Note de l'auteur : Merci pour toute vos reviews ! Voila pour vous!!
Bisous!!
Chapitre 7 : Ils se sont tous échappés du pays des abrutis ou quoi?!
Merdouille, merdouille et triple merdouille ! Dans quel pétrin je me suis encore foutue ?! Nom d'un babouin en slip ! Qu'est-ce que je dois faire ?
Je suis en ce moment même allongée sur mon lit, les yeux fixés sur le plafond. En train de me dire que je ne suis qu'une quadruple banane atrophiée du cerveau et que plus jamais je ne toucherai a une goutte d'alcool ! Non, mais vraiment ! Embrasser lupin ?! C'est quoi ça ?
Et merde ! Autant m'enfuir tout de suite au pays des dégénérés ! D'un, pour échapper à Lupin et de deux, pour échapper à Regulus.
Ben oui, parce que ce con nous a surpris hier, Lupin et moi, en train de nous rouler le patin de siècle ! Je vous raconte pas l'angoisse…
Moyenne, la réputation, après ça ! Surtout que cet abrutit me fait chanter ! Soit je paye une somme complètement exorbitante (que je ne possède pas, soit dit en passant), soit c'est direct l'info à Skeeter, la décérébré-abrutie-du-bulbe-et-accro-aux-potins !
Merde ! Je suis dans la merde !
Non mais vous y croyez, vous ? Faire chanter Lavena Connors ! Pour qui se prend-t-il ?
Je vais lui faire payer cet affront, mon honneur est en jeu !
Bigre ! Comment puis-je m'y prendre ?
…
Aucune idée !
Merdouille, merdouille et triple merdouille !
Je ne peux pas en parler à Anna. C'est hors de question ! Elle va afficher son petit sourire satisfait souvent traduit par « Tu vois bien que j'ai toujours raison ! » ou bien par « Ahahah ! Je suis trop forte ! » ou encore par « Héhé, je le savais que tu le voulais, ce Lupinou ! »
Grrrr !!
Insupportable, vous en conviendrez !
Bref, retour à la case « Mais qu'est-ce que je vais faire ?! » tout en s'arrachant les cheveux pour montrer un peu plus son désespoir !
Surtout que Black junior n'en a pas parlé à Lupin ! Ah non, il n'y a que moi dans la merde ! L'autre doit juste vivre avec le fait qu'il m'a bécoté et a adoré ça ! Parce qu' il faut avouer que tous ceux qui ont bécoté Lavena Connors ont adoré !
Oui, oui, bon, je m'égare du sujet principal.
Pourquoi ne pas demander de l'aide à Lupin ? Il pourra peut-être me donner la somme.
Mouais, nah, j'en doute, vu l'état de ses fringues. Il pourrait peut-être me passer entre un et dix Gallions. Sauf que l'autre Babouin en slip me demande trois-cents Gallions ! Non mais, vous vous rendez bien compte de l'énormité de cette somme !? Sait-il que je pourrais le tuer pour moins que ça ?!
Arf…Il me faut un plan de secours ! Nah, en fait, il me faut un plan tout court !
Bon, qu'est-ce que j'ai et que Regulus voudrait ?
Ou plus simple, qu'est-ce que Regulus veut ?
Me rendre la monnaie de la pièce !
…
Révélation ! Monsieur Black junior en calbar veut que je paye pour la vengeance ! Et payer dans tous les sens du terme !
Bon, très bien ! Si je dois souffrir, autant décider quand et comment!
-Qu'est-ce tu fous, Nana ? Descends avec moi dans la salle commune ! me dit Anna qui vient de passer sa tête dans l'entrebâillement de la porte.
-Nana a la gueule de bois, Nana a un mal de tête façon sumo qui donne des coups de fesse dans le crâne ! Et par-dessus tout, Nana n'a pas envie de voir la sale tête de ses chers et tendres camarades ! répondis-je.
-Allez, viens ! Restes pas seule !
-Va te prendre une cuite monumentale et on en reparle !
Anna soupire et s'en va.
Pffiiooou !! Un peu plus et elle faisait ma toilette !
Bon, où j'en étais ? Ah oui, souffrir ! Tiens, rien que le mot donne envie !
