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J'espère ne pas vous avoir fait trop attendre pour ce dernier chapitre.

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Sur ce bonne lecture !

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Chapitre 22 : La fin

Une semaine qu'Isabella avait disparue et que nous n'avions aucune nouvelle.

La dernière personne avec qui elle avait été vue était Quil. Longtemps, nous avons pensé qu'il avait été tué et ma Bella kidnappée.

Nous avons envisagé toutes les pistes, quand un agent c'est rendu chez Quil, ne voulant en négliger aucune, son appartement explosa, il avait été piégé. Une fois l'incendie maîtrisé, nous avions trouvé des restes de photographies de Bella, il n'y avait plus de doutes, c'était lui qui avait fait le coup.

J'étais fou de rage.

Des enquêtes furent menées, où nous apprîmes entre autre que Mike revendait des informations à la presse, par conséquent un grand ménage fut fait parmi les agents.

Ce qui était terrifiant avec Quil comme kidnappeur c'est qu'il connaissait toutes les méthodes, toutes les ruses possibles, il pouvait se fondre dans la masse sans problème.

Je remuais ciel et terre, allant voir chaque dirigeant de tous pays, leur demandant assistance. Nous avions déterminé qu'ils étaient partis en mer. J'avais donc demandé qu'à chaque port un homme vérifie toutes les arrivées. J'avais refusé qu'on placarde la photo d'Isabella dans les médias, pour ne pas rendre nerveux Quil et craignant pour sa sécurité.

Nous avions eu pas mal de fausses alertes pendant cette semaine. J'étais toujours sur le qui-vive dormant peu, les parents de Bella en étaient malades. Le pire c'est que nous essayions de limiter les fuites, une telle situation pouvait avoir des conséquences dramatiques sur l'île. Isabella était la seule héritière, j'avais beau être comte maintenant, je n'avais pas son sang, et donc aucune légitimité sans elle. Mais de toute manière à quoi bon, je n'aurais pas la force de continuer quoique ce soit si elle n'était pas à mes côtés.

J'avais le sentiment qu'elle était malgré tout en sécurité, je ne savais pas à quoi jouait Quil mais je m'étais déjà rendu compte qu'il avait de l'affection pour la comtesse et qu'il la voulait heureuse, il n'avait pas été jaloux de la voir rire aux éclats avec Alec au contraire de moi. Alors, j'espérais que ses intentions étaient comment dire 'noble'.

Je sais, je me berçais d'illusions mais je ne pouvais me résigner à la considérer en danger, ça m'empêcherait de respirer.

Nous eûmes enfin une alerte venant d'un petit port du Sénégal. La photo nous fut transmise et je me figeais face au sourire de ma douce sur la photo, nous la reconnaissions à peine. Quil était bien plus reconnaissable et avait l'air très soucieux alors que Bella était resplendissante.

Un jet était prêt en permanence depuis son enlèvement. Nous partîmes alors Emmett, Sam, Félix et moi pour la ramener et avions donné ordre de ne pas les approcher.

Je ne comprenais pas l'image que j'avais sous les yeux, la voir sourire alors qu'elle était loin de moi était inimaginable. Pouvait-elle m'avoir déjà oublié ? Pouvait-elle avoir prémédité tout cela avec Quil ? Être avec lui de son plein gré ?

J'étais complètement perdu et impatient de pouvoir la serrer dans mes bras, il y avait tellement de questions sans réponses.

Trois heures après que la photo ait été prise, nous arrivions aux abords du port, ayant atterri à une cinquantaine de kilomètres afin de ne pas trop attirer l'attention.

Nous nous séparâmes, reliés par des oreillettes, visiblement ils étaient sortis d'un restaurant et se dirigeaient vers le marché.

Sam nous demanda de les suivre à distance quelques instants, craignant pour la vie de la comtesse.

Moi je n'en pouvais plus, la voir dans une robe d'été si joyeuse à regarder des bijoux était insupportable. Enfin, j'avais commis une faute, subjugué par ma belle je ne compris pas assez vite que Quil m'avait repéré. Je croisais alors son regard et une envie de meurtre m'envahie, il m'avait pris la composante la plus importante de ma vie, ma femme. Je le toisais, nous nous étions figés. J'aperçus alors Bella me regardant incrédule mais je ne voulais pas lâcher des yeux ce minable. Elle fit l'aller-retour entre nous deux, quand sans que je ne me rende compte de quoi que ce soit, Quil sortit un pistolet et le pointa sur moi.

