Bonjour à toutes
Merci à toutes pour votre soutien, voici enfin à quoi correspond le PPPSVAJ.
Bonne lecture
Chapitre 18 : PPPSVAJ
Nous étions lundi dans 5 jours je me mariais avec Edward, rédiger les vœux étaient une galère. En attendant je devais respecter les traditions et c'est comme ça que toutes les filles et les femmes que je connaissais sur cette île étaient conviées au palais ce matin pour fêter mon mariage. C'était une sorte de rite initiatique, où conseils, astuces étaient prodigués à la future mariée pour qu'elle puisse entreprendre efficacement sa vie d'épouse.
J'avais eu le droit au sempiternelle : de l'amour, de la compréhension, de l'écoute. Je fus un peu surprise quand une des cuisinières déjà assez âgées est venue me souffler dans l'oreille.
- N'écoutes pas tout ce qu'elles te racontent, la seule façon de tenir un homme c'est par le sexe.
Elle était repartie aussi vite qu'elle était venue sans me gratifier d'un clin d'œil avant. Je n'avais pas eu le temps de lui répondre tellement j'avais été estomaquée par cette petite réplique.
La matinée se trainait en longueur. Alice, Jane et Rosalie, s'extasiaient sur les préparatifs du mariage, Angéla les accompagnait mais était plus réservée. Je voyais bien qu'elle essayait de faire tampon entre moi et ces furies. J'étais rapidement devenue très proche d'Angéla. Elle gérait mon emploi du temps de manière très professionnelle et elle anticipait très bien mes choix. Il était facile de se confier à elle, elle était douce et transpirait la gentillesse et la sincérité.
Ce n'était pas comme Tanya, qui justement s'approchait de moi alors que je m'étais éloignée pour aller picorer au buffet.
- Si c'est le temps des conseils, m'apostropha-t-elle, j'espère que vous pratiquez un sport comtesse, tel que le yoga ou la gymnastique !
Je fronçais les sourcils.
- Pas vraiment, pourquoi ?
Elle sourit diaboliquement. Je retenais déjà ma respiration, je savais que je n'allais pas aimer ce qui allait suivre.
- Edward est très inventif, dit-elle suggestive. Quoique ça ne sera pas évident avec vous vu votre petite taille.
J'avoue que pour le coup, elle m'avait scié entre le sous-entendu et le reproche de ma taille, j'avais du mal à dépatouiller tout cela dans ma tête et réagir adéquatement.
- Oh je parle trop, je devrais me taire, répliqua-t-elle faussement embarrassée face à mon silence.
J'allais répondre quand je fus interrompu par un membre du personnel du palais qui m'apportait un paquet urgent.
Plus pour éviter cette discussion horripilante avec Tanya que par réel envie, je déchirais le papier pour trouver un boiter de CD avec écrit dessus de la belle écriture d'Edward « Ecoutes moi ».
Je n'ai pas eu le temps d'amorcer un geste qu'Alice qui était visiblement près de moi se saisit du boitier et couru vers la chaine hifi mettre le CD. Quelques secondes plus tard retentit des notes jouées au piano. Je reconnu le morceau qu'Edward avait joué avant de me demander en mariage. Il m'avait dit l'avoir composé pour moi.
Alors que j'étais plongé dans ce souvenir, une boule d'émotion grandissait dans ma gorge. Je fus rapidement ramené sur terre par Tanya qui me souffla discrètement :
- Edward a vraiment un don pour la musique. La composition qu'il a écrite pour moi que je préfère est celle qu'il a composé juste après que nous ayons… euh… la première fois, fit-elle faussement gênée, enfin il était explosif, il transcendait, finit-elle comme réveillé d'un rêve merveilleux.
Sans fut trop pour moi, abasourdie, je quittais la pièce. Je me sentais comme blessée, ce pouvait-il qu'il n'ait que jouer la comédie avec moi ?
Angéla vient me chercher plus tard, elle ne me posa pas de question, elle m'apprit juste que Tanya n'était plus là. Je reviens donc auprès des invités, le cœur n'y était pas mais il fallait toujours sauvegarder les apparences.
Le lendemain, Alice voulait me faire visiter la cathédrale et me faire part des arrangements floraux prévus.
Félix devait nous y conduire et Emmett devait rester près de moi en tant que garde du corps.