Bon, allez ! Partons à la recherche de cet adorable Black junior.
Si vous étiez un Black junior, où iriez-vous ?
Voici la question à cinq milles Gallions, ou plutôt à trois cents, que je me pose depuis plus de trente minutes !
Après avoir visité tout le château, d'ailleurs, je crois bien que c'est la première fois que je le fais de long en large, je m'arrête finalement dans un couloir du troisième étage.
Je m'appuie contre le mur et souffle un bon coup.
Black junior ! Où es-tu ? Fiouuu, c'est bien quand je veux le voir qu'il n'y a pas moyen de mettre la main dessus !
-Me chercherais-tu, Connors ? me dit une voix derrière moi.
Je me retourne et regarde Regulus dans les yeux.
-Tiens, le maître chanteur me fait l'honneur de sa présence ! Je ferais mieux de prendre une photo pour immortaliser ce moment ! répondis-je, ironique.
-Alors, as-tu l'argent ?
-Espèce d'abrutit congénital ! Comment veux-tu que je trouve trois cents Gallions ?
-Comme tu le souhaites, ma beauté ! Mais bouge tes adorables fesses si tu veux pas que je les botte et que je dévoile ton si honteux secret …
-Ouais, ouais, cause toujours ! Je trouverai pas cet argent et tu le sais !
-Oui, c'est vrai… C'est bien ça qui est marrant !
-Ça dépend du point de vue, Black !
-Tout est relatif, chérie ! me répond-t-il.
Qu'est-ce qu'il peut m'énerver !
-Je n'ai pas cet argent, mais je te propose un deal.
-Qui est ? demande-t-il.
-Tu le sauras ce soir ! Rendez-vous devant le placard à balais du deuxième étage, à vingt heures.
-Si tu as envie de moi, on peut trouver mieux qu'un placard à balais ! M'enfin non, je ne te toucherai plus jamais !
-Alléluia ! Je me demandais quand tu dirais enfin ces mots !
Je tourne les talons et lui adresse un vague signe de la main.
-À ce soir !
-Il a intérêt à être bien, ton deal !
-Ouais, ouais, ta gueule !
Bon, phase A du plan réussie ! Reste plus qu'à espérer qu'il accepte le deal !
« Le babouin en slip est une espèce des plus rares ! Attiré par l'appât du gain et du mal, il est prêt à tout. Ce spécimen vit dans des coins plus ou moins peuplés auprès de ses congénères et d'autres espèces. Il essaye tantôt de se fondre dans la masse et tantôt d'en sortir. Il recherche sa nourriture chez les autres en les faisant chanter !
Bigre damoiseau ! Madame moi a un rendez-vous avec l'un d'eux ! Bonne chance à moi ! »
Voici le mot que je viens d'écrire pour Anna. Elle est tellement maman poule qu'elle s'inquiéterait pour moi, la pauvre enfant !
Je range la plume et l'encrier et laisse le mot bien en évidence sur mon oreiller.
Allez, courage ! Direction l'échafaud !
Il est 19h50.
On se prépare mentalement pour cette rencontre, on prépare mentalement son cerveau à lancer des répliques cinglantes … Ah non, ça, pas besoin ! Ça vient seul ! Quel don génial !
Je traverse la salle commune déserte - ils sont tous dans la grande salle - et me dirige maintenant vers le deuxième étage.
Arrivée devant celui-ci, je vois Black junior adossé à un mur, les bras croisés et la tête haute. Ouais, c'est vrai qu'il est plutôt pas mal, mais fichtrement con !
-Viens par là ! lui dis-je en le prenant par le bras et en l'emmenant dans une salle de classe vide.
Je ferme la porte et jette un sort d'insonorisation.
Vous vous demandez sans doute quel est ce deal, n'est-ce pas ? C'est pas glorieux mais c'est tout ce que j'ai trouvé !
-Alors, c'est quoi ? me demande Black junior.
-Tu veux me faire souffrir, n'est-ce pas ?
-Oui, mais… répond-t-il.
-Tu veux me faire payer pour ce que je t'ai fait la dernière fois, n'est-ce pas ?
-Oui, mais…
-En bref, tu veux me briser comme je l'ai fait ?
