Merci Merci les 1000 reviews ont été dépassées c'est fantastique,

du coup comme le chapitre est prêt,

que je suis en congé lundi

et que je suis d'humeur joyeuse,

je vous poste sans plus attendre…

l'avant dernier chapitre…

Merci à Minomina pour ses suggestions de chapitres alternatifs ou de bonus, si vous avez-vous aussi des idées n'hésitez pas à m'en faire part j'adore vous lire et ça me fait d'autant plus réfléchir aux possibilités.

Bonne lecture

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Une fois Edward parti, je fis face à Jacob qui avait un air renfrogné.

-Jacob, commençais-je tout en baissant la tête cherchant mes mots, je…

-Non laisse-moi parler s'il te plait Bella, me coupa-t-il.

Je relevais alors mes yeux vers lui et je sentis mon cœur se serrer face à ses yeux remplis de douleur.

Chapitre 21 : à deux ?

- J'ai beaucoup réfléchi et la Push me manque, j'ai décidé de partir. J'en ai informé plutôt dans la journée tes parents tout est prêt, je venais te dire au revoir. M'informa Jacob

- Quoi ? Ne puis-je m'empêcher de crier incrédule, tu t'en vas ? Maintenant ?

Il baissa la tête.

- Oui c'est trop dur excuse-moi. Me répondit-il tout bas.

- Mais, tentais-je avant qu'il me coupe.

- Tu ne m'aimes pas du même amour que moi, je ne peux pas rester là te voir tomber amoureuse d'un autre, je suis désolé, c'est trop douloureux.

- Je… je ne trouvais pas les mots pour lui dire ce que je ressentais, ça aurait été égoïste de le retenir, je finis donc par lui dire :

- Tu sais que je t'aime ?

Il fit un sourire triste tout en me prenant dans ses bras.

- Oui, je le sais mais pas suffisamment. Finit-il dans un murmure.

Nous nous étreignons plusieurs minutes, le lâcher signifiait le laisser partir alors je ne re-lâchais pas le pressant dans mes bras. C'est lui qui me décolla de lui.

- Il faut que j'y aille, je te promets de t'écrire bientôt et te donner des nouvelles. C'est qu'un au revoir Bella.

Je reniflais, je perdais mon meilleur ami.

- Bella s'il te plait, se plaignit-il devant mes reniflements.

- Tu vas me manquer, lui soufflais-je.

Il embrassa mon front, releva ma tête.

- Tu feras une formidable Comtesse de Syllavie ma belle, à bientôt.

Et il partit sans me laisser l'occasion de répondre ou de le retenir.

Il me fallut quelques minutes pour m'en remettre, je comprenais que c'était mieux pour lui, pour tout le monde, je ne le ferais plus souffrir inutilement. Je rentrais alors dans la salle, un sourire figé sur les lèvres.

Edward vient tout de suite à ma rencontre et me prit la main, il me dévisagea mais ne dit rien, il cherchait surement des réponses.

- Poses là ta question ! Le taquinais-je, sachant très bien qu'il était inquiet de ce qu'aurait bien pu me dire Jacob.

Il hésita et soupira :

- Que te voulais Jacob ? demanda-t-il timidement.

- Me dire au revoir, répondis-je du tac au tac.

Et là un éclair de soulagement envahit ses prunelles, il retient un soupir puis me dévisagea honteux de sa première réaction.

Il m'attira alors dans ses bras et me serra contre lui tout en m'embrassant sur le front. C'était un peu maladroit mais je compris que c'était sa manière d'essayer de me réconforter.

Nous nous dirigeâmes alors ensuite vers les invités. Mon père resplendissait, je crois qu'il était très heureux d'avoir retrouvé son statut au sein de l'île. Aro Volturi pestait dans un coin. Je vis Alec discuter avec Jane un peu plus loin.

La vie reprenait son cours avec toujours les conflits de fond. Pour ma part, ma vie amoureuse venait considérablement de se simplifier, j'étais mariée avec l'homme dont je tombais à chaque minute plus en amour et il m'avait largement prouvé la réciprocité de mes sentiments. Rosalie et Emmett roucoulaient, fêtant le nouveau grade de ce dernier.

