Bonjour à toutes
Merci de m'avoir fait remarquer mon lapsus écrit, je ne pensais pas que ça existait, j'ai écrit à la fin du dernier chapitre les « préservatifs de dernières minutes » au lieu de préparatifs, à la réflexion je vais le laisser.
Merci encore pour votre soutien à toutes !
Bonne lecture
Chapitre 19 : Le grand jour !
Je sortis de la chambre de Bella en tentant de garder tout mon contrôle, j'avais envie de tout casser, elle venait de me dire qu'elle voulait se donner à un autre. J'étais déchiré, je voulais tout détruire, j'étais hors de moi. J'avais réussi à sortir de sa chambre avant de péter un câble, j'étais fébrile, je ne pouvais décidemment pas disjoncter au palais.
Je pris mon téléphone en main et appelais Emmett. Il répondit rapidement, mais je n'arrivais pas à parler.
-Edward, c'est toi ?
-…
-Putain Edward qu'est ce qui se passe, parle-moi !
-Où es-tu, Arrivais-je à articuler.
-Au palais à la salle de musculation.
Je raccrochais et me dirigeais là-bas, Emmett me connaissait bien, pas la peine de faire de long discours, il pourrait me contenir en cas de débordement.
J'arrivais devant la salle, Emmett avait compris car il était devant en train de m'attendre.
Il me jugea du regard, il ne dit pas un mot m'entrainant avec lui, je le suivis docilement.
Nous rentrâmes dans la salle, il me prit les mains et me mit des gants de boxe avant de me positionner devant un sac de sable suspendu. Il se plaça derrière et me dit :
- Allez tapes, lâche-toi.
Et je me mis à frapper dans le sac de toutes mes forces, chaque coup libérait une tension dans mon corps et je m'excitais sur ce sac. J'espérais pouvoir y rejeter tous mes frustrations mes incompréhensions.
Comment les choses avaient-elles pu autant déviées ? Qu'est ce qui s'était passé ? J'essayais de me remémorer quand mon cauchemar avait commencé. J'étais tellement bien dans les bras d'Isabella. Les premières prémices furent quand Jacob nous avait interrompus. Je sais que j'avais fait le con à ce moment-là. Jamais je n'aurais dû demander à Sam de s'en mêler, mais j'étais si inquiet et impuissant. Je ne supportais pas quand la situation m'échappait, je voulais Bella et toute personne l'approchant un peu trop près m'exaspérait.
Il y avait eu aussi l'épisode avec Tanya, je ne sais pas ce qu'elle a pu dire à Isabella juste après les fiançailles, je crois qu'il y en avait plus que Bella n'a bien voulu me dire sinon elle ne m'en aurait pas re-parler chez mes parents. Mais comment faire pour savoir ce que l'esprit tordu de Tanya pouvait bien manigancer ?
Tanya devenait vraiment un problème. J'avais appelé Alice pour lui faire part de mon idée d'enregistrer un CD pour Bella, j'y avais passé tout mon dimanche et une partie de la nuit. J'y avais mis la berceuse que je lui avais jouée pour les fiançailles mais aussi d'autres morceaux. Il me suffisait de penser à Bella pour qu'une multitude de sentiments s'emparent de moi, telle que la jalousie, la possessivité, la colère pour les intentions les moins nobles et ces derniers transparaissaient dans certains morceaux que j'avais composés mais il y avait aussi la douceur, le doute, la bonté et tant d'autres choses.
Alice avait pour mission de faire écouter le CD dès réception, j'espérais que de cette façon Bella comprendrait tout l'amour que j'avais pour elle et qu'elle accepte de me laisser de nouveau cette chance. Je ne comprenais pas pourquoi je l'avais perdue.
Alice m'avait avoué le soir que Tanya était près de Bella quand elle avait reçu mon CD et qu'elle lui avait parlé. Bella avait quitté la pièce peu après. Tous mes efforts réduits à néant à cause de Tanya, je n'avais pas pu savoir ce qu'elle lui avait dit et ça me rendait fou.
