Bonjour à toutes
Merci pour vos commentaires, mises en alertes ou favoris.
Merci à CeLiRa3789 de me relire et m'encourager.
Alors vous étiez vraiment partagées pour quel point de vue adopter, une petite majorité pour Edward avec également une alternance de point de vue. Donc le point de vue d'Edward sera le plus long.
Bonne lecture
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Chapitre 15 : La demande
Dès le lundi matin je savais ce qu'il me restait à faire. Je me dirigeai vers chez mes parents. Seule ma mère était présente. Après lui avoir adressé ma requête, elle me regarda suspicieuse en me demandant si j'étais sûr de moi, j'acquiesçais et je pu repartir avec la petite boite.
J'appelais ensuite Angéla pour connaitre le planning de ma douce pour la fin de semaine. J'avais beau prêcher le faux pour savoir le vrai, Angéla ne laissait filtrer aucune information, uniquement celle rendu publique c'est-à-dire le spectacle qui aurait lieu dans la salle de bal pour les enfants malades de l'hôpital samedi prochain. Je m'informais de qui gérait cet événement.
Une fois l'information prise, j'appelais directement Sandrine Shope, qui devait coordonner tous les intervenants de cette soirée. Elle m'expliqua que les enfants étaient conviés au palais pour un gouter, qui serait suivi d'une visite du palais et des jardins. Devait s'en suivre un dernier souper léger et enfin il y aurait un spectacle dans la salle de bal. Des clowns étaient prévus, différents numéros acrobatiques et des chants.
Je lui proposais alors d'accompagner les enfants au piano, elle trouva l'idée magnifique. C'est ainsi que le mercredi j'avais rendez-vous pour répéter avec les enfants.
Cette journée fut tout simplement magnifique, les enfants étaient tous plus attendrissants que les autres, nous avions mis un certain temps pour choisir la chanson, j'avais considérablement influencé leur choix sur « Cinq filles à marier » écrit par Aznavour, j'espérais que Bella y comprendrait la morale.
Le samedi arriva vite, j'étais complétement nerveux. Je m'étais invité à toutes les festivités, j'avais demandé aux enfants de feinter la surprise et faire comme si nous ne nous connaissions pas. Ils jouèrent très bien le jeu au bout de quelques minutes passés avec eux, ils me parlèrent alors me faisant des messes basses, ils m'amusaient vraiment beaucoup.
Bella plus d'une fois jeta des regards dans ma direction et je faisais des clins d'œil aux petites filles qui pouffaient de rire. Ses enfants vivaient au quotidien avec la maladie et je trouvais ces instants magiques quand l'insouciance reprenait le dessus et que les rires d'enfants emplissaient la pièce.
La première partie de l'évènement se passa super bien. Quand il fut l'heure du spectacle, pas mal de monde était attendu, je me demandais comment allait réagir ma belle, j'avais les mains moites.
Je m'assis pas très loin d'elle pour le spectacle elle était entourée par Alice et Rosalie, malheureusement depuis le début des festivités, je n'avais pas pu m'approcher réellement de Bella et lui parler, elle était constamment entourée d'enfant ou de ses amies. Présents ce soir, il y avait une petite partie des personnes du conseil, mes parents étaient là et il y avait bien une centaine d'autres invités composés des parents et du personnel médical.
Le spectacle commença sous les yeux ébahis des enfants, nous eûmes droit à un vrai show d'artistes en tout genre. Enfin ce fut à mon tour, Madame Shope me fit signe d'approcher.
Je m'installais au piano à queue qui était un peu à gauche sur la scène. Je sentis des regards sur moi en particulier celui de ma promise. Je pouvais déjà imaginer tout ce qui lui passait par la tête. Tous les enfants se mirent autour de moi et j'entamais les premières notes et les enfants se mirent à chanter :
Maître Jacques le notaire
Maître Jacques le notaire
A cinq filles à marier
A cinq filles à marier
La première est très austère
Elle doit avoir quarante ans
C'est l'image de sa mère
Elle mène tout tambour battant
C'est dommage mais qu'importe
Et que diable l'emporte
Maître Jacques le notaire
Maître Jacques le notaire
A cinq filles à marier
A cinq filles à marier
La seconde sans aucun doute
Ne manque pas de qualités
Mais toujours elle vous déroute
Car elle a un œil en biais
C'est dommage mais qu'importe
Et que diable l'emporte
Maître Jacques le notaire
Maître Jacques le notaire
A cinq filles à marier
A cinq filles à marier
La troisième comme son père
A de la barbe au menton
Le nez comme une pomme de terre
Les pieds plats et le dos rond
C'est dommage mais qu'importe
Et que le diable l'emporte
Maître Jacques le notaire
Maître Jacques le notaire
A cinq filles à marier
A cinq filles à marier
La quatrième est sauvage
Bien que jolie comme un cœur
Elle fuit à mon passage
A croire que je lui fais peur
C'est dommage mais qu'importe
Et que le diable l'emporte
Maître Jacques le notaire
Maître Jacques le notaire
A cinq filles à marier
A cinq filles à marier
J'ai épousé la dernière
Qui ressemble à une fée
Mais elle est pas trop légère
Elle ne pense qu'à me tromper
C'est dommage mais qu'importe
Et que le diable l'emporte
La morale de cette histoire
Est fort simple à deviner
N'allez pas chez le notaire
Pour vouloir vous marier
Et consulter père et mère
Avant de vous déclarer
C'est dommage mais tant pis
Car la vie est faite ainsi
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Est-ce que Bella verrait l'allusion pour notre mariage c'est sa mère et mon père qui nous ont choisi en quelque sorte. La prendrait-elle avec humeur ?
Au dernier couplet je regardais Bella droit dans les yeux, elle avait déjà ses yeux posés sur moi. Je lui fis un léger sourire. Quand les enfants eurent fini ma sœur se pencha vers Bella pour lui parler et alors que j'essayais de percevoir ses réactions je la vis lever les yeux au ciel tout en secouant la tête.
Les enfants s'étaient donnés à fond dans la chanson, je ne pus m'empêcher de sourire face à l'engouement de ces petits êtres.
Peu après, les enfants me réclamèrent quelques morceaux supplémentaires comme il l'avait déjà fait mercredi. Je jouais des extraits de musique issus des bandes musicales de Disney. J'alternai avec des morceaux qui faisaient peur, des tristes ou encore plein d'espoir, d'amour ou de joie. A chaque fois je voyais les expressions des enfants se changer et c'était merveilleux.
Je finis enfin mon medley et je demande à une petite fille d'aller me chercher Bella pour qu'elle vienne s'assoir à côté de moi.
Elle me fait un grand sourire face à cette mission de confiance et couru vers Bella. Elle lui parla à l'oreille et Bella leva sa tête vers moi interrogative. Je lui fis un sourire.
La petite lui tendit sa main qu'elle accepta et elles se dirigèrent toutes les deux vers moi.
Arrivée à ma hauteur, je proposai à Bella de s'installer sur le banc à côté de moi.
Les enfants s'étaient assis tout autour de nous.
Je commençai à jouer un morceau que j'avais composé pour elle, je ne l'avais pas quitté des yeux, alors que les notes s'élevaient dans la salle de bal, ma douce regardait ses mains, sans rien dire. J'aurais tellement aimé savoir ce qui se passait dans sa tête.
Alors que la dernière note résonnait je me penchais vers elle pour lui murmurer :
-Je l'ai composé pour toi.
Elle me regarda troublée et se reconcentra sur ses mains en murmurant un faible « merci ».
Je me levai alors et je contournais le banc pour me placer face à elle. Une fois arrivée à sa hauteur elle releva les yeux vers moi. Nos regards se sont fixés. Alors que je la regardais intensément, je commençais tout doucement à me baisser, dès que j'ai eu mon genou au sol, je vis Bella écarquiller les yeux.
Les petites filles à côté de nous gloussaient. Alors que je n'avais pas quitté Bella des yeux, je saisis dans ma poche la petite boite que ma mère m'avait donnée en début de semaine. Je retirais alors la bague de fiançailles de mon arrière-grand-mère, c'était un magnifique « toi et moi » en diamant. Il n'était pas prétentieux, la monture en or blanc était délicate tout comme Bella.
Alors que je présentais la bague devant ma belle, elle ouvrit sa magnifique bouche, aucun son ne sortait, je crois qu'elle retenait sa respiration.
J'inspirai profondément :
-Isabella veux-tu m'épouser ?
Je vis tellement d'émotions passées dans ses yeux mais c'est sa réaction qui me surprit le plus, elle se pencha vers moi et vient nicher sa tête dans le creux de mon cou, sa tête reposant sur mon épaule.
Elle me chuchota alors à l'oreille :
-Non, je ne le veux pas et je t'ai expliqué pourquoi dans la voiture, par contre je respecterai les engagements de ma mère.
Ma lèvre inférieure se mit à trembler alors que Bella se redressait pour me faire face, je sentais mon monde s'écrouler, elle m'avait dit non. Elle plongea à nouveau ses yeux dans les miens et je ne sais pas ce qu'elle y vit à ce moment tellement je me sentais dévasté.
-Oui
Ce oui me sortit de ma transe, elle venait de dire un « oui » à haute voix, les apparences, toujours pour ces maudites apparences.
J'aurais voulu retourner le piano, j'aurais voulu fuir, je bouillonnais à l'intérieur.
Alors que je n'avais toujours pas bougé, tétanisé par son non, cherchant une solution. La femme que j'aimais m'avait dit non, mais sauvait les apparences, j'aurais voulu lui reprocher son non, je devenais fou, j'étais perdu.
Son regard sur moi changea peut-être face à mon immobilité, alors elle posa doucement sa main sur ma joue et s'approcha doucement de moi pour déposer ses lèvres sur les miennes.
Le contact de ses lèvres chaudes et douces sur les miennes me fit comme un électrochoc. Bella m'embrassait, Bella avait pris l'initiative de m'embrasser, là devant tout le monde, alors je repris espoir.
Une fois qu'elle se fut reculée, elle me tendit sa main, je passais alors la bague à son doigt et je nous relevais tous les deux. Une fois l'un en face de l'autre, je la vis faire un petit sourire.
Je ne pus résister à gouter à nouveau ses lèvres pour celer cette promesse de mariage. Le baiser était doux, ma tendre faufila ses mains derrière ma tête et je l'enserrai dans mes bars l'attirant un peu plus vers moi. Ce baiser était nouveau, il était réciproque et fantastique. Je dus quitter les lèvres de ma fiancée quand j'entendis les enfants glousser de plus en plus fort autour de nous.
Je posais mon front sur celui de ma belle, et lui sourit.
-Quand la soirée sera finie, me chuchota-t-elle, j'aimerais que nous parlions.
J'acquiesçai de la tête avant de lui refaire un baiser rapide sur les lèvres et retourner à la réalité.
Alors que nous nous détachions les enfants se mirent à applaudir, je commençais à regarder alors vers nos familles et là je dois dire que les visages qui se présentaient à moi avaient tous leur propre expression passant de la colère, à de la joie, à des émotions fortes et des larmes. C'est ma mère qui pleurait, Alice elle était euphorique, Rosalie avait l'air plutôt septique, Jacob était en colère, d'ailleurs je le vis nous regarder intensément, je regardai ma douce qui le regardait aussi, il se leva alors et quitta la pièce, je sentis ma Bella se tendre et amorcer un geste pour le suivre. Je resserrais l'étreinte autour d'elle et elle me regarda tristement.
Je me haïssais à ce moment-là, je me haïssais de la forcer, je me haïssais de ne pas être celui qui la faisait vibrer. Je fus interrompu dans mes pensées par une main sur mon épaule.
C'était mon père qui était face à moi et qui me prit maladroitement dans une étreinte masculine et me disant haut et fort :
-Je suis fier de toi fils.
Je grimaçais, si j'étais fiancé c'est uniquement parce qu'il avait manœuvré dans ce sens. Même si j'en retirais toute la satisfaction d'avoir Bella à mon bras.
La mère de Bella la regarda tristement, elle la serra dans ses bras. J'entendis à peine Bella murmurer à sa mère
-Je vais bien maman. Alors qu'elle lui frottait le dos dans un geste apaisant.
Ça me tordit un peu plus les entrailles.
Son père vient me féliciter à sa manière :
-Je te jure que si tu fais du mal à ma fille je te tue de mes propres mains, me souffla-t-il.
Il ne me laissa pas le temps de répondre qu'il prenait Bella dans ses bras.
Ma mère arriva enfin vers moi, j'appréhendais un peu sa réaction, vu que je l'avais vu en larmes quelques minutes plutôt.
-C'était très beau le morceau que tu as joué Edward.
L'art et la manière de ma mère de ressortir le positif de chaque situation sans dire des paroles qu'elles ne penseraient pas.
Je lui souris.
Pendant ce temps-là, mon père étreignait Bella en lui disant :
-Je suis ravi Bella que bientôt nous fassions partie d'une même belle famille.
Elle fit un sourire des plus faux en lui répondant sarcastiquement :
-Je n'en doute pas une seconde Carlisle.
Les embrassades et les félicitations continuèrent encore quelques minutes, les enfants se mêlant à nos amis, l'ambiance était beaucoup plus joviale.
Même si intérieurement j'étais torturé car je n'aimais pas la réponse première de Bella, j'aurais tellement voulu que les choses soient différentes, mais j'avais espoir vu son attitude qui avait suivi que peut-être nous pourrions trouver une solution, une alternative à tous les deux qui nous conviendrait.
En attendant je ne pouvais m'empêcher de sourire bêtement, en la tenant par la taille, la devant toutes ces personnes, elle était mienne.
-x-x-x-x-x-
La soirée se traina encore un peu et je devais parler avec Edward pour qu'on puisse clarifier les choses. Je le sentais presque comme un bipolaire, comme s'il voulait éclater de joie tout en se retentant mais par moment son regard se changeait pour une souffrance indéfinissable.
Je l'emmenais au salon pour une discussion, mon chaperon me suivait, arrivée devant les portes, je lui demandais de me surveiller via les caméras du salon. Je voulais parler à Edward sans oreilles indiscrètes.
Je sentais Edward très nerveux, je me doutais qu'il avait peur de ce que je pourrais lui dire.
Nous nous assîmes et je respirai un grand coup :
-Edward j'ai beaucoup réfléchi à tout ça et j'aimerais te proposer quelque chose.
Il me regardait méfiant, je lui fis un petit sourire, en fait je crois que ça m'amusait de jouer avec ses nerfs, c'était ma petite vengeance personnelle avant de tourner la page.
-Il y a notre vie publique avec ta demande ce soir et que j'ai accepté devant tous et notre vie intime. Je n'aime pas ces deux réalités, je n'aime pas être fausse. Seulement aujourd'hui j'ai du mal à voir comment raccorder ces deux parties de notre vie.
Il grimaça, il jouait avec ses doigts, pour ne pas dire il se tordait les doigts d'appréhension. Il leva alors la tête et me dit :
-Comtesse, je sais que ce n'était pas prévu que je te demande ta main si tôt mais voir tous ces prétendants autour de toi me rendait dingue. Si tu le désires nous ne sommes pas obligés de nous marier tout de suite, nous pourrions considérer la proposition de Jasper et attendre l'année prochaine quoiqu'en pensant mon père.
Je souris.
-Merci Edward, vu que notre mariage est inéducable je ne t'en veux pas d'avoir fait ta demande si tôt, je suis un peu soulagée d'un certain côté, si ça peut tenir à distance James, je t'en suis même reconnaissante. Pour le mariage, ce n'est pas nécessaire de repousser la date, affirmais-je.
Edward me regarda en levant un sourcil interrogatif.
-Comme je te le disais il y a notre vie publique, telle que tout le monde l'attend et je me suis faite à cette idée, nous nous marierons avant le 500ème de l'île.
-Qu'attends-tu de moi Bella ? rétorqua Edward.
Je sentais une pointe d'autorité, d'énervement dans sa voix. Mais maintenant c'était à moi de me mouiller. J'inspirai un grand coup.
-J'aimerais … je soufflais un grand coup, c'est plus difficile à dire que je ne le pensais. Je baissai les yeux pour trouver les bons mots.
Je me triturais la lèvre inférieure, essayant de me calmer de mon inconfortable position du moment à devoir dévoiler mes sentiments.
-Bella, m'appela Edward, la patience ne fait pas partie de mes qualités.
Je souris, j'avais par automatisme une quantité de répliques acerbes qui me venaient en tête.
-Bon alors, disons que… oh là là je n'allais pas m'en sortir. Je soufflais une nouvelle fois avant de reprendre :
-J'avais pensé que nous pourrions essayer d'être un couple indépendamment de notre vie publique, que nous nous donnions une vraie chance de voir si toi et moi nous pourrions être un jour cette image que nous offrons au public.
Je relevais timidement la tête vers Edward qui me regardait avec des yeux ronds.
-Bella es-tu en train de me dire que tu veux qu'on sorte ensemble réellement ?
-Euh oui, mais je…
Je n'ai pas pu finir ma phrase qu'Edward s'était déjà levé et jeté sur mes lèvres. Je ris et le repoussais.
-Edward attends, je ne t'ai pas tout dit.
Il perdit instantanément son sourire et se recula méfiant.
-Je veux que nous nous donnions une chance mais je ne veux pas subir la pression de notre vie publique. Je veux que nous allions à notre rythme et quoi qui se passe dans la vie publique ça ne vienne pas interférer avec notre vie intime.
Je grimaçais un peu au mot intime, est-ce qu'il arrivait à comprendre ce que je voulais lui dire, que je voulais avoir le choix de me donner à lui le soir de la nuit de noce, que je voulais être sûr de mes sentiments pour cela.
-Je serai capable de t'attendre une éternité Bella, me dit-il avec un sourire alors qu'il se rapprochait de moi tel un félin.
-Attends l'intimais-je, je n'ai pas fini.
Il grogna. Je souris, il avait bien compris mon dilemme cependant.
-Euh, il y a un autre problème.
-Lequel ? me demanda-t-il.
-Jacob.
Il me fusilla du regard. Il souffla ravalant sa salive et surement un commentaire désagréable.
-C'est-à-dire ? Questionna-t-il prudemment.
-Je ne veux pas le faire souffrir inutilement. Dis-je tout bas.
-Et concrètement ça donne quoi ? Insista-t-il.
-Je ne sais pas trop, je suppose que nous pouvons avoir des comportements de couple en public et quand nous sommes seuls mais j'aimerais un peu attendre devant nos familles et amis.
Edward se rassis sur le canapé et posa ses coudes sur ses genoux et pris sa tête dans ses mains. Il frotta sa tête puis son visage avant de se redresser et me regarder :
-Tu me demandes de nous donner une chance en tant que vrai couple pour qu'un jour notre vie publique puisse correspondre à notre vie intime, c'est bien ça ?
J'acquiesçai de la tête, j'étais heureuse qu'il comprenne que j'avais besoin d'aller à mon rythme.
-Mais dans l'immédiat tu veux que nous jouions la comédie non plus au public vu que nous sommes un vrai couple mais à nos amis et notre famille ?
Je grimaçais, il avait raison mais ce n'est pas du tout comme ça que je le voyais. Je ne voulais pas jouer la comédie. Je voulais justement qu'un jour nous arrêtions de jouer la comédie. Pour moi nos représentations publics n'allaient être que comédie vu que mon cœur n'était pas fiancé c'était juste les faits. Nos familles n'ont pas besoin de savoir notre essai et si ça ne marchait pas.
-Edward, je veux que nous nous donnions une chance sans interférence. Je veux que nous apprenions à nous connaitre alors que devant le public nous jouerons le petit couple parfait alors qu'en réalité nous serons balbutiants, dans la découverte de l'autre. J'aimerais vraiment que nous construisions quelque chose ensemble et quand nous serons sûr de nous alors nous en parlerons à nos familles, comme un couple normal.
-Mais je suis sûr, rétorqua-t-il.
-Pas moi Edward, j'ai besoin que les choses se déroulent comme elle devrait se dérouler.
-Es-tu en train de me dire que je dois t'inviter à diner avant de pouvoir t'embrasser.
Je souris, oui c'était l'idée mais là je n'étais pas sûr de vouloir ou pouvoir attendre maintenant que j'avais gouté à ses lèvres.
-Oui tout à fait même si nous pouvons accélérer cette étape, nous pouvons dire que nous avons déjà eu un premier rendez-vous lors de la balade à la falaise et la bibliothèque, lui répondis-je joueuse.
-Vous m'en voyez ravi, me répondit-il taquin.
Nous nous sourions, quand Edward perdit son sourire.
-Ça sera dur Bella pour moi de jouer l'indifférence devant nos amis.
Je m'approchai de lui en levant ma main pour toucher ses cheveux.
-Je sais, lui répondis-je tout bas avant de me hisser sur la pointe des pieds.
Edward se baissa et nous nous embrassâmes, très vite sa langue vient caresser ma lèvre inférieure et pour la première fois je pu le gouter réellement. Nous langues se caressèrent doucement découvrant la bouche de l'autre, c'était tellement agréable. Jamais je n'avais ressenti autant de chose dans un simple baiser.
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Alors ?
A la semaine prochaine
