Bonjour à toutes,
J'espère que je vous ai manqué pendant cette semaine d'absence de promise, de mon côté je n'ai pas chômé. J'ai fini ma première fic « Le client » et j'ai écrit un OS pour le concours Opposed Passion Contest, ça s'appelle « La none et le gigolo », les premiers commentaires sont très encourageants, je vous invite à aller la lire depuis mon profil, et j'ai un jour d'avance pour la parution de ce chapitre, n'est pas super ?
Merci à toutes pour votre soutien que ça soit en commentaires, mise en alertes ou favoris, ça me touche.
Bonne lecture
Chapitre 14 : Comme une révélation !
Je me levai le matin un peu honteuse de ce que j'avais fait la veille, en même temps ce faire du bien soit même était maintenant dans les meurs, je n'avais pas à me sentir gênée d'autant plus que je n'avais que cette solution pour me soulager.
Après mettre préparée, je descendis déjeuner mon père était assis dans la petite salle à diner à côté des cuisines, il avait les yeux froncés en lisant le journal.
-Bonjour, dis-je à mon père en lui embrassant le crane.
Il avait sursauté à mon salut, je m'assis à côté de lui.
-Ça va lui demandais-je.
-Euh oui, bredouilla-t-il en repliant rapidement son journal et l'écartant de nous.
-Qu'est ce qui se passe ? Insistais-je.
-Mais rien du tout ma chérie ! répondit mon père mal à l'aise.
-Tu mens aussi mal que moi, lui rappelais-je.
Il soupira.
-Je suis désolé, commença-t-il, les journalistes ont fait encore des siennes. Ta mère et moi nous étonnions qu'ils n'aient rien écrit de trop cinglant au lendemain du bal, ils attendaient pour en savoir plus. Je suis désolé, finit-il en me donnant le journal.
Mes yeux s'écarquillèrent à la vue des gros titres.
« La comtesse Isabella serait-elle de petite vertu ? »
-Oh mon dieu, ne puis-je retenir.
Mon père grimaça.
-Il doit y avoir une taupe, dis mon père, il était au courant pour ta balade d'hier avec Edward.
-Ils ont pu nous voir à la bibliothèque, non ?
-Non, ils savaient que vous avez eu un tête à tête avant.
Je grimaçais à ces mots.
-Que pouvons-nous faire ? Le questionnais-je.
-Pas grand-chose, je le crains, soupira-t-il.
-Est-ce qu'il y a quelque chose d'écrit que je devrais savoir ?
-Non pas vraiment, il déforme la réalité, ils te prêtent de l'affection pour Jasper, James, Alec, Jacob et Edward bien sûr.
-Rien que ça, tentais-je de plaisanter.
-J'en ai bien peur, soupira-t-il.
-Je vais m'abstenir de le lire, ça ne ferait que m'énerver je crois, concluais-je.
-Sage décision, confirma mon père. Que fais-tu aujourd'hui ?
-J'ai un cours avec Jasper et je dois passer l'après-midi entre filles. Alice aimerait que je fasse plus ample connaissance avec sa cousine.
Après quelques minutes d'un silence apaisant, je me lançais :
-Papa, souhaites-tu réintégrer le conseil ?
Il me regarda surpris, la véhémence des Volturi à cette idée me rendait curieuse et c'est la première fois depuis que j'avais l'occasion d'en parler calmement avec mon père.
-Euh et bien… il reprit ses esprits. Nous en avons discuté avec ta mère et nous pensons que cette décision devrait être remise après le mariage, finit-il gêné.
-Ok, dis-je simplement.
J'espère à ma manière que je pourrais le soutenir, c'était pour moi qu'il s'était absenté et perdu sa légitimité au conseil.
Je me dirigeais ensuite vers la petite bibliothèque pour mon cours avec Jasper. J'étais résolue à lui parler d'Alice ou au moins d'essayer de savoir s'il avait des sentiments amoureux pour quelqu'un.