Enfin ce fut vite mis au second plan quand Bella était venu jusqu'à chez moi. Quand j'avais ouvert la porte, mon cœur avait explosé dans ma poitrine de la voir là. Elle me déstabilisa bien vite et je ne compris rien à la suite des événements.
Je me souviens bien par contre de la douleur de sa gifle, pas physiquement mais émotionnelle, il y avait une telle rage à ce moment dans son regard et après plus rien elle avait disparue.
J'ai passé les 3 heures les plus angoissées de ma vie. Emmett n'était pas mieux, il n'arrêtait pas d'être au téléphone avec Sam et partit à pied la chercher sans succès. Il n'avait pas voulu que je bouge prétextant qu'elle pourrait revenir.
Je fus soulagé quand il m'appela pour me dire qu'elle était rentrée saine et sauve. J'étais prêt à venir au palais pour lui parler alors il m'annonça les mesures qu'elle avait prise, c'était comme une deuxième gifle, elle ne voulait pas me voir et utilisait les gardes pour y arriver.
J'avais fait le guet toute la matinée pour saisir une occasion de la voir et j'en ai profité quand j'ai vu Angéla sortir. Mais maintenant que je l'avais vu, que j'avais pu re-gouter à ses lèvres, elle me disait qu'elle en voulait un autre, c'était trop dur, je ne pouvais le supporter.
Je frappais toujours dans ce sac, mon corps s'épuisait alors que mon cerveau bouillonnait.
Je fis une pause reprenant mon souffle.
- Qu'est ce qui se passe mec ? me dit Emmett tout doucement.
- Elle veut… mes mots se coincèrent dans ma gorge… un autre, finis-je pitoyablement. Emmett me regarda d'un regard désolé.
- Ça va s'arranger, me dit-il sûr de lui.
Je le regardais incrédule. Il ajouta :
- Je t'aiderais.
Je lui souris, bizarrement Emmett avait cette force tranquille qui rassurait et je le crus, il savait très bien comment aider et je me sentis comme vidé.
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Je ne retournais pas voir Bella, je la vis un peu le jeudi et le vendredi en public, j'en profitais pour la tenir dans mes bras. Elle se laissait faire mais c'était encore plus dur de l'avoir si près physiquement tout en sachant qu'elle était loin de moi émotionnellement.
J'aurais voulu l'embrasser mais je ne voulais pas me montrer trop pressant alors je me contentais de la tenir par la taille ou les épaules comme le ferait tout fiancé.
Je fus horrifié d'apprendre que les Volturi imposaient à Bella un autre examen gynécologique, je trouvais cela insultant. C'était les dommages dus à son titre.
Etonnamment je n'étais pas stressé par le mariage, toute ma vie je savais que ce mariage ferait de moi le comte de cette île. Longtemps j'ai vu ce mariage comme la prise de pouvoir et j'aimais ça. Peut-importait que la comtesse soit à mon gout ou non, j'aimais cette île et pouvoir la gouverner me remplissait largement assez d'orgueil et de fierté.
Rencontrer Isabella avait chamboulé tout ça, j'aurais été prêt à tout quitter pour elle, mais elle était encore plus que moi détentrice de cette île. Elle devait lui rendre honneur.
C'est alors sans difficulté que j'attendais ce mariage. Savoir que samedi je pourrais revendiquer Isabella aux yeux de tous comme mienne, que personne ne pourra venir se mettre en travers de nos chemins, que nous serons unis à jamais quelques soit nos différents actuels, je ne pouvais qu'espérer et m'impatienter d'être au mariage.
Je réécris une quantité hallucinante de fois mes vœux, je voulais lui faire comprendre à ce moment-là tout ce que je ressentais pour elle et je voulais qu'elle sache que je lui disais à elle mais aussi à la terre entière. Je ne voulais cacher à personne et surtout pas à elle l'amour que je lui porte.
Le samedi arriva vite, j'étais nerveux. Emmett ne me lâchait pas. Je repensais à Bella : son envie de mettre sous le signe du blanc le mariage, d'un coup cela prit toute sa signification et pour la première fois je regrettais de ne pas m'habiller en blanc pour elle.
