Bonjour,
Merci à tous pour vos encouragements avec les commentaires et les mises en alertes ou favoris, c'est un réel bonheur pour moi. J'espère être à la hauteur !
Merci à CeLiRa 3789 pour ses corrections et ses suggestions.
Bonne lecture
Chapitre 7 : Quand rien ne va comme on veut…
Comment allais-je faire pour la voir avant samedi ? Cette fille me rendait dingue. Alors qu'elle m'était promise, je devais être rassuré et ne pas être jaloux… mais non je ne supportais pas le regard de ces mecs sur elle. Je ne supportais pas son « ami » Jacob. Je ne supportais pas qu'elle ne soit pas mienne aux yeux de tous. Je devais attendre le 15 octobre pour pouvoir nous afficher ensemble. J'espère qu'à ce moment là Tanya aura compris le message et qu'elle se sera calmée.
Flashback
Tanya ne me lâchait pas, elle m'avait clairement dit qu'elle voulait que nous nous remettions ensemble. Je ne lui avais pas vraiment donné de raison valable en la quittant, juste parler de temps, ce qu'elle avait accepté. Visiblement, nous n'avions pas la même notion de temps et ce n'était pas non plus l'endroit pour lui apprendre que c'était définitivement fini. Je n'avais pas envie qu'elle fasse un scandale.
Alors quand elle dit à James et Bella que c'était qu'une question de temps pour nous retrouver j'ai eu des envies de meurtre. Au départ de Bella, je l'avais donc engueulé :
- Tanya, tu ne peux pas te taire, non mais ce n'est pas vrai ! Lâche-moi un peu et laisse-moi respirer ! Lui avais-je craché.
- Oh ça va Edward, calme toi, tu es à cran, allez viens je sais très bien comment te détendre en un temps record, me répondit-elle suggestive.
- Non Tanya, tiens toi éloigné de moi.
- Mais Eddy qu'est ce que tu as ? Je ne t'ai jamais vu comme ça, se plaignait-elle.
James intervient à ce moment là :
- Edward ne me dit pas que tu convoites Isabella ? dit-il interloqué.
Merde, je ne pouvais pas nier vu que j'attendais qu'une chose : lui faire ma demande. Voyant que je ne protestais pas, Tanya s'énerva :
- Edward dis moi que c'est une blague ! Tu ne peux pas être avec cette fille, dit-elle dédaigneusement.
Je soupirais. Si elle savait combien je trouve Bella plus attirante qu'elle. Combien la douceur de sa peau m'attire, l'expression de son visage si changeant et si parlant.
- Ne la juge pas sans la connaitre, crachais-je.
Elle ne dit rien pendant un instant et me regarda étrangement.
- D'accord Edward, me dit-elle après réflexion.
Je la regardais sans comprendre, elle poursuit :
- J'accepte d'être ta maitresse, l'idée de coucher avec le comte de Syllavie me rend toute chose, me dit-elle dans un sourire.
Je n'ai pas eu le temps de réagir tellement j'étais estomaqué quand James intervient :
- Rien ne te dit qu'Isabella va accepter d'épouser Edward, rétorqua-t-il. C'est une belle jeune femme en plus de son titre enviable. C'est la jeune fille la plus convoitée en ce moment. Je crois malheureusement Edward qu'on a du souci à se faire avec ce Jacob. Tu le connais un peu ?
- Oui, répondis-je, ils sont très proches certes mais je ne suis pas sur que ça soit des sentiments amoureux.
J'essayais de convaincre qui sur ce coup là ?
- Que le meilleur gagne, me dit alors James.
Je grimaçais. Quand Tanya se rappela à notre bon souvenir.
- Je vais me faire discrète pour te faciliter la tâche. J'ai hâte de coucher avec le comte, me dit-elle les yeux plein de malice.
- N'y compte pas Tanya, oublie moi, ça vaudra mieux.