Jasper m'accueilli avec le sourire, une fois installée, il me regarda inquiet.
-Vous allez bien Comtesse ? m'interrogea-t-il.
-Oui, pourquoi cette insistance ? Le questionnais-je à mon tour.
-Euh, dit-il embarrassé, l'article.
-Ah, je ne l'ai pas lu, l'informais-je.
Il sourit amusé.
-Et vous avez bien raison.
Je lui souris en retour.
-Aujourd'hui Comtesse, je vais vous parler de l'éducation à Syllavie qui est totalement originale aux vues de ce qui se fait sur le continent d'où également sa popularité.
-Je t'écoute.
Nous fume alors interrompu par une entrée fracassante. Edward venait de débouler dans la bibliothèque, pire que s'il avait le diable aux fesses. Il tenait un bouquet à la main et avait un peu l'air dérangé à ce moment-là. Nous le dévisageâmes Jasper et moi.
-Euh, excusez-moi, commença-t-il par balbutier, Isabella pourrais-je te parler s'il te plait ?
-Ça ne peut pas attendre, nous allions commencer le cours avec Jasper.
-Euh, s'il te plait, tenta-t-il.
Je regardais Jasper qui visiblement n'avait pas l'air d'être ennuyé par le dérangement, il était plutôt intrigué.
-Je t'écoute alors, abdiquais-je.
-Euh, en privé, s'il te plait.
-Edward accouches, Jasper est au courant de tout alors parle.
-Euh, c'est à propos de l'article, je voulais vous expliquer.
Je le regardais en fronçant les sourcils, je pensais qu'il en serait furax qu'on m'apprête de l'inclination à d'autres que lui, pas qu'il débarque avec des fleurs.
Jasper d'un coup se mit à rire, après nous avoir regardé alternativement Edward et moi. Il s'adressa alors à Edward toujours en riant :
-La Comtesse n'a pas lu l'article.
-Oh, fit Edward tout en se relâchant, comme s'il était grandement soulagé.
-Y-a-t-il quelque chose que je devrais savoir ?
-Euh, et bien, balbutia Edward.
Il jeta un coup d'œil à Jasper, j'avais l'impression qu'il lui demandait silencieusement son aide. Ce dernier se leva toujours avec le sourire, il se retourna légèrement vers moi pour me dire :
-Je vais vous laisser seuls quelques instants, je reviens vite Comtesse.
Je lui fis des yeux interrogatifs, mais qu'avaient-ils tous les deux ! Une fois Jasper sortit, Edward vient vers moi la tête baissée.
-Bonjour, me dit-il encore désolé pour cette entrée, tiens c'est pour toi.
Il me tendit alors un bouquet de frésia blanc.
-Merci, répondis-je tout en saisissant le bouquet.
Je le portais à mon nez pour respirer leur odeur.
-Alors, le questionnais-je, qui a-t-il ?
Il s'assit à la place de Jasper tout en passant sa main dans ses cheveux.
-Promets-moi avant de me laisser finir jusqu'au bout ?
Je haussais les épaules en hochant la tête, je ne savais toujours pas de quoi il voulait parler.
-Bien, merci.
Il prit une grande inspiration et commença son récit.
-Le soir du bal, danser avec toi a été un réel bonheur, sauf que très vite j'en voulais plus, t'avoir si près de moi me faisait perdre le contrôle et plutôt que d'avoir un geste malheureux, j'ai préféré fuir. Alors que je sortais de la salle du bal, je me suis fait comment dire attaquer, oui attaquer c'est comme ça que je l'ai ressenti.
J'écarquillais les yeux, pouvions-nous se faire attaquer dans l'enceinte même du palais avec le service de sécurité.
Il dut voir mon incompréhension puisqu'il ajouta très faiblement.
-Par Tanya.
Quoi, il se fout de moi ou quoi, je haussais un sourcil, incrédule.
Il soupira.
-Elle m'a sauté dessus, elle voulait que … il ne finit pas sa phrase, j'avais très bien compris pas besoin de détails.
