Bonjour à toutes

Merci pour votre soutien, visiblement vous avez appréciez le rapprochement alors profitez bien de ce chapitre car aux prochains chapitres vous me maudirez… je parle trop moi, je ferais mieux de me taire, alors…

Bonne lecture

Chapitre 16 : Accalmie !

Arrivé au poste de contrôle, je m'installais devant les caméras. Nous étions tous réunis comme à chaque fois lors d'événements au palais. Nous devions faire un débriefing sur la sécurité de la soirée, mais ces gros balourds ne trouvaient rien de mieux que de commérer comme des gonzesses sur la demande de Cullen.

Je soufflais d'exaspération pour me concentrer sur les écrans, je trouvais rapidement la comtesse qui parlait au salon avec Cullen. Je pris du papier et un crayon faisait semblant de commencer un compte rendu mais j'avais les yeux rivés sur l'écran. J'étais nerveux, je n'aimais pas la savoir seule avec ce type quand soudain mon cœur s'arrêta, avant de repartir et en tapant fort. Mon dieu, ce connard posait sa bouche sur mon Isabella. Ses mains partaient dans le dos de la comtesse pour la rapprocher de lui. Je devais faire un effort considérable pour ne pas quitter ma chaise et aller le tabasser.

J'étais tétanisé devant ce spectacle, mon cœur criait de désespoir. Je sentais tout mon corps se crisper, plus rien n'existait, j'étais paralysé, impuissant et en total désaccord avec ce qui se jouait sous mes yeux.

Je fus sortis de ma transe par un bruit sec, j'avais brisé en deux le crayon de bois que je tenais. Je jetais un coup d'œil autour de moi, personne ne me regardait. Je jetais rapidement le crayon, tout en cherchant des yeux Sam. Quand j'arrivais enfin à capter son regard, je lui fis un signe de la tête pour qu'il s'approche. Il vient vers moi et je lui désignais l'écran, il soupira et je me suis senti obligé de rajouter :

- Ça fait 10 minutes.

Il passa sa main dans ses cheveux, je sais qu'il cherchait la bonne attitude à adopter. Sam était la personne responsable de la sécurité d'Isabella tout comme Alfred était responsable de la sécurité de Renée. Il désapprouvait que son rôle soit plus cantonné à du chaperonnage, moi personnellement ça me soulageait grandement.

Il fut interrompu par Emmett qui arriva vers nous et comprit immédiatement la situation.

- Laissez-les un peu tranquille, scanda-t-il.

Je me retiens de lui arracher la tête. J'essayais d'inspirer calmement, je devais avoir confiance en Sam. Ce dernier pris enfin la parole :

- C'est moi le responsable, c'est moi qui m'y colle, j'y vais.

Je soufflais de soulagement alors qu'Emmett soufflait d'exaspération.

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J'avais l'impression de vivre pour la première fois pleinement. Pouvoir embrasser ma princesse, de la sentir en accord avec moi, c'était juste divin. Sa bouche, ses lèvres, son odeur, son gout tout était divin en elle. Je n'arrivais pas et je ne voulais plus me détacher d'elle. J'en voulais déjà plus mais il fallait que je fasse mes preuves, elle avait fait un grand pas aujourd'hui vers moi et je devais m'en montrer digne.

Je pouvais la serrer contre moi, effleurer son dos, sa taille si fine, je pouvais sentir son corps tout contre le mien. J'aimais la sensation de ses mains dans mes cheveux et ma nuque. Je me retenais de gémir face à ses caresses et la sensation que me procurait ses baisers.

Je n'avais pas encore osé partir à la découverte de son corps, je ne voulais pas aller trop vite, mais j'avais une telle envie de nicher ma tête dans son cou, pouvoir respirer pleinement son odeur, pouvoir gouter sa peau.

Inconsciemment, j'avais quitté ses lèvres et j'embrassais sa mâchoire, mes baisers se déplaçant vers son oreille. Je goutais ma douce qui continuait ses caresses, j'étais au paradis quand nous fûmes interrompu par un raclement de gorge.

Je me détachais de ma Bella à contre cœur. Je vis Sam face à nous :

- Excusez-moi Comtesse mais je préfère intervenir maintenant en qualité de chaperon avant que les choses deviennent plus gênantes pour vous comme pour moi, dit-il d'une voix un peu froide.

Isabella rougit comme une tomate tout en se dégageant de mon étreinte.

- Je m'excuse, dit-elle à Sam avec un sourire timide.

Il répondit avec un sourire tout aussi faible avant de se retourner en disant :

- Bonne soirée, je retourne à la salle de contrôle.

La menace qu'il continuerait à nous surveiller était bien présente.

Une fois sortie je regardais ma douce qui s'était assis sur le canapé et se cachait le visage de ses mains.

Je m'agenouillais devant elle essayant de retirer ses mains.

- Princesse, lui dis-je doucement.

- C'est si gênant, me dit-elle tout en essayant de se cacher.

Je ris.

- Ce n'est pas drôle Edward c'est très embarrassant.

J'essayais tant bien que mal de reprendre mon sérieux. Oui c'est embarrassant car je n'avais pas la moindre envie d'être dérangé à chaque fois que j'avais un peu d'intimité avec Bella, il fallait changer ça, je n'allais pas supporter de ne pas pouvoir être un peu intime avec elle.

- Tu as raison, nous devrions aller voir ta mère pour demander que tu ne sois plus chaperonnée.

- Tu te fous de moi là ? Me questionna-t-elle.

- Euh, non.

- C'est ton idée je te rappelle Edward le coup du chaperon, assumes un peu tes actes. Me lâcha-t-elle.

Je soupirais.

- Oui, excuse-moi, je sais mais j'ai confiance en toi, j'ai confiance en nous. J'ai été bête me pardonnes-tu ?

Elle soupira.

- Bien sûr.

Je lui souris :

- Alors que faisais-nous ? La questionnais-je.

- Je ne sais pas peut-être que je pourrais en parler avec ma mère, mais ça voudrait aussi dire que je l'informe de la situation actuelle et je ne suis pas sûr d'être prête.

- J'attendrais le temps qu'il faudra ma princesse, lui dis-je tout en caressant sa joue.

Elle se releva et me regarda dans les yeux.

- Il est l'heure d'aller se coucher, je pense.

Je lui fis un sourire triste, j'aurais aimé passé la nuit avec elle, ne serait-ce que pour la tenir dans mes bras et savourer le fait qu'elle soit mienne.

J'acquiesçais avant de m'approcher d'elle et de l'embrasser à nouveau. C'était tellement jouissif de pouvoir avoir ce geste sans avoir la crainte d'être rejeté et encore mieux qu'elle répond avec autant d'enthousiasme.

Malheureusement, elle se recula trop vite à mon gout :

- Nous ne voudrions pas que Sam ai de nouveau à se déplacer.

- Effectivement, dis-je à contre cœur, puis-je te ramener malgré tout jusqu'à ta porte ?

Elle me sourit amusée.

- S'il n'y a que ça pour te faire partir pourquoi pas, me charia-t-elle.

Je grognais et lui pris la main pour la diriger jusqu'à sa chambre. Pouvoir déambuler avec elle, main dans la main m'emplit d'un sentiment d'invisibilité, j'étais heureux.

Nous arrivâmes trop vite à sa chambre.

- Quand te reverrais-je ? La questionnais-je.

- Je ne sais pas, fit-elle songeuse, il faut voir ça avec Angéla.

Je perdis instantanément mon sourire, quoi ? Je devais passer par son assistante pour la voir ?

Elle se mit à rire.

- Tu devrais voir ta tête Edward, ria-t-elle.

- Ce n'est pas drôle Bella, me plaignis-je.

- Bon alors peut-être pourrions-nous aller nos promener demain après-midi incognito en ville, qu'en dis-tu ?

- Vendu, répondis-je enthousiasme. A demain ma belle.

Je lui fis un dernier baiser sur les lèvres avant de la quitter, c'était plus facile sachant que dans quelques heures je pourrais profiter de nouveau de sa présence.

-x-x-x-x-x-

Dimanche matin j'allais à la rencontre de ma mère, il fallait autant que je parle à la mère qu'à la comtesse. J'y avais pensé toute la nuit et j'étais résolue à lui expliquer ce qui se passait avec Edward et de lui demander qu'elle m'enlève cette surveillance de chaperon. Il n'y avait pas de risque, je n'étais pas prête de passer à l'acte avec Edward et de son côté, il m'a assez répété qu'il voulait que je sois vierge au mariage.

Nous parlâmes un long moment avec ma mère, je lui expliquais la situation je vis des étoiles dans ses yeux. C'était comme si un rêve devenait réalité. Elle me prit dans ses bras :

- Je suis tellement fière de toi Bella, tu es si forte et si déterminée, je suis sûr qu'Edward peut te rendre heureuse. Tu le mérites.

Elle accepta alors sans broncher tout en m'indiquant qu'il n'en restait pas moins que Sam était mon garde du corps et qu'il fallait que je m'en remette à lui pour ma sécurité à l'extérieure du palais.

J'acceptais bien volontiers et je lui fis part de mon projet de l'après-midi.

Elle fit appeler Sam pour l'informer des nouvelles directives et des mesures à prendre pour l'après-midi.

Je le vis souffler de soulagement quand ma mère lui dit qu'il n'y avait plus besoin de me chaperonner, j'en rougis repensant à la veille.

Il informa ma mère qu'il serait deux à assurer ma sécurité cette après-midi. La majorité des agents étaient au repos, il demandera que Félix nous accompagne. Ma mère lui renouvela toute la confiance dans les méthodes qu'il mettrait en œuvre pour ma protection quant à moi je devais me déguiser maintenant que mon visage était connue.

Rosalie était venue m'aider, je n'avais pas pu revoir Jacob pour lui parler. Rosalie m'a informé qu'il était partie pour la journée qu'il avait besoin de se changer les idées.

J'imaginais que ça faisait beaucoup pour lui, je ne savais pas comment atténuer sa peine.

Etant donné que la saison se rafraichissait, Rosalie me proposa de relever mes cheveux et les cacher sous un chapeau en feutrine noir que je trouvais très sympa. Elle me trouva un petit tailleur gris, un peu strict à mon gout, mais il fallait bien que je sorte de mes habitudes si je voulais passer inaperçue et profiter. Et enfin elle termina ma tenue par une petite paire de lunette de vue à monture noire. J'aimais bien le look que ça donnait un peu sexy et autoritaire. C'est vrai que comme ça j'étais méconnaissable, je ris face à mon reflet je me demandais ce qu'allait en penser Edward.

Il fut rapidement l'heure que je le retrouve.

Quand il arriva, je le repérais rapidement et je le voyais me chercher sans me voir.

Je m'approchais alors de lui, quand enfin il me reconnut il écarquilla les yeux.

Il se reprit vite et fondit sur mes lèvres, après un long baiser il se décolla de moi pour me dévisager.

- hummmmmm j'adore ton petit côté strict, me murmura-t-il.

Je lui souris.

- Et c'est quoi ton déguisement à toi ?

Il sortit à son tour des lunettes qui faisait un peu intello et un bonnet de laine. Il s'affubla du tout et se recula pour que j'admire le déguisement.

- Mais tu as l'air d'un vrai plouc, le taquinais-je, je ne sais pas si je peux me permettre de sortir avec toi, continuais-je.

Il me saisit alors par la main, tout en me disant :

- Oui mais je suis méconnaissable et c'est le but, tu n'as plus le choix je te kidnappe.

Nous quittâmes le palais par derrière, Félix nous emmena en taxi au centre-ville, il devait rester dans le véhicule en cas d'extraction rapide et Sam lui nous suivait à pied à distance.

Nous marchâmes alors tranquillement dans les rues de Syllavie main dans la main c'était assez agréable.

- Je m'étonne que Sam ne soit pas plus près, fit remarquer Edward.

Je rougis.

- J'ai demandé à ma mère de ne plus avoir de chaperons, dis-je en rougissant.

Edward se pencha pour me dévisager :

- Et elle a accepté ? m'interrogea-t-il.

J'acquiesçais de la tête, alors il passa son bras sur mes épaules pour m'attirer à lui et me fit un langoureux baiser.

Les piétons pestaient contre nous arrêtés au milieu du trottoir. Edward rit en reprenant notre marche tout en gardant son bras autour de mon cou et me serrant le plus qu'il le pouvait contre lui. Je passais alors mon bras sur sa taille et nous déambulions tranquillement, nous avions accordé notre pas.

Après quelques minutes, Edward interrompit le silence :

- Je ne comprends pas bien pourquoi tu ne veux pas que nous remettions le mariage à plus tard, nous pourrions attendre que tu sois prête, pour enfin tu vois, conclut-il gêné.

Je soupirais.

- Comme je te l'ai dit notre vie publique est immuable, nous allons nous marier, un jour nous aurons un héritier mais comment pouvons-nous savoir maintenant comment notre couple va évoluer. Peut-être que nous n'aurons jamais l'envie de nous marier et il serait bête d'attendre, j'aurais l'impression d'avoir toujours cette pression que si nous dissocions les deux pour l'instant j'ai le sentiment que nous prendrions notre vie de couple avec moins de contraire. Est-ce que tu comprends ?

Il s'était raidi pendant mon discours, alors j'étais un peu inquiète.

- Tu es en train de me dire que tu ne sais pas si tu m'aimeras un jour suffisamment pour faire un mariage d'amour.

Je baissais les yeux, oui je n'étais sûr de rien.

- Ne m'en veux pas Edward je veux juste essayer de me préserver. Je veux que nous apprenions à nous faire confiance, à ce que nous nous découvrions et peut-être qu'un jour nous aurons envie de nous engager réellement l'un et vers l'autre et à ce moment-là rien nous empêchera de renouveler nos vœux ou je ne sais quoi.

Il acquiesça de mauvaise grâce, alors j'enchainais essayant de changer cette atmosphère tendue :

-Et puis entre nous, comment pouvons-nous se promettre un amour éternel sans avoir connu avant du plaisir charnel ensemble et ainsi tester notre compatibilité.

Je sentais mon visage bouillonnant je devais être cramoisi, je regrettais de ne pas avoir tourné 7 fois ma langue dans ma bouche.

Il me dévisagea amusé avant de se pencher vers mes lèvres et me murmurer « ne me tentes pas » avant de me donner un chaste baiser.

Nous reprîmes notre chemin, moi fixant dans l'immédiat mes chaussures. Enfin nous nous mimes à parler de tout et rien, c'était assez facile de plaisanter avec lui.

Souvent il resserrait son étreinte et venait déposer un baiser sur ma tempe mais il pestait contre mon chapeau qui le gênait dans sa trajectoire.

Nous nous arrêtions manger une gaufre pour lui une crêpe pour moi. Nous nous fîmes gouter mutuellement notre encas comme un vieux couple. Une fois qu'il eut englouti sa gaufre, il vient piquer de ma crêpe et je le frappais gentiment en faisant une mine outrée.

Nous n'avons pas vu l'après-midi passée quand Sam nous fit un signe, j'acquiesçais et quelques minutes plus tard Félix se garait à notre hauteur pour nous ramener. Sam monta à l'avant et Edward avait abandonné mon cou pour prendre ma main dans la sienne.

Dès que nous fumes installé dans le véhicule, Edward se débarrassa de son bonnet et de ses lunettes et il entreprit de faire de même avec moi. Il enleva mon chapeau qui l'avait si agacé et défit mes cheveux pour les laisser retomber sur mes épaules. Ses gestes si lents me troublèrent, c'était comme si j'étais mise à nue, son regard intense me fit monter le rouge aux joues plus que nécessaire.

Edward était encore plus tactile que j'aurais pu l'imaginer, j'appréhendais le moment où je me montrerais distante face à nos amis et en particulier Jacob, j'étais inquiète de la réaction que pourrait avoir Edward

Avant de me quitter ce soir-là, nous avons programmé un diner avec nos deux familles pour parler de la date du mariage. Ma mère m'avait proposé de faire une fête de fiançailles, je n'y tenais vraiment pas, un diner entre nous serait bien suffisant.

Je ne savais pas quand je reverrais Edward il avait beaucoup de cours cette semaine alors je lui dis à mercredi pour le diner.

Le lundi matin avait été plus calme, j'avais accompagné mon père, il secondait ma mère en catimini et il avait donc du temps pour me parler des ficelles du métier si on peut dire.

L'après-midi je la passais avec un bon livre, quand une visite s'annonça à moi.

Je vis Tanya arriver vers moi avec un grand sourire :

- Bonjour Comtesse, c'est vraiment gentil de me recevoir à l'improviste.

J'acquiesçais de la tête. Elle continuait de parler :

- Je voulais m'entretenir avec vous depuis un petit moment déjà.

- Je t'écoute, lui répondis-je.

- Eh bien tout d'abord, je voulais vous féliciter pour vos fiançailles.

- Merci, répondis-je un peu sur la défensive.

- Je voulais aussi m'assurer qu'il n'y aurait pas de malaise entre nous.

- Pourquoi il y aurait un malaise ? La questionnais-je.

- Parce que nous avons en commun Edward. Répondit-elle le plus simplement du monde.

Je commençais à sentir la moutarde me monter au nez. Je préférais me taire et ne pas répondre à ça.

- Beaucoup de femmes nous envient Edward, précisa-t-elle.

Est-ce que je pouvais lui arracher les yeux ? Pourquoi utilisait-elle le nous constamment. J'allais poser de but en blanc la question quand nous fûmes interrompus.

Alec arriva vers moi avec un grand sourire.

J'en fus soulagée, la situation avec Tanya ne prenait pas une tournure qui me plaisait j'avais bien besoin de renfort et réconfort et si je restais seule avec elle, je risquais l'incident diplomatique à tous les coups ! J'accueillis Alec en le serrant dans mes bras, il enfouit sa tête dans mon cou pour me chuchoter :

- Que fais-tu avec cette harpie ?

Je ris doucement, tout en me reculant :

- Que me vaut l'honneur de ta visite Alec ?

- J'avais envie de discuter avec une amie, me répondit-il évasif.

Nous échangions tous les trois quelques futilités quand bien vite et à mon plus grand soulagement Tanya pris congé.

- Alors, me questionna Alec une fois Tanya sortie, que te voulait-elle ?

- Je ne sais pas trop, elle m'a plus agacée qu'autre chose en parlant de nous pour évoquer la situation avec Edward.

Il grimaça.

- Bon et toi ? Dis-je pour changer de sujet.

Quand tout à coup, il se leva et chercha des yeux dans toute la pièce.

- Où est ton chaperon ? me dit-il surpris.

- Avantage d'être fiancée, lui répondis-je dans un sourire.

- Super, me sourit-il en se rasseyant. Nous pouvons donc parler tranquillement.

J'acquiesçais de la tête.

- Alors ne dévie pas de sujet, comment vas-tu ? Le questionnais-je à nouveau.

- Ah Bella, je suis un monstre.

Je fis des gros yeux.

- N'as-tu rien remarqué à ta journée jeune ?

- Euh si tu as passé pas mal de temps avec Alice et Jane… commençais-je.

Il passa sa main dans ses cheveux en soupirant…

- Alec, accouches !

- Je m'en veux, ça fait des années que j'ai le béguin pour Alice et il a fallu que je croise Jane pour que ces années soient effacées d'une traite. Ce n'est pas normal.

Je souris de toutes mes dents, j'étais si heureuse pour lui.

- Comment tu l'as dit Alec c'était qu'un béguin et peut-être que ce qui te plaisait chez Alice c'est sa vitalité que tu as retrouvé chez Jane.

- Surement, dit-il vaincu.

- Et comment ça s'est passé avec elle.

-Ah si tu savais, soupira-t-il. C'est si facile de parler avec elle, elle est tellement pétillante et drôle.

Je souris, nous parlâmes alors pendant plus d'une heure de nos amours respectifs, je lui parlais de mes craintes vis-à-vis de Jacob et il confirma mes inquiétudes :

- Je ne veux pas être là quand il l'apprendra, me charia-t-il.

- Tu ne m'aides pas là, le sermonnais-je.

Le mercredi soir, nous étions enfin au repas avec notre famille. J'avais rappelé rapidement à Edward que je ne souhaitais pas que nous précipitions les choses et que nous restions discrets quant à notre relation. Il soupira mais accepta.

Je sentis pendant le repas son regard sur moi. Jacob bien sûr avait refusé d'y participer.

La soirée se passait bien, je voyais Alice nous jeter des regards soupçonneux. Seule ma mère était au courant et respectait notre … enfin mon choix.

Il fut décidé que le mariage aurait lieu le samedi 6 novembre soit dans un peu plus de 3 semaines.

Alice était électrique et elle commençait déjà des listes de choses à faire.

Je lui rappelais que je souhaitais que Rosalie et elle soient mes demoiselles d'honneurs. Je voulais demander à Jacob d'être mon témoin mais je n'étais pas sûr de moi, au pire je demanderais à Rosalie.

Edward en profita pour demander à Emmett d'être témoin et Jasper garçon d'honneur. Alice devient comme une pivoine ce qui me fit bien rire et je vis également un petit sourire de la part d'Edward peut-être qu'il était également au courant du béguin de sa sœur.

La soirée allait bon train, l'ambiance était bonne. Puis une chose que je ne m'attendais pas se produisit :

- Isabella, m'interpela Esmée, nous feriez-vous l'honneur de venir diner à la maison avant le mariage ?

J'étais médusée, je ne m'attendais pas à cela mais je suppose que c'était dans la logique des choses.

- C'est une très bonne idée maman, confirma Edward.

Je serrais les dents tout en essayant de sourire.

-Oh oui ! Bonne idée, rajouta Alice.

J'avais plus vraiment le choix.

- Ça sera avec plaisir Esmée.

Je n'ai pas eu le temps de rajouter quoique ce soit que le rendez-vous fut pris pour le 30 octobre.

La soirée se finit calmement.

Edward me quémanda un petit moment pour nous. J'aimais toujours autant nos baisers, mais s'ils étaient justifiables le soir de nos fiançailles, j'avais maintenant peur d'être surprise notamment par Jacob.

La fin de semaine et la semaine suivante se passèrent sans encombre, Edward fit quelques apparitions publiques avec ma mère et moi.

Nous avions rendez-vous samedi matin pour aller tous ensemble à un déjeuner organisé par une association quelconque.

Je finissais de me préparer dans ma chambre quand quelqu'un entra, je sursautais pour voir Edward là devant moi.

- Vous savez que ce n'est pas permis de rentrer dans les chambres des jeunes filles sans permission, le taquinais-je.

- Et j'en suis nullement désolé, me répondit-il tout en se rapprochant tel un prédateur.

J'esquissais un sourire quand nos lèvres se rencontrèrent.

Nous nous étions peu vu cette semaine et lors des présentations publiques nous nous contentions de nous tenir la main et de sourire.

Edward m'embrassa langoureusement, et de plus en plus fougueusement.

Il avait avancé vers moi jusqu'à me faire reculer contre mon lit. Alors que notre étreinte se faisait plus passionnée, nous tombâmes à la renverse sur le lit ce qui nous fit éclater de rire.

Alors que nous nous remettions de notre rire, nos yeux se croisèrent et je fus surprise de voir l'iris de ses yeux verts si noir, ça me fit légèrement frissonner. Edward ne riait plus du tout et se saisit à nouveau de mes lèvres.

J'étais à bout de souffle dans ce baiser où je m'abandonnais complétement, j'aimais avoir les lèvres d'Edward sur les miennes ou dans mon cou. Je perdais totalement le sens de la réalité dans les bras et sous les assauts des lèvres d'Edward quand une voix froide me glaça :

- PUTAIN C'EST QUOI CE BORDEL !

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Sors discrètement…