella, nous gardions le contact avec la comtesse pour s'entretenir du bien-être et du développement de notre fille.
-Comment qualifieriez-vous aujourd'hui votre relation, voilà 13 ans que vous êtes séparés ?
Ma mère pris la parole.
-Charlie est et restera mon époux.
Nous pouvions sentir l'émotion se traduire dans la voix de ma mère. Je regardais mon père, ses yeux étaient fixés sur ma mère. Je ne doutais plus, il l'avait toujours aimé.
-Comtesse Isabella, comment trouvez-vous Syllavie ?
-C'est une très belle île que j'ai plaisir à découvrir. Je pourrai vous en dire plus dans quelques mois quand j'en connaitrai plus sur son fonctionnement et que j'aurai le recul nécessaire.
Un silence accompagna ma réponse. Un autre journaliste me questionna :
-Comtesse avez-vous l'intention de prendre prochainement un époux ?
-Je croyais qu'il était encore d'usage que ça soit l'homme qui demande la main à une femme et non l'inverse et ce même à Syllavie, répondis-je dans un sourire.
-Oui effectivement ma question était mal posée. Ce que je voulais savoir c'est votre confirmation sur le fait qu'on prête à votre famille de nombreuses attaches avec la famille Cullen…
Alors qu'il allait enchaîner je le coupai.
-Tout d'abord je tiens à rappeler l'utilité du bal qui aura lieu la semaine prochaine, il me permettra de faire la connaissance des habitants de l'île. Maintenant effectivement je considère Alice Cullen comme ma styliste personnelle mais aussi mon tyran vu l'énergie qu'elle déploie pour m'éloigner de mes anciennes habitudes vestimentaires.
-Le bal a-t-il vraiment son utilité Comtesse, des rumeurs portent sur le fait que vous soyez en quelques sortes déjà attaché à Edward Cullen.
- Edward Cullen fait partie des peu de personnes dont j'ai fait la connaissance depuis mon arrivée sur l'île cependant j'espère bien profiter du bal pour faire la connaissance de personne de mon âge. J'apprends à connaitre les us et coutumes de l'île, je n'ai pas eu le temps de m'interroger sur les ragots. J'aurais cru que dans l'utopie de Sylvain de Picardie ce concept aurait été banni de l'île.
La personne qui m'interrogeait se tassa sur elle-même, je sentais également le regard noir d'Edward.
Renée se saisit de ce petit instant de flottement après ma réplique pour mettre fin à la conférence, tout en rappelant l'utilité du bal et en y invitant les habitants de l'île pour finir par remercier les journalistes.
Après la conférence, Renée avait conviée des personnes pour le thé, dont les Cullen forcément.
Alice me sauta au cou en me disant :
-Wahou Bella quelle répartie, quelle classe, quel style ! Tu m'impressionnes.
Je lui fis un sourire un peu triste voilà à quoi se résumait ma liberté lancer quelques pics. Alice s'éloigna voyant mon père qui venait me parler. Avant d'entrer dans le salon, il me dit :
-Prête pour ta surprise ?
Et il ouvrit la porte. Je me pinçais pour être sur que le spectacle qui s'offrait à moi était bien réel. Rosalie et Jacob étaient tous les deux assis sur un canapé près de la cheminée. Ils parlaient à voix basse. Jacob tapotait le genou de Rosalie avec sa main dans une tentative d'apaisement je suppose. Qui aurait cru en voyant ces deux là qu'ils se détestaient royalement à Forks et que chacun de leur échange se finissait en insulte.
Rosalie et Jacob étaient les deux personnes qui me connaissaient le mieux, ils connaissaient le mystère qui m'entourait et je compris vu leur attitude qu'ils ne s'attendaient pas à ça.
Rosalie me vue en premier. Elle sauta sur ses pieds, courue vers moi en criant un « Bella ». Nous nous étreignons c'était si bon d'avoir autour de soi des personnes en qui on avait confiance et qui vous appréciaient pour ce que vous étiez.
Jacob s'était rapproché de nous et dès que je me défis de l'étreinte de Rosalie, je le regardai, il était très beau, il avait mis une chemise blanche qui faisait ressortir sa peau mate et mettait en valeur sa musculature. Je lui fis mon plus beau sourire. C'est alors qu'il m'attrapa dans ses bras et me fis tourner dans les airs, il mit son visage dans mon cou et resserra son étreinte tout en chuchotant :
-Tu m'as tellement manqué belly bell's.
