Merci à toutes pour votre soutien à travers les commentaires et les mises en alertes ou favoris.
Merci à Sandra d'avoir répertorié cette fic sur repertoirefic-emysandra via skyrock
Je ne suis pas totalement satisfaite de ce chapitre, avec ma reprise et tout le reste, merci à CeLiRa3789 qui m'a aidé dans la réalisation de la trame de cette histoire, j'envisage donc une vingtaine de chapitres. C'est donc plein d'idées que je me ressaisis, par contre je publierai à l'avenir le mercredi c'est mon jour de travail à la maison ce qui me laissera une plus grande liberté pour peaufiner mes chapitres et les poster.
Bonne lecture
Chapitre 9 : Tout s'embrouille dans ma tête
Je fus réveillée par un souffle chaud sur mon visage et des caresses dans mes cheveux, il faisait encore nuit noire, j'avais du mal à ouvrir les yeux.
- Ma belle réveille-toi, ton prince est là.
Je sentis alors un léger baiser sur mes lèvres et j'entrouvris un œil.
- Jacob que fais-tu là ? Il est tard ?
- Je sais mon cœur, c'est une surprise.
- Mais tu vas te faire prendre ? Soupirais-je.
Il pouffa. J'étais cette fois-ci complètement réveillée.
- Jacob, le sermonnais-je alors qu'il riait encore.
- Du calme Bella, nous ne risquons rien.
Je fronçais les sourcils.
- Je suis arrivée par un passage dans ton dressing, une porte dans le mur arrive dans le cellier à l'étage en dessous près de la cuisine.
- Comment as-tu découvert ce passage ?
- J'ai soudoyé quelqu'un, ria-t-il.
Je le regardais avec des yeux ronds, il m'étonnera toujours. Il se rapprocha de moi tel un prédateur, il avait perdu son rire pour faire place à rictus appréciateur.
- Jacob … l'avertis-je.
- Chut Bella, ne pourrions-nous pas reprendre là où nous nous étions arrêtés ? La découverte de la 3ème base ? S'il te plait, tu me manques tellement.
- Je ne sais pas si…
- Ma belle, ce qui se passe la nuit dans ta chambre entre nous ne sort pas d'ici, promis. Allez Bella, ta peau douce et tes baisers me manquent tellement, s'il te plait.
Toutes mes défenses tombaient une à une, il savait comment me convaincre avec ses moues de petit enfant triste, ses bons mots, je n'avais pas besoin de dire quoique ce soit, il savait qu'il avait gagné.
Il se recula en me regardant avec adoration. Avec son index, il traça les contours de mon visage.
- Je t'aime ma Bella.
Il redéposa ses lèvres sur les miennes avant de les faire glisser sur ma mâchoire puis dans mon cou, sous mon oreille et jusqu'à ma clavicule. Arrivée là, il releva la tête attendant mon consentement alors je lui souris. Tout doucement, il retira ma nuisette. Je l'aidais en soulevant mes fesses, puis mon dos et en levant les bras pour la passer au dessus de ma tête.
Avec un sourire, Jacob jeta le tissu par-dessus son épaule. Il était magnifique à cette lueur de la lune. Il repartit à l'assaut de mes lèvres, le baiser n'était plus chaste mais devient vite profond. Mon corps s'électrisa et je m'arquais pour me plaquer contre lui. Ma main gauche glissa derrière sa nuque et fourrageait ses cheveux pour l'attirer encore plus vers moi. Ma main droite plus timide était stationnaire sur son flanc gauche. La sensation de nos deux corps collés l'un à l'autre n'était pas parfaite. Je ne sentais pas la douceur de sa peau sur la mienne alors ma main droite agrippa son chandail pour lui retirer. Il le comprit et prestement il se recula et d'une main habille s'en débarrassa et revient sans plus de cérémonie trouver mes lèvres. Nos torses nus l'un contre l'autre apportaient une chaleur que je n'avais jamais connu rien que ce contact surchauffait mon corps.
Il n'en fallut pas plus pour durcir mes pointes. Jacob se recula pour me contempler « tu es magnifique ma belle » me dit-il en partant à l'assaut de mon cou avec des baisers mouillés. Très vite il descendit pour arriver à ma poitrine. Il effleura son nez sur l'arrondi de mon sein prenant en même temps une grande inspiration pour me humer. La vision de Jacob découvrant mes attributs féminins me rendait toute chose, jamais nous avions eu un tel contact peau à peau. Je me mordis les lèvres alors que Jacob relevait la tête. Il vient capturer mes lèvres et en se retirant me dit :
- Ne fais pas ce genre de geste, il me faut déjà tout mon contrôle pour retenir le loup en moi.
- Tu es parfait lui, souris-je.
- Je t'aime Bella
- Moi aussi Jacob.
Et là, une déchirure se fit dans mon cœur. Je voulais lui répondre « Je t'aime Jacob » mais je n'ai pas pu. Je l'aimais c'était certain mais j'avais le sentiment à ce moment là que nous ne partagions pas le même amour. Jacob vit mon trouble.
- Bella, ça va ?
- Oui, répondis-je trop rapidement.
- Tu veux que je m'arrête ?
- Non ce n'est pas ça.
- Tu veux en parler ?
- Non fait-moi oublier.
Il me sourit, m'embrassa fougueusement et repartit bien vite sur mon cou allant ensuite directement sur mon sein gauche qu'il prit doucement en bouche et le suçota. Son autre main cajolait mon sein droit, traçait la peau douce de l'arrondi avant de passer son pouce sur mon téton en finissant par le pincer légèrement. Pendant de longues minutes, il passait d'un sein à l'autre tantôt avec ses lèvres et sa langue tantôt avec ses mains. Jacob ne se lassait pas de malaxer, pétrir, lécher, pincer mes seins. Je souris pendant ce temps, je ne pouvais ni le gouter, ni l'embrasser, je me contentais de fourrager dans ses cheveux. Je ne pu empêcher un rire s'échapper de mes lèvres.
- Je te fais rire, me reprocha faussement vexé Jacob.
- Oui
- Eh pourquoi ?
- Pourrions-nous passer à autre chose ?
- T'es pas patiente comme fille, râla-t-il.
- Allez pousse toi que j'explore aussi, lui répondis-je en essayant de le mettre sur le dos.
Ce qu'il fit dans un soupir.
Jacob avait une musculature imposante, ses muscles étaient très marqués. J'en fis le tour du bout des doigts, j'explorais ses épaules, ses pectoraux, ses abdominaux, son V envoutant. Je profitais de son immobilité pour palper, caresser, malaxer, gouter, lécher son torse. Je le sentais frissonner sous mes caresses. Nous partagions un moment magique.
Je m'arrêtais enfin à la barrière de son pantalon et le regardais.
- Embêtez Bella, me taquina-t-il.
- Oui, admis-je.
- Tu as peur d'aller plus loin ? Me questionna-t-il.
- Oui.
- Nous ne sommes pas obligés d'aller plus loin, me proposa-t-il et si tu veux l'un de nous deux gardera toujours le bas pour éviter un accident.
- Tu appelles faire l'amour un accident ? Le taquinais-je à mon tour.
- Ben si j'ai bien compris oui, tant que tu ne seras pas marié, dit-il tristement.
Je grimaçais, il avait tout à fait raison.
Il me regarda intensément attendant de savoir ce que je voulais faire.
- Jacob, j'ai besoin de me sentir aimer, dis-je hésitante.
- Tu me fais confiance, me demanda-t-il plein d'espoir.
- Tu en doutes ?
Il haussa les épaules.
- Laisse-moi te montrer mon amour.
J'acquiesçai appréhendant mais je devais lui faire confiance, il ne ferait rien qui pourrait me nuire. Il captura alors mes lèvres dans un baiser langoureux. Il ralluma directement en moi cette boule au fond de mon ventre. Il reprit ses caresses sur mon corps cajola mes seins tout en déposant une multitude de baiser dans le cou. Ses mains arrivèrent aux abords de mon shorty, il me regarda avant d'agripper l'élastique et faire glisser mon sous-vêtement le long de mes cuisses.
Il caressait dans son mouvement mes jambes, une fois mon shorty loin dans la pièce Jacob remonta jusqu'à mes lèvres laissant trainer les siennes avec sa langue sur tout la longueur de mon corps.
Nous partîmes dans un long baiser passionné, ses mains embrasaient ma peau, il me caressait tout mon corps, mon ventre, mes fesses, effleurait mon intimité, ses gestes devenaient de plus en plus rapide, urgents comme si le temps nous était compté. J'étais assailli par tous ses touchers quand tout à coup la porte s'ouvrit à la volée, Edward apparut avec Mike. Il était très énervé, les poings serrés à en faire blanchir ses jointures, il me regardait avec un mélange de dégout et de tristesse. Tandis que Mike à ses côtés se rapprochait du lit en enlevant son haut tout en disant :
- Je peux me joindre à vous ?
Je me mis à crier, je me relevais assise dans mon lit en sueur. Je passais une main dans mes cheveux. Ce rêve qui devenait de plus en plus un cauchemar, voila plusieurs nuits que je le faisais. La première fois, il s'arrêtait au baiser quand Edward faisait interruption seul. La seconde, Edward surgissait avec Emmett lorsque nous étions torses nus. Et enfin cette fois-ci avec Mike, j'ai eu presque un haut le cœur à cette pensée. A quelle horreur aurais-je droit la prochaine fois ? Edward qui débarque avec James alors que Jacob à sa tête entre mes jambes ?
La première fois que j'avais fait ce rêve, j'ai couru dans mon dressing à la recherche d'une porte dissimulée sans succès, j'aurais vraiment apprécié cette liberté mais en attendant il fallait que j'arrive à faire cesser ce rêve. Mes hormones me jouaient des tours mais ma sexualité était abordée presque tous les jours mais de façon très malsaine. La conversation sur l'héritier m'avait laissé un goût amer même si au final j'avais eu gain de cause et le soutien de Renée.
C'était une bonne chose que je sois sous pilule, je pourrais peut-être après le mariage vivre librement ma sexualité, et je devais avouer que j'avais hâte de connaitre les affres des pulsions, du désir et de l'abandon de soi.
Ma grande inconnue était avec qui allais-je connaitre mes premiers émois ? Mais avant vraiment de penser à cette question il fallait que je me décide à savoir si j'allais ou non épouser Edward !
Pour cela, je repensais à la conversation que nous avions eu avec mon père ce soir là. Renée lui avait confié ce qui la terrifiait autant mais mon père refusa de me le dire. Par contre, il me fit la promesse de tout me dire une fois ma décision prise. J'avais un choix à faire, je devais donner ma réponse à mes parents le lendemain du bal. Je devais choisir entre ma pleine liberté, loin de l'île, loin de tout ce qui me rapprochait de près ou de loin à Syllavie pour vivre pleinement mes rêves mais seule ou alors rester à Syllavie épouser Edward et les responsabilités du royaume entourée de mes proches.
Aucun des deux choix ne s'imposait à moi. Pour les Cullen males j'étais considérée uniquement comme un utérus et s'en était affligeant. Seulement serais-je capable d'être heureuse loin des personnes qui me sont chères ? Etais-je prête à renoncer à gouverner cette île car oui j'étais fascinée par l'utopie de Sylvain de Picardie. Si la liberté c'est le savoir, étais-je libre sur l'île connaissant les tenants et aboutissants de mes choix ou regretterais-je toujours de ne pas avoir choisi de vivre ma propre vie, loin des contraintes, faisant quotidiennement mes propres choix et ne pas subir l'accord de ma mère. Etre pleinement maître de ma vie consistait-il en restant sur l'île ou en la quittant ?