- Edward, tu sais très bien que tu ne peux pas te passer de moi, ça reste une question de temps.
Je grognais et parti loin d'elle, comment fallait-il lui dire pour qu'elle comprenne ?
Fin du flashback
Ma conversation avec Bella m'avait encore plus énervé. Comment pouvait-elle imaginer que j'accepte qu'elle ait un amant, c'est juste impensable. Et James qui avait des vues sur Bella, ça m'insupportait.
J'avais donc habillement manœuvré le lendemain pour me retrouver avec Isabella et nos parents respectifs. Je voulais parler de cet héritier, de ce qu'ils attendaient de nous. J'espérais pouvoir faire comprendre les choses à Isabella. Elle ne pouvait pas être volage tout en essayant de tomber enceinte de moi et après en bonne future mère, j'espérais qu'elle me soit fidèle. Bref, je n'avais pas parlé de mes espoirs, j'avais posé négligemment la question à Carlisle qui jugea bon de se faire une petite rencontre pour connaitre l'avis de chacun.
Fashback
- Je suis content que nous puissions tous nous réunir pour parler librement de l'avenir de Syllavie, dit mon père.
- Effectivement, dit sa mère, ce n'est pas une mauvaise idée. Tu avais quelques choses en tête en particulier ?
- En fait, nous parlons toujours du mariage de nos jeunes mais rarement du vrai accord qui est l'héritier et avec les derniers événements et cette histoire de chaperon, j'aimerais qu'on clarifie les choses.
Je vis Isabella se crisper et serrer les poings. Elle se retenait.
- Euh… dit sa mère surprise.
- Ils sont trop jeunes, intervient Charlie qui regardait sa fille.
- Oui mais nous ne voudrions pas prendre le risque que Bella puisse attendre un enfant qui ne soit pas d'Edward, dit mon père mal à l'aise.
La tension augmentait au salon, tout le monde était tendu et un peu gêné. Quand tout à coup, Bella se leva et se mit à crier :
- Là ! ça suffit, j'ai beau prendre sur moi mais là ça va trop loin, vous vous foutez de ma gueule ou quoi ?
Elle devenait complètement hystérique, elle ne laissait pas la place à qui compte d'en placer une.
- J'en ai marre d'être considéré comme un bout de viande ou un utérus, vous commencez vraiment à me taper sur les nerfs, je n'ai pas envie de me marier, je n'ai pas envie d'être enceinte, je veux, je veux…
Elle était très rouge et tentait de reprendre son souffle, son père se leva pour la prendre dans ses bras et la calmer. Sa mère était horrifiée, quoique la mienne aussi visiblement et Carlisle avait l'air de réfléchir.
Bella aspira un grand coup :
- Je veux faire des études, je veux apprendre à connaitre cette île pour être digne de la gouverner un jour. Elle tentait de se calmer en disant ça.
Le pic de tension diminuait.
- Pas de problème ma chérie, nous sommes d'accord avec toi, lui répondit sa mère
- Ce n'est en rien incompatible avec votre mariage, fit remarquer Carlisle.
- Je ne désire pas être mère si jeune, rétorqua Bella.
- Mais Comtesse, commença mon père.
- Non, je ne veux pas, c'est trop tôt, peut-être pourriez-vous me prendre un rendez vous avec un gynécologue pour qu'il me mette sous pilule pour l'instant ? dit-elle plus doucement.
- J'ai peur que le fait que tu sois sous pilule te donne des idées, tenta de plaisanter mon père.
Elle lui lança un regard noir.
- Ce gynéco pourrait attester de ma virginité et je ne risque pas de la perdre avec un chaperon accroché à mes baskets 24 heures sur 24. Vous l'aurez votre cathédrale, cracha-t-elle.
