Bonjour à toutes

Merci à toutes pour votre soutien…

Désolée visiblement je vous ai un peu mêlé en vous parlant d'Alec à la suite du point de vue mystère. Pour le dernier point de vue, je ne dirai pas qui c'est, juste des indices : c'est soit quelqu'un de très proche de Bella, soit quelqu'un qui a les moyens de soudoyer des proches de Bella, j'entends par là le service de sécurité. Tous les couloirs du palais sont sous surveillance vidéo avec les aptitudes des gardes du corps (lire sur les lèvres) ils sont au courant de beaucoup de choses, vous pouvez déjà éliminer de la liste des suspects, les Cullen, James, Jacob. Cet inconnu fait déjà parti de l'histoire, je ne le rajoute pas et cette facette de l'histoire reste au second plan.

Ensuite pour Alec je vous avais demandé quel rôle vous vouliez le voir jouer. Pour Aro Volturi il est clair qu'il veut voir son fils devenir comte, mais lui ? La réponse de suite

Bonne lecture

Chapitre 10 : Alec

Une fois prête je descendis dans le grand salon accueillir les Volturi, la famille élargie était présente, Aro et ses frères, leurs épouses et leurs enfants. Aro poussa un peu Alec vers moi en disant qu'il fallait laisser les jeunes ensembles, ses manipulations pour me coller avec son fils m'exaspéraient et à ma surprise à lui également étant donné son soupire résigné.

Je dévisageais alors un peu plus longuement : Alec. C'était vraiment un très bel homme, si ma référence en terme de beauté était maintenant Edward, je dirais qu'il était aussi beau que lui cependant ses yeux bleus gris lui donnent un aspect plus froid d'apparence alors que tout dans son attitude traduisait un garçon chaleureux.

Nous commençâmes à discuter, il était de compagnie joviale et plaisante. Pendant le diner il était un vrai gentleman, pas une fois il me fit des sous entendus et soupirait à chaque allusion de son père. J'avais presque envie de le prendre dans mes bras pour cela. Le repas était tendu, les Volturi n'avaient pas l'air d'apprécier mon père, les conversations se concentraient sur l'île et ces projets.

A la fin du repas je proposais à Alec d'aller se dégourdir les jambes. Il accepta. Aro fit un sourire victorieux en nous voyant quitter la pièce.

A peine la porte refermée sur nous, Alec se mit face à moi :

- Comtesse, commença-t-il gêné en passant une main dans ses cheveux, je suis sincèrement désolé pour l'attitude de mon père et ses sous-entendus.

Je fus soulagée même si j'appréciais sa compagnie le fait qu'il s'excuse pour son père me laissait présager qu'il ne partageait pas son point de vue et c'était une bénédiction en soi.

- Il n'y a pas de mal, répondis-je.

Je le vis encore plus gêné.

- Alec, il y a un problème ? Tentais-je.

- Je ne partage pas l'opinion de mon père, murmura-t-il en se balançant d'un pied sur l'autre.

- Mais encore, insistais-je.

Je ne comprenais pas où il voulait en venir et pourquoi il était si gêné.

- Ne le prenez pas mal Comtesse, vous êtes vraiment séduisante mais c'est juste que mon cœur est déjà épris d'une autre.

-oh, dis-je comprenant enfin là où il voulait en venir.

Enfin un qui écoutait son cœur et n'était pas aveuglé par mon titre, je lui fis mon plus beau sourire, pour sa franchise, pour le fait qu'il ne soit pas intéressé, j'aurais presque eu envie de l'embrasser pour le remercier.

- Merci, lui dis-je. Merci pour ta franchise, merci d'être différent et ne pas me solliciter pour le titre de Comte. D'ailleurs appelle moi Bella et tutoies moi.

- Si mon père apprenait le contenu de notre discussion il m'étriperait, rigola-t-il.

- Ça reste entre nous, alors, soufflais-je.

Il me sourit, nous commençâmes à marcher dans les grands couloirs du palais. Au bout de quelques minutes, je le questionnais :

- Puis-je connaitre celle qui a conquis ton cœur ?

Il perdit instantanément son sourire.

- Je ne sais pas, d'autant plus que cet amour n'a aucune chance d'aboutir, il est voué à l'échec avant qu'il ne commence.

Il avait une telle tristesse dans sa voix.

- Mais pourquoi ? Ne pus-je m'empêcher de le questionner.

- Nos familles sont pires que les Montaigu et les Capulet*, soupira-t-il.

- A ce point ? Tentais-je de le taquiner.

- Non, vraiment pire.

- Veux-tu m'en parler ?

