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Chapitre 6 : Il peut y avoir des journées encore plus sombres ?
Dimanche 19 septembre
Ce matin à mon réveil, je fus surprise par l'effervescence qui régnait au palais.
A peine, fis-je un pas en dehors de ma chambre qu'Emmett se matérialisa devant moi.
-Bonjour Bella, ta mère souhaite te parler dès que possible.
-Bonjour Emmett, un problème ?
-C'est à ta mère de t'en aviser, je suis désolé.
- Allons-y alors.
Il me fit un sourire contrit.
-Comtesse je voulais vous prévenir que cette après midi je ne serai pas votre chaperon mais Mike Newton. Je … euh voilà, finit-il gêné.
-Ok Emmett, merci de me prévenir.
Je me demande ce qu'il allait ajouter. Il n'avait pas d'excuse à me donner s'il avait autre chose de prévu. Il ne pouvait pas faire du 24/24 pour ma surveillance.
Arrivée dans le petit salon de ma mère, Emmett s'éclipsa pour me laisser entrer. J'y trouvais ma mère et mon père, leur visage grave, triste, torturé.
-Isabella, rentre s'il te plait, assieds-toi, me dit ma mère.
-Que se passe-t-il ?
-Les journalistes ont fait un peu d'excès de zèle, je voulais t'en parler avant que tu ne lises l'article.
-Je t'écoute.
-Voilà donc euh…
Renée avait du mal à organiser ses idées. Mon père se leva et posa sa main sur l'épaule de ma mère et il me regarda enfin en me disant :
-Bella alors que tu n'avais que 3 ans, Renée attendait notre petit garçon. Malheureusement Louis est né en insuffisance respiratoire et il n'a vécu que quelques heures.
Ma mère essuya une larme avant qu'elle ne s'échappe de son œil.
-Oh, je suis désolée, leur dis-je.
J'essais de m'en souvenir mais c'était trop loin, j'étais trop petite. Mon père reprit :
-Ça a été très dur, très dur. Comme tu le sais déjà, Syllavie était en plus à ce moment là en crise, tout allait de mal en pis, rajoute à cela l'écroulement du pont un an après. Bref, 18 mois après la perte de Louis, Carlisle a fait la proposition à ta mère pour sauver Syllavie, et j'ai employé les 6 mois qui suivirent à organiser notre fuite.
Il fit une pause.
-Il semblerait que les médias pour te présenter aient choisi de faire toute ta biographie en n'omettant aucun détail, enfin si ce n'est l'accord avec Carlisle. Nous sommes vraiment désolés.
Ma mère me tendit alors le journal :
-Je pense que tu comprendras mieux en lisant l'article.
Renée me tendit un journal avec en gros titre « Le retour de la comtesse Isabella ».
Toute ma vie y était retracée, ma date de naissance, ma première sortie officielle nourrisson, la tristesse de mes parents à la perte de Louis, de la crise de l'île, de l'affaissement du pont, de l'aide de Carlisle en contre partie d'une place au conseil, enfin s'il n'y avait eu que ça pensais-je, et enfin de la fuite de mon père. Mais il y avait aussi des informations sur Forks, mes activités là-bas, mes résultats scolaires, le nom de mes amis, la date de mon retour, la présentation au conseil jusqu'à l'arrivée de mon père. Tout y était mais ce qu'il y avait de pire, c'était les photos, il y avait plein de photos de Forks de la maison où nous vivions, du lycée, une copie d'un de mes bulletins de notes, mais aussi du pont affaissé, ils étaient même aller jusqu'à photographier la tombe de Louis.
Je me sentis mal, je dus m'asseoir, tout était déballé, toute ma vie, je n'avais donc plus aucune intimité ? Et Louis, oh mon dieu, comment pouvait-il nous faire ça. Je relevai la tête vers mes parents, ils étaient tristes.
-Je suis désolée, me dit ma mère.
Je soupirais, c'était aussi dur pour eux que pour moi. Je m'étais promis de ne pas pleurer il fallait que je tienne cette promesse pour moi et c'est ce que je ferai.
-Et vous ça va ? Les questionnais-je.