-Bref, conclut-il, je l'ai toute de suite repoussée et lui ai dit que c'était à jamais fini entre nous, sauf que des paparazzis ont dû voir notre échange du coup dans l'article ils me prêtent une relation avec Tanya.
Il laissa passer quelques secondes pour que je comprenne ce qu'il m'avait dit, j'eu de nouveau ce même sentiment d'offense vis-à-vis de Tanya comme le soir du bal, sa présence me dérange. Je ne savais pas trop comment l'expliquer mais ça me contrariait plus que ça ne devrait.
Edward interrompu mes tergiversations.
-Me pardonnes-tu ?
-Que veux-tu te faire pardonner ?
Ne venait-il pas de me dire qu'il n'y était pour rien ?
-Euh, il hésita, de te mettre dans une position inconfortable, d'alimenter les ragots de la presse, d'être une cible pour eux, de ne pas te mériter, finit-il tout bas.
-Franchement Edward, je ne sais pas quoi dire, je n'ai pas lu l'article pour ne pas être énervé contre cette bande de vautours et c'est toi qui viens me rapporter ce qui est écrit. Bref, au final, ils ont quand même réussi à m'atteindre et ça m'agace.
Il leva les yeux vers moi. Je ne savais pas vraiment ce qu'il attendait de moi. Je ne savais pas comment réagir. Je me levai donc, plus pour me donner constance et je me mis face à la fenêtre pour regarder le paysage.
De longues secondes passèrent sans un mot, sans un bruit.
Je fus sortie de ma contemplation par un souffle dans mon cou, la surprise me fit sursautée.
Edward posa ses mains sur mes épaules, je sentais entièrement sa présence tout près de moi. Il me dit tout bas, suite à mon tressaillement.
-Tout va bien, ce n'est que moi.
Je retiens une remarque sarcastique, pensait-il réellement que le savoir si proche devait m'apaiser plutôt que de me tendre. Enfin c'était bien futile je ne savais comment réagir face à Edward, face à l'article.
Je devrais me sentir bafouée et c'était un peu le cas mais que pouvais-je faire ?
Rien.
Nous restâmes quelques instants sans bouger, Edward avait toujours ses mains sur mes épaules, il finit par murmurer tout en me faisant pivoter face à lui.
- Princesse, parle-moi, ça me tue de ne pas savoir ce que tu penses.
J'étais alors face à lui, ses mains toujours sur mes épaules, je le fixais. Je ne savais pas quoi dire, j'aurais voulu savoir quoi faire dans ces circonstances tout était nouveau. Nous nous fixions intensément, chacun cherchant une réponse dans les yeux de l'autre, quand j'ai eu à peine le temps de voir ses yeux changer, ses lèvres s'abattirent sur les miennes et ses mains glissèrent dans mon dos pour me serrer contre lui.
Mon esprit se déconnecta de mon corps, je sentis ce dernier s'abandonner contre lui, se moulant parfaitement avec le sien. Mes lèvres s'entrouvrirent légèrement pour apprécier la douceur des siennes. C'est quand je sentis sa langue caresser ma lèvre inférieure que ma raison cria aux scandales. Je repris alors mes esprits tout en me dégageant des bras d'Edward et le repoussant.
Je ne pouvais pas le regarder, je vis juste ses bras après m'être éloigné de lui retomber le long de son corps, je voulais me retourner pour fuir cette situation gênante mais je ne pouvais pas lui tourner le dos, trop risqué.
Coller contre la fenêtre, la tête basse, je rassemblais alors mes esprits et relevai enfin la tête en y mettant toute ma détermination autant dans mon regard que ma voix.
-Sors ! Lui assenais-je.
Je vis l'incompréhension sur son visage.
Je le vis ouvrir la bouche, hésiter et la refermer, pour finir par regarder ses pieds. Je n'avais pas bougé quand il releva la tête lui aussi avait ce regard déterminé en une enjambée il fut trop près de moi.