-Oui, mais…
-Ta gueule ! Je t'en donne la possibilité !
-C'est-à-dire ? demande-t-il, soudain intéressé.
-Je t'autorise à me frapper ! dis-je dans un souffle.
-C'est nul, ton truc ! s'exclame-t-il.
-Pas une gifle, Regulus, une vrai rouste ! Tu tapes où tu veux, autant que tu veux !
-…
-Il y a juste deux ou trois conditions à respecter…
-Me doutais bien qu'il y avait un truc qui clochait … dit-il en bougonnant.
-Ta gueule, laisse-moi finir ! Pas le droit de me taper jusqu'à ce que mort s'ensuive, ni de causer un traumatisme irréversible ! Et surtout, après ça, toi et moi, on est quitte ! Ainsi que Lupin, ça va de soi !
-Qui te dit que je ne pourrais pas encore te faire chanter !? demande-t-il.
-Parce que j'ai plus d'un tour dans mon sac, Black, et que si tu oses réessayer ou dévoiler l'information, je dirai à tout le monde que je t'ai vu en train de faire une pipe à Pettigrow.
-Mais c'est faux ! s'offusque-t-il.
-Et alors ? Même si tu démens, tu sais très bien que les rumeurs sont tenaces ! lui dis-je avec un sourire en coin, surtout que tout le monde pense qu'il est gay.
-Le fait que tu fasses une pipe ne surprendra personne, mais que ce soit à Pettigrow… On fait mieux comme partenaire de jeux sexuels! continuai-je avec un grand sourire mauvais.
-Bon…
-Tu acceptes, oui ou non ?! Je ne vais pas rester ici quatre-vingts ans !
-Très bien mais j'ai moi aussi mes conditions !
Je soupire.
-Vas-y, accouche !
-Interdiction d'aller à l'infirmerie et de te soigner toi-même !
-Et si tu me casses quelque chose ?
-Je te soignerai moi-même …
-Euh… Tu me permets d'émettre des réserves là-dessus !?
-Bon d'accord, je choperai un couillon dans le couloir pour qu'il te soigne…
-Je pourrai choisir le couillon ? demandai-je.
-Si tu veux. Et mon autre condition est que si on te demande qui t'a fait ça, tu dis que c'est le fabuleux Regulus Black qui t'a mis la plus belle raclée de ta vie ! Tu diras ça, mot pour mot !
-Ça marche ! dis-je en grimaçant.
Il me tend la main. Je la sers brièvement et ferme les yeux … Ça commence !
Première droite !
Putain, il n'y est pas allé de main morte, il s'est carrément éclaté, l'enfoiré ! Heureusement, je n'ai rien de cassé.
-Très bon défouloir, Connors ! On remet ça quand tu veux ! me dit Black avec un grand sourire.
Je réponds par un grognement et le regarde sortir de la salle.
Je suis par terre, complètement K.O, il faut bien l'avouer. En même temps, si on ne se défend pas, c'est difficile de ne pas finir dans ma situation.
J'essaye de me relever, mais retombe lamentablement sur le sol.
Après trois ou quatre tentatives, j'y arrive enfin. Une main sur le ventre, j'avance vers la porte.
Mon œil droit est à moitié fermé ; je dois avoir un sacré œil au beurre noir.
J'arrive dans le couloir en titubant.
Au moins, mon plan a marché ! Bon, d'accord, je vous accorde qu'il n'était pas terrible, ce plan… Mais il a marché et c'est le principal ! Plus de soucis pour avoir embrassé Lupin !
-Connors ? demande une voix inquiète qui, si je ne me trompe pas, appartient à Black senior.
Merde, quand on parle du loup, on en voit ses potes.
-Putain qu'est-ce que t'as foutu ?
-Chien chest pchas ichorchant !
-Quoi ?
Je suis à moitié pliée en deux, une main sur le ventre et l'autre pendant pitoyablement le long de mon corps. Apparemment, j'ai la mâchoire fracturée, la lèvre qui a triplé de volume, un œil au beurre noir et des bleus sur tout le corps !
Ô joie ! Ô désespoir ! N'ai-je donc point vécu que pour cette infamie ?
Peut-être bien que oui ! Peut-être bien que non !