Je cherchais alors Alice des yeux, je ne savais pas où elle en était avec le très posé Jasper.

- Qui cherches-tu ? Me questionna Edward.

- Ta sœur, répondis-je.

- Et pourquoi ? Insista-t-il.

- Elle m'a rendue la vie infernale avec les préparatifs du mariage, je compte bien me venger. Lui appris-je.

- Et comment comptes-tu faire ça ? m'interrogea-t-il complétement amusé cette fois-ci.

- Ah ha, secret de filles, mais l'idée est de la mettre dans l'embarras, lui confiais-je.

- Avec Jasper ! rétorqua-t-il.

Je le regardais incrédule, je ne sais pas si c'était une affirmation ou une question. Je fis des yeux suspicieux et il rit.

- Je vois aussi ce qui se passe Bella, je n'ai pas besoin d'être dans les confidences pour voir comment ma sœur regarde Jasper et je peux te dire qu'il n'est pas indifférent. M'apprit-il.

- C'est vrai, me réjouis-je malgré tout pour mon ami.

- Oui, mais je ne suis pas contre de leur mener un peu la vie dure, finit-il dans un sourire.

- Dis-moi serais-tu du genre à menacer les petits amis de ta sœur que s'ils lui font du mal.. patati et patata, le questionnais-je.

-Oui je crois mais là avec jasper, je serais tenté de le mettre lui en garde, il est bien trop calme pour ma folle furieuse de sœur, plaisanta-t-il.

J'acquiesçais c'est vrai que ces deux-là était le jour et la nuit.

Il me prit alors la main et nous partîmes à la recherche de sa sœur, nous l'a trouvâmes enfin en pleine conversation avec Jasper.

Nous nous incrustions vers eux. Alice nous regarda interrogatif :

- Comment allez-vous ? Nous questionna-t-elle.

- Très très bien, répondit Edward en me regardant avec un sourire, et vous ?

- Ça va. Répondit simplement sa sœur.

- Alors Alice as-tu rencontré un jeune homme qui a retenu ton attention à la cérémonie ? Questionna Edward.

Je me retiens de pouffer, je n'aurais pas fait mieux.

Alice et Jasper rougir en cœur, c'était trop mignon.

Elle perdait ses mots :

- Mais euh, voyons Edward ce n'est pas le moment de tenir ce genre de conversation voyons, tenta-t-elle.

- Ben pourquoi ? répondit-il l'innocence incarnée, Jasper n'ignore rien de nous, il fait déjà parti de la famille.

J'étais un peu embêté pour ce dernier, il était visiblement gêné et je l'appréciais vraiment.

-Les gars ! Excusez-nous mais j'ai besoin d'une conversation fille, là maintenant, dis-je en entrainant Alice.

Je me doutais qu'Edward allait questionner Jasper de son côté.

- Alors, dis-je dès que nous fûmes suffisamment loin pour ne pas être entendu.

- Il m'a embrassé au bal avant de nous quitter. Dit-elle rêveuse.

- Mais c'est super, lui dis-je, et ensuite ?

- Ensuite ? Me regarda-t-elle furieuse, vous êtes arrivés !

- Quoi ? Lui répondis-je.

- Oui en nous revoyant nous étions gênés l'un l'autre, nous étions en train de discuter et je sentais qu'il voulait autant que moi reparler du baiser que nous avons partagé mais vous êtes arrivés, me reprocha-t-elle.

Je gloussais.

- Tu as besoin d'aide, proposais-je.

Elle me regarda horrifiée :

- Non mais ça ne va pas, à quoi vous jouez avec Edward ? Vous vous êtes donné le mot ou quoi ?

Lorsqu'elle vit mon petit sourire, elle pesta et reparti vers les garçons.

Ils parlaient du déroulement du conseil, Jasper le félicitait de ses actions. Nous parlâmes un peu de tout et de rien.

Nous fûmes interrompus par Angéla qui vient me féliciter des nouveaux événements. Elle m'apprit que le directeur de la bibliothèque avait déjà eu vent que je serais à présent en charge de cette dernière et il avait demandé à me voir demain à la première heure me faisant dire également combien il était enthousiasme de travailler avec moi.