Il plaqua ses mains de chaque côté de mon visage pour me regarder bien en face, j'écarquillais les yeux, j'avais perdu le contrôle de la situation.
-Je te présente toutes mes excuses pour cet article et leurs insinuations infondées… il fit une pause. Par contre jamais je ne m'excuserai de t'embrasser.
Il plaqua alors une nouvelle fois ses lèvres contre les miennes avec rage pendant une seconde avant de quitter la pièce d'un pas rapide.
Je restais un moment-là chancelante, appuyée contre la fenêtre.
Je me battais contre moi-même, j'avais aimé la douceur de ses lèvres, j'avais aimé cet air déterminé dans ses yeux mais ma raison elle y voyait de l'arrogance, un manque de respect pour moi.
Je compris alors comme une révélation. Dans d'autres circonstances, je serais surement déjà entichée d'Edward, c'est l'orgueil qui me le fait rejeter.
Je ne pus finir mes considérations que Jasper rentra dans la pièce, il se rassit et attendit.
Il me laissait le temps de revenir vers lui pour le cours.
Une fois que je me suis assise, Jasper me sourit.
-Êtes-vous d'humeur à suivre une leçon Comtesse ?
-Oui, souris-je un peu crispée.
Tout ce qui me fera sortir de mon conflit interne sera le bienvenu.
-Bien, il sourit à son tour.
-Il y a longtemps l'école se faisait avec des précepteurs et seuls les gens riches avaient accès à l'éducation. Sylvain de Picardie a toujours mis un point d'honneur à ce que l'instruction soit l'affaire de tous. Il énonça 3 grands principes :
-L'éducation pour tous.
- Le partage des savoirs
- Apprendre à apprendre.
Vous ne trouverez pas à Syllavie des classes de 30 élèves puisque chaque personne est considérée avec des compétences innées, des connaissances acquises et un potentiel. Pour répondre au besoin de savoir de chacun, les élèves sont répartis par compétence et intérêt, alors que sur le continent la répartition se fait par âge, ici par matière étudiée avec des niveaux à l'intérieure.
Depuis l'âge de 5 ans c'est à peu près l'école à la carte. Vous avez un enseignant pour 6 élèves, ils apprennent les langues, les mathématiques, les sciences, l'histoire, enfin les matières de bases. Une fois acquises ce qui correspond pour la plupart à l'âge de 13 ans, les élèves peuvent commencer leurs premières spécialisations. Ensuite vers 18 ans les étudiants intègrent une voie particulière. L'université est l'école du savoir par excellence, où le troisième principe « apprendre à apprendre » est privilégié.
Chaque personne sur l'île doit enseigner. Autrement dit, le boulanger une fois par semaine apprendra aux élèves qui le désirent à faire du pain, le comptable montrera comment faire des bilans financiers, le chirurgien comment tenir un bistouri.
Tout résident de l'île doit transmettre son savoir à qui le désire.
Nos séances sont dans le cadre de l'histoire de Syllavie, indirectement vous faites déjà partie de l'université.
Devinez quelle profession est la plus prisée par les étudiants ?
Je lui fis une moue.
-Le métier de Comtesse, s'esclaffa-t-il. Votre mère a une liste d'attente d'un an, pratiquement chaque étudiant veut passer une journée type avec votre mère.
Je lui fis des yeux ronds et d'un coup je blêmis, est-il en train de me dire que plus tard je devrais enseigner comment je gouverne ? Il du voir mon incompréhension.
-Ne vous inquiétez pas Isabella, tant que vous n'avez pas de dossier en gérance au palais vous n'aurez pas à enseigner, il faut que vous-même ayez fini vos études pour cela. Mais par contre, il se peut que votre mère demande à un membre du conseil de vous apprendre les ficelles du métier à travers un dossier pour lequel vous aurez de l'intérêt.
Je hochais la tête, il me restait tellement de chemin à parcourir avant de connaitre, comprendre l'île et la représenter comme il se doit. Même si cela m'avait vexé, je dois bien avouer qu'Edward est bien plus avancé que moi sur ce sujet.