-On a vu mieux, me répondit mon père dans un haussement d'épaules.
-J'aimerais aller sur la tombe de Louis, dis-je tout doucement.
Ma mère acquiesça.
-Bien sûr Bella mais pas aujourd'hui, ils vont t'y attendre à n'en pas douter, on ira un matin tôt juste tous les 3.
Je hochai la tète et je pris congé, j'avais besoin de me retrouver un peu seule, je voulais me ressourcer avant la Garden partie. Ma mère m'informa qu'Alice avait eu cette idée hier avant la conférence et qu'elle avait tout organisé. Cette petite fête était pour fêter mon retour à Syllavie, ma présentation et accessoirement mon anniversaire. Pas mal de monde serait présent, des gens importants qui voulaient faire ma connaissance avant le bal.
Je sortais donc pour aller m'isoler dans ma chambre, là les journalistes ne pourraient pas m'atteindre, je savais maintenant que toute ma vie sera espionnée et épiée.
Je pensais retrouver Emmett à la sortie du salon mais se fut Edward.
-Bonjour, me dit-il timidement.
-Salut, répondis-je tout en continuant mon chemin.
-Comtesse… je suis vraiment désolé, me dit-il hésitant.
Alors qu'il arrivait à ma hauteur, je lui demandais sans ralentir le pas :
-Pour ?
-L'article, répondit-il.
Je soufflai d'exaspération, bien sûr tout le monde était déjà au courant il était seulement 8h30 du matin et l'article devait avoir fait le tour de l'île.
-Tu es responsable de beaucoup choses déplorables dans ma vie mais pas pour cet article et pourtant c'est la seule chose dont tu t'excuses, lui crachais-je.
Il s'arrêta net, je continuai à marcher comme si de rien était je n'étais vraiment pas d'humeur. J'entendis alors ses pas s'éloigner, pour la première fois j'ai éprouvé du remord envers Edward.
Arrivée dans ma chambre je me retiens de ne pas craquer, je revoyais les photos c'était horrible, je grognai un coup pour ravaler mes larmes et tenter de me distraire. A n'en pas douter Alice viendrait choisir ma tenue plus tard dans la matinée. Je décidais donc d'aller prendre un bain ça pourrait peut-être me détendre. Alors que je commençais à me déshabiller on frappa à ma porte.
-Entrez.
Et je vis Jacob rentrer hilare.
-Salut Toi ! claironna-t-il.
-Jacob que fais-tu ici à cette heure ?
-Je vois que j'arrive au bon moment, me répondit-il les yeux gourmands.
-pffffff, lui souris-je.
-Ai-je le droit à un baiser, me demanda-t-il.
-Jacob, je ne sais pas si… hésitais-je.
-Bella me dit-il en relevant mon menton, ce n'est pas parce que tu es parti que j'ai arrêté de t'aimer. Il fit une petite pause, avant de reprendre : ça me ronge de savoir que tu es promise à un autre.
-Je sais moi aussi, répondis-je faiblement.
Il me rapprocha de lui et me serra dans ses bras, il posa ensuite son front sur le bien.
-Oh Bella, chuchota-t-il.
Je savais qu'il était déjà au courant de l'article, c'était sa manière à lui de partager ma peine, ce bref instant de silence où les mots n'étaient pas nécessaire pour se comprendre, il était là pour moi.
Je caressais sa joue de ma main, notre premier moment d'intimité depuis mon retour c'était magique quand on entendit des pas dans le couloir, quelqu'un qui courrait.
On frappa à ma porte, je n'ai pas eu le temps de répondre que celle-ci s'ouvrit. Un grand gars dans la vingtaine des cheveux très noir et des yeux foncés s'avança vers nous. Il était essoufflé.
-Comtesse Isabella, bonjour… euh… Sam Uley de la sécurité, se présenta-t-il.
Jacob éclata d'un grand rire en levant sa main et tripatouilla un objet.
-2 min 45 chapeau mon gars.
Je le regardai interloquée quand je vis son chronomètre dans sa main.
Je secouai la tête.
-Jacob tu es incorrigible.
Et il riait, c'était si bon de le voir rire et rire avec lui.