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Je tressautai entendant le coup de feu, regardant alors instinctivement Edward, la peur au ventre, mais il était là, debout, les yeux écarquillés, me fixant puis son regard s'adoucit, je ne comprenais pas. Je vis alors dans mon champ de vision Quil s'effondrer à côté de moi. Je ne pus m'empêcher de retenir un cri quand je le vis allongé par terre baignant dans son sang.

Sans comprendre ce qui se passait, je m'accroupis vers lui, comprimant la blessure, essayant de le réconforter :

-Quil reste avec moi, ça va aller, tiens le coup, lui dis-je les larmes parcourant mon visage.

Il me regarda, ses yeux avaient du mal à se fixer sur moi, je sentais qu'il luttait pour ne pas partir, puis il leva la main pour la déposer sur ma joue.

-Excuse moi, j'ai échoué, murmura-t-il.

Je me penchais vers lui l'entendant très faiblement.

-Ça va aller, lui intimais-je.

Il fit un dernier effort, me regardant droit dans les yeux :

-Je t'aime Bella.

Et là sans que j'ai le temps de réagir, toute son énergie l'abandonna, sa main retomba, sa tête bascula sur le côté.

Je tentais de le retenir, je me mettais à hurler :

-Quil, Quillll, tout en le secouant.

Je tapais sur son torse. Mais pourquoi ? Qu'est ce qui se passait ? J'étais toujours penché sur lui à l'appeler, quand deux bras vinrent me tirer loin de son corps.

Je reconnu immédiatement Edward, il me serra fort dans ses bras en me disant des mots réconfortants :

-C'est fini Bella, tu ne risques plus rien, tu es en sécurité, je te le promets, ça va aller. Chut.

Je pleurais ne pouvant retenir mes larmes. Edward tenait fermement ma tête contre son torse m'empêchant tout mouvement et toute vision. J'entendais du monde s'agiter autour de moi.

Je ne comprenais plus rien, pourquoi Quil était-il mort, qu'est ce qui se passait, je tentais de me dégager pour regarder Edward.

Nos prunelles se croisèrent, il était soucieux.

-Edward, qu'est ce qui se passe, je ne comprends rien, lui avouais-je, Pourquoi Quil… Je ne pus finir ma phrase partant dans un sanglot au souvenir de son corps allongé juste là.

Edward me regarda incrédule.

-Ça fait des jours que nous te cherchons Bella, Quil t'a enlevé, comment ne peux-tu pas t'en être rendu compte ?

-Non, non, je secouais la tête, quelqu'un a tenté de te tuer, j'ai entendu Sam le dire et ensuite Quil m'a mise à l'abri en attendant qu'ils trouvent les coupables, lui dis-je.

Il me regarda tristement et me serra de nouveau dans ses bras dans un soupir.

-Je suis désolé, Quil a tout prémédité, personne n'a attenté à ma vie, nous avons juste retrouvé votre voiture sur le bas-côté et plus de nouvelles de vous. J'ai fait des pieds et des mains pour te retrouver, mais tu es là en bonne santé c'est tout ce qui compte.

-Ce n'est pas possible, dis-je, ce n'est pas possible, je n'arrivais pas à imaginer que tout ça n'était que du vent.

Je repensais alors aux dernières paroles de Quil : « J'ai échoué » et « je t'aime ». Mon dieu comment ne l'avais-je pas vu ?

Je sanglotais un long moment dans les bras d'Edward, il ne me lâcha pas et me tint fermement, je crois que nous en avions besoin autant l'un que l'autre.

Il a refusé que je regarde de nouveau le corps, beaucoup de monde s'agitait autour de nous. J'avais entendu les voix de Sam et Emmett présents tout à côté.

Nous sortîmes alors un peu de la foule, montâmes dans une voiture et Sam commença à me questionner. Edward le coupa aussi sec disant que ce n'était pas le moment, mais j'avais besoin de comprendre alors nous commençâmes à discuter.