J'étais vraiment impatiente de pouvoir m'impliquer dans Syllavie et je devais à Edward ce judicieux choix.

Les invités partir à tour de rôle, Edward m'avait attiré un peu à l'écart, je le voyais chercher ses mots.

- Qu'est-ce qu'il y a ? M'impatientais-je.

- Euh, je me demandais, je sais que ta mère a fait installer une chambre à côté de la tienne et je voulais savoir, euh pour ce soir comment tu … euh, il ne finit pas sa phrase me regardant, espérant que je comprenne là où il voulait en venir.

Je ne savais pas si je devais rire de son incertitude ou être blessée qu'après l'épisode de ce matin et la clarification des choses au conseil, il hésite à dormir avec moi.

- Euh, et bien, dis-je gênée à mon tour, je pensais que nous nous installerions à l'appartement.

Un sourire s'afficha sur son visage, je n'ai pas eu le temps d'y répondre qu'il s'était déjà jeté sur moi pour m'embrasser. Je ne pus répondre à son baiser tellement je riais de son attitude.

Alors qu'il me tenait dans ses bras, il fronça les sourcils, tentant d'être fâché de ma réaction.

- Mes baisers t'amusent ? me reprocha-t-il.

- Non c'est ton attitude de primate, le taquinais-je.

Je rougis voyant le sous-entendu que pouvait porter ma phrase avec notre moment sous la douche ce matin.

Ses yeux s'obscurcirent, je n'avais plus du tout envie de rire, il me serra alors fort dans ses bras avant de m'embrasser.

Je répondis avidement à son baiser me laissant submerger par la sensation si électrisante que seul Edward me procurait. Nous mis fin à notre baiser, haletant, nous n'étions pas seul même si nous étions à l'écart.

- Tu ne perds rien pour attendre, me souffla-t-il tout en parsemant mon cou de baiser.

- Edward, tentais-je, certaines personnes nous regardaient.

Il soupira et nos corps se séparèrent à regret.

Le temps passa vite et nous nous retrouvâmes entre jeunes en début de soirée à grignoter sur les canapés.

Nous parlions un peu tous du lendemain, entre la reprise des cours, des nouvelles fonctions.

Je commençais à fatiguer, Edward m'installa alors la tête sur ses genoux, alors que les conversations allaient encore bon train.

-x-x-x-x-x-x-

Voir Cullen tendre avec la comtesse m'insupportait au plus haut point, j'avais travaillé fort toute la nuit pour être prêt, j'avais des heures d'enregistrement de la voix de Sam me permettant de finaliser mon plan, il ne me restait plus qu'à trouver la bonne occasion.

-x-x-x-x-x-x-

Je me réveillais contre un corps chaud, il me fallut quelques minutes pour me situer, j'ouvris un œil, j'étais à l'appartement, j'étais en sous-vêtement, et c'est Edward qui me tenait serré contre lui.

Je tentais de me remémorer les derniers événements, mes derniers souvenirs dataient de la veille quand Edward me câlinait les cheveux alors que j'avais la tête sur ses genoux à écouter les autres parler.

Je supposais mettre alors endormi et qu'il m'ai ramené. Je culpabilisais un peu, il y avait dû me porter, je ne me souviens pas m'être réveillé. Il avait dû aussi me déshabiller, j'en rougis, enfin j'avais perdu une partie de ma timidité hier dans la douche.

Je sentis qu'il s'agitait sous moi, des bruits gutturaux sortis de sa poitrine, on aurait dit des ronronnements.

Je pouffais.

- Hey, me dit-il de sa douce voix, on peut savoir ce qui t'amuse dès le matin ?

Je relevais mon visage vers lui et lui sourit largement.

- Ton côté animal, lui répondis-je.

Il sourit à son tour alors j'enchainais :

- J'ai l'impression que tes bruits le matin ressemblent à ceux des mammifères mais tu vois les petits mammifères comme les chats, dis-je en pouffant.

Il fit semblant de se vexer avant de me coucher sur le dos :

- Tu vas voir ce qu'il sait faire le petit mammifère.