-Désolée Sam, dis-je, ça ne se reproduira plus où je préviendrai avant, allez ouste tout le monde dehors.
-A tout à l'heure ma belle, me dit Jacob tout en me faisait une bise sur la joue.
-A plus tard, leur dis-je en désignant ma porte avec le sourire.
Je me sentis réellement plus détendue, la bêtise de Jacob me donnait le sourire. Il avait toujours eu cette faculté de me sortir de mes pensées tristes, il me connaissait comme personne et lui seul pouvait se permettre ce genre de fantaisie sans que je m'en offusque et en prime me faisant rire. C'était la personne la plus proche de moi. Je pu alors profiter d'un bon bain chaud.
C'est sans surprise que je vis débouler à 11heures Alice dans ma chambre.
Elle ne me parla pas de l'article comme si de rien était, elle était juste excitée par la Garden partie et voulait jouer à la poupée avec moi. J'étais prête à tout accepter plutôt que de me retrouver dans mes pensées tristes.
Elle m'étonna en me demandant de faire un choix de vêtements. Je choisis donc un pantalon slim et un petit top et des ballerines.
Alice regarda mon choix, puis leva les yeux au ciel.
-Tu n'es pas sérieuse, me dit-elle le regard sévère.
-Euh ben si, c'est agréable à porter et pratique. Soulignais-je.
-Pffffff Bella Bella Bella que vais-je faire de toi ? Je suis d'accord pour les ballerines car les talons ne sont pas recommandés pour la pelouse mais oublie le pantalon.
Nous fîmes interrompus par un coup à ma porte.
-Entrez, criais-je.
Rosalie s'avança vers nous en souriant. Alice l'interpella.
-Salut Rose, tu tombes vraiment bien, regarde la tenue que voulait mettre Bella.
Rosalie détailla la tenue et regarda Alice, elle leva les yeux au ciel et toutes deux se mirent à déblatérer sur mon manque de goût et de style en matière de mode. Elles discutèrent un long moment avant de tomber d'accord sur ma tenue.
Elles choisirent une petite jupe grise volante qui m'arrive juste au dessus du genou et un top rose pale dos nu. Pour montrer toutes leur considération, elles ne changèrent pas les ballerines que j'avais choisies.
Une fois habillée, elles me coiffèrent, elles me firent des anglaises avec mes boucles de manières éparses qui apportaient un style savant à la coiffure sans être trop formel et enfin un maquillage très léger qui se résumait à du mascara et du gloss.
Elles furent ravies du résultat et moi je fus ravie qu'elles en finissent.
A midi, nous partîmes à la réception comme d'habitude je me trouvais bien banale à côté de Rose.
Alors qu'on sortait de la chambre un garçon se rapprocha de nous.
-Bonjour Comtesse Isabelle. Je je suis Mike Newton, balbutia-t-il.
-Ah oui le chaperon, répondis-je à sa place, Emmett m'avait prévenu. Bon nous y allons les filles.
Je comprenais qu'Emmett était déjà au courant ce matin pour la Garden partie. Visiblement personne n'était dérangé par le fait que je sois toujours la dernière avertie, je me repris je n'allais pas m'offusquer pour si peu, ça ne change rien à l'histoire. Je ne m'attardais pas plus à faire la connaissance du nouveau chaperon, je n'avais pas aimé sa manière de me regarder.
Il y avait déjà beaucoup de monde dans le jardin à notre arrivée qui d'ailleurs jeta comme un froid. Les discussions cessèrent et tous les visages se tournaient vers nous.
C'est Renée qui vient nous accueillir. J'avais quand même réussi à négocier que mon anniversaire ne soit pas fêté à cette occasion, j'étais suffisamment mal à l'aise. Heureusement ma mère et Alice accepta et me rassura en me disant qu'elles s'en tiendraient à la Garden partie. Peu après notre arrivée, Jacob nous rejoignit, il était lui aussi très élégant, il avait un polo avec un petit crocodile dessus et un pantalon de lin. Je lui fis des gros yeux et il me répondit en grimaçant.