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La journée se passa tranquillement, j'avais eu un cours avec Jasper, je n'avais pas pu encore le questionner sur Alice, j'attendais de me sentir plus proche de lui et inversement, je voulais jouer les entremetteuses. Les cours de Jasper devenaient très complexes. Visiblement depuis deux siècles, l'île avait atteint son nombre maximal de superficie habitable au sol dû à la loi sur l'agriculture restreignant les constructions. A cette époque, l'île dû faire face à une grave crise. Elle était très prisée par les gens riches du coup, tout le monde voulait avoir sa résidence ici, les plus riches arrivaient à racheter les baux des moins riches. L'île appartenant dans son intégralité à notre famille, les habitations étaient louées pour des périodes de 10 ans renouvelables et d'un an renouvelable pour les résidences universitaires.
Avec le rachat des baux à cette époque, l'île fut rempli de gens riches qui attendaient de se faire servir le problème est qu'il n'y avait plus personne pour faire le pain, le ménage, la maintenance enfin tous les travaux un tant soit peu physiques. Toute l'île était paralysée. Alors une politique d'immigration fut mise en place. Les personnes autorisées à vivre sur l'île était choisie en fonction de leur métier, même les gens riches devaient travailler, ils devaient exceller dans un domaine comme la finance, le management, pour pouvoir l'enseigner à l'université. Syllavie avait des accords avec la France, l'Italie et l'Espagne pour faciliter les partenariats et les immigrations. Il fallut plusieurs décennies pour rétablir un équilibre dans l'organisation de l'île.
Par ailleurs, les habitants avaient la possibilité de refaire leur habitation. Jasper me promit de me faire visiter certains quartiers où l'extravagance des habitations était de mise. Les gens riches étaient restreints au sol, donc ils contournèrent le problème de l'espace en ajoutant des étages à leur résidence. Une loi fut mise en place pour restreindre à 4 le nombre d'étage des maisons particulières.
Je me demandais combien d'étages comprenait la maison des Cullen. J'avais appris que tout étudiant bénéficiait d'un petit appartement sur le campus. Alice et Edward vivaient visiblement dans l'un deux. Rosalie et Jacob qui avaient commencés l'université avaient préférés pour l'instant demeurer au palais pour rester auprès de moi.
Tous avaient repris le chemin de l'université et mes journées se partageaient entre les cours de Jasper et les explications, informations que me donnaient mes parents sur Syllavie. Je me sentais un peu seule, j'aurais voulu aussi reprendre l'université mais j'avais des choix à faire, des connaissances à acquérir très vite pour connaitre mon île. Ce soir les Volturi venaient manger au palais et c'est avec appréhension que je me rendis dans ma chambre me préparer.
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Mon ange était en danger, il fallait que je protège son innocence et sa pureté. Comment un être aussi parfait pouvait être entouré de personnes aussi abominables ?
Son père a été incapable de la protéger, sa mère l'avait vendu, Cullen père voulait lui arracher un héritier de ses entrailles, Cullen fils n'attendait que de se pavaner avec ma belle au bras en tant que Comte, James l'avais choisi comme nouvelle proie et même son soit disant ami de Forks n'attendait qu'une chose de la faire sienne.
Depuis que j'avais posé mes yeux sur elle, je cherchais un moyen de l'éloigner de cette folie qui l'entourait. Comme une révélation je compris que c'est pour elle que j'étais resté pure, je voulais tout partager avec elle. Je voulais tout lui offrir, dans quelques mois nous pourrions enfin vivre notre amour loin de cette île de malheur.
J'avais acheté sous un faux nom un magnifique bateau qui nécessitait quelques travaux néanmoins. Je ne pouvais pas demander de l'aide pour les effectuer, ne voulant pas attirer les soupçons, je passais donc tout mon temps libre pour le réparer comme il se doit.
Grace aux ridicules des Cullen, je savais que ma douce préserverait encore quelques temps sa pureté, j'avais jusqu'à son mariage pour mettre en place mon plan.
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Mes premiers débuts lemonesques sont un peu difficiles, dites moi ce que vous en pensez.
A mercredi pour tout savoir sur Alec …