Depuis le matin Alice ne tenait plus en place, elle avait en permanence avec elle un dossier chargé d'informations pour le mariage. Elle était à toutes les places à la fois, elle avait revendiqué le titre d'organisatrice en chef. Personne n'avait osé la contre dire et visiblement ça la rendait très heureuse, par contre nous ça nous épuisait.
Nous arrivâmes à la cathédrale et Alice pesta car le mariage qui y avait lieu aujourd'hui aurait dû être fini à notre arrivée pour qu'on puisse commencer les premiers aménagements. Notamment les câbleurs attendaient pour que la cérémonie soit transmise en directe sur des écrans géant à la grande place.
Nous attendions alors bien sagement dehors quand les mariés sortirent. Je fus surprise, ils étaient tous les deux en blancs. Je croyais que c'était les marines ou les hommes de profession particulière qui se mariaient en uniforme blanc, là le marié avait juste un smoking blanc. Ceci dit, ils étaient vraiment très beaux tous les deux et se dévoraient des yeux.
Je ne pus m'empêcher de sourire face à ce tableau. Alice rageait toujours à côté de moi, je l'interpelais :
- Alice, y a-t-il une raison spéciale pour que l'homme soit aussi en blanc ? La questionnais-je.
Elle me regarda étrangement, je ne sais pas si elle supposait que je me moquais d'elle ou si elle hésitait tout simplement à me répondre. Elle prit un air impassible et me dit :
- C'est parce qu'il est vierge.
Sa réponse me fit l'effet d'une douche froide. Tout se mit alors en place, Edward si respectueux des traditions à mon égard avait fait son choix. Il ne m'avait pas attendu préférant Tanya, tout comme il la retrouverait une fois que nous serions mariés, j'avais enfin ma réponse, cependant une incertitude demeurait.
Alice ne vu pas mon trouble et nous fîmes la visite de la cathédrale, seul mon corps était présent dans ces lieux, mon esprit se triturait les méninges.
Une fois finie, je demandais à Alice :
- Devons-nous rentrer tout de suite ? Si non, je me disais que je n'avais toujours pas vu où vivait Edward, ce n'est pas un peu bizarre en tant que fiancée ?
- Effectivement, me répondit Alice un peu sur la défensive. Tu veux y aller ?
- Oui pourquoi pas, tentais-je dans un sourire.
Nous arrivâmes rapidement devant chez Edward, il habitait au deuxième étage. Emmett, Alice et moi attendions après avoir sonné qu'Edward nous ouvre. Il fut surpris de nous voir et se déplaça pour nous laisser entrer. Alice tout en entrant, lui expliqua :
- Bella voulait voir où tu habitais.
J'avais laissé entrer Alice et Emmett et je fis un signe à Edward :
- Attends, je pourrais te parler avant ? Lui demandais-je.
Il sortit alors de chez lui, poussant la porte pour que notre conversation soit plus intime.
- Salut, me sourit-il.
- Salut, répondis-je par automatisme.
- En fait, lui dis-je, je voulais savoir depuis quand tu étais au courant de l'arrangement entre nos deux familles.
Il me regarda interloqué. C'est vrai il s'attendait peut-être à des remerciements pour son CD, je n'avais pas donné signe de vie hier.
- Euh, il se ressaisit et me répondit :
- Depuis ton départ, j'avais surpris une conversation entre mes parents, mon père s'inquiétait des répercussions et il m'a expliqué à ce moment-là et plus tard quand j'étais plus à même de comprendre.
- Et pas une fois tu as eu l'idée de rester pure pour moi ? Lui crachais-je du tac au tac.
- Euh quoi ? Il était surpris.
Face à ma fureur, il tenta de s'expliquer.
- Mais voyons Bella, je t'avais vu qu'une ou deux fois et tu étais haute comme trois pommes, je ne savais pas à quoi tu ressemblerais…
Je ne lui laissais pas le temps de finir ses explications que ma main était partie de toutes mes forces frapper sa joue.
Je fis demi-tour et courue, je courue sans me retourner, vite et loin. Il me voulait vierge pour l'honneur mais jamais il n'avait voulu être à égalité avec moi, non, je lui étais acquise et c'était bien trop ancré dans sa manière de penser pour qu'il change un jour. Je devais faire le deuil d'un vrai mariage.