-Visiblement tout le monde ici doit être à la mode dernier cri, je dois cette tenue à Rosalie, m'informa-t-il.
Je lui souris.
-Et bien et bien, tu lui manges dans la main, dis-je sarcastiquement.
-Si tu veux que nous nous disputions, pas de problème Bella, j'attends juste une bonne occasion, rétorqua-t-il dans un sourire.
Je blêmis.
-Non non surtout pas.
Il rigola comme à son accoutumé et je me joignis à lui.
Emmett arriva à son tour, très élégant lui aussi, je compris qu'il était là en tant qu'invité et nous toisa Jacob et moi.
Alice et Rosalie était dans les expectatives.
-Alors comme ça vous avez fait courir Sam ? nous questionna-t-il.
Jacob se rapprocha de moi et passa son bras autour de mes épaules et il répondit à Emmett :
-Oui je suis un peu déçu, 2 minutes 45, c'est un peu long, il est où votre poste de contrôle à l'autre bout du palais ?
C'est à ce moment là qu'Edward arriva, il ne manifesta pas sa présence, je ne sais pas si c'était pour entendre la fin de la conversation ou s'il était trop crispé de l'attitude de Jacob. Il devait surement chercher quoi dire pour marquer son territoire.
Emmett qui n'avait pas vu Edward rentra dans le jeu de Jacob.
-Moi je suis sur que je n'aurais pas dépassé 1 min 30 quelques soit l'heure.
-On parie dit Jacob.
-Euh fit Emmett.
-Si tu arrives en moins d'1 min 30 dans la chambre de Bella, je ne te dis pas quand, ni à quelle heure bien sûr, si tu gagnes tu as ma parole que je ne rentrerai plus dans la chambre d'Isabella sans l'un de vous.
-Ok dis Emmett visiblement ravi d'un pari si facile.
-Par contre si tu perds tu me laisses 20 minutes seuls avec Bella.
Là je vis Edward poings et mâchoires crispés prêt à sauter à la gorge de Jacob, heureusement qu'il y avait beaucoup de monde.
Emmett soupira et dit :
-Tu sais bien que je ne peux pas.
Ça eu pour effet de détendre un peu Edward qui décida d'intervenir.
-Arrêtez avec vos paris, l'intimité de Bella n'est pas mise aux enchères.
Je le regardai incrédule et je ne pu m'empêcher de rétorquer :
-Non effectivement mais si c'était le cas, il me semble que ça serait toi qui aurait remporté l'enchère, lui crachais-je.
Je fis demi-tour pour m'éloigner d'eux excédée. J'entendis alors Emmett :
-Désolé mec.
J'avais pensé être tranquille en m'éloignant, c'était sans compter mon chaperon. Alors que je m'étais installée sur un banc derrière une haie je vis débarquer le nouveau : Mike Newton si je me rappelle bien.
Je ne lui portais pas attention, il vient s'asseoir à mes côtés.
-Vous allez bien Comtesse ?
Je le toisais, soupirais et lui dit :
-Ne le prenez pas personnellement si je me suis éloignée des autres c'était pour être seule pas pour faire la conversation.
Il parut déstabilisé et ajouta :
-C'est que vous êtes si jolie, je n'aime pas vous voir triste.
Je respirai un grand coup, je n'avais jamais aimé ce type d'attention.
Avec Jacob nous étions les meilleurs amis avant de devenir intime, cela c'était fait naturellement, il n'y avait pas eu de compliments et autres tentatives minables de drague.
Je me levai sans rien dire après réflexion je préférais être dans la foule que seule avec ce type. C'est en revenant vers les invités que je tombais sur James.
-Comtesse, c'est un rendez-vous, nous nous croisons souvent dans ce jardin tous les deux seuls.
C'est là que Mike se mit à mes côtés. Bizarrement la simple présence de mon chaperon face à James me rassura.
-Ah pas si seule, rajouta-t-il.
-Bonjour James, répondis-je ignorant sa dernière remarque.
Il dévisagea le nouvel arrivant surement jaugeant de la concurrence.
-Mike Newton, fit mon chaperon en tendant sa main.
-James Girandet, répondit-il un peu surpris et vous êtes ? se permit-il de rajouter.