Mon père allait rétorquer, mais Renée intervient :
- Bon, je crois que ça suffit pour aujourd'hui. Il est sage ma fille de penser à t'éduquer pour être digne de gouverner cette île et nous ne pouvons que féliciter ton état d'esprit. Je suis tout à fait d'avis qu'il y a le temps pour que tu portes l'héritier et que nous pourrons en reparler à la fin de tes études. Carlisle merci de prendre un rendez-vous pour Isabella rapidement.
De cette manière elle mettait fin à la discussion et n'acceptait aucun compromis.
Fin de flashback
J'étais bien avancé. Isabella allait être sous pilule et pourrait prendre encore plus à loisir un amant, j'avais bien raté mon coup. Et en plus, elle pourrait se refuser à moi pendant plusieurs années… agrrrrrrrrr, il fallait que j'ai une conversation avec Carlisle. Tout d'abord, il fallait que je fasse avancer la date des fiançailles pour qu'aucun homme ne puisse courtiser Bella. Mais il fallait aussi qu'elle me laisse m'approcher d'elle sinon personne ne pourra croire en la sincérité de nos sentiments. Enfin, en l'occurrence de mes sentiments.
Je décidais de me rendre chez mes parents pour avoir une conversation avec mon père. Arrivée chez eux, je me dirigeais vers le salon. J'entendis des voix. Je m'arrêtais un instant ne voulant pas déranger lorsque j'entendis :
- Carlisle, s'il te plait, annule l'arrangement avec Renée. Je suis sûr qu'elle te proposera un poste plus important et une place au conseil pour Edward, s'il te plait, ils sont si jeunes.
- Non, répondit mon père à ma mère.
- Isabella a le même âge qu'Alice, accepterais-tu que ta fille ne fasse pas un mariage d'amour ?
- Là n'est pas la question, Isabella est née pour gouverner Syllavie, elle a donc des responsabilités qu'Alice n'aura jamais, le mariage en fait partie pour le bien de Syllavie.
- Mais et Edward ? Plaida-t-elle.
Je décidais de me montrer, j'avais trop peur que ma mère ai gain de cause vers mon père. Je frappais à la porte et entrais.
Mes deux parents me regardèrent :
- Bonjour, dis-je en allant les embrasser.
- Bonjour mon fils, me dit mon père, justement nous parlions de toi.
- Bonjour Edward, me dit ma mère.
- Qu'ai-je donc encore fait ? Les taquinais-je.
- Mais rien voyons, me dit ma mère sa voix pleine d'émotions.
- Edward assieds toi s'il te plait. Ta mère se fait du souci pour ton union avec Isabella, m'informa-t-il. Comment vois-tu les choses ?
- Eh bien, je ferais ma demande le 15 octobre et nous nous marierons le 6 novembre, non ?
- Mon chéri, peut-être voudrais-tu retrouver ta liberté, tu étais attaché à Tanya, tenta ma mère.
Mon père lui jeta un regard noir.
- Je ne suis plus avec Tanya, j'ai compris qu'elle ne représentait rien pour moi, répondis-je.
Ma mère baissa la tête déconcertée, elle respira profondément et ajouta :
- Isabella est si jeune et elle a l'air attaché à ce jeune hom…
Je la coupais :
- Isabella est à moi, lui criais-je en me levant d'un bond du canapé très énervé.
Je vis ma mère écarquiller les yeux devant ma réaction.
- Edward, ce n'est pas une chose qui t'appartient, nous ne parlons pas de cette façon d'un être humain, voyons je ne t'ai pas éduqué comme ça.
- Isabella sera bientôt ma femme, elle sera mienne fin de la discussion, dis-je d'un ton autoritaire.
Ma mère mis sa main devant sa bouche avec un hoquet d'horreur.
- Edward, tenta-t-elle.
Mon père se manifesta enfin.
- Edward tu n'as pas à être désagréable ou agressif, c'est ce qui est prévu.
- Bien, répondis-je.
Un moment gêné passa avant que me père me demande.
- Que nous vaut le plaisir de ta visite ?
- Eh bien, ça concerne Isabella, dis-je tout doucement.