Et il partit à me chatouiller, je gesticulais sous lui, ne me souvenant pas avoir tant rit.

Je le suppliais d'arrêter, il cessa alors, son regard s'était obscurcit. Il était vraiment trop beau pour mon propre bien. Je nouais alors mes mains autour de son cou pour l'attirer à moi, il ne se fit pas prier et nos lèvres se caressèrent. Nos bassins étaient collés l'un à l'autre et je ne pus m'empêcher de créer une friction.

Edward réagit instantanément, il gémit, mais ça n'avait plus rien d'un ronronnement, ça venait de très loin. Je me liquéfiais à ce son et à la pression contre mon sexe de sa verge tendue. Je me surpris à émettre une plainte également.

Il se recula :

- Bella, tu es si belle, me susurra-t-il.

- Je… il hésita et reposa sa bouche sur la mienne.

Je répondis avec avidité à son baiser, mon corps s'enflamma, je remontais le long de sa cuisse l'une des miennes, lui permettant d'être encore plus proche de mon corps, nous commencions à être haletant quand du bruit au salon se fit entendre.

- Comtesse, je suis désolée c'est Angéla, votre rendez-vous avec le directeur de la bibliothèque est dans 30 minutes je vous attends dans le hall.

- Merci, criais-je, puis j'entendis la porte claquer.

Edward souffla un grand coup, posant son front contre le mien.

- Je crois que je vais te laisser aller te laver, seule, précisa-t-il après une seconde, si tu veux avoir une chance d'être à l'heure.

Je lui souris, lui fit un rapide baiser sur les lèvres avant de m'éclipser. Je l'entendis s'affaler sur le lit en soupirant.

Je rougis, c'était le deuxième matin que je le laissais dans un état, comment pourrait-on dire ça, délicat ?

Mais étais-je prête pour me donner à lui toute entière, je réfléchis un instant, la réponse était oui, sans aucun doute mais il est vrai que j'avais espéré une soirée romantique avant, ou un je ne sais quoi qui me ferait rappeler cette journée à vie. Quoi que l'épisode de la douche restera à jamais dans ma mémoire.

Lorsque je fus douchée et vite habillée Edward était toujours en travers du lit, un bras sur ses yeux. Tout son être appelait à la luxure, le voir allonger comme ça, si vulnérable, me fit tortiller sur moi-même. Focus Bella, la bibliothèque. Je sautais alors sur le lit, le faisant onduler. Je me jetais sur ses lèvres et repartie aussitôt en lui souhaitant une bonne journée.

La journée se passa bien le directeur était vraiment un homme charmant. Je pensais par moment à Edward et je me rendis compte que je n'avais pas la moindre idée de son planning de la journée. J'avais vraiment hâte de le retrouver. Ce pouvait-il qu'il me manque déjà ?

Le directeur me parla des aménagements que nous pourrions apporter pour que je puisse avoir ici un bureau permanent, j'adorais l'idée de pouvoir sortir pour travailler et surtout ici. Il me refit visiter la bibliothèque, il m'apprit son histoire, ses particularités. C'était un homme calme, posé et je savais que j'allais bien m'entendre avec lui, c'était un passionné de littérature comme moi.

Le plus urgent était des travaux de réfection à faire, les sanitaires n'étaient plus aux normes, il fallait prévoir des accès pour les personnes à mobilité réduite tout en sachant garder l'harmonie de l'architecture. Plein de défis s'offraient à moi et je crois que pour la première fois, j'étais heureuse, vraiment heureuse d'être la Comtesse Isabella.

Sam nous rejoignit vers la fin de notre entrevue, il voulait parler avec le directeur des actions à mener pour ma sécurité au sein de la bibliothèque. Je ne voulais pas et lui non plus qu'il y ai une personne ici en permanence avec moi, il fallait trouver une solution pour garantir ma sécurité sans avoir de nouveau un chaperon.

J'étais un peu fatiguée de ma journée mais en réalité j'étais plutôt impatiente de rentrer, nous étions déjà au milieu de l'après-midi. Sam vit mon air las et proposa que Quil me ramène et qu'il finirait avec le directeur, si bien sûr je lui faisais confiance quant aux mesures à prendre pour ma sécurité.