- A quoi bon, mon père n'acceptera jamais cette union, il n'envisage pas d'autre option que la notre, me fit-il dans un grimace, désolé, rajouta-t-il faiblement.

- Si ça peut te soulager, ça aurait été peine perdue de tenter de me séduire.

- A ce point ? Se dérida-t-il.

- Et encore pire, je suis un peu perdue et en plein conflit.

Mince qu'est ce qui m'avait pris de lui dire ça ? Je le connaissais à peine et j'étais prête à lui faire part de toutes mes inquiétudes, mes doutes. Peut-être parce qu'à sa manière nous partagions un même sentiment, celui de ne pouvoir suivre sereinement la voie de son cœur. Mais que me dictait mon cœur, lui aussi était des plus confus. Ni ma raison, ni mon cœur n'arrivaient à voir claire dans mon avenir.

Il me sortit de ma rêverie en disant :

- Je te propose un marché, nous nous confions nos peines de cœur. Sachant que notre relation est purement amical, peut-être que nous pourrions nous soutenir dans nos travers amoureux ?

- D'accord, fis-je incertaine malgré tout.

- Bon j'ai commencé à toi de me parler un peu de ton dilemme.

- Eh bien, je dirais que mon cœur balance entre deux personnes. La raison et les sentiments pour faire simple.

Oui c'était tout ce que je pouvais dire, Jacob était mon amoureux à Forks… il était la voie de mon cœur, ça y est j'utilise déjà le passé en parlant de Jacob et moi. Bref, la raison est sans nulle doute Edward. Ce n'était pas vraiment la raison mais le choix réfléchi de ma mère, le choix pour l'île.

- Hum hum, fit Alec, je suppose que l'un d'eux est ton ami de Forks ?

- Oui, à toi maintenant !

Il était bien trop perspicace pour mon bien il fallait qu'il me parle de lui et qu'on revienne sur un terrain moins dangereux pour moi.

- Je n'ai jamais réellement appris à la connaitre, sauf que la première fois que je l'ai vu, mon cœur c'est mis à battre plus fort et plus vite. Je sais peu de chose sur elle, d'intime je veux dire car je suis incollable en ce qui la concerne de public. A Toi, s'exclama-t-il joueur.

Je souris, son ton triste du début c'était réjoui sur la fin. Il était vraiment mordu de cette fille, sans vraiment la connaitre. Je pense que je comprenais un peu de sa peine. Que pouvais-je lui révéler, je soupirais et lui répondit tout bas.

- Jake ne désire en aucun cas être comte. C'est mon premier amour, mon confident, Syllavie a fragilisé toute la relation que nous avions construite, je ne sais pas quelle place peut prendre notre relation ici, finis-je tristement.

Les mots juste auraient peut-être été je ne sais pas quelle relation pouvons-nous entretenir sans nous blesser plus que nécessaire.

- Et qui est l'autre ? Me questionna-t-il.

- Je ne sais toujours pas moi celle qui a touché ton cœur, lui fis-je remarqué.

Il soupira.

- Si je te le dis, tu me donneras l'identité de l'autre ?

Surement, je pouvais lui dire que c'était Edward, mais que dirais-je ensuite, que ce n'était même pas ma raison qui le choisissait mais ma mère ? Il était impensable que je lui parle de l'accord même si le courant passait bien entre nous. Fallait-il lui dire alors qu'il m'attire au même titre que Jacob ? Je grimaçais à l'idée.

Il prit ma grimace pour un refus.

- Allez Bella, je commence si tu veux.

J'acquiesçais de la tête, la curiosité avait pris le dessus.

- C'est Alice Cullen, me murmura-t-il la tête basse.

Je fis des yeux ronds et ma bouche fit un beau :

- OH !

- Ouais, dit-il mal à l'aise, je sais c'est peine perdue.

- Ce n'est pas ce que j'ai dit, enfin je ne connais pas les sentiments d'Alice, mais si tu veux à notre prochaine sortie, je t'inviterais.

J'avais vraiment éprouvé de la peine le voyant si abattu et défaitiste, je voulais lui faire retrouver le sourire d'où ma proposition, j'espère que les autres verrons comme moi quel jeune homme formidable il est.

Il me fit un grand sourire et ajouta :

- Cool, ça sera doublement bénéfique pour moi, je pourrai voir Alice et apprendre à la connaitre tout en faisant plaisir à mon père de savoir que je suis en ta présence. Il me lâchera un peu j'espère.

Après une petite pause, il me dit malicieusement :

- C'est à ton tour maintenant.

Je me mordis la lèvre, il fallait que je me jette à l'eau, je ne risquais rien.

- C'est… C'est Edward bégayais-je.

- Ah, me dit-il simplement.