- Nous t'écoutons.
- Elle est très distante avec moi, je commence à m'inquiéter des rumeurs. Si elle ne fait pas un effort jamais notre histoire sera crédible.
Je vis ma mère lever les yeux au ciel pendant mon explication.
- Et si tu commençais par la considérer comme un être humain ? Soit le gentleman dont j'ai cru élever plutôt que de la considérer comme acquise, me cracha ma mère avant de se lever et quitter la pièce.
Pour le coup, j'étais bouche bée. Mon père soupira et me dit :
- Je ne peux guère contre dire ta mère. Essai de reprendre tout à zéro avec Isabella et parle lui de tes craintes. Ne la met pas toujours devant le fait accompli, elle n'en sera que plus distante.
- Je ne sais pas comment faire, dis-je en baissant la tête, et ce Black qui est toujours avec elle, je ne le supporte plus.
- C'est son ami tu dois apprendre à l'accepter.
- Son ami, rien que ça ! Ironisais-je.
Mon père soupira.
- J'ai cru comprendre qu'ils étaient bien plus que ça à Forks mais au départ c'était son meilleur ami et je crois qu'il a repris ce rôle depuis son arrivée à Syllavie. Isabella est une jeune fille très responsable, elle ne fera rien pour mettre sa mère dans l'embarras.
Je soupirais.
- Tu dois arrêter de la confronter dans ses retranchements, la preuve notre discussion de hier soir qui a remis à plus tard la question de l'héritier. De plus, tu dois te faire pardonner le coup du chaperon.
- Il la touchait, tentais-je.
- Ta mère a raison, essai de composer avec ses sentiments et te faire accepter par elle.
- Mais c'est si dur, elle ne me laisse pas s'approcher d'elle.
- Tu dois être patient mon fils.
Je soupirais encore une fois, mon père était le seul à me comprendre.
- Merci papa.
- De rien, peut-être pourrais-tu aller à la recherche de ta mère et t'excuser, ça serait un bon début.
C'est ce que je fis. Je n'avais pas pu parler avec eux de ma discussion avec Isabella et d'avoir des amants. D'autant plus qu'avec la discussion de la vieille, plus que jamais ça m'inquiétait. Mon père avait été le premier à me suggérer d'avoir une maitresse, peut-être trouvait-il que mettre Bella sous pilule était une garantie pour que l'héritier soit de notre sang. Si je lui parlais de mon désaccord, je devrais lui avouer l'ampleur de mes sentiments pour Isabella. Il me demanderait de faire des efforts mais elle était à moi, elle avait juste à accepter ça et tout serait plus simple.
Dès samedi, je pourrais ouvertement la courtiser et j'avais bien l'intention de ne pas la lâcher, elle ne pourrait pas me repousser indéfiniment.
Une fois rentrée chez moi, j'appelais Emmett. J'avais besoin de parler à un ami, il ne répondit pas je laissais un message. Lui devait être avec Bella, c'est moi qui devrais être à ses côtés. Allez : patience, m'intimais-je.
J'essayais de faire le point de ma vie, sur ce que je voulais et tout se rapportait à Isabella et le fait qu'il n'était pas question que je la partage. Comment pourrais-je me débarrasser de Jacob ?
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J'espère que ça vous a plu, avez-vous aimé le point de vue d'Edward ?
Merci à celles qui c'étaient prononcées sur l'évolution des rapports entre Edward et Jacob, leur confrontation au prochain chapitre qui est toujours du point de vue d'Edward.
Sinon vous l'aurez peut-être remarqué ce chapitre est plus court. Mon congé maternité a pris fin, je suis de retour au travail. Alors j'aimerais savoir si vous préférez un chapitre par semaine de cette longueur à peu près enfin ça variera un peu avec l'inspiration et mon emploi du temps ou alors des chapitres un peu plus long mais tous les 15 jours ?
En attendant à la semaine prochaine !