J'inspirais profondément ne pouvant pas changer les choses. Jasper et Jacob nous rejoignirent peu avant d'aller à la cathédrale. Jacob était tendu, nous nous défions un moment du regard et c'est Jasper qui vient s'interposer mine de rien, réajustant ma cravate.
Une longue voiture nous attendait pour nous y conduire. Je fus surpris de l'affluence dans les rues de Syllavie, c'était pour tous un jour de fête. Regarder toute cette effervescence me rendit nerveux tous ces badauds étaient là pour assister à notre union, Isabella et moi.
Nous allâmes nous installer proche de l'autel. La cathédrale était magnifique. Ce n'était pas un mariage comme les autres où la famille sont aux premiers rangs, non là c'était les membres du conseil qui avaient les premières places. Il y avait donc nos parents respectifs au premier rang mes parents derrière moi et les parents de Bella dans la rangée à côté. Ensuite juste derrière, dès le second rang les membres du conseil étaient distribués d'un côté ou de l'autre de l'allée.
Je me rendis compte de pourquoi Bella voulait que Jacob soit un garçon d'honneur, si ça n'avait pas été le cas, il aurait été au mieux qu'au milieu de la cathédrale n'ayant pas sa légitimité devant. Cette idée me fit soupirer, j'aurais préféré.
Le prêtre vient vers nous et nous demanda de nous installer. Je me rapprochais donc de l'allée pour attendre Bella, j'avais Emmett juste derrière moi, suivi de Jasper et enfin Jacob.
Je commençais à avoir les mains moites, j'étais anxieux, j'eu peur qu'elle ne vienne pas. Et si elle ne souhaitait plus se marier.
Enfin les notes de la marche nuptiale retentit, les portes du fond s'ouvrir et Angéla approcha tout doucement. Elle avait une robe très belle dans les couleurs parmes et je me souviens que Jacob avait sa cravate assortie, ça ne pouvait être que l'œuvre d'Alice un rappel pareil entre les demoiselles et les garçons d'honneur.
S'en suivit ma sœur, sa robe était un peu différente de celle d'Angéla, la coupe lui allait très bien, elle était dans la même matière mais elle était bleue pale, toute comme la cravate de Jasper.
Elle sourit timidement en arrivant vers nous, ma sœur pouvait-elle être gênée ? Elle devait vraiment avoir un gros béguin pour Jasper pour réagir de la sorte. Arriva ensuite Rosalie, sa robe était là encore dans le même tissu mais de couleur bordeaux, c'était une robe bustier, je devais bien admettre qu'elle était très belle.
Je sentis Emmett s'agiter derrière moi, visiblement la vue de Rosalie faisait son effet sur lui, je ne pus réprimer un sourire.
Une fois que Rosalie eu prit sa place, la musique reprit plus fortement et je vis mon ange à l'entrée de la cathédrale. Elle était magnifique, je ne pouvais réellement la distinguer un voile recouvrant son visage. Elle avait une robe qui épousait magnifiquement bien sa poitrine et marquait sa taille si fine. Elle s'évasait ensuite dans une volupté exquise.
Elle marcha tranquillement, elle tenait un petit bouquet dans ses mains jointes. Alors que je la mangeais des yeux, les siens demeuraient sur son bouquet. A quelques mètres de moi, elle releva enfin les yeux, regarda les rangées du devant en particulier ses parents, elle arborait un sourire figé. Malgré tout, je la trouvais époustouflante. Elle posa enfin ses yeux sur moi et je tentais de lui transmettre tout mon amour, je lui souris. Mais trop vite elle détourna les yeux et alla les poser je supposais sur Jacob. J'aurais envie de crier, la rappeler à l'ordre, qu'elle se concentre sur moi, c'était assez douloureux.
Enfin ses yeux vinrent se reposer sur moi avant de les baisser. Elle était arrivée à ma hauteur et s'était positionnée à côté de moi.
Le prêtre commença son laïus. Je tentais de timides regards vers Bella, elle était concentrée sur le prêtre.