Mike commença à être mal à l'aise, alors j'interviens :
-Mon chaperon, répondis-je le plus naturellement du monde.
-Quoi ? James était interloqué.
-Ma mère a jugé bon d'utiliser tous les moyens pour préserver ma vertu jusqu'à mes noces, l'informais-je.
Il me fit de gros yeux.
-Eh bien dis donc, elle ne lésine pas, vous deviez certainement l'inquiéter à ce sujet.
Je grimaçai, je préférais dire la vérité plutôt qu'il se fasse sa propre opinion.
-Un ami proche de Forks vient d'arriver sur l'île.
-Un petit ami ? questionna-t-il.
-Oui avant, répondis-je lasse.
-Pourquoi avant ?
-Il semblerait qu'il est nécessaire d'être célibataire pour être présenté au bal, expliquais-je.
Cette conversation m'agaçait, je mentais mal et il était suffisamment impoli pour poser toutes ces questions. Il comprit mon agacement.
-Et si je vous raccompagnais vers la fête Comtesse, me proposa-t-il.
Je fis un maigre sourire et acceptai son bras qu'il me proposait.
Alors que nous arrivions vers les invités, les plus proches furent Edward avec une blonde qui se collait à lui. Il semblait crispé enfin comme d'habitude dès qu'il me vit, il jeta un regard noir à James et fixa l'endroit où nous étions liés.
James les salua :
-Salut Edward, Tanya tu es toujours aussi jolie.
La fille gloussa. Edward était toujours aussi tendu.
-Salut James, minauda la blonde, tu ne nous présentes pas ?
-Oh excuse, Isabella permettez moi de vous présenter Tanya Denali, Tanya voici la Comtesse Isabella.
-Oh fit la blonde.
-Enchantée, dis-je.
-Moi de même Comtesse, c'est un réel plaisir de vous voir enfin on entend tellement parler de vous.
Elle regarda alors Edward.
-Tu connais déjà la Comtesse Eddy ?
-Oui, répondit-il simplement avant d'ajouter : et ne m'appelle pas comme ça.
Elle gloussa.
-Arrêtes de faire tout rabat-joie.
-Je vois que vous êtes de nouveau ensemble, dit James.
-Oui répondit Tanya alors qu'Edward disait en même temps :
-Non.
Edward soupira et se pinça l'arrête du nez.
Je le fixai tout compte fait, je m'amusais bien.
-Ah, fit James, il faut vous mettre d'accord, rigola-t-il.
Tanya se pencha alors vers Edward posa une main sur sa hanche et de l'autre main tentait de retirer celle qu'il avait sur son visage en lui disant :
-Edward chéri, tu sais bien que toi et moi c'est une question de temps, tu me l'avais promis.
Je souris fixant toujours Edward qui évitait mon regard.
-Une question de temps, répétais-je. Les autres pouvaient le prendre comme une question pour moi c'était une nouvelle forte intéressante, je souris. J'avais besoin de méditer cela donc de m'éloigner.
-Passez une belle journée, concluais-je et me dégageais du bras de James, au plaisir de vous revoir bientôt, leur dis-je avant de partir.
Je n'attendis pas qu'ils me répondent, j'entendis juste Edward crier :
-Tanya !
Visiblement très énervé.
Je souris depuis mon arrivée je ne me sentais plus aussi en état de faiblesse, il y avait peut-être une carte à jouer. Je scannai la foule. Rosalie, Alice, Jacob et Emmett discutaient toujours ensemble.
Je vis Renée et Charlie qui discutaient avec Alfred.
Je ne connaissais vraiment personne, eux par contre pouvaient avoir vu ma photo dans le journal, je ne passerai pas longtemps inaperçue. Je scrutais la foule quand je fus interpelé.
-Bonjour Comtesse
-Bonjour Jasper, répondis-je avec un sourire.
-Alors comment allez-vous ? me demanda-t-il d'un air concerné.
-Aussi bien que je peux, il y a trop de monde à mon goût mais je crois que je vais devoir m'y faire.
Il me fit un drôle de sourire comme s'il cherchait à s'excuser.