Je ne savais toujours pas comment amener Alice sur le sujet quand il me vient une idée.
-Jasper accepteriez-vous de vous joindre à nous, j'aimerais inviter cette fin de semaine pour une journée détente les personnes qui me sont proches sur cette île.
Il me fit un petit sourire.
-Puis-je vous demander qui souhaitez-vous inviter ?
-Eh bien Rosalie et Jacob, Alice, Edward, Alec et vous finissais-je.
-Mmm
-Quoi ?
-Savez-vous que peu de personnes du conseil ont des enfants de votre âge. Les seuls sont Carlisle Cullen, Alec Volturi et Carmen Denali.
-Oui et alors.
-Vous invitez 3 des 4 jeunes gens de votre âge, et vous feriez un impaire diplomatique en n'invitant pas la dernière.
-Qui est-ce ? Je craignais déjà le pire.
-Tanya Denali, dit-il tout bas.
Je grimaçais.
-Dans la même optique, de votre génération au conseil nous sommes que deux, James et moi. Si je suis présent, il sera tout aussi déplacé de ne pas avoir inviter Girandet.
Je soufflais en me frottant le visage à deux mains, mes coudes sur mes genoux.
Il tenta de me faire un sourire apaisant.
-Bon je vous confirme ça très vite, je prendrai en considération ce que vous m'avez dit mais du coup je me demande si le projet d'une journée entre jeunes est une bonne idée.
-C'est vous qui voyez Comtesse.
Nous nous séparâmes, je retrouvai mes parents pour le déjeuner.
Ses derniers étaient préoccupés par le projet de rénovation du gymnase de l'université. J'écoutais d'une oreille distraite. Je devrais être plus attentive, bientôt ça sera aussi mes préoccupations pour l'heure, j'étais tiraillée avec cette idée de journée entre jeunes. Alors que mes parents avaient finis leur conversation, je les interrogeais :
-Que pensez-vous de l'idée que j'organise une journée entre jeunes cette fin de semaine ?
Ma mère se redressa, joignant ses mains pour applaudir sans bruit comme une gamine excitée.
-C'est une super idée.
Mon père lui fronça les sourcils.
-Tu pourras faire un barbecue dans le jardin d'hiver et vous pourriez jouer dans la piscine.
Je ne sais pas si je m'habituerai un jour à tout ce luxe. Enfin pour l'heure l'idée emballait ma mère.
Après le déjeuner je me dirigeais vers mon petit salon attendre Alice et sa cousine. Rosalie devait nous rejoindre dans la journée.
Alice était aussi pétillante qu'à son habitude mais je fus fatiguée rien que de voir en sa cousine son double. Pas sûr que je survive à autant d'excitation et d'émerveillement.
J'appréciais très vite Jane mais ça allait devenir infernal lorsque ça parlerait jupon, mais bon je devais apprendre aussi à avoir des préoccupations de mon âge et quoi de mieux que de passer des heures à se demander qui du parme ou du mauve me sied le mieux au teint.
Je parlais de mon idée à Alice d'une journée entre jeune, elle était déjà électrique faisant des plans sur la comète, elle piqua un fard à la mention de Jasper, arqua un sourcil à la mention d'Alec Volturi et fronça les sourcils à la mention de James et Tanya.
J'eu une petite pincée au cœur pour mon ami Alec. Alice était prisonnière visiblement des conflits familiaux et pas sûr qu'elle soit capable de donner sa chance à Alec. Enfin de toute manière elle n'avait d'yeux que pour Jasper.
La journée entre jeunes fut dont décidée.
Avant cela, j'avais pu avoir une conversation avec Jacob, je lui avais expliqué qu'il avait cette place dans mon cœur que personne ne pourrait prendre mais qu'aujourd'hui, j'avais besoin de me sentir célibataire. Je ne voulais pas avoir de compte à rendre à lui comme à Edward.