Je levais les yeux au ciel, j'avais une confiance absolue en lui.

Il me ramena donc au palais, je regardais le paysage défilé quand une alarme se mit à sonner dans l'habitacle de la voiture.

Il y avait plein de voix qui criaient : « code rouge ». Quil répondit « Bambi en mouvement RAS » ensuite j'entendis très clairement la voix de Sam « tentative sur Mimi-siku, un agent à terre, plan d'extraction en vigueur, couple tsar en sécurité au palais, couper la communication ».

Un silence se fit entendre dans l'habitacle.

Je ne comprenais pas de ce que je venais d'entendre, il semblait irrité il avait dévié notre trajet.

Je commençais à paniquer :

- Qu'est ce qui se passe ? Qui est à terre ? C'est quoi ces noms ?

Quil freina brusquement et se mit sur le bas-côté :

- Stop, j'ai besoin de réfléchir Comtesse, dès que vous serez en sécurité, je vous expliquerais, OK ?

Je le regardais avec des yeux ronds, il soupira et parla plus doucement :

-Vous me faites confiance ?

J'acquiesçais de la tête.

-Bien, laissez-moi le temps de vous mettre à l'abri et je vous dirais tout ce que vous voulez savoir ok ?

J'acquiesçais une nouvelle fois. Il ouvrit la boite à gant et sortit des lunettes, un élastique, il y avait à l'intérieur des casquettes enfin je supposais tout le nécessaire pour se déguiser.

- Il faut faire vite, attachez-vous les cheveux et mettez ces lunettes. Laissez dans la voiture tout moyen de communication, votre téléphone, votre balise GPS…, je n'avais que la balise, j'avais refusé de m'encombrer d'un téléphone ayant toujours un garde proche de moi, il pouvait communiquer avec tous.

De son côté il mit son oreillette, son téléphone sur le siège passager, il sortit de la voiture et il héla alors un taxi et vient me chercher.

- Au port dit-il au chauffeur une fois installée, nous appelleront de là-bas pour faire remorquer la voiture, ajouta-t-il avec un clin d'œil.

Je ne dis rien trop abasourdie par ce qui se passait. J'avais des lunettes mouches qui me couvrait une partie du visage, je faisais rarement de queue de cheval alors je me doutais qu'il était peu probable qu'on me reconnaisse.

Quil était étrangement détendu. Arrivé au port, il paya le taxi et me tira en me disant :

- Il faut se dépêcher Comtesse.

Je le suivais automatiquement sans trop me poser de question.

Il m'aida à monter dans un bateau et s'affaira, 10 minutes après je voyais les côtes de Syllavie s'éloigner de nous.

Je commençais à avoir froid je ne pouvais me détacher de la vue qu'offrait l'île, ne comprenant toujours pas ce qui se passe.

- Venez Comtesse allons-nous mettre au chaud, me dit-il.

Il me conduisit au poste de pilotage à l'intérieur, me proposa un siège et une boisson que je refusais.

- J'ai besoin de comprendre, soufflais-je.

Il soupira.

- Depuis votre retour nous recevons des menaces à votre encontre comtesse. Il y en a de plusieurs types : des détracteurs de la monarchie qui veulent vous kidnapper, d'autres qui visent des attentats terroristes.

Il fit une pause, guettant mes réactions. Je hochais la tête pour qu'il continue.

-Sam craignait qu'avec votre mariage vous deveniez une cible plus importante, vous pouvez être porteuse de l'héritier de l'île et donc perpétrer toute l'utopie de Sylvain de Picardie, vous devenez donc vulnérable et une cible de choix. Bref, Sam a envisagé tous les cas de figures, le code rouge est le cas extrême où un attentat a été commis sur une personne de la famille royale et donc des mesures drastiques doivent être mises en place. C'est le Comte Edward qui a été visé, finit-il par lâcher.

Je tressaillis alors, il s'empressa d'ajouter :

- Il n'a rien, par contre un agent a été touché mais je n'en sais pas plus. Vos parents demeurent au palais devant rester pour faire régner l'ordre. Un couple de sosie de vous et du Comte doivent en ce moment partir en avion pour fausser les pistes et enfin le Comte Edward doit être de l'autre côté de l'île en partance également dans un bateau de pêche.