Nous marchâmes quelques minutes en silence tous les deux perdus dans nos pensées, enfin moi j'attendais surtout une réaction de sa part autre que son « ah ».

Enfin il reprit la parole :

- Quel est le problème avec lui, je ne doute pas de son désir de devenir Comte.

- Non ce n'est pas ça, admis-je, il est très beau, il aime cette île et ferait surement un comte parfait sauf qu'il a tendance à m'exaspérer, il est d'une telle arrogance parfois et sûr de lui, ricanais-je.

Il me fit un sourire entendu.

- Peut-être pourrions-nous nous rendre service mutuellement, commença-t-il pensif.

- Ah oui et comment ? lui demandais-je intriguée. J'avais une réponse à donner à Renée rapidement et toute l'aide était la bienvenue.

- Je pourrais devenir ton pseudo petit ami, de ton côté ça fera perdre de l'assurance à Cullen et te laissera le temps de faire le point sur tes sentiments. De mon côté, je pourrais être plus proche d'Alice et faire plus amplement sa connaissance tout en calmant mon père.

Rien que l'envie de voir la tête que fera Edward, je voulais tenter le coup, enfin peut-être pas en tant que petit ami quand même.

- Et si nous nous contentions d'être de bons amis, flirtant devant Edward mais pas Alice ?

- Oui ! C'est plus raisonnable admit-il, cette idée me plait.

- Affaire conclue, proposais-je.

-Deal, répondit-il.

Nous nous sourîmes en se serrant la main.

Nous retournions alors vers la salle de diner bras dessus bras dessous. Nous décidâmes de nous retrouver le lendemain dans l'après midi, cette semaine me semblait bien longue sans mes amis.

Je refis mon rêve cette nuit là, mais il était encore plus déplaisant à chaque fois que je rêvais fermer les yeux et que je les rouvrais, je voyais un nouveau visage et toujours des mains posées sur moi. Jacob, Edward, Alec et James défilèrent dans mon rêve, c'est tremblante que je me réveillais à 6 heure du matin ce jeudi.

La matinée se passa doucement, j'étais impatiente de revoir Alec. Je me sentais bien avec lui, je n'avais pas à être dans la démonstration de mon titre, j'avais l'impression de pouvoir être moi, juste Bella. Il n'y avait pas d'enjeu dans notre amitié, juste de la complicité. J'aurais voulu passer tout mon temps avec lui tellement il était agréable, intelligent et n'attendait rien de moi, juste le plaisir de faire connaissance d'une nouvelle personne.

J'étais encore plus contente que ce soit Quil nom chaperon aujourd'hui. Mes chaperons se comportaient tous de manière très différente. Emmett était du style pote et si sa présence était amusante, elle ne permettait pas d'intimité. Mike me mettait mal à l'aise, il était toujours trop près de moi lorsque nous étions seuls et me regardait avec envie. Sam était plutôt style garde du corps. Il était toujours à environ 2 mètres de moi et regardait partout anticipant le moindre danger et enfin Quil…

J'avais eu peur au début qu'il soit un deuxième Mike quand Sam me l'avait présenté il avait rougi, sauf qu'Alice avait tenté de plaisanter avec lui, il n'avait pas rougi, il avait viré écarlate. Je compris alors que ce n'était pas moi qui l'intimidait mais les filles en général.

C'est alors qu'il se rendait invisible en tant que chaperon. Je ne le voyais pas sauf que lui me voyait. Je ne sais pas comment il faisait néanmoins lundi dernier quand j'avais trébuché, il avait été vers moi en moins de 30 secondes pour m'aider à me relever, il avait les joues rougies et une fois assurée de ma stabilité il avait de nouveau disparut de mon champs de vision.

C'était joyeuse et sans trace de Quil que j'attendais Alec. Il arriva pour l'heure du thé. En cuisine, Bree l'intendante aux cuisines, m'aida à préparer un panier avec de quoi faire une sorte de « gouter » improvisé dans le jardin.

Alec porta le panier et nous nous installions non loin du palais.

Nous étalions une grande couverture pour s'installer dessus. Après s'être rafraichi avec une boisson et prit quelques gâteaux nous nous allongions pour tenter de découvrir des formes dans les nuages.

Je lui demandais alors de me parler de lui, de sa famille, de son lien avec l'île et là je sentis son malaise. Il n'était pas vraiment en harmonie avec sa famille et ses principes. Il se renfrogna un peu alors qu'il fixait les nuages, je pris un morceau de biscuit pour tenter de le dérider un peu. Je visais sa tête sans pour autant faire mine de bouger. Mon projectile atterrit sur son bras, il passa sa main dessus comme pour chasser un insecte. Je retentais une nouvelle fois et atteint son torse, il fit le même geste. A l'essai suivant, j'atteignis son visage, je me mordais les lèvres pour ne pas rire. Il fit le même mouvement agacé et se retourna vers moi.

Quand il vit mon sourire, il comprit.

- Oh, fit-il tout en commençant à se lever.

Je fus plus rapide à me lever et partie en courant, je voulais être à une distance raisonnable ne sachant pas comment il prendrait ma plaisanterie.

Je l'entendis mugir :

- Si je t'attrape…

Il ne finit pas sa phrase et tenta de m'attraper, nous entreprenions alors une course poursuite dans le jardin en riant aux éclats, j'arrivais à l'esquiver 2 ou 3 fois, jusqu'à ce qu'il me plaque au sol et que nous éclations de rire.

Dans sa chute, il était tombé sur moi, tout en essayant de me protéger avec ses bras. Il était pratiquement allongé sur moi et se hissa sur ses bras pour se décoller.

J'avais dans la tête les images dans les films où à ce moment là généralement le couple se regarde dans les yeux puis les lèvres avant de s'embrasser passionnément.

Je devais faire une drôle de tête, perdue dans mes pensées car Alec arqua un sourcil et me demanda à quoi je pensais.

- Au film, répondis-je simplement.

Il éclata de rire en tombant sur le dos à côté de moi.

- Tu aurais voulu que je t'embrasse, me taquina-t-il.

Je pouffais à mon tour, il était trop perspicace pour mon bien, même si ce n'était pas ce que je souhaitais, c'est à cela que j'avais pensé. Je lui répondis alors :

- Pas le moins du monde mais j'en serais presque offensée que tu n'y ai pas pensé, lui répondis-je malicieuse.

Il ria à ma réflexion.

- Mes excuses Comtesse, dit-il solennellement en se relevant.

- Ouais, dis-je pas convaincue et alors sans que je m'y attende, il se mit à me chatouiller, je me débattais, riais à en avoir mal au ventre. Je réussi enfin difficilement à dire :

- Ok je te pardonne.

- Bien, fit-il avec un sourire.

Il se releva et m'aida à me relever également, nous sourions tous les deux, je cherchais déjà un moyen pour me venger. J'appréciais de plus en plus Alec, il avait le don de me faire oublier ma condition. Alors que nous rentrions vers le palais, nous aperçûmes Edward qui partait, les mains dans les poches, les épaules voutées.

Nous nous regardâmes et Alec me dit amusé :

- Il se peut que nous ayons déjà fait enrager Cullen à notre insu.

- Surement, répondis-je pensive.

-x-x-x-x-x-x-

J'avais beaucoup réfléchi aux propos de ma mère et de ma sœur. Je voulais avoir une discussion avec Bella en commençant par m'excuser de mon attitude et voir avec elle ses souhaits et ce qu'elle attendait de moi. J'étais prêt à beaucoup de concession sauf refuser l'accord de nos parents, je ne pouvais pas m'empêcher de la vouloir pour femme.

J'avais la chance de pouvoir aller et venir au palais à ma guise. Très vite je repérais Quil sur la terrasse qui regardait vers le jardin. Je supposais que Bella ne serait pas loin de lui vu que c'était un de ses chaperons mais arrivé à sa hauteur, je fus choqué par la scène qui se déroulait devant moi. Bella était allongée à côté de Volturi et lui lançait des trucs dessus. Quand ce dernier s'en rendit compte il lui fit la chasse. Je ne pus m'empêcher de répliquer sans même dire bonjour à Quil.

- Tu attends quoi pour t'interposer, crachais-je.

Il me regarda incrédule et répondit tranquillement.

- La vertu de la Comtesse n'est pas en danger, elle a le droit de s'amuser.

- Mais… tentais-je cherchant les mots qui le feraient réagir, il me coupa.

- Tu n'as pas à me dire comment faire mon travail, répliqua-t-il tranchant.

J'étais furieux, je voulais bondir, les séparer. Alec était maintenant à moitié allongé sur Bella mais si je fais ça, alors qu'elle riait, elle ne me le pardonnerait pas. Je regardais Quil qui ne bougeait pas d'un pouce. Alec chatouillait ma femme et je pouvais entendre son rire d'ici.

Ce son était merveilleux et mon cœur se déchira.

Je ne pouvais supporter plus longtemps ce spectacle, j'étais impuissant, je fis donc demi-tour fourrant mes mains dans mes poches et je me dirigeais vers la sortie, blessé, fatigué et amoureux.

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*Roméo et Juliette

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Alors j'espère que le personnage d'Alec vous a plu. Moi je l'aime bien. Dites moi vos impressions…

A bientôt avec le Bal !