-Voudriez-vous bien m'accompagner au buffet Comtesse ? proposa-t-il.
-Avec plaisir.
Tout en mangeant nous discutions de tout et de rien tel que littérature, histoire, il m'informa que nous pourrions faire un nouveau cours dans la semaine si j'étais d'accord je lui fis un sourire pour confirmer.
Alors que nous discutions toujours avec Jasper, mon chaperon a quelques mètres de nous, nous fumes interrompus par un Volturi, celui qui m'avait agacé. Je n'avais pas retenu leur prénom.
Il nous salua et me présenta son fils Alec.
Ce dernier était assez grand élancé des yeux très pénétrants, il avait un je ne sais quoi qui le rendait captivant. Volturi père s'éclipsa prétextant nous laisser entre jeunes.
Alec avait la conversation assez facile, il était cultivé. J'appréciais grandement sa compagnie, Jasper et lui me permirent de passer un bon moment. Seulement trop rapidement il me fit un compliment ce qui m'agaça prodigieusement.
Pourquoi tous les jeunes hommes ici, enfin sauf Emmett et Jasper, me faisaient la cour. La réponse je la connaissais, tous voulaient devenir comte de Syllavie ! Peu importe qu'il me trouve jolie, moche, intéressante ou non, tous en voulaient à mon titre, c'était affligeant.
J'en arrivais à presque espérer le mariage pour que ces incessantes manigances s'arrêtent. Comment avais-je pu en arriver là ? Il fallait vraiment que j'aille me reposer cette journée avait été éreintante.
-Excusez-moi, commençais-je, ma journée a été riche en émotion, j'aimerais aller à me reposer.
Ils me saluèrent alors que je me dirigeais vers l'intérieur, je fus rejoins par Edward.
-Comtesse, il faut que nous parlions.
-Oui Edward, répondis-je vraiment lasse.
-Je voulais te.. vous expliquez…
Voyant qu'il cherchait ses mots, je le coupais :
-La question de temps ? proposais-je.
Il se balançait d'un pied sur l'autre.
-C'est parfaitement claire, lui dis-je, je suis désolée que tu ais du te séparer de ta petite amie pour donner le change avant le mariage mais l'idée de l'amant me plait beaucoup.
-Quoi ? aboya-t-il.
-Ben oui, une question de temps, je comprends que Tanya sera ta maitresse après le mariage et ça me va. J'espère juste que Jacob acceptera le rôle d'amant.
Il devient alors très rouge et se mit à crier :
-Mais je refuse.
Je le regardais incrédule. Je lui répondis tout doucement :
-Ne t'inquiètes pas, ma mère ne souhaite pas être grand-mère pour l'instant, nous avons plusieurs années à être tranquille avant que la question de l'héritier soit abordée. Je trouve ça juste que nous ayons alors des amants respectifs.
Il était hors de lui, je vis Edward tendu, crispé à l'extrême, il s'avança vers moi, me faisant reculé, son regard était noir de colère, alors que je touchais le mur, il se rapprocha encore de moi. Il colla son corps au mien, releva mon menton pour que je le regarde et tout en faisant un énorme effort pour contrôler sa voix, il réussit à me dire d'une voix dure :
-Tu es à moi Isabella et à personne d'autre ne l'oublie jamais.
J'étais perdue, un instant mon corps voulu se coller également à lui mais ma raison criait aux scandales. Je cherchais désespérément une réplique cinglante, mon corps ayant pris le dessus sur mon esprit quand Mike vient attraper Edward par derrière pour le faire reculer, tout en lui disant :
-Mec, tiens tes distances avec la comtesse.
Je me repris et lui fis un petit sourire victorieux.
Je regardais alors Mike avec des yeux doux :
-Merci Mike.
Et je m'en allais. Dès que j'eu franchis la porte de ma chambre, mes jambes me lâchèrent, ne pas pleurer, tu t'es promis de ne pas craquer.
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Alors avez-vous aimé ce chapitre ?
Je ne sais pas encore si je vais faire d'Alec un vrai rival ? Des idées ?
Le prochain chapitre du point de vue d'Edward.
A mardi prochain
Christina