Il me laissa le temps de digérer les informations. Je ne comprenais pas pourquoi nous devions être séparées :

- Mais pourquoi, pourquoi nous séparer ?

- Parce que vous êtes trop repérable ensemble et que votre surveillance alors mobiliserait trop d'homme en vous séparant, nous nous garantissons l'anonymat et les hommes restés sur terre peuvent alors enquêter sur qui a commis le crime. Nous avons alors plus de ressources sans être en souci de votre sécurité. Vos parents ne sortiront pas du palais les prochains jours, la garde sera renforcée et des enquêtes menées.

- Mais comment les contacter pour leur dire que ça va ? Comment avoir de leur nouvelles ? Commençais-je à paniquer.

- Il y a un serveur en Russie auquel nous pouvons nous connecter pour envoyer de court message et en recevoir. Nous ne devons pas rester connectés plus d'une minute et nous devons utiliser des noms de code pour parler, m'apprit-il.

J'en enverrai un pour signaler que nous allons bien à minuit et prendre des nouvelles.

Je déglutis, j'avais envie de pleurer, Quil vient maladroitement me frotter le dos.

- Je suis désolé, me dit-il.

- Combien de temps ? Lui demandais-je.

- Je ne sais pas quelques jours mais ça peut tout aussi bien être des semaines.

Je grimaçais, il essaya de me faire un sourire compatissant.

- Voulez-vous quelques choses Comtesse ?

Je reniflais, tentant de rester courageuse.

- Tu tutoies moi et appelle moi Bella ça sera plus simple que des comtesses et pis imagine qu'un satellite est pointé sur nous et qu'il nous entende.

Il rit :

- Vous regardez trop de James Bond, me dit-il.

- Ah oui et un serveur en Russie ça ne fait pas James Bond peut-être ? Attaquais-je.

- Ok j'avoue, rie-t-il.

- Je vais vous faire visiter le bateau si vous voulez bien.

J'acquiesçais. Il me montra la chambre où j'allais dormir, les affaires qu'il y avait essentiellement d'homme mais bon, le bateau était plutôt agréable.

Il me montra également une bibliothèque me disant de me servir en livre et partit.

Il revient un peu plus tard avec un chocolat chaud.

- J'ai pas mal de choses à faire, je vais vous laisser, bonne nuit Comtesse.

- Merci et tutoies moi s'il te plait, lui rappelais-je.

- Bien bonne nuit Bella, me dit-il en refermant la porte de la cabine.

J'étais complétement angoissée, comment il y a encore quelques heures j'étais à la bibliothèque heureuse d'être comtesse et là j'avais juste très peur, peur pour Edward qui avait été visé, peur pour mes parents, peur de devoir être séparé de ceux que j'aime pendant un long moment. Je fus presque soulagée que Jacob soit partit, un dont je n'aurais pas à me faire du souci.

Quand d'un coup alors que je m'assoupissais, je réalisais que c'était Emmett le responsable d'Edward, je me réveillais dans un cri et Quil arriva de suite.

- Que se passe-t-il ? m'interrogea-t-il.

- Qui est l'agent à terre ?

- Euh, je ne sais pas.

- Emmett, murmurais-je doucement.

Il comprit mon trouble, je vais me connecter au serveur pour poser la question. J'acquiesçais, il revient quelques minutes plus tard un papier à la main.

- J'ai envoyé un message disant qu'on était en sécurité il y en avait un autre « Mimi-ski pêche, Tsar au chaud, agent hors de danger. »

Je le regardais incrédule. Il m'expliqua :

- Ils ont suivi le plan, votre époux est dans un bateau de pêche, l'agent n'est pas en danger de mort mais je ne sais pas qui c'est, et vos parents sont au palais.

Je soufflais soulagée, il me sourit.

- Dormez bien.

- Merci.

J'eus cependant du mal à retrouver le sommeil trop de chose me passait par la tête, j'essaie de comprendre quelle motivation les terroristes ou autres détraqués pouvaient avoir après l'île, elle n'avait pas de richesse à part elle-même.