-Allez, viens ! m'ordonne Black en me prenant par le bras.
J'étouffe un gémissement de douleur, mais ne laisse rien paraître.
Il passe mon bras autour de son épaule et pose sa main sur ma hanche.
-Poucha chu faide ?
Traduction, s'il vous plaît ! : Pourquoi tu m'aides ?
Je ne pourrais pas parler normalement ?! C'est la honte, là ! Un sourire se dessine sur mon visage à cette pensée.
-Ouch ! m'exclamai-je.
Je ne sourirai plus jamais !
-Je sais pas pourquoi je t'aide, ce que je sais, c'est que je ne peux pas te laisser te décomposer dans ce couloir à 21h30. Soit c'est Rusard qui te tombe dessus, soit c'est un prof, ou encore un autre élève qui va se faire un plaisir de finir le travail !
Il a pas tort !
-Chon ! Faut pchas chinfircherie ! dis-je, paniquée.
Traduction : Non ! Faut pas l'infirmerie !
Je dois plus avoir toute ma tête pour être paniquée ! Lavena Connors n'est jamais affolée !
-Pourquoi pas ? me demande Black.
-Chon, ché tchout !
Traduction : Non, c'est tout !
Black soupire, puis change de direction. On monte quelques escaliers, laborieusement d'ailleurs, si vous voulez tout savoir.
-Promets-moi de ne jamais dire à quiconque où l'on va ! me commande Black senior d'un air sévère.
-Choui, choui ! dis-je, lasse.
On traverse un couloir et arrivons devant le tableau d'une grosse dame hideuse habillée en rose.
-Fiouuu chma chgroche ! Ches pchas gchée !
Traduction : Fiouu, ma grosse ! T'es pas gâtée !
-Pardon, jeune fille ?! Quel est ce langage que vous utilisez ? Il ne me semble pas l'avoir déjà entendu… commente-t-elle, une main sur l'oreille.
-Et chen pluch ches unech « chrroche » cochnne … marmonnai-je.
Traduction : Et en plus, c'est une « grosse » conne…
-La ferme, Connors ! Phœnix ! s'écrie Black.
Le tableau s'écarte pour laisser apparaître un gros trou.
Me voici dans la salle commune des Gryffondors ! J'aurais dû me douter qu'il y avait une arnaque quelque part !
Je suis chez l'ennemi ! Comment est-ce que je fais pour me sortir de là ?? Je suis dans la merde, et déjà bien assez amochée comme ça !
Ils me dévisagent tous ! C'est vrai que je suis bien connue des Gryffondors pour ne pas manquer une occasion de les traumatiser tous les jours… Pas bon pour moi, tout ça ! Pas bon du tout !
Enfin, je sais pas s'ils me reconnaissent, vu la gueule que je dois avoir ! Néanmoins, je porte l'uniforme des Serpentards et ça, ça se reconnaît !
Black m'emmène dans un coin de la pièce, là où sont ses potes, et me fait asseoir dans un fauteuil.
-Pourchoi chu mcha enché cha ? demandai-je.
Traduction : pourquoi tu m'as emmené là ?
-Qu'est-ce qu'elle a fait ? Elle s'est battue avec un Scroutt à pétard ? demande Pettigrow.
-Cha guche che chros ! dis-je.
-Remus, tu peux soigner sa mâchoire ?! demande Black. On comprend rien à ce qu'elle dit !
Lupin s'exécute.
Je bouge ma mâchoire pour voir si tout fonctionne. Ça fait mal, mais c'est opérationnel… C'est déjà ça !
-Alors Connors, qui t'a fait ça ? demande Potter.
Ah non ! Pas cette question ! C'est quoi déjà, ce que je dois dire? Ah oui !
-C'est le fabuleux Regulus Black qui m'a mis la plus belle raclée de ma vie ! dis-je en soupirant.
Ils s'échangent tous des regards surpris puis les reportent sur moi.
-Pardon ? me questionne Potter.
-C'est Black junior ! répondis-je avec une grimace.
-Pourquoi tu l'as emmené ici, Sirius ? demande le petit gros.
-Elle tenait à peine debout ! Je l'ai trouvé dans le couloir en piteux état, je ne connais pas le mot de passe de la salle commune des Serpentards et elle ne pouvait pas le dire correctement. Et puis, Madame ne veut pas aller à l'infirmerie ! répond-t-il.
-Pourquoi il t'a fait ça ? demande Lupin.
-Il m'a fait chanter, dis-je d'un air las.
-À propos de quoi ? m'interroge Potter, toujours aussi curieux.
Je regarde Lupin avec insistance pour lui faire comprendre de quoi il s'agit. Il a l'air de capter !
L'est rapide, tiens !
-Vous pouvez nous laisser seuls, les gars ? demande-il à ses potes.
Ils le regardent tous bizarrement, mais s'exécutent.
Une fois seuls, Lupin s'approche un peu de moi.
-Raconte-moi ! exige-t-il à voix basse.
-Quand il nous a surpris hier, il a tenu a me raccompagner jusqu'à la salle commune. Et sur le chemin, il m'a dit que si je voulais qu'il garde le secret, je devais lui donner trois-cents Gallions…
Les yeux de Lupin s'agrandissent sous l'effet de la surprise. Ils ne vont pas tomber, quand même ?!
-Mais…
- Laisse-moi finir ! lui dis-je de manière autoritaire. Je n'avais pas et n'ai toujours pas ces trois-cents Gallions. Je lui ai donc proposé un pacte. Il peux me foutre la raclée de ma vie sans que je puisse me défendre, à condition qu'il garde le secret…
-Et il a accepté ça ? demande Lupin, incrédule.
-Laisse-moi finir, je te dis ! Donc, je lui ai proposé ça et avec les arguments adéquats, il a accepté ! Voici donc le pourquoi du comment de mon état de là tout de suite maintenant ! finis-je en soupirant.
-Pourquoi tu ne m'as pas demandé de l'aide !? Ça nous concerne tous les deux ! me dit-il… À moitié furieux ?
Furieux parce que je ne lui ai pas demandé de l'aide ? L'aurait peut-être préféré que ce soit lui qui se fasse tabasser ! Pffff, les mecs ! Il n'aurait même pas eu cette idée de génie ! Bon, d'accord, peut-être pas de génie…
-T'avais la somme, peut-être ? lui dis-je, ironique.
-Non, mais j'aurais pu m'arranger et trouver une autre idée que de me faire tabasser ! répond-t-il, tout aussi ironique.
Je souris.
-Bien sûr ! dis-je.
- Bref, laisse-moi au moins te soigner !
Il lève sa baguette.
-Non ! m'écriai-je en mettant mes mains devant mon visage.
-Quoi ? Pourquoi ? demande-t-il, incrédule.
-C'est une des conditions. Je ne dois pas me soigner ni me faire soigner à part si quelque chose est cassé ou fracturé ou foulé aussi… répondis-je en comptant sur mes doigts.
-Mais c'est un grand malade, ce type ! s'exclame-t-il en se levant, apparemment en colère.
Ses potes rappliquent aussitôt.
-Alors qu'est-ce qui se passe ? demande Potter.
-Rien ! dis-je en me levant doucement.
Je me dirige vers la porte d'un pas lent. En passant devant Black, je m'arrête une seconde.
-Merci ! murmurai-je.
Il me fait un simple signe de tête. Il doit comprendre que ça m'écorche la bouche de lui dire ça.
J'arrive devant le tableau. Comment ça marche ce machin ?
-Lavena, attend ! s'écrie Lupin.
Il m'a bien appelé par mon prénom ?! J'ai pas rêvé ?
Je me retourne, encore sous le choc, comme à peu près toute la salle commune des Gryffondors. Ils ont les yeux braqués sur nous.
Lupin s'approche de moi et me murmure à l'oreille pour ne pas être entendu.
-La prochaine fois que tu as un problème de ce genre, viens m'en parler !
Je le regarde, encore plus choquée que par l'appellation de mon prénom.
Nom d'une girafe en string ! Qu'est-ce qui lui prend ?
-Je… euh… Oui ! répondis-je simplement.
Je me retourne et sors de la salle le plus vite possible.
Je marche aussi vite que je le peux à travers les couloirs, histoire de mettre le plus de distance possible entre moi et cette salle commune de timbrés.