Bizarrement je n'avais jamais été attiré par la religion mais j'aurais voulu que ce moment s'éternise être là à côté de Bella devant Dieu me plaisait.
Le moment des vœux arriva, aussi bien que ma nervosité.
Bella se retourna pour me faire face. Il était d'usage que je lui enlève son voile.
Je m'approchais alors d'elle et souleva son voile, il fut aisé pour moi de lui passer par-dessus la tête pour le laisser retomber dans son dos, je pus enfin la regarder sans obstacle et la voir si belle me coupa le souffle, cet ange allait devenir dans quelques instants ma femme.
Le prêtre m'invita à prononcer mes vœux ce qui me fit revenir brutalement sur terre.
« Bella, aujourd'hui je me présente à toi en tant qu'homme qui a enfin trouvé sa voie. Cette voie c'est celle que tes pas font. Je fais le serment aujourd'hui d'être toujours là pour toi, de te soutenir et te seconder dans tous tes choix. Je fais le serment aujourd'hui de t'aimer au-delà du possible. Je fais le serment aujourd'hui d'œuvrer à être l'époux que tu mérites d'avoir. Je fais le serment aujourd'hui de te suivre à tout jamais. »
Je regardais intensément Bella, je vis son trouble passer sur son visage, j'espérais lui avoir fait passer tout mon amour pour elle, j'espérais qu'elle comprendrait combien je l'aimais.
Elle me dévisagea un moment sans rien dire et se fut son tour à elle d'être rappelé à la réalité par le prêtre. Elle commença alors ses vœux :
« Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction, disait Antoine de Saint Exupéry. Je te choisis toi Edward pour être mon époux et comte à mes côtés pour le bien de Syllavie. »
Je crus recevoir un coup en plein cœur, elle me regarda avec un air de défi. Ce pouvait-elle qu'elle ait crié au monde entier qu'elle me choisissait pour le bien de Syllavie ? Ses vœux furent accueillis par un silence étonnant. Le prêtre dévisageait Isabella avant de se ressaisir.
- Avant de continuer la cérémonie si quelqu'un est contre cette union qu'il parle maintenant où se taise à jamais, scanda le prêtre.
Isabella me regardait toujours, j'étais pétrifié, je me remémorais ses paroles à la recherche d'un peu d'espoir, mais connaissant notre passif, c'était bien difficile. Elle me choisissait moi pour époux, peut-être que pour les autres, cela s'apparentait à une déclaration d'amour comme une autre et que sa royauté lui imposait de la mettre au premier rang. Pour moi c'était tout autre.
Le silence se prolongea dans la cathédrale, je fus soulagé que personne ne vienne contester notre union. Le prêtre reprit alors le déroulement de la cérémonie avec les traditionnels oui je le veux et les échanges d'alliance.
J'abordais cette partie un peu mécaniquement cherchant des solutions pour reconquérir Bella et surtout atteindre son cœur. Le moment enfin que j'attendais le plus arriva :
-Je vous déclare mari et femme, vous pouvez embrasser la mariée, finit le prêtre.
Je m'approchais de Bella, posant une main sur sa joue et tout doucement, je l'embrassais. Je bougeais mes lèvres sur les siennes avec douceur, elle répondait à mon baiser et mon autre main vient se placer sur sa taille pour la rapprocher encore plus de moi. Bella avait ses mains devant elle et comme je la rapprochais toujours de moi elle fit glisser sa main avec le bouquet sur mon épaule alors que son autre main alla sur ma taille. Je savourais ce baiser tendre que nous partagions, les autres avaient disparus et je me délectais de ses lèvres et surtout de sa réponse. Elle répondait tout autant à mon baiser avec douceur ou timidité, c'était si bon.
J'étais bien à ce moment-là, je ne voulais plus bouger, j'aurais voulu passer ma soirée à l'embrasser pour que tous comprennent qu'elle était à moi désormais.