-Toi aussi, répondis-je.
Alors qu'il reposait mes pieds sur le sol, nos yeux ne se quittaient pas, nous étions toujours dans les bras l'un de l'autre. Quand un raclement de gorge nous fit nous séparer.
-Comtesse Isabella, pourriez-vous nous présenter ? me dit Edward, Alice à côté de lui.
-Edward, Alice, voici Rosalie et Jacob mes amis de Forks, Jake, Rose, voici Alice et Edward.
-Enchanté de vous connaitre, dirent-ils en cœur.
Un silence gêné passa quand Alice se retourna vers moi :
-Bella avec une amie comme Rosalie comment as-tu fait pour être aussi hermétique à la mode ?
-C'est un mystère, répondit Rose.
On échangea quelques paroles et Rose se rendit compte qu'Edward me vouvoyait, elle lui demanda donc :
-Pourquoi là vouvoies-tu ?
Edward passa sa main sur sa nuque, ça m'amusa et je finis par leur expliquer :
-Hormis mon père et ma mère tout le monde doit me vouvoyer sauf si je donne ma permission pour qu'on me tutoie.
-Il faut que je te vouvoie ? me demanda Jacob incrédule.
-C'est bon, lui dis-je, évidemment que Rosalie et toi vous pouvez me tutoyer. Leur dis-je dans un sourire.
Rosalie se retourna vers Edward et lui dit :
-Tu as du sacrément énervé Bella pour qu'elle ne te donne pas la permission de la tutoyer, rigola-t-elle.
Si elle savait. Quand à Jacob, il enchaina :
-Ouf, tu m'as fait peur, me répondit Jacob, je crois que j'aurais bien eu du mal à te vouvoyer me dit-il avec un clin d'œil tout en me rapprochant de lui.
Edward était on ne peut plus tendu à côté. Je m'en délectais tout en me disant que je finirais surement un jour par le regretter. Il se manifesta alors :
-Puis-je vous parler Comtesse Isabella ?
Rosalie et Jacob ricanaient de tant de solennité. Alice était mal à l'aise.
-Je t'écoute, répondis-je.
-En privé, s'il vous plait.
-Il n'y a rien que je cache à mes amis, je t'écoute, m'impatientais-je.
Il soupira.
-Je voulais juste vous rappeler que je n'accepterai rien de moins que la cathédrale, pas la chapelle, insista-t-il. Et si pour cela je dois faire part de mes doutes à madame votre mère et mon père je le ferai.
Alice commença à réprimander son frère, moi je m'étais figée, je soufflai un bon coup avant de lui répondre :
-Il n'y a que toi que ça importe, je crois que j'ai clairement une préférence pour la chapelle, lui rétorquais-je.
Il se tendit immédiatement, il se retenait de répliquer.
Alice poussait un faible ' Bella' en signe de réprimande.
- Excusez-moi, dis-je en prenant Rosalie et Jacob par les mains, je vais faire visiter les jardins à mes amis.
J'eu une pincée de culpabilité pour Alice, je me retournais donc.
-Alice, si tu veux venir te joindre à nous plus tard, tu es la bienvenue.
Elle me fit un petit sourire et je repris la marche avec mes amis.
Une fois arrivée dans les jardins mes amis m'assaillirent de questions. Nous nous assîmes au pied d'un chêne et je tentai de leur apprendre ce qu'était devenue ma vie.
Quand je commençais à parler d'Edward, Jacob se leva d'un bond furax.
-Ne me dis pas que tu vas épouser ce type ?
-Je crois que je n'ai pas trop le choix Jake, dis-je dans une grimace.
-Il doit y avoir une solution, s'enquit Rosalie.
-J'en doute, l'idée que je refuse terrifie Renée et s'il y avait une solution Charlie l'aurait trouvé.
Jacob faisait les 100 pas, il fulminait quand il s'arrêta devant moi.
-C'est quoi cette histoire de cathédrale et de chapelle.
Je soupirais.
-Seules les filles vierges peuvent se marier à la cathédrale, tentais-je d'expliquer.
Je vis tous les muscles du corps de Jacob se tendre, son visage prit une teinte rouge.
-Si je croise ce fils de pute…. Il était hors de lui.
-Tu ne feras rien du tout, je te l'interdit, lui dis-je dans un murmure.
-Mais Bella, il n'a pas le droit, plaida-t-il.