Je m'endormis malgré tout sur le matin.

Les journées défilèrent sans grande nouvelle, je lisais beaucoup fautes d'autres choses. Quil faisait son maximum pour soulager ma peine et se montrait un compagnon de voyage plutôt agréable. Il était très attentif à tous mes besoins et tentait de répondre toujours oui à n'importe quelle question que je pouvais lui poser.

Cela faisait maintenant 7 jours que nous étions en mer, j'en avais vraiment mare des repas en boite ou lyophilisé. J'étais sur le pont regardant la mer à perte de vue quand une petite crampe au ventre se fit sentir. Je réfléchis un instant et je réalisais notre date, j'allais avoir mes règles.

Je descendis donc à la salle de bain à la recherche de tampon ou de serviettes, au bout de 10 minutes de recherche n'ayant rien trouvé je me décidais à poser la question à Quil.

Je montais le voir dans le poste de pilotage :

- Excuse-moi Quil mais est-ce que par hasard il y aurait sur le bateau des serviettes hygiéniques ou autres choses de similaires ? Autant poser la question sans détour, c'était la nature après tout.

Il rougit instantanément, maugréant. Je le regardais incrédule.

- Euh pardon, se reprit-il. Non pas à ma connaissance.

Je grimaçais.

- Je suis vraiment désolé, je…

Je le coupais une formidable idée me venait :

- Ne pourrions pas faire une halte pour s'en procurer ? En se déguisant comme tu l'as dit personne ne me cherchera pas si peu protégé, et nous pourrions jouer les touristes mine de rien.

Je tentais une mine à l'Alice et je vis son visage passer par plusieurs émotions, le doute l'inquiétude pour finir par la résignation. Je ne pus m'empêcher de sourire.

- Bien, dit-il par contre, nous n'arriverons que demain sur de la terre ferme, nous y passerons la journée.

J'avais envie de bondir de joie.

- Est-ce que ça va être un problème pour vous d'ici là ? Me questionna-t-il.

Ce fut à mon tour de m'empourprer :

- Je vais m'arranger ne t'inquiètes pas et merci.

Je le laissais alors retracer notre trajectoire et parti pour ma part faire des plans sur la comète.

Pendant le diner, je lui demandais si je pouvais faire une liste de course pour faire des repas plus intéressant, il accepta avec joie, il me dit aussi que si je le désirais je pourrais m'acheter quelques vêtements. Il était vraiment adorable avec moi j'avais de plus en plus le sentiment qu'il ne pouvait rien me refuser.

Ce soir-là, nous eûmes quelques informations sur l'enquête, ils avaient arrêtés quelques suspects mais aucunes pistes n'avaient abouties.

Le lendemain arriva vite, je sortis avec une casquette mes cheveux attaché en queue de cheval et les lunettes mouches.

Nous allâmes en premier dans une épicerie pour acheter notre raison première de notre débarquation. Il était ensuite prévu de faire quelques boutiques de vêtements, diner sur place et finir par l'épicerie avant de remonter à bord.

La matinée se passa bien, Quil rougit comme une tomate et refusa de rentrer dans le magasin de lingerie avec moi. Ce n'était pas plus mal depuis que nous étions à terre, il était très nerveux, regardant sans cesse à gauche ou à droite, me tenant toujours le bras comme s'il avait peur de me perdre.

Je me dépêchais d'acheter des sous-vêtements. Ensuite nous fîmes les boutiques de vêtements, je me décidais à me changer, les températures dans ses pays étaient chaudes, je mis alors une robe légère et un grand chapeau de paille masquant facilement mon visage si je baissais la tête.

Je me surpris à aimer faire un peu de shopping, soit j'avais été contaminée par Alice et Rosalie, soit j'aspirais à de la normalité et les boutiques en étaient un bon exemple.

Nous dinâmes dans un petit restaurant. Quil ne voulut pas profiter de la terrasse et nous nous installâmes au fond de celui-ci et je vis qu'il se détendait seulement à ce moment-là. Je ne lui en voulais donc pas de ne pas profiter du soleil. Nous aurions le temps sur le bateau d'autant plus que je pourrais acheter de la salade et faire des plats en adéquation avec le temps. Depuis ce matin, je commençais à me projeter à quelques jours. Si les premières heures dans le bateau j'attendais qu'une chose notre rapatriement, là j'étais résignée ça prendrait du temps.