Je fus ramené sur terre par Bella qui se détacha de moi, c'est alors que j'entendis des sifflements et des hurlements qui venaient de l'extérieur. Je vis le rouge qui était monté aux joues de ma douce, visiblement le spectacle n'était pas passé inaperçu sur les écrans géants qui étaient placés à l'extérieur.
Je lui souris tendrement reposant rapidement mes lèvres sur les siennes, elle me répondit par un petit sourire et je souris alors très largement. Il était rare de la voir aussi intimidé.
Nous signâmes les registres avant de se diriger vers les portes. Je sentais la pression montée en elle, des milliers de personnes seraient devant la cathédrale attendant notre sortie.
Là encore il y avait un protocole, une fois la cathédrale vidée de la majorité des invités, les membres du conseil devaient sortir, suivi des demoiselles d'honneur et des garçons. Enfin c'était autour de mes parents. A l'angle des portes, il y avait un aboyeur qui cria quand mes parents sortirent :
- Mr et Mme Cullen.
Quelques instants après ce fut autour des parents de Bella :
- La comtesse de Syllavie et son époux.
Je réalisais sur le coup que Charlie n'était plus considéré comme comte ici, c'était assez bizarre, je n'avais pas eu le loisir d'en parler avec Bella et surtout je me doutais qu'il y avait un lien avec le conseil, j'avais vraiment hâte de pouvoir y assister, leur réunion demeurait confidentiel, J'allais avoir ma légitimité là-bas.
Enfin ce fut notre tour, Bella me tenait par le bras. Je la regardais elle était très belle, mais son regard était figé sur l'extérieur, je sentais qu'elle était tendue.
- Tout va bien se passer mon cœur, lui chuchotais-je en effleurant sa tempe de mes lèvres.
Je jurerais l'avoir vu frissonner. Je ne pus m'empêcher une esquisse de sourire à cette idée.
Enfin l'aboyeur dit :
- Veuillez accueillir la comtesse Isabella et le comte Edward.
Alors que nous franchissions le parvis de l'église une multitude d'applaudissements nous assaillirent suivi par une pluie de pétale de roses blanches mélangés à des bulles de savon. L'effet était magnifique.
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Il nous fallut un temps fou pour rejoindre le palais entre les félicitations et la foule. Je rigolais Emmett ne savait plus comment se positionner entre son statut de témoin et le fait qu'il restait un garde du corps dans l'âme.
Rosalie finit par lui faire des gros yeux pour qu'il arrête. Je vis que leur attitude amusait Bella tout autant que moi.
Je restais accroché à elle, elle parlait peu, souriait, remerciait bref tenait son rôle de comtesse à merveilles.
Une fois arrivée à la salle de bal, Bella se dirigea vers Jacob, ils parlèrent tout bas un instant et je vis Jacob jeté un regard froid sur la foule, tourner les talons et partir.
Bon débarras pensais-je. Bella resta un moment sur place, j'avais qu'une envie aller la chercher et la prendre dans mes bras mais je devais apprendre à lui laisser de l'espace.
Elle revient d'elle-même vers moi et nous enchainions les mondanités.
Je fus heureux de partager avec elle la première danse une fois que son père lui ai fait faire quelques pas de valse maladroit. J'hésitais à lancer un sujet de conversation. En attendant, je profitais d'avoir ma magnifique épouse dans mes bras. J'avais décidé de danser avec elle jusqu'à ce qu'elle demande d'arrêter. Elle ne disait rien et je profitais de pouvoir respirer son délicat parfum.
Nous dansâmes un très long moment ensemble, j'étais dans une petite bulle de bonheur, je l'avais rien que pour moi. Je ne pouvais m'empêcher de sourire comme un con.
Malheureusement des troubles fêtes vinrent solliciter une danse à ma belle. Pendant l'heure qui suivie je la vis passer de bras en bras, même mon père la fit danser, je m'étais tendu, leur rapport était tout juste cordiaux, ma mère me demanda de la faire danser à ce moment-là.
C'est fou comme une mère sait toujours tout :
- Tes vœux étaient très beaux Edward, me dit-il sans détour.
- Merci, répondis-je.
- Tu dois lui laisser le temps, enchaina-t-elle comme si de rien, c'est une merveilleuse jeune femme et elle mérite qu'on se donne du mal pour elle.
Je fis un sourire triste à ma mère et lui répondant :
- Je ferai mon possible.
- Je n'en attends pas moins de toi, répondit-elle espiègle.
Le temps passait et Bella dansait toujours je n'arrivais pas à me rapprocher d'elle, trop de monde la réclamait et moi aussi pour le coup.
Ça faisait plusieurs minutes que je n'avais pas revu Bella, je commençais à la chercher des yeux, ne pas la voir me rendait nerveux et j'avais passé la soirée à la chercher, me calmant dès que mes yeux se posaient sur elle.
Je scrutais la salle de bal sans la trouver, je fis le tour de toute la salle sans succès. Des femmes me réclamaient des danses mais je les refusais tant que je n'aurais pas vu Bella, hors de question que je m'attèle à autre chose.
Au deuxième tour, ça faisait plus d'un quart d'heure que Bella était introuvable, je décidais de partir à sa recherche.
Alors que j'allais sortir de la salle de bal, je croisais Rosalie qui me demanda une danse.
- Pas maintenant, lui répondis-je abruptement.
- Je voudrais te parler de Bella, rétorqua-t-elle.
J'hésitais, elle était son amie la plus proche.
- Je peux t'aider, me dit-elle.
J'acquiesçais de la tête et l'emmenais danser.
Une fois au milieu de la piste elle se mit à me parler. Elle m'expliqua la conversation qu'avait entendu Jacob, les doutes de Bella, toutes les insinuations de Tanya et enfin la goutte d'eau pour Bella le fait que j'ai choisi de ne plus être vierge pour notre mariage. Je me suis senti con d'un coup, je comprenais ses doutes. J'étais en colère contre Tanya, cette pute avait tout fait pour nous éloigner.
Rosalie après ses aveux étaient étonnamment silencieuse moi j'étais partie dans mes réflexions. Je devais trouver un moyen d'arrêter Tanya de nuire.
Quand je remarquais que Rosalie se mordait la lèvre inférieure.
- Qui a-t-il ? La questionnais-je.
- Ce n'est pas tout, dit-elle timidement.
- Quoi ? Lui demandais-je. Je sentais l'impatience me monter que me cachait-elle encore.
- Elle a prévu de donner sa virginité à Jacob, murmura-t-elle.
Lorsque je compris ce qu'elle me disait, je la lâchais immédiatement comprenant que Bella était avec lui en ce moment.
Elle me rattrapa :
- Attends Edward, tu dois lui laisser faire son propre choix, tu ne dois pas lui imposer les tiens, j'ai vu le doute dans ses yeux, elle est perdue. Laisse lui faire ses erreurs.
Je soupirais c'était au-dessus de mes forces.
- Où est-elle ? Lui répondis-je.
Elle ne me répondit pas, baissant la tête.
- S'il te plait Rosalie.
- Non Edward tu dois lui laisser faire ses choix. Confirma-t-elle.
- Mais elle ne détient pas toute la vérité, Tanya a mentit, elle a mentit à tout le monde, je l'aime, lui criais-je presque.
- Je suis désolée, me répondit-elle.
Elle en avait les larmes aux yeux, elle ne voulait pas trahir son amie, je pouvais le comprendre je ne perdis pas une seconde et partie à sa recherche.
Tanya m'intercepta à ce moment-là :
- Cher Comte aurais-je l'honneur d'une danse ? Minauda-t-elle.
- Non Tanya, tu devrais plutôt aller faire tes valises, lui crachais-je en me dirigeant vers la porte.
Emmett me rejoignit très vite.
Je lui dis :
- Elle est avec Jacob.
- Eh merde, répondit-il.
Nous sortîmes ensemble de la salle de bal. Je le vis parler dans sa manche, il avait un dispositif audio relié au poste de contrôle sur lui. Emmett restera Emmett.
Il parlait vite demandant où était la comtesse. Il s'impatientait demandait qu'on rembobine les cassettes de vidéo surveillance. On nous apprit qu'elle a été vu il y a 45 minutes entrant avec Angéla dans les toilettes et qu'elles sont ressorties 10 minutes après, la comtesse s'étant dirigée ensuite dans sa chambre.
Nous courûmes jusqu'à sa chambre et j'y entrais sans attendre la permission. Je fis sursauter Angéla qui était en train d'enlever des fleurs blanches de ses cheveux, sur le lit était posée la robe de Bella.
- Où est Bella ? Questionnais-je sachant déjà que la réponse serait négative.
- Je ne sais pas, nous répondit-elle simplement.
Je commençais à comprendre entre les fleurs dans les cheveux d'Angéla et la robe je criais à Emmett qu'il cherche Angéla à la sortie des toilettes.
Nous dûmes attendre de longues secondes avant qu'ils nous disent enfin où la pseudo Angéla s'était dirigée en sortant des toilettes.
Vers l'aile ouest du palais.
Nous courûmes avec Emmett, mais arrivée dans cette aile du château très peu habitée, ils ne purent nous en dire plus. La Comtesse de Syllavie ayant refusée que cette partie du palais soit sous surveillance.
Nous testâmes alors toutes les portes.
J'ouvris enfin une porte et je me pétrifiais, c'était un genre de salon et là sur le sol, il y avait des chaussures de femmes, une veste d'homme.
Emmett arriva derrière moi quand il entra il ne put s'empêcher :
- Eh merde, cracha-t-il de nouveau.
Je soufflais, je rentrais plus dans le salon, je ne connaissais pas du tout l'endroit aucun bruit ne venait des portes en face de nous, j'allais les tester quand Jacob sortit d'une pièce torse nu avec juste un pantalon.
Je me tendis, l'enfoiré, j'allais le massacrer.
Emmett était déjà à mes côtés.
- Si tu l'as seulement touché je te jure de te tuer, lui crachais-je.
- La ferme bouffon, me chuchota-t-il.
J'étais surpris qu'il chuchote mais j'allais lui en coller une. Emmett me retient et prit la parole.
- Où est-elle ?
- Dans la chambre, elle dort. Répondit-il tout aussi doucement.
Il me toisa méchamment soufflant un bon coup :
- Je ne le dis pas de gaité de cœur mais elle n'a pas pu, j'ai passé mon temps à la réconforter, jamais je ne l'avais vu pleurer, elle… il ne finit pas sa phrase.
Il me toisa :
- Si tu lui fais du mal c'est moi qui te tue. Finit-il enfin.
Et il partit sans ajouter un autre mot.
J'étais sous le choc, soulagé, torturé qu'elle ait pleuré elle si courageuse habituellement.
Je remerciais Emmett et je lui demandais de rejoindre Rosalie et d'aller la remercier.
Je pénétrais dans la chambre. Bella était là, allongée sur le lit recroquevillée sur elle-même en sous-vêtement. Ses joues étaient colorées de ses larmes et de son maquillage. Malgré cette tristesse qui transparaissait d'elle, mon corps ne put s'empêcher de réagir face à la beauté de ses formes, la couleur laiteuse de sa peau.
Je tentais de respirer calmement. Je la couvris d'un drap, je ne voulais pas tenter le diable.
Je me mis en boxer et m'allongeais à côté d'elle par-dessus le drap et je rabattis la couette sur nous.
-Bonne nuit ma douce, lui murmurais-je.
Peut-être dû à la chaleur des draps, elle se détendit et s'étira un peu, elle se tourna vers moi et vient se blottir contre moi en soufflant un faible « Edward ».
Mon cœur explosa de joie à ce moment-là. Je la pris dans mes bras, tendrement en lui murmurant « dors ma belle ». J'avais la joie de tenir ma femme dans mes bras, nous allions passer notre nuit de noce ensemble.
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Alors ?
Il faudra atteindre 15 jours pour avoir leur réveil, en attendant la semaine prochaine un chapitre hors-série qui j'espère vous « hérissera le poil » !