Je crois qu'il avait compris dans une certaine mesure mais je pense qu'il y avait surtout une part de jalousie et que si je tenais Edward à distance, ça lui conviendrait.
Je me demandais si ça ne serait pas plus simple qu'il retourne à Forks, je ne suis pas sûr qu'il supporte de me voir me marier avec un autre.
Enfin pour l'heure je devais être la parfaite hôte pour recevoir mes amis et mes ennemis. Cette idée me fit sourire. Rosalie ne m'avait pas parlé d'Emmett et leur relation. Je suppose qu'ils n'étaient peut-être pas prêts à la rendre publique. En attendant, ils seraient là tous les deux. J'avais demandé à ce qu'Emmett soit là comme invité et ne pas avoir de chaperon à cette occasion vu que je ne serais jamais seule avec un homme.
Alors que je me remémorais mentalement les présences, je m'amusais à les mettre par couple.
James et Tanya, il ferait un magnifique couple et je serai débarrassée d'eux.
Rosalie et Emmett
Alice et Jasper
Jane et Alec, pourquoi pas ? Elle était très jolie et tout aussi pétillante qu'Alice.
Il ne restait plus que Jacob, Edward et moi, je n'allais pas m'en sortir de ce triangle, j'appréhendais cette situation et une autre invitée pour contre balancer la parité entre les garçons et les filles était nécessaire.
La solution me fut proposée le vendredi par ma mère qui me proposa d'agrandir mes activités et de commencer mes apparitions publiques. Elle souhaitait que je l'accompagne dans certains de ses déplacements.
Mais pour cela, j'avais besoin d'une assistante, une personne qui ferait l'intermédiaire entre les demandes extérieures, l'assistante de ma mère et moi. Elle me présenta donc Angéla. Nous nous ressemblions physiquement, petite brune aux yeux bruns, elle avait un visage très doux, elle inspirait confiance.
J'avais passé la journée du vendredi avec elle, elle m'avait aidé dans mes invitations pour la journée du dimanche, c'est alors tout naturel qu'elle fut conviée.
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Le dimanche 3 octobre 2010
J'étais impatient comme un enfant j'allais passer la journée avec ma belle. C'était elle qui avait lancée l'invitation et j'en étais plus qu'heureux.
Par contre, je déchantais quand ma sœur m'appela pour me demander de venir les chercher Jane et elle. J'étais bien naïf d'avoir pensé être le seul invité. Mon état euphorique disparut pour laisser place à de la crispation en pensant à qui elle avait bien pu inviter.
Nous nous n'étions pas revu depuis que je l'avais embrassé. Je sais c'était inconvenant mais je voulais qu'elle sache qu'en dépit de ce que pouvait dire la presse, je la désirais, elle, physiquement.
J'avais espéré par ce baiser lui montrer tout le besoin que j'avais d'elle, ce sentiment déraisonné qui m'attire vers elle et me la fait désirer à chaque instant. Je voulais aussi quelle sache les sentiments profonds qui habitaient tout mon être.
C'est donc à reculons que j'allais à sa fête. Je savais déjà que j'allais souffrir de ne pouvoir être que le frère d'Alice ou un prétendant comme un autre, je voulais être tout pour elle.
Arrivée au palais, nous fumes conduit dans les jardins d'hiver. Rosalie, Bella, Jacob et Emmett étaient déjà là.
Jacob était bien évidemment assis à côté de Bella et Emmett bien trop proche de Rosalie pour les convenances.
Nous saluâmes tout le monde et je me retrouvais assis en face de ma douce. Nous n'avons pas eu le temps de commencer à converser que de nouveaux invités arrivaient. La première demi-heure se passa en salutation. Je fis la connaissance d'Angéla. Jasper arriva suivi de peu de James. Bella du voir mon interrogation muette, elle haussa les épaules en réponse. Même si j'étais contrarié par l'arrivée de James, je le fus encore plus quand Alec prit Bella dans ses bras pour lui dire bonjour. Je sentais déjà mon corps se tendre quand un autre corps m'agrippa.
Une fois la surprise passée, je me figeai devant Tanya qui avait passé son bras à ma taille.
-C'est tellement gentil à vous Comtesse de m'avoir invité, minauda-t-elle auprès de Bella.
J'avais envie de gerber.
Bella fit un sourire contrit, alors que j'essayais de me dégager de Tanya.
-Oh mon chéri, me dit-elle, ça fait si longtemps.
Elle approchait son visage du mien. Je posais mes deux mains sur ses épaules pour la reculer. Je la fixais.
-Tanya arrêtes ça, s'il te plait.
Elle me fit un clin d'œil et un sourire avant de soupirer théâtralement :
-J'ai perdu l'amour de ma vie.
-Arrêtes ton cinéma, lui cracha ma sœur.
Mon dieu que la journée allait être longue.
Et elle le fut.
Ma sœur eu la bonne idée de vouloir faire un match de lutte dans la piscine, les filles sur les épaules des garçons. C'était aux filles de choisir leur partenaire.
Tanya me sauta dessus. Rosalie était déjà tout à côté d'Emmett, ils se sourirent d'un air entendu. Ma sœur se dirigea timidement vers Jasper, alors que Jane allait vers Alec. Il ne restait plus qu'Angéla, Bella, Jacob et James.
Bella regarda Angéla, d'un air de dire « choisis ». Cette dernière hésita et se dirigea vers James, alors que James étaient dos à elles, je vis Bella dire un merci silencieux à Angéla. Merci pourquoi merci ? De la laisser avec Jacob ? Ou d'éloigner James d'elle ? Je devais avouer que pour le coup, je préférais la savoir sur les épaules de Jacob que sur celles de James. Ce jeu fut un vrai calvaire pour moi.
Je ne supportais pas le regard concupiscant que lui portait James.
Je ne supportais pas les gestes possessifs de Jacob avaient sur elle.
Je ne supportais pas la complicité entre Alec et elle, si ce n'était que de la complicité.
Je ne me sentais pas à ma place et pourtant c'est au milieu d'eux que j'allais évoluer. Mais là ça m'était insupportable, ça me rendait nerveux quant à l'avenir et là comme une révélation je compris.
Ce qui me rendait nerveux, ce n'était pas en soit leur présence même si j'aurais tout donné pour être uniquement avec Bella. Ce qui me gênait c'est que tout ce petit monde parasitait autour de ma Bella et tant que je n'aurais pas pu la revendiquer comme mienne aux yeux de tous, je vivrai un cauchemar.
Je devais montrer à James, Tanya, Alec, Jacob que c'était elle et moi pour toujours.
Enfin après cette révélation prise, maintenant que je savais ce qu'il me restait à faire, j'essayais de me détendre et profiter de la journée.
Je les regardais évoluer comme si je regardais un écran. Je vis que les choses avaient changées entre Rosalie et Emmett, je devais interroger ce dernier prochainement.
Bella était moins réceptive aux attentions de Jacob.
Alec ne regardait pas Bella d'une manière qui m'inquiétait, c'était plus comme un frère. Ce dernier par contre avait des étoiles dans les yeux quand il parlait aux deux inséparables Alice et Jane.
J'avais aussi remarqué que Bella avait parlé à Alice tout en désignant de la tête Jasper. Se pourrait-il que ma sœur ai le béguin pour lui ?
Les observer m'apaisa mais quand je prenais le temps de regarder Tanya ou James, là je savais que j'avais du souci à me faire. Ils n'étaient pas prêts de lâcher prise et de me laisser en paix avec ma douce.
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Avez-vous aimé ce chapitre ?
Il s'est passé beaucoup de chose pendant cette journée mais vous en saurez plus dans d'autres chapitres.
Je suis impatiente d'écrire le prochain chapitre qui va surement plaire à certaines, en attendant je n'arrive pas à décider si je l'écris du point de vue d'Edward ou de Bella, des préférences ?
A dans 8 jours !