Je les emmenais au bateau et à chaque révélation que je leur faisais sur ce que me disait Quil ils secouaient la tête, d'incrédulité et d'admiration. Son plan aurait pu fonctionner à la perfection si je n'avais pas eu mes problèmes féminins et si Edward ne s'était pas autant acharné à me retrouver.

J'étais triste, jamais je n'avais vu Quil comme une menace, il était si prévenant et attentionné avec moi. J'avais l'impression d'avoir perdu un ami et même si tous s'accordaient à dire qu'il avait un problème pour m'avoir kidnappé, je n'arrivais pas à éprouver de la colère envers lui. J'étais toujours un peu en état de choc suite à sa mort, après l'avoir vu allongé et avoir entendu ses derniers mots. Il ne méritait pas ça, il avait toujours été si gentil.

Nous dormîmes tous à l'hôtel, je n'avais aucune envie de remonter dans le bateau et je me sentais un peu perdue. J'avais eu au téléphone mes parents qui étaient grandement soulagés.

Je m'endormis dans les bras d'Edward, ne pouvant retenir quelques larmes, pourquoi la vie était-elle si compliquée, pourquoi fallait-il que des gens meurent ?

Je me réveillais en pleine nuit par le bruit du coup de feu qui me glaçait le sang. Edward me réconforta autant qu'il le pût avant que je ne puisse me rendormir.

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Bella avait quelques difficultés à se remettre des derniers événements.

Au déjeuner, elle avait questionné Sam sur d'éventuelles menaces ou attaques terroristes sur l'île. Il tentait de la rassurer mais visiblement ce n'était pas très efficace, elle demanda alors pourquoi il y avant tant de gardes si elle n'était pas en danger.

Il sourit :

-Avez-vous déjà vu un seul policier sur l'île, comtesse ?

Elle fit non de la tête.

-Parce qu'il n'y en a pas, nous sommes les seuls représentants de l'ordre, les personnes qui vivent sur l'île connaissent parfaitement l'utopie et la respectent sinon ils savent très bien qu'ils seront expulsés.

Je la voyais toujours dans le doute alors j'intervins :

-Peut-être pourrions-nous entreprendre un petit voyage avant de rentrer.

Elle fit des yeux ronds, surprise.

Je lui souris, s'imaginait-elle que je lui proposais de faire du tourisme, je me penchais doucement sur ses lèvres pour y déposer un chaste baiser.

-Je pensais en fait te montrer mes terres d'origine en Italie.

Elle écarquilla les yeux avant de hocher la tête et je l'embrassais alors sur le front.

-Est-ce que c'est possible ? Questionnai-je Sam.

-Je vais organiser le trajet. Répondit-il simplement avant de nous quitter.

-Merci, me murmura-t-elle.

Je la resserrais contre moi et nous restâmes ainsi un long moment sans rien dire.

Sam revint peu après et nous informa que nous pouvions décoller dès que nous le souhaitions. Je me levais pour partir quand Bella me stoppa.

-Et le corps de Quil ? Questionna-t-elle.

Un silence se fit. Sam prit alors la parole :

-Il va être incinéré.

-Non, ce n'est pas ce qu'il aurait voulu, s'offusqua ma belle.

-Quelles sont les dispositions à prendre ? Demanda Sam.

Je m'impatientais, comment pouvait-elle s'en soucier après qu'il ait tout fait pour nous séparer. Je ne pus me retenir d'éclater complètement exaspéré :

-Bella après ce qu'il t'a fait vivre, tu t'inquiètes de son corps ?

Elle me toisa furieusement :

-Il m'a toujours traité avec beaucoup de respect et de gentillesse, me cracha-t-elle.

Pourquoi avais-je l'impression qu'elle aurait pu rajouter un « lui » accusateur en fin de phrase. Je soupirais avant de me lever pour faire les cent pas.

-Souhaitez-vous faire quelque chose de particulier ? Questionna Sam complètement incrédule.

-Oui, je voudrais envoyer son corps à sa famille, il lui en reste dans une vieille réserve indienne aux États-Unis. Je voudrais payer les obsèques et faire parvenir une lettre à sa famille en même temps que le corps.

Sam me jeta un regard ne sachant pas trop comment réagir. J'acquiesçais de mauvaise grâce, lui faisant comprendre de répondre aux volontés de ma femme.

-Je vais faire le nécessaire.