Je repris alors conscience de la réalité, j'étais assise sur un banc, je ne sais où, des gens commençaient à me dévisager, je me mis alors à paniquer, je ne savais pas où était le palais, je ne savais pas où j'étais.
Je baissais la tête et entreprit de marcher, mais sans but, j'étais perdue. Je réalisais alors que j'avais ma balise avec moi. Je sortie le tube de rouge à lèvres et l'actionnais.
Je continuais à marcher, essayant de reprendre mon calme, je baissais toujours la tête, j'essayais de me faire discrète. J'entendis un bruit de moteur qui vrombissait à tout allure au loin, j'étais surprise, c'était si tranquille à Syllavie, quand un engin à deux roues arriva à une vitesse folle vers moi et se stoppa net à ma hauteur. J'étais interdite, pétrifiée. Le chauffeur de la moto retira son casque.
- C'est moi Comtesse, vous allez bien ? Me demanda Quil.
Je hochais la tête.
- Tenez, me dit-il en me tendant un casque.
Je fis une grimace.
- Désolé, me dit-il le sourire aux lèvres, c'était le moyen le plus rapide pour arriver jusqu'à vous.
- C'est efficace, lui répondis-je.
Il me répondit par un sourire resplendissant.
- Je vous ramène au palais Comtesse ? m'interrogea-t-il plus pour la forme qu'autre chose.
J'acquiesçais. Il m'aida à monter derrière lui et me prit mes mains pour que je me tienne à lui et démarra son engin.
Etonnamment je n'eus pas peur, la balade était plutôt agréable, si mon père me voyait sur une moto, il ferait surement une crise cardiaque mais je suppose que m'extirper de la population est un cas de force majeure.
Je n'avais envie de voir personne alors j'informais Quil à mon arrivée de faire barrage pour ne pas être importunée. Je profitais un peu largement de mon statut de comtesse et j'avais bien conscience que je faisais un caprice d'enfant gâtée mais je n'avais pas envie de m'expliquer ce soir, j'avais besoin de faire le vide. J'informais juste que je souhaitais voir Angéla demain matin.
Je dormis mal, je savais ce qu'il me restait à faire, je savais comment garder mon honneur pour moi, garder mon libre arbitre et mon semblant de liberté. J'offrirais ma virginité à un homme qui m'a toujours aimé et qui saura partager ce moment unique avec moi je décidais de mettre en place le Plan Pour Perdre Ma Virginité Avec Jacob.
Note de l'auteure : je sais vous m'en voulez mais dites-vous que j'ai vraiment hésité à stopper là le chapitre comme quoi je ne suis pas si cruelle !
C'est avec beaucoup d'appréhension que j'accueillis le mercredi, je devais un jour où l'autre affronter Edward, il voudrait des explications, que pouvais-je lui dire ? Et qui pourrait m'aider dans mon PPMVAJ ? Je pouvais faire confiance à Rosalie et Jacob, y arriverons-nous à nous trois.
Je fus tirée de mes réflexions par l'arrivée d'Angéla. Elle rentra directement dans le vif du sujet.
- Bella, une demi-douzaine de personnes font la queue pour te voir. J'ai pris les choses en main disant que tu ne voulais voir personne et qu'il m'en fasse part à moi pour que je te soumette les demandes.
- Merci, lui dis-je reconnaissante, elle était vraiment d'un grand soutien.
- Bon alors annonces la couleur.
- Alice pour les préparatifs du mariage, Edward il n'a pas voulu m'en dire plus, Jacob et Rosalie veulent te parler, Emmett qui veut te voler dans les plumes, Sam qui souhaite également remettre les pendules à l'heure et enfin ta mère.
Je soupirais.
- Je vais aller voir ma mère, mais j'aimerais être accompagné par Sam pour discuter en même temps avec lui, pourrais-tu aller le chercher et en même temps donner ce petit mot à Emmett ?
Je griffonnais sur une feuille : « Toutes mes excuses, je ne recommencerai plus. Bella ». Je lui tendis le mot et elle acquiesça.
Elle partit, en l'attendant je décidais de rattrouper mes affaires pour la journée, entre ma mère et Alice, elle risquait d'être longue d'autant plus que je voulais parler avec Rosalie et Jacob, il ne me restait plus beaucoup de temps.
Je fus sortie de mes pensées par la porte de ma chambre qui claqua. Je sursautais, alors que je me retournais je vis Edward fermer la porte à clé et me faire face.
Je me figeais complétement interdite, j'entendis mon cœur battre plus fort dans ma poitrine, Edward me dévisageait également, il s'était appuyé contre la porte et attendait. J'avais l'impression d'être dans une guerre du regard, au premier qui craque, j'avais envie de le regarder avec défi mais je me ravisais, pas sûr de gagner à ce jeu-là. Je décidais alors de rester le plus impassible possible.
Au bout de quelques minutes, il se dégagea de la porte nos regards toujours accrochés, pas un n'avait prononcé un mot. Il se rapprocha tout doucement de moi et je tentais de rester toujours impassible, j'étais totalement immobile. Il s'approcha et je ne pus m'empêcher de reculer quand il fut trop proche.
Il esquissa un petit sourire face à ma réaction mais ne s'arrêta pas pour autant de s'avancer. J'avais l'impression de me retrouver devant l'Edward d'avant qui me considérait comme sa chose.
A chaque pas qu'il avançait je reculais mais je me retrouvais bien vite contre le mur. Il colla alors tout son corps contre le mien.
Je refusais de devoir lever la tête pour le regarder alors je levais juste mes yeux le regardant à travers mes cils, son corps collé au mien je demeurais immobile, mes bras le long du corps.
Nous restâmes de longues secondes dans cette position, je tentais de respirer profondément et lentement, ma respiration s'était accélérée avec sa proximité.
Tout doucement, il prit mon visage en coupe, m'obligeant à lui faire face et il vient déposer ses lèvres sur les miennes. Tout mon corps l'appelait, mes lèvres bougèrent à l'unisson des siennes, alors que mon esprit refusait cette proximité. Je me battais pour que mes mains le repoussent mais tout mon corps voulait qu'elles s'enroulent autour de lui, je restais donc les bras le long de mon corps, attendant qu'il me relâche.
Il mit fin au baiser, nous étions tous les deux haletants. Il tenait toujours mon visage entre ses mains et il me regarda intensément :
- Oses me dire que tu n'as rien ressenti, me souffla-t-il.
J'essayais de respirer lentement.
- Ce n'est pas le problème, lui crachais-je.
Il soupira.
- Je sais que tu m'en veux Bella de ne plus être vierge mais je ne peux rien y changer.
Je ne répondis pas, il n'essayait même pas de se repentir. Que pouvais-je lui dire ? Il reprit alors :
- Je n'ai pas d'excuses mais si c'était à refaire je le referais.
J'écarquillais les yeux devant cet aveu, c'était une chose de supposer que je n'étais rien pour lui, c'était une autre que de se l'entendre dire.
Il vit mon trouble car il reprit aussitôt la parole pour tenter de m'expliquer.
- Tu sais les garçons ont en quelques sorte un complexe c'est-à-dire qu'ils ont peur de ne pas être assez performant pour donner du plaisir à leur partenaire. Je sais maintenant que j'en suis capable et je suis plus serein pour notre future relation.
Je le regardais incrédule, c'était ridicule, il était en train de me dire que s'il n'avait pas gardé sa virginité intacte c'était pour mon plaisir. Je me retiens de justesse de lever les yeux au ciel.
- J'entends que tu l'as fait pour moi, je crois que c'est l'excuse la plus minable possible, fin de l'histoire. Lui crachais-je.
Je le sentis se crisper.
- Enfin non, rajoutais-je, nous nous revoyons samedi mais peut-être que pour équilibrer les choses nous pourrions nous retrouver à la chapelle, ça serait plus juste.
Il se mit à respirer plus profondément comme pour se calmer.
- Si te faire l'amour, là, maintenant, pouvait arranger notre histoire je n'hésiterais pas une seconde, dit-il dans un chuchotement.
Mes mots sortirent dans ma bouche sans que je puisse les retenir.
- Qui te dit que j'ai envie de perdre ma virginité avec toi ?
Ses yeux prirent une teinte noire de colère, il glissa ses mains qui étaient encore sur mes joues dans mes cheveux et il resserra ses doigts. Il maintenait une pression dans mes cheveux, ce n'était pas douloureux mais pas agréable non plus. Je le voyais en plein conflit, il tentait de se contrôler. Il se pencha de nouveau sur moi m'imposant tout son pouvoir et reposa ses lèvres sur les miennes. Le baiser n'était plus doux, c'était comme un avertissement.
J'étais figée, je ne savais pas comment reprendre le contrôle de la situation.
Il mit fin au baiser et posa son front sur le mien et me souffla :
- Je ne le permettrai jamais.
Il resserra sa poigne dans mes cheveux pour appuyer ses dires. Il me relâcha et sortit de ma chambre sans plus un mot.
Je restais un moment contre le mur tentant de reprendre mes esprits. Je décidais de ne plus penser à cet épisode pour avancer.
Angéla et Sam arrivèrent quelques minutes après et j'eu le droit à un sermon comme quoi il était primordial que je mette du mien pour qu'il puisse garantir ma sécurité et partir en courant où m'emporte le vent n'est définitivement pas la bonne attitude.
J'acquiesçais à tout ce que me disait Sam. Il soupira et sorti devant nous.
Une fois arrivée vers ma mère, elle m'interrogea sur ma santé et mon bien-être, puis de sa vraie préoccupation.
- Je voulais te parler en fait de comment tu envisageais les choses avec Edward une fois mariée ?
Je fis des yeux ronds, pas sûr de bien comprendre.
- Ce que je veux dire, c'est que souhaitez-vous pour votre aménagement ?
Il m'attira avec elle dans une partie du palais que je n'avais jamais vu, c'était bien plus modeste.
Nous arrivâmes enfin devant une porte, elle l'ouvrit et nous entrâmes dans un appartement qui ressemblait à l'appartement de monsieur tout le monde, pas de riche bordure, ni de moulures, c'était tout simple, il y avait un salon et une petite salle à manger, une cuisine américaine était sur la gauche, elle me conduisit dans les différentes pièces, il y avait deux chambres et un bureau, une belle salle de bain.
- Où sommes-nous ? Questionnais-je.
- Dans l'appartement où ton père et moi avons vécus au début de notre mariage, nous voulions un peu d'intimité que nous ne trouvions pas dans l'aile principale du palais. Si tu veux c'est pour vous.
- Euh, je ne sais pas, je ne sais plus.
Elle comprit mon trouble, alors enchaina :
- Tu sais où il est maintenant, en attendant dans l'immédiat, la chambre à côté de la tienne sera aménagé pour Edward. Conclue-t-elle comme si de rien était.
Nous revîmes vers le bâtiment principal, Alice tapait du pied, elle nous attendait.
Elle me gratifia d'un regard noir :
- Nous avons beaucoup de travail Bella, tu n'es pas sérieuse.
Je levais les yeux au ciel, Alice restera toujours Alice.
Après l'avoir écouté s'exciter pendant une bonne heure, je rejoignis Jacob. Je lui parlais de mes projets, il hésita au début :
- C'est vraiment ce que tu veux Bella, je ne veux pas que tu fasses ça en réaction uniquement à des propos ou des actions d'Edward.
- Je veux me sentir libre, je veux être intime avec toi.
Il me tient la main et embrassa le dos de cette dernière.
- Il n'y a rien que je puisse te refuser, conclue-t-il.
Nous retrouvâmes Rosalie qui nous aida à mettre en place notre plan. Très vite nous arrivâmes à une solution.
Jacob au début de la cérémonie quitterait la réception, la majorité s'attendant à ce qu'il ne supporte pas cette situation. Ensuite, il faudrait que je puisse m'éclipser bien après environ deux heures pour ne pas faire le rapprochement. Rosalie pourrait accaparer l'attention d'Edward pendant que je retrouve Jacob. Le hic était les caméras de surveillance, il leur suffirait de me pister pour me trouver, il fallait trouver une alternative.
La solution me vient telle une révélation, je devais permuter d'identité. Je pensais à Angéla qui avait ma taille et ma couleur de cheveux.
Rosalie approuva l'idée, il suffirait de prévoir des rechanges.
Nous avions convenu que si Angéla acceptait, toutes les demoiselles d'honneur auraient un chignon semblable au mien, seules les fleurs plantées dedans changeraient.
Angéla devrait avoir sa robe en double pour en garder un exemplaire dans ma chambre pour qu'elle puisse aller s'y changer et se mêler de nouveau à la cérémonie. Nous irons changer nos vêtements dans des toilettes, s'échangeant robe, accessoires et fleurs. Ensuite Angéla n'aurait plus qu'à aller dans ma chambre pour se changer de nouveau, laissant croire à la sécurité de ma présence là-bas.
Moi avec l'identité momentanée d'Angéla je pourrais aller retrouver Jacob, ma mère m'avait fourni le lieu idéal : l'appartement. Je pourrais y mettre un sac de vêtement là-bas pour m'habiller plus simplement après, en tant que comtesse j'étais libre d'avoir des petites lubies et de vouloir quitter tôt ma robe de mariée. Rosalie elle devait faire diversion le temps que je me change et que je sois en sécurité dans l'appartement.
Le PPSVAJ était alors en place. Angéla avait acceptée, la seconde robe pour cette dernière avait été confectionnée et placée dans ma chambre. J'avais apporté des vêtements à l'appartement. Tout était prêt.
La fin de semaine se passa vite entre les préservatifs de dernières minutes, j'avais revue Edward mais en public, je l'avais ignoré, lui profitant de la situation pour m'enlacer par les épaules pour me serrer contre lui.
J'étais toujours un peu confuse dans ses bras des sensations m'assaillaient à chaque fois comme la chair de poule, une respiration plus rapide. Je m'en voulais de ressentir tout ça.
Le vendredi j'eu la désagréable visite des membres du conseil qui voulaient s'assurer que j'avais ma légitimité dans la cathédrale. Bien sûr Aro Volturi était derrière tout ça, surement était-ce un moyen pour lui de montrer son mécontentement face à cette union. Bref de mauvaise grâce, j'acceptais de refaire un examen gynécologique le matin de mon mariage, pour garantir ma virginité. J'étais horrifiée, humiliée, mais bon rien qui n'était insurmontable.
Ce qui me paraissait beaucoup plus difficile c'était la rédaction de ces foutues vœux. Je ne pouvais pas mentir face à tout ce monde mais je ne pouvais pas non plus les zapper.
Je dormis mal cette nuit, dans quelques heures j'allais me marier. J'avais à peine 18 ans et j'allais sceller mon destin à cette île pour en être la représentante, mais avant de me donner corps et âme à cette île, je comptais bien faire ma petite rébellion personnelle en mettant en application le PPPMVAJ !
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Nous étions en pleine réunion pour la sécurité du mariage de ma douce, j'étais forcément maussade et avait beaucoup de mal à supporter l'excitation générale face à cet événement et notre surcroît de travail.
Par contre, j'avais un peu moins de regret que le bateau ne soit pas près dans les temps, vu les aménagements que Sam avait prévu, je n'aurais jamais pu mettre mon plan à exécution.
Heureusement que les derniers événements me rassuraient considérablement. Cet enfoiré de Cullen n'était pas près de pouvoir se délecter de la comtesse, cette dernière était redevenue aussi inaccessible qu'au début pour mon plus grand bonheur.
La réunion trainait en longueur. Sam nous apprit que l'un d'entre nous montrait en grade dès le dimanche prochain pour assurer la sécurité de Cullen. L'idée même de devoir risquer ma vie pour lui me donnait la nausée, peut-être que si c'était moi le responsable de sa petite personne je pourrais m'en débarrasser en faisant juste une faute professionnelle. Cette idée me fit sourire.
Je fus sortit de mes rêveries quand un mot retentit à mes oreilles « voyage ». Je levais vivement la tête pour comprendre de quoi il était question.
-Nous n'avons pas encore de date pour le voyage de noce de la comtesse. Nous devons nous montrer prêts au cas où la décision se ferait à la dernière minute. Cependant je pense qu'avec le 500ème de l'île il y a peu de chance que celui-ci se fasse avant, dans tous les cas, Mike, Félix, Quil, Démitri et Emmett, je veux que vous soyez opérationnel si une date nous parvenait. Nous demanda Sam.
Je tremblais de rage, jamais je ne permettrai ça. Si ma douce acceptait un voyage de noces c'est qu'elle était résignée à sa condition et ça s'était inacceptable, je l'en sortirais avant !
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Je pense qu'il n'y a pas trop de doute sur l'objet du prochain chapitre,
il sera du point de vue d'Edward !
J'espère que vous ne m'en voulez pas trop pour le PPPSVAJ,
la question est : vont-ils y arriver ?
A mercredi