-Il n'a pas plus choisi que moi de m'épouser même si son attitude est… il n'y a pas de mot. Mais surtout il y a des choses plus importantes que ma petite personne, il y a un territoire qui a besoin d'être gouverné.
Je m'arrêtai dans mon explication ses yeux étaient si tristes. Je me levai pour le prendre dans mes bras, dans une étreinte réconfortante pour tous les deux. C'est à ce moment là que nous fumes interrompu par un grand brun encore plus musclé que Jake.
Je vis Rosalie faire des yeux ronds et admiratifs.
Il se gratta la tête, il était visiblement très gêné. Il commença par bredouiller.
-Je vous prie de m'excusez Comtesse Isabella, je… je suis Emmett Mc Carthy, on m'a demandé d'être euh..votre … euh… votre chaperon. Finit-il dans un souffle.
-Quoi ? dis-je abasourdie.
Emmett ne disait rien, il leva les yeux vers moi en signe d'excuse. Je bouillonnais de rage, j'avais envie de l'envoyer balader mais vu son air, je compris qu'il ne faisait que ce qu'on lui demandait.
Je soupirai un grand coup pour me radoucir.
-Venez donc vous asseoir avec nous Emmett et racontez nous de qui vient cette brillante idée.
Il me fit un sourire reconnaissant de ne pas déverser ma colère sur lui mais parut encore plus gêné de devoir répondre à ma question.
-Je suis confus… euh… seule madame votre mère peut imposer votre surveillance.
-Ouais enfin personne n'est dupe de qui vient cette formidable idée et en quoi consiste les fonctions d'un chaperon ? m'enquis-je.
Il piqua un far et murmura :
-Vous aider à préserver votre vertu Comtesse, tenta-t-il.
Jacob grondait, Rosalie se mordait les joues pour ne pas rire face aux ridicules de la situation, Emmett baissait la tête… Soit je le prenais bien et je permettais à tout le monde de se détendre, soit je piquais une crise qui de toute manière ne changerait rien à part tendre encore plus l'atmosphère.
Je ris donc, Jacob était encore plus outré. Je voulais savoir à quoi m'attendre avec mon chaperon, je commençais donc par l'interroger :
-Emmet, à qui devez-vous rendre des comptes ? Et si vous êtes toujours avec moi comment je peux préserver de l'intimité ?
-Comtesse, je n'ai de compte à rendre à personne tant que votre vertu est préservée, je ne suis pas là pour vous espionner, je suis comme un curé, (il grimaça) tout ce que j'entends et vois reste entre nous. La seule chose que j'aurais à rapporter à votre mère, c'est une attitude frivole de votre part, chose qui ne devrait pas arriver si je fais bien mon travail.
-Ok Emmett, je compte sur votre discrétion et j'essaierai de facilité votre travail, cependant je ne vous promets rien, lui dis-je avec un clin d'œil.
-Alors maintenant, parlez nous un peu de vous ?
-Euh et bien, j'ai 23 ans, j'ai toujours vécu à Syllavie. J'ai du arrêter le sport de haut niveau après une blessure à l'épaule, depuis je suis agent de sécurité, garde du corps, chaperon, finit-il dans une grimace.
-Emmett laisse moi te présenter mes amis Jacob et Rosalie.
-Alors de qui as-tu assuré la sécurité, m'enquis-je.
-Madame votre mère, la famille Cullen, les membres du conseil et j'étais présent lors de votre retour.
-Ah bon, désolée je ne t'avais pas reconnu.
-Oui, Félix faisait de l'excès de zèle et ne laissait personne vous approcher.
-Effectivement, Que peux-tu nous apprendre sur Syllavie, on me présente que le côté officiel, j'aimerais bien connaitre un peu l'officieux.
-Comment fais-tu pour être aussi désinvolte devant tout ça Bella, ça me dépasse, se mit à crier Jacob.
-Jake, je comprends ton désarroi mais me morfondre et m'apitoyer sur mon sort ne changera rien. Je préfère prendre les devants m'informer au mieux ce qui peut-être me permettra de mieux accepter mes non-choix.
C'est à ce moment là qu'Alice décida d'arriver.
-Hello tout le monde ! Emmett que fais-tu là ? demanda-t-elle.
-Vous vous connaissez ? m'enquis-je.
-Oui, répondit Alice, Emmett est le meilleur ami d'Edward.
Je grinçai des dents à cette révélation, ce dernier baissa la tête.
-Et tu n'as pas jugé bon de me le dire, l'agressais-je.
-Ça ne change rien à ce que j'ai dit, tout était vrai, je serai une tombe quand à ce que vous pourriez dire ou faire, éluda-t-il.
-Ça change beaucoup de chose pour moi Emmett, tu dois alors être au courant du sort qu'on me réserve, je ne doute pas que tu ais déjà abordé le sujet avec lui, comprend alors que ça sera d'autant plus difficile pour moi que tu espionnes mes moindres faits et gestes. Excusez moi leur dis-je en m'éloignant, j'ai besoin d'être seule, ça fait un peu trop de chose là !
Alors que je m'éloignais, j'entendis Rosalie dire à Emmett sarcastiquement :
-Tu ne l'as suit pas ?
Emmett soupira :
-Elle a besoin d'être seule et tant que j'ai à vue la plus grosse menace…
Il ne finit pas sa phrase mais je me doutais qu'il regardait Jacob.
Toute ma vie tournait déjà autour d'Edward, tout était donc inéluctable sur cette île ?
Je marchais dans les jardins, heureuse de n'y croiser personne, beaucoup trop de monde avait été convié au thé après la séance de presse. Je crois que Renée aurait apprécié que j'y sois plus présente mais je sais aussi qu'elle ne m'en tiendra pas rigueur, en même temps ça aurait été mal venue de sa part après le coup du chaperon. Elle avait peut-être eu raison de prendre cette mesure, si Jacob aurait été d'accord j'aurais bien repris notre histoire là où on l'avait laissé mais en la rendant secrète. J'étais complètement absorbée dans mes pensées quand je tournai le coin d'une allée et percutai quelque chose. Alors que je me sentais partir en arrière suite au choc, je sentis deux bras me retenir et me presser contre un corps. Une fois stabilisée, je levai les yeux vers l'homme qui m'avait retenu.
-Merci, murmurais-je
-C'est un plaisir Comtesse.
Je me dégageais de ces bras, il ne semblait pas pressé de me laisser partir. Il me retient par la main.
-Comtesse, j'aimerais beaucoup que nous puissions faire plus amples connaissances, me dit-il en parcourant tout mon corps de son regard perçant.
Ça me gêna mais il continua :
-J'aurais aimé vous faire découvrir demain si c'est possible une très jolie plage, susurra-t-il en se rapprochant de moi. Il fallait que je trouve vite une excuse et que je me sorte de là, j'étais de moins en moins à l'aise comme si je sentais que c'est homme pouvait être dangereux.
-Euh, c'est que demain, j'avais l'intention de faire visiter l'île à mes amis de Forks, tentais-je, ils viennent d'arriver…
-Mais n'y aurait-il pas un moment dans la journée où nous pourrions s'entretenir, insista-t-il.
Je commençais à paniquer, je ne savais plus comment le repousser, l'éconduire.
-Comtesse, me dit-il alors que sa main qui me tenait se dirigeait vers ma taille pour me rapprocher encore plus de lui, vous me plaisez beaucoup et j'aimerais beaucoup que nous puissions être plus intimes.
Là je paniquais vraiment, mon cœur battait vite, je regrettais déjà qu'Emmett ne soit pas là. Et pour la première j'ai appréciée entendre ce doux ténor.
-Ah Bella, tu es là, Alice te cherche partout, tu viens, me dit Edward en attrapant ma main et en commençant à tirer en sens inverse de James, il lui fit un petit signe de la tête. Et ajouta :
-Bonjour James. Ce dernier lui rendit son salut de la tête.
-Euh, oui, bien sûr, bredouillais-je, bonne fin de journée James, ajoutais-je tout en me laissant entrainer par Edward qui releva sa main jusqu'à mon bras pour m'attirer plus fort et plus vite. James me lâcha tout en me gratifiant d'un sourire en me disant :
-J'espère vous revoir bientôt Comtesse.
Edward m'avait déjà tiré loin de cet homme, il marchait à grand pas, il semblait extrêmement en colère, je l'entendis marmonner :
-Mettez une blonde dans la place et Emmett n'est plus capable de faire son travail, ce n'est pas vrai, putain, fini-t-il par jurer.
Nous étions suffisamment loin de James maintenant mais Edward tirait toujours sur mon bras pour me faire avancer, je ralentissais et je l'interpelai :
-Edward c'est bon maintenant lâche moi.
Il s'arrêta et me regarda, il fit glisser sa main de mon bras sur mon avant-bras sans pour autant me lâcher il me dit :
-Bella, je n'aime pas ce type, je n'ai pas confiance, je n'aimerais autant pas que tu t'approches de lui.
Même si j'étais très reconnaissante qu'il soit intervenu, je ne perdais pas une occasion de le remettre à sa place, je le regardais donc en haussant un sourcil, il soupira.
-Comtesse, pourriez-vous vous tenir éloigner, s'il vous plait de ce gars ? Et pourquoi diable Emmett n'est-il pas avec vous ?
Il avait le don de m'exaspérer en un temps record, je lui jetai donc un regard noir :
-Peut-être a-t-il jugé qu'il y avait peu de risques que j'arrive à me faire perdre ma virginité seule, répondis-je sarcastique.
Ce fut à son tour de me lancer un regard noir.
-Mais il semblerait que vous n'étiez pas seule.
-Une regrettable rencontre, je l'admets.
Nous nous toisâmes du regard quelques minutes. J'avais l'impression qu'il cherchait à me faire passer un message silencieux, il paraissait presque triste à cet instant. Je me dégageai de lui pour rentrer au palais, je devais avoir une explication avec madame ma mère.
Ma mère m'expliqua comment Carlisle était venue la trouver et qu'il avait demandé à mon père s'il y avait un risque avec Jacob. Malheureusement la première réaction instinctive de mon père fut de grimacer avant de se reprendre et d'affirmer qu'il avait confiance en moi. Etant donné que Carlisle était sur le point de faire une scène ma mère a préférée prendre les devants en m'imposant un chaperon.
J'interrogeais donc ma mère sur les conséquences de ma perte de virginité avant le mariage, elle me répondit :
-A part le déshonneur sur toute la famille, pas grand-chose je suppose, avait-elle admis.
-Y a-t-il une loi qui condamne d'avoir un amant, la questionnais-je.
Elle grimaça.
-Pas à ma connaissance, Jasper pourra peut-être le confirmer mais pas sur que ce soit une question convenable pour une jeune fille.
-Ne t'inquiètes pas Renée, Si je dois me marier ça sera à la cathédrale, soupirais-je.
Pendant cet échange avec ma mère, je me rendis compte de trois choses. La première c'est que je voulais être comtesse de Syllavie quelques soient les sacrifices demandés. La seconde j'avais besoin pour gouverner Syllavie d'une personne qui adhère à tous ses principes, qui aime cette île et Edward malheureusement était bien plus indiqué que Jacob. La troisième c'est qu'une fois fiancée, tous les autres hommes seront tenus à distance et je n'aurai plus de déconvenue comme ma rencontre avec James.
En ressentant tout cela, je cherchais une alternative entre ma raison et mon cœur. Edward était plus attiré par mon titre de Comtesse que ma personne en tant que Bella, si je l'épousais, il serait bien temps plus tard de trouver une solution pour faire cet héritier. En attendant je pourrais trouver de l'intimité une fois mariée avec Jacob s'il était d'accord, il fallait que je lui en parle.
Ma mère me sortit de mes songes :
-Bella, réjouissons-nous de cette belle journée et profitons des invités.
Je partis donc à la recherche de mes amis, ils étaient tous encore réunis. Edward était avec eux mais il s'était écarté avec Emmett, visiblement ils se disputaient.
-Je suppose qu'Emmett passe un mauvais quart d'heure, dis-je en les faisant sursautés.
-Oui, tu sais pourquoi ? me questionna Alice.
-Je suis tombée sur une mauvaise … personne, dirons-nous.
Ils me regardaient tous interrogatifs mais je ne voulais pas en dire plus.
-Rosalie, Jacob combien de temps restez-vous à Syllavie ?
-Eh bien, on voulait en discuter avec toi, on nous a fait visiter pendant la conférence de presse l'université et on nous a proposé de suivre un an de scolarité ici. Qu'en penses-tu ? me dit Rosalie.
-Mais c'est génial, leur souris-je. Jacob j'ai besoin de te parler nous pouvons nous éloigner de quelques pas, tout en restant à vu de mon chaperon, je ne voudrais pas qu'il lui arrive des ennuis.
-Bien sur ma chérie.
Nous fîmes quelques pas, je vis qu'Edward et Emmett ne nous lâchaient pas du regard. Je nous fis asseoir pour qu'ils se détendent et leur signifier que nous n'irions nulle part.
Je pris une grande inspiration et me lançai :
-Jacob, il est important pour l'honneur de Syllavie que je sois vierge à mon mariage, cependant j'aimerais passer ma nuit de noces avec toi.
Je le regardai timidement, ses yeux étaient remplis de tendresse, d'appréhension.
-Oh, Bella. Me dit-il en attrapant ma main et en la serrant, ses yeux s'embuèrent. Il reprit :
-Crois-tu qu'ils te laisseront faire ?
-J'en doute mais nous trouverons une solution, lui dis-je avec un clin d'oeil.
Il me répondit par un sourire éblouissant :
-Ce serait un honneur Bella et il embrassa ma main avec ferveur.
Je suppose que ce fut le geste de trop pour Edward car il vient à grand pas vers nous. Il s'adressa à Jacob.
-Je t'interdis de la toucher et d'avoir des gestes comme cela avec elle, dit-il furieux.
Jacob se leva d'un bond le regard noir.
-Je pense que Bella est assez grande pour me dire ce qui la dérange ou non. Cracha Jacob
Edward me toisa du regard et reviens sur mon ami.
-Bella a tendance à oublier qu'elle est ma promise et quand tant que tel son comportement est déplacé.
Le goujat, je commençais également à m'énerver mais quand je vis Jacob prêt jouer des poings, il fallait que j'intervienne pour les calmer.
Je posai ma main sur l'avant-bras de Jacob.
-Edward pour que les choses soient bien claires, j'ai eu une conversation avec ma mère. Je serai vierge au mariage et je ne ferai rien qui puisse déshonorer Syllavie. Par contre, quand je suis avec mes amis, dans l'intimité, je me moque de ce que tu penses et je fais ce que je veux, démonstration, m'exclamais-je.
Je tirai donc sur le bras de Jacob pour le faire pivoter vers moi pour l'embrasser quand Edward me retient.
-Vous avez gagné Comtesse, je m'en vais ce spectacle m'est insupportable.
Il tourna les talons et partit, il passa vers Emmett, je ne sais pas quelle expression avait ses yeux mais ce dernier vient de suite vers nous.
-Comtesse, me dit-il tout bas, il commence à se faire tard peut-être devrions nous rentrer au palais.
-Soit.
Alice prit congé, et nous retrouvâmes avec mes parents et mes amis autour d'un souper léger pour ensuite regagner nos chambres.
Jacob avait la sienne dans le quartier des invités, l'étage au dessus de la mienne. Rosalie quant à elle avait sa chambre en face de la mienne.
Emmett me raccompagna jusqu'à ma chambre, il m'informa que quatre personnes étaient assignés à ma surveillance : Sam Uley, Quil Atera, Mike Newton et lui-même. Il m'expliqua ensuite que ma porte avait été équipée d'un système qui envoyait un signal chaque fois qu'elle était ouverte. Une caméra retransmettait l'image au poste de contrôle ce qui permettait de surveiller qui rentrait dans ma chambre. Une liste de personne était autorisée dans ma chambre sans chaperon. Je m'enquis alors de cette liste et il me répondit :
- Toutes les personnes féminines et votre père.
Je le regardais interrogatif et il ajouta :
-Je n'ai moi-même pas le droit de rester seul avec vous dans votre chambre.
-Merci pour ta franchise Emmett et s'il te plait tutoie moi et appelle moi Bella, lui dis-je dans un sourire.
J'étais convaincue que ça ferait un peu plus rager Edward. Il me sourit en retour, il allait partir quand il se ravisa.
-Bella, je dois te prévenir, tous les agents du palais savent lire sur les lèvres, ça fait parti de notre formation, m'informa-t-il.
Je le regardai un instant sans comprendre, pourquoi me disait-il cela, quand soudain je compris : ma discussion avec Jacob, j'écarquillai les yeux sous cette révélation. Comme Emmett vu que j'avais compris il ajouta :
-Je n'en parlerai pas Bella, je t'ai promis ma discrétion, cependant Edward est mon ami, tu ne m'en voudras pas si le jour de vos noces, je resterai attentif.
J'acquiesçai de la tête. Il partit en me disant :
-Bonne nuit Bella.
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Avez-vous aimé ce chapitre ?
Dans 2 Chapitre se sera du point de vue d'Edward et j'envisage une petite confrontation avec Jacob, quelle issue préfèreriez-vous ?
1. Ils se battent. Dites qui vous voulez qui gagne ?
2. Ils deviennent amis.
3. Ils décident de s'ignorer.
4. Ils continuent à se détester.
5. Autre…