Du moment que tous étaient en sécurité, je devais apprendre à ne pas me plaindre et patienter.

Après notre repas, nous nous promenions et j'aperçus un marché de bric à broc. Comme une enfant, je le tirais vers les marchands. Je regardais les étalages, c'était magnifique tellement de couleur, des étoffes colorées, des bijoux artisanaux.

Je regardais les bijoux et le questionnais :

- Tu crois que je peux en ramener pour faire des cadeaux à Alice et Rosalie ?

Il me regarda comme si je venais d'une autre planète avant d'abdiquer :

- Pourquoi pas si ça te fait plaisir.

Je regardais alors les bracelets travaillés, ils étaient très beaux. Je demandais l'avis à Quil qui me répondait toujours avec un sourire amusé avant de reporter son attention autour de nous, il n'arrivera décidément pas à se détendre aujourd'hui.

Je ne comprenais pas pourquoi il était si nerveux, des sosies de nous étaient normalement en France, pourquoi nous arriveraient-ils quelques choses ici d'autant plus que nous étions incognito.

Je choisis donc deux bracelets, puis un troisième pour Jane. Ensuite je m'arrêtais devant les étoffes, j'aurais voulu en ramener à ma mère pour quand elle se déguise, ça pourrait être drôle. Je pris donc quelques tissus en main le questionnant toujours pour avoir son avis.

Cependant cette fois-ci, il ne me répondit pas. Je le regardais alors il était complétement figé, regardant droit devant lui. Je suivais donc son regard. Et là le choc Edward toisait Quil avec des yeux de rage. Je le regardais croyant rêver mais non, c'était bien lui, je reportais mon attention sur Quil et enfin sur Edward quand j'entendis une détonation qui me glaça le sang.

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Une semaine que j'étais avec ma douce Isabella, une semaine où partager son quotidien était tout simplement magique. La comtesse était telle que je me l'étais imaginée, douce, chaleureuse, gentille.

Elle se faisait beaucoup de souci pour les habitants de l'île et je devais jouer la mascarade pour l'apaiser. J'avais vraiment hâte qu'elle se résigne et les oublis, mais je me doutais qu'il faudrait du temps. J'en avais ça tombait bien. Du moment qu'elle était vers moi en sécurité, je n'étais pas pressé, nous avions le temps d'apprendre à nous connaitre intimement.

C'est incrédule que j'accueillis sa demande de serviettes hygiéniques, je me fustigeais à l'intérieur, comment avais-je pu oublier un tel détail. Elle saisit l'occasion pour demander d'aller à terre, voir cette espoir dans ses yeux je ne pus résister et abdiquais.

Elle était si pétillante arrivée sur la terre ferme, que je ne pouvais que sourire face à son attitude, si naturelle, si vive et si enfantine. Je n'avais jamais été aussi stressé, je n'avais pas la moindre idée des mesures qu'ils avaient pris sur l'île pour retrouver la comtesse.

Nous nous faisions passer pour un couple de touriste, je ne la lâchais pas, enfin sauf pour le magasin de lingerie, je crois que j'aurais été beaucoup trop transparent face à mes sentiments pour la comtesse à ce moment-là. J'ai préféré attendre dehors.

La journée se passait à merveille, elle voulut ramener des cadeaux, je savais qu'elle ne les offrirait jamais mais je ne pouvais pas lui enlever cette flamme d'excitation dans ses yeux. Elle me demandait à chaque fois mon avis comme dans un parfait petit couple.

Je scrutais la foule, vérifiant que nous étions toujours en sécurité quand je vis des prunelles me fixées instantanément. Je me figeais, Cullen me dévisageait. Nous nous toisâmes un certain temps et quand Bella vu mon immobilité je la sentis regarder Cullen et retenir sa respiration.

Il était hors de question qu'il me la reprenne alors sans réfléchir je me saisis de mon arme pour l'abattre.