Il partit, Bella se dirigea alors vers le bureau et se mit à écrire.

Bizarrement, elle avait deux lettres à la main, j'hésitais à lui demander le destinataire de la seconde, si elle le souhaitait elle m'en parlerait.

Elle voulait voir le corps de Quil avant qu'il ne soit envoyé à sa famille mais je refusais catégoriquement ayant peur qu'elle ne soit encore plus traumatisée. Elle donna donc à Sam une lettre à mettre dans le cercueil et une autre pour la famille. J'aurais aimé savoir ce qu'elle pouvait bien écrire à un mort, peut-être était-ce sa manière à elle de dire au revoir ou de pardonner.

Une fois que tout cela fut réglé, nous partîmes en avion en Italie.

Je ne savais plus trop comment me comporter avec Bella. Bizarrement savoir qu'elle était actuellement indisposée me faisait penser à un vieux couple, du coup mes baisers n'étaient plus aussi fougueux, ils étaient tendres, attentifs, doux, prévenants. Je voulais essayer de préserver un maximum ma belle.

Arrivés en Italie, je nous conduisis dans notre demeure près d'une magnifique crique. Il fallait que j'arrête de penser à tout ce qu'on pourrait faire là-bas tous les deux et que je garde les idées claires et non perverses. J'expliquais l'histoire de cette bâtisse à travers les anciennes générations.

Nous passâmes, les premiers jours tranquillement, Bella ne montra pas le désir de se baigner, je me souviens trop nettement de la dernière fois où des sous-vêtements et de l'eau ont agi sur ma libido.

Nous passions beaucoup de temps à nous promener dans les environs. Emmett était reparti à Syllavie, soit disant pour donner des nouvelles mais nous n'étions pas dupe, Rosalie devait être en grande partie responsable de son retour.

Le service de sécurité était au minimum, très peu de personnes savaient où nous étions, et le coin était si tranquille que nous ne risquions pas d'être reconnu.

Bella ne manifestait pas non plus l'envie de rentrer sur l'île, depuis notre arrivée en Italie, ses cauchemars avaient cessé. Je l'informais malgré tout qu'il faudrait penser à rentrer pour le 500ème de l'île. Nous avions alors encore 10 jours devant nous.

Nous apprenions à nous connaître loin de tous et c'était agréable de parler de tout et de rien, nos passions, nos peurs. Notre complicité augmentait de jour en jour.

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Dès que mes règles furent finies, je voulus profiter de cette belle eau turquoise et Edward ne se fit pas prier. J'allais mieux autant physiquement, plus de crampes d'estomac que psychologiquement, j'avais demandé pardon à Quil et je lui avais également pardonné ses actes. Je devais aller de l'avant.

Nous prîmes alors tout le nécessaire, crème solaire, les maillots étaient déjà mis, de grandes serviettes…

Arrivé à la crique, Edward me proposa de me mettre de la crème. J'acquiesçais attachant mes cheveux dans un chignon lâche.

Il caressa longtemps ma peau, remettant régulièrement de la crème sur ses doigts. Je fermais les yeux à son contact si doux, si agréable. Il étala celle-ci alors que j'étais sur le ventre. Il en passa sur mes épaules, mon dos, mes bras puis descendit alors sur mes jambes, je frissonnais à chaque passage de ses mains vers mon bikini. J'avais chaud très chaud.

Edward me fit alors me retourner et me caressa doucement le visage puis mon cou et ma poitrine, il respira plus difficilement quand il mit de la crème sur la naissance de mes seins, ce qui me fit instantanément rougir. Il ne le vit pas, trop concentré sur son ouvrage, il passa ensuite sur mon ventre qui se remplit directement de papillonnements. Un frisson me parcourut tout le corps quand il passa à la bordure de l'élastique de ma culotte.

Il passa ensuite à mes jambes, les relevant un peu, je sentis là encore ses doigts effleurer mon maillot, j'avais peur qu'il s'en approche d'un peu trop près car il verrait alors dans quel état il me mettait après seulement quelques caresses. Lorsqu'il arriva au pied de ma deuxième jambe, je ne lui laissais pas le temps de réagir et je réussis à le basculer sur le dos le laissant face à la surprise.

Je lui arrachais la crème de mes mains en criant victorieusement :

-À mon tour.

Il rit de mon attitude, j'en rougis, je n'avais encore jamais touché son corps et disons le simplement j'en rêvais.

Je mis de la crème sur le bout de mes doigts et je partis à la découverte de son torse en commençant par son épaule puis son bras, je devais me pencher sur lui pour atteindre son autre bras, je décidais de me mettre à califourchon et passais alors un genou au-dessus de son corps pour avoir accès à tout son torse.

Edward qui avait les yeux fermés, les ouvrit instantanément une fois que je fus sur lui. Il me dévisagea, j'eus peur de l'avoir écrasé et me relevais aussitôt :

-Je suis trop lourde, je te fais mal. Le questionnais-je.

Il ne me laissa pas le temps de comprendre et me fit basculer dans le sable lui au-dessus de moi. Il partit à l'assaut de mes lèvres, en collant alors son corps sur moi. Je sentis pleinement nos peaux brûlantes l'une contre l'autre ainsi que son érection pressée contre mon sexe, je haletais sous les sensations. Lorsqu'Edward s'écarta de moi, il me tenait toujours les poignets dans le sable, ses yeux noircis de désir, j'étais à sa merci et je n'avais toujours pas pu assouvir mon envie de le toucher.

Je tentais alors de me dégager de lui sans succès, voyant mes tentatives pour me dégager, il fronça les sourcils.

-Qui y a-t-il ma belle ? Me questionna-t-il.

-Ce n'est pas juste ! Lui répondis-je boudeuse.

Il esquissa un petit sourire en coin que j'aimais tant. Je dois avouer qu'il me faisait beaucoup d'effet et ce petit côté dominant lors de nos moments d'intimité n'était pas pour me déplaire du moment que je ne m'en trouvais pas frustrée comme je l'étais actuellement.

-Que veux-tu ? Me souffla-t-il dans un murmure.

Je déglutis. Pouvais-je réellement répondre à cette question ?

Je sentis mes joues alors s'enflammer de plus belle ce qui fit agrandir le sourire de ce traître. Il me fit un léger baiser sur le nez avant de me lâcher et de se repositionner, et dit dans un geste théâtral en ouvrant ses bras alors qu'il reposait son dos sur la serviette, je suis tout à toi.

Je me mordis la lèvre, je devais être maintenant rouge de la tête aux pieds.

Je soufflais un bon coup pour me donner du courage et me redressais. Je m'armais de la crème solaire et me rassit à califourchon sur lui en lui jetant un regard peu amène en signe d'avertissement, il sourit et ferma les yeux.

Je me délectais de ce petit moment de pouvoir où j'avais Edward offert sous moi.

Je pris mon temps pour étaler la crème solaire sur mes doigts, frottais alors mes mains entre elles, je voulais le faire patienter un peu. Je posais alors mes deux mains à plat sur son torse, il soupira, relâcha tout l'air de ses poumons et je commençais des arabesques sur son torse. Je contournais ses épaules, m'attardant sur chaque muscle dessiné, pris chacun de ses bras pour en étaler partout, quand j'arrivais alors vers sa main, je saisis ses doigts dans les miens et j'en mis un dans ma bouche que je suçotais doucement. Tout son corps se raidit à ce contact, il grogna mais je pouvais voir qu'il se faisait violence pour ne pas bouger.

Je pris alors son autre bras pour l'enduire de crème puis massais un peu la paume de sa main et avant de reposer son bras, je fis courir ses doigts entre mes seins. Il se crispa une nouvelle fois respirant de plus en plus fort. Je ne savais pas d'où venait mon audace mais je dois avouer que j'aimais particulièrement jouer avec lui.

Je repartis ensuite badigeonner son torse. Je m'attardais à tracer le contour de chacun de ses muscles. Délibérément, je me reculais un peu pour avoir un meilleur accès à ses abdominaux, pour cela je pris bien mon temps pour créer une douce friction entre nos deux sexes surchauffés. J'entendis alors un très faible « Putain » sortir des lèvres d'Edward. Ses mains tentèrent de s'agripper au sol mais le sable glissa entre ses doigts.

Après avoir pris tout mon temps sur ses abdominaux et effleurer son V ainsi que taquiner de nombreuses fois l'élastique de son short, je me relevais pour mettre de la crème sur ses jambes.

J'entendis un petit gémissement, