Bonjour à toutes
Alors merci pour cette explosion de messages, ça m'a vraiment fait plaisir et je suis heureuse qu'Alec vous plaise même s'il y a des suspicieuses dans la salle.
Désolée pour celles à qui je n'ai pas pu envoyer le point de vue d'Edward du chapitre précédent (FF a bloqué des adresses et d'autres sont revenues en non délivré). Bref pour remettre tout le monde à niveau j'ai ajouté au chapitre 10 à la fin le point de vue d'Edward.
Merci à CeLiRa3789 de me relire et me corriger.
Bonne lecture
Chapitre 11 : Le bal
L'heure du bal était arrivée. Avec Alice et Rosalie nous avions passé la journée à nous apprêter. Une esthéticienne, une maquilleuse et une coiffeuse étaient à notre disposition, elles nous torturèrent tour à tour enfin je crois qu'il y avait que moi pour voir dans ces traitements une torture.
J'avais découvert le matin même la salle de bal. C'était une immense pièce à hauts plafonds décorés, de magnifiques luminaires et des grandes fenêtres en arrondies sur le dessus.
Des grandes tables avaient été installées à gauche de l'entrée pour le buffet, des chaises étaient disposées de ci de là ainsi que de petites tables rondes.
Au centre, une grande piste de danse et au fond un escalier en arc de cercle arrivait sur une estrade où était disposé des genres de trônes. Sur la droite de ceux-ci, une autre scène avec des instruments d'orchestre et un magnifique piano à queue.
J'étais ébahie par cette pièce, Sylvain de Picardie se considérait comme un roi, enfin c'est ce qu'il était sur cette île et nous aussi sauf que je ne m'en étais pas vraiment rendu compte avant cet instant.
J'étais bouche bée devant ce spectacle magnifique, je me sentais petite et insignifiante. Alice à côté de moi sautait partout tellement elle était excitée.
- Tu verras pour ton mariage, elle sera encore plus belle, il y aura des fleurs blanches partout et du tulle assorti, ça sera magique et ta robe, fini-t-elle rêveuse, avant de reprendre : D'ailleurs, je crois que ta mère hésitait à demander à la maison Gucci ou Chanel de la faire, tu en penses quoi ?
J'avais perdu le fil au mot « mariage », je n'avais plus beaucoup de temps pour me décider.
Parler dans les grandes lignes à Alec m'avait fait du bien mais cela ne m'avait pas permit de prendre ma décision. J'avais des sentiments mitigés, je n'avais pas revu Edward depuis le lundi soir hormis la fois où nous l'avions aperçu sortir du palais. J'avais presque des remords qu'il m'ai vu en train de me chamailler avec Alec vu l'air qu'il avait en partant. Mais je savais très bien aussi que si je l'avais eu en face de moi, il n'aurait pas pu s'empêcher de faire une remarque acide ce qui m'aurait prodigieusement agacée. Je devenais complètement masochiste j'étais en train de me demander si je préférais avoir des remords pour Edward ou de la colère. Enfin, je devais bien admettre que c'était étonnant de sa part qu'il ne soit pas venu 'pisser sur ma jambe' devant Alec histoire de bien marquer son territoire. Je ne savais plus trop quoi en penser, j'avais vraiment cru que je le verrais avant le bal, mais non. J'avais passé mon vendredi avec ma mère qui m'expliquait le protocole lié au bal, j'en fus que plus nerveuse.
Ajouter à cela mon rêve si étrange. L'attitude de Jacob avait un peu changé, il n'était plus l'ami comme je l'avais connu, il était dans l'attente. Il me faisait quelques fois des sous-entendus discrets, il n'y a pas de doute qu'il acceptait de prendre le rôle d'amant, même si ça ne lui plaisait pas entièrement.
J'étais seule avec mes doutes. Alice m'entraina dans la salle de bal, j'étais si petite face à cette magnificence. Nous montions l'escalier de marbre, à l'étage se trouvait des chambres, des salons, des immenses salles de bain, nous aurions dit des suites. Alice se dirigera vers une porte à droite pour nous préparer. Rosalie, Alice et moi commençâmes donc à se prélasser dans un jacuzzi avant de passer dans les mains de l'esthéticienne, la coiffeuse et la maquilleuse.
Le soir venu, je devais attendre pour apparaître en dernier en haut des marches, c'était tellement cliché.
J'avais une trouille affreuse de tomber dans les escaliers avec les talons que je portais, j'avais l'impression de ressembler à Romy Schneider dans Sissy. Ma robe bustier prune s'évasait à ma taille exagérément selon moi. Ma coiffure savante composée d'un chignon et d'anglaises me donnait un air princier.
Descendre au bras de mon père faisait trop mariage à mon gout alors quand Emmett s'était proposé de m'aider pour les escaliers j'ai saisi l'occasion… il serait sûrement comme à son habitude : divertissant. J'avais remarqué la manière dont il dévorait des yeux Rosalie, je n'avais pas à me faire du souci d'un quelconque sous-entendu entre nous.
Arrivée en haut des marches mon cœur battait un peu la chamade, tout ce monde était là pour moi. La majorité des jeunes hommes de Syllavie voyaient en moi un moyen de devenir comte.
Je respirais péniblement. Emmett me prit le bras en disant :
- Show time princesse !
Je lui fis une grimace, il me sourit. Nous commençâmes la descente de l'escalier, quand il me dit bien à propos :
- Bella, sais-tu comment on appelle un bel homme accompagnant une brune ?
Je le regardais médusée, il me faisait quoi là ? Et il s'esclaffa :
- Un otage.
Il était visiblement content de lui, il ne me laissa pas le temps de rétorquer qu'il enchaina
- Sais-tu pourquoi les blagues sur les blondes tiennent sur une ligne ?... C'est pour que les brunes puissent s'en rappeler.
Emmett était incorrigible, égale à lui-même, il finit par me faire rire, il rayonna alors à mon bras. C'est alors que je me suis rendue compte qu'on était au bas des marches, il avait réussi à me faire oublier cette épreuve qui consistait à ce que je sois le centre d'attraction, il avait réussi à m'emmener avec lui dans son monde déjanté.
Nous fîmes quelques pas vers mes parents. Je remerciais Emmett pour son soutien, il m'avait permis d'occulter ces 400 paires de yeux fixés sur moi.
Ma mère me serra la main, il était d'usage que j'ouvre le bal de même je le ferme et ce avec la personne de mon choix.
Je cherchais alors désespérément un visage familier. J'aperçus Alice avec Rosalie, une autre fille blonde, un peu le sosie d'Alice, même coupe de cheveux, sauf aussi blonde qu'Alice était brune, même taille, même sourire pétillant.
Je cherchais encore et je vis James à côté de la copine d'Edward ou son ex, je ne savais pas vraiment en réalité. Elle était très belle, grande élancée, mais surtout vulgaire à mon gout. Je fus étonnée par ce jugement que je portais et je compris comme une révélation que sa présence m'offensait.
Tout se mélangeait d'un coup dans ma tête et si la polygamie était autorisée sur l'île, la seule façon dans avoir le cœur net était Jasper.
A ma plus grande joie, avec sa grande taille et ses cheveux blonds, je le repérais facilement et c'est d'un pas décidé que je me dirigeais vers lui.
- Jasper, accepteriez-vous cette danse ?
- Ça serait un honneur comtesse.
Nous commençâmes à danser maladroitement et tout le monde se mit à faire de même. Nous nous contentâmes à faire du sur place. Une fois que l'attention n'était plus sur nous, je me lançais dans mes préoccupations.
- Jasper, est-ce que la polygamie est autorisée sur l'île ?
Il se recula incrédule pour me dévisager.
- Euh non.
Je soupirais, il reprit.
- L'île n'est pas affiliée à une religion, Sylvain de Picardie ne voulait pas en imposer ou être sous le jong de l'église catholique. Cependant en chrétien, il a fait bâtir la cathédrale et la chapelle. Toutes personnes se faisant baptisées ou mariées dans ces lieux adhèrent alors aux convictions de l'église principalement les 10 commandements.
J'acquiesçais de la tête.
- Cela répondit-il avec votre question ?
Je souris.
- Comme toujours, Jasper.
La chanson atteignait ces dernières notes quand j'aperçus quelqu'un derrière Jasper, même si nous dansions maladroitement, j'avais au moins un sentiment de sécurité avec lui.
- Comtesse, me feriez-vous l'honneur d'une danse ? Me demanda d'une voix suave James.
Je répondis oui de la tête un peu rigidement, tout en cherchant frénétiquement des yeux mes amis. J'avais demandé à Jacob, Emmett et Alec de venir rapidement prendre le relai s'il me voyait danser avec James. Emmett dansait avec Rosalie, il n'avait pas perdu de temps et tous les deux avaient l'air sur un nuage, l'aide ne viendrait pas de là. J'avais beau scruter la foule aucun visage familier m'est apparu.
Je m'approchais donc de James qui me saisit par les hanches pour me coller à lui. Je ne savais pas trop où poser mes mains, il était bien plus grand que moi et ne suivait pas le tempo de la musique. Il me faisait danser un genre de slow collé-serré. J'étais crispée, je me concentrais sur ma respiration pour essayer de me calmer.
Alors qu'il me serrait assez fort, je sentais qu'il faisait des spirales avec ses doigts, j'étais folle de rage, je bouillonnais et tout ce monde ne me permettait pas d'exploser.
Il tenta de me faire la conversation, je répondais par monosyllabe, ne pouvant m'arrêter de chercher des yeux de l'aide.
Je sentis alors ses mains glissés de mes hanches dans mon dos puis le bas du dos. Ma réaction fut instinctive hors de question qu'il pose ses mains sur mes fesses. Je pliais les genoux prêtes à m'échapper de son étreinte.
Il me rattrapa et me retient dans ses bras en me disant :
- Ok, j'arrête ! Et il me plaqua de nouveau contre lui.
J'hallucinais, pas d'excuses, rien. Ce mec ne doutait de rien, j'étais furax et réfléchissais en vain à comment me défaire de ce type quand enfin on vient me sauver.
Le doux ténor d'Edward se fit entendre :
- Puis-je avoir l'honneur Comtesse que vous m'accordiez la prochaine danse ?
Je me détachais des bras de James avec un peu trop d'empressement. J'aurais presque sauté au cou d'Edward tellement le soulagement était grand. Edward me saisit vivement et m'entraina de suite un peu plus loin, je soupirais de soulagement.
Il me fit un sourire timide. Nous nous regardions un peu gêné. Je m'attendais à ce qu'il déverse toute sa frustration que je danse aussi proche de James ou plus surement de ma complicité avec Alec mais il n'en fit rien. Vu qu'il n'allait visiblement pas engager la conversation, je décidais d'aller sur un terrain neutre.
- Tu sais, je ne suis vraiment pas une bonne danseuse.
- Pas grave, tout est dans le cavalier.
Je fis une grimace contrite.
Il se rapprocha de moi posa sa main gauche au milieu de mon dos, il déposa ma main droite sur son épaule. Il décolla son bras gauche de son corps mon bras reposant dessus. Il attrapa ma main gauche et appuya sa paume contre la mienne et me dit :
- Comtesse vous devez maintenir une pression dans votre bras pour anticiper mes mouvements. Quand je voudrais que vous avanciez vers moi alors que je reculerais, je presserais ma main dans votre dos et je tirerai sur votre main gauche.
En même temps qu'il parlait, il m'en fit la démonstration.
J'acquiesçais de la tête alors qu'il reculait et que j'avançais, il reprit :
- Quand j'avancerais vers vous et que vous devrez reculer, je détacherais ma main de votre dos et pousserai avec l'autre.
Là encore il m'en fit la démonstration de même que pour tourner vers la gauche ou la droite. Il finit par un « prête ? ». Je hochais la tête.
Il se redressa, je remarquais alors qu'il était courbé vers moi. Je dû me mettre sur la pointe des pieds. Edward portait une partie de mon poids et il commença à valser doucement.
Je fus surprise d'arriver à le suivre, sans piétiner ses pieds. Je me sentais étonnamment légère, je flottais dans ses bras, il était si aisé de se déplacer pour moi, comme si ma gaucherie avait disparu, je n'avais qu'à suivre les mouvements d'Edward et nous évoluions avec allégresse. Pendant que nous valsions, je sentis toute la tension de ces derniers jours s'évaporer, ce bal m'avait étonnamment mis sur les nerfs et là mon corps commençait enfin à se détendre tout comme mon esprit qui s'apaisait. Edward et moi avions le regard dans le vague, je me sentis comme partir loin, loin de cette foule, loin des soucis.
J'étais maintenu dans l'étau des bras d'Edward et je m'abandonnais. Edward dû ressentir que je devenais comme une poupée de chiffon dans ses bras puisqu'il me rappela à l'ordre : en agitant ma main gauche contre la sienne, il me dit :
- Comtesse, ne lâchez pas la pression. Son ton n'était pas doux, ni froid, il était … autoritaire oui c'est ça, autoritaire. J'en venais à me demander dans d'autres circonstances ce ton pouvait faire sur moi vu que je n'ai pas eu idée de protester.
Alors que je me re-concentrais, Edward accéléra le mouvement. Il avait toute mon attention et il nous fit évoluer sur la piste de danse avec grâce et aisance. J'étais impressionnée qu'il ne fatigue pas plus que cela avec une partie de mon poids en plus.
Nous tournions à une allure plus soutenue depuis plusieurs minutes la sensation de légèreté, mes cheveux au vent, si je fermais les yeux, je croirais voler.
Je ne pu m'empêcher de sourire. Je suis sûr que j'arborais un sourire lumineux, tellement cet instant était parfait, alors que tout autour de moi m'irritait, ce bal, ces invités, j'étais là dans les bras du plus beau jeune homme à voler, virevolter, plus rien n'avait d'importance hormis cette sensation de liberté que me procurait cette danse.
Edward vit mon sourire et sourit à son tour, c'est alors que nos regards s'accrochèrent. Je me noyais dans son océan vert, essayant de comprendre quel homme il pouvait être. Je voyais dans ses yeux, de la tendresse, je me sentis en sécurité.
Malheureusement trop vite à mon gout, ses yeux dévièrent sur mon visage pour s'arrêter sur mes lèvres.
Je me raidis d'un coup et s'il tentait de m'embrasser ? Que pouvais-je faire ? Devant tout le monde pouvais-je le repousser ? C'était trop tôt, je n'étais pas prête pour ça. Serais-je prête un jour ?
Il dut sentir mon trouble ses yeux croisèrent les miens, il dû y voir le doute. Les siens s'assombrirent, ils se troublèrent également, je crus y voir de la tristesse y passer. Il redressa la tête tout en me lâchant. Je fus étonner de constater que nous avions arrêté de valser, nous étions proche du bord de la piste de danse. Il fit courir ses lèvres sur mon front avant de s'éloigner à grandes enjambées.
Je me retrouvais là, le front me piquant légèrement, je me sentis vide, seule, perdue.
Je cherchais à nouveau du regard quelques choses ou quelqu'un qui pourrait me sauver, j'étais catatonique quand un pur étranger me demanda une danse. Je n'avais pas vraiment le droit de refuser devant laisser la chance à tous les jeunes hommes de se présenter à moi mais j'étais plus que jamais là où je ne voulais pas être.
Je partis donc pour une séance de danses maladroites avec différents types d'hommes.
Je devenais lasse, j'arrivais quelques fois à marchander une danse contre un verre et quelques mots en échange.
Au cours de la soirée alors que j'avais réussi à prendre une pause, mes pieds me faisaient souffrir, je fis la connaissance de Jane, la cousine d'Alice. C'était la fille que j'avais aperçu à côté d'elle à mon arrivée, elle était tout aussi pétillante qu'Alice. Entre ces deux là et Rose j'étais mal barrée, j'allais avoir du pain sur la planche pour maintenir mon libre arbitre pour le choix de mes vêtements de tous les jours.
Je ne vis plus Edward de la soirée pas plus que je ne trouvais Jacob.
Alors que le bal touchait à sa fin, je tombais enfin sur Alec je lui demandais alors de m'accorder la dernière danse.
Nous parlâmes peu, trop fatigué, les pieds douloureux, il tenait plus à une épaule compatissante qu'autres choses, je me reposais sur lui, je m'abandonnai dans ses bras, fatiguée mais tout aussi heureuse que le bal touche enfin à sa fin.
Après avoir salué les dernières personnes présentes, je pu enfin rejoindre ma chambre quand j'aperçu un attroupement d'hommes.
J'entendis alors des voix :
-Non, je ne bougerais pas tant que je ne l'aurais pas vu, c'est clair ? Ça ne vous regarde pas !
C'était la voix de Jacob, elle était déformée, il parlait bizarrement.
Je m'approchais plus rapidement quand je découvris Jacob entouré de trois gars de la sécurité essayant de le maitriser.
Il tenait une bouteille à la main et protestait.
- Jacob, l'interpellais-je.
- Ah te voilà mon cœur.
Je fronçais les sourcils, je tentais de prendre le contrôle de la conversation et situation.
- Jacob, pourquoi je ne t'ai pas vu au bal ? Que faisais-tu ?
- Je buvais, me dit-il en haussant les épaules.
Je fis des yeux ronds, il ajouta :
- Je n'étais pas capable de voir une centaine de types attendre impatiemment de t'étreindre juste dans le but d'essayer de te séduire.
- Jacob, le réprimandais-je.
- Quoi ? répondit-il agressif.
Je soufflais en baissant la tête.
- Arrêtes, s'il te plait.
- Arrêtes quoi ? De t'aimer ? Putain Bella, on a jamais rompu alors excuse-moi de ne pas supporter de voir ces types tourner autour de toi.
Je me figeais à ses paroles, il avait tellement raison, nous n'avions jamais rompus. Je me sentais mal de lui imposer tout ça. Je vivais difficilement la situation mais pour lui, ça devait être pire, je devais agir !
- Jacob, je m'approchais de lui posant une main sur sa joue, tu sais que je t'aime. Il est vrai que nous n'avons jamais parlé de rupture mais nous ne pouvons plus être un couple avec un avenir sur cette île, tu le sais ? Laisses moi du temps pour trouver ma place et la tienne, s'il te plait.
Il baissa sa tête sur mon épaule, je le pris dans mes bras dans une étreinte que j'espérais rassurante.
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Depuis que j'avais vu Bella rire avec Alec je vivais dans le tourment, j'avais besoin de savoir ses sentiments qu'elle avait pour lui. J'étais jaloux, j'aurais tellement voulu être à la place de ce Volturi, c'était facile pour lui d'avoir le beau rôle. Je m'efforçais d'essayer de prendre les choses sereinement. Je devais avoir une discussion avec Bella, malheureusement avec le bal, je devais attendre et ce n'était pas au bal que nous pourrions parler.
J'avais décidé de me faire discret au bal, j'avais espéré qu'elle me trouverait, m'inviterait à danser. Je voulais qu'elle ai envie de danser avec moi. Je sais : je rêve.
Je m'étais mêlé à la foule ne pouvant pas la lâcher des yeux tellement elle était belle, j'aurais voulu qu'elle soit mienne aux yeux de tous, mais forcé d'admettre qu'il fallait que je patiente pour ça. Je devais utiliser cette attente imposée pour essayer de la laisser venir à moi mais dès que possible je montrerais à tous qu'elle est mienne.
Je fus surpris de son choix pour sa première danse, je n'avais pas remarqué qu'elle était proche de Jasper, encore un qu'il fallait que je me méfis, ils discutèrent pratiquement tout le temps j'aurais aimé savoir ce qu'ils se disaient, quand James, les a interrompu.
Je vis ma belle un peu désespérée dans les bras de ce prédateur. Elle semblait si fragile à cet instant, je cherchais des yeux voir si personne n'était à proximité pour la sortir de là, je n'étais pas sûr d'être la bonne personne pour ça.
Personne ne faisait rien pour sortir Isabella de là, je commençais à m'impatienter, j'étais complètement tiraillé en voulant bêtement me faire désirer par ma douce et cette envie de l'emmener loin de James.
Quand celui-ci commença à avoir des gestes inappropriés suivi de la réaction de Bella de s'échapper, ma raison n'avait plus de place, je fonçais sur eux pour interrompre leur danse et prendre la place de James.
Dès que Bella m'aperçu je vis de la reconnaissance dans ses yeux, je l'éloignais rapidement et nous nous toisâmes un instant. J'étais dans l'expectative, je ne savais que lui dire, j'avais le chic de prononcer les paroles malheureuses la faisant enrager à tout coup. J'attendais donc qu'elle prenne la parole, elle m'informa alors qu'elle était mauvaise danseuse. C'est qu'elle avait bien l'intention de danser avec moi, je m'en réjouis, j'étais prêt à la laisser repartir après l'avoir éloigné de James. Je ne me fis pas prier deux fois et lui montrais comment se placer et comment anticiper mes mouvements.
C'était un bonheur de pouvoir la serrer si étroitement dans mes bras, elle était si légère, elle était faite pour mes bras, nous ne formions qu'un tout cohérent. Je nous fis valser doucement pour qu'elle puisse prendre confiance en elle. Tout doucement, je sentis son corps se détendre contre moi, si j'en éprouvais une profonde joie au début qu'elle s'abandonne dans mes bras, je réalisais que si son corps était contre le mien son esprit était loin, très loin de moi et je la voulais à cet instant entièrement avec moi. Je la rappelais à l'ordre pour qu'elle reste concentrée sur la danse, ce qu'elle fit, sans discuter.
Je m'élançais alors dans une valse beaucoup plus rapide, nous étions en harmonie et nous valsions, tournions, c'était magique de pouvoir virevolter avec la femme de ses rêves.
Mon bonheur fut total quand je vis un sourire franc s'afficher sur son visage, mon dieu si je la trouvais belle avant elle était magnifique dans mes bras en train de sourire.
Je la contemplais et enfin elle posa son regard dans le mien. Plus rien n'existait autour de nous en cet instant nous étions dans notre bulle.
Je vis dans ses yeux de la reconnaissance, mais aussi autre chose que je n'arrivais pas à identifier, je pouvais voir qu'il n'y avait aucune trace de peur ou d'énervement et ce regard était pour moi, c'était si rare.
La voir si belle, si en accord avec moi que je la voulais encore plus, je voulais gouter ses lèvres, je la voulais ! Mes yeux dévièrent alors sur ses lèvres sans que je ne puisse faire quelques choses, c'est tout mon corps qui en réclamait plus, j'avais ralenti notre valse, j'avais l'impression que le temps s'arrêtait, je voulais tellement plus que cette étreinte.
Je sentis ma douce se tendre quand elle comprit que je regardais ses lèvres. Je savais à cet instant ce que je verrais en relevant les yeux et c'est à regret que je regardais de nouveau ma promise, des yeux apeurés, j'avais réussi à gâcher ce moment si magique.
Je ne pouvais plus rester si proche d'elle, mon corps en voulait encore plus, je voulais respirer l'odeur de ses cheveux, je voulais pouvoir mettre ma tête dans son cou, je voulais l'embrasser passionnément.
Je fis donc un effort pour m'écarter d'elle au plus vite avant d'avoir un geste malheureux, je me permis de laisser trainer mes lèvres sur son front avant de partir, partir vite avant de ne commettre l'irréparable.
Malheureusement à peine sortie de la salle de bal, je fus happé par des bras ou devrais-je dire des tentacules qui me collaient à un corps. Je repris mes esprits et je vis Tanya qui se collait à moi, essayant de capturer mes lèvres.
Je soupirais un grand coup, prenant ses poignets dans mes mains pour la faire reculer.
-Stop, assénais-je.
-Mais Edward, ça fait si longtemps.
Je soupirais elle n'avait pas encore compris.
-Tanya, c'est fini entre nous, maintenant et toujours. Je suis désolé.
Je me dégageais de ses bras et partis avant qu'elle ne réplique, je voulais être seul, je voulais réfléchir, enfin je savais ce qu'il me restait à faire… avoir une conversation avec Bella.
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Avez-vous aimé ce chapitre ?
A la semaine prochaine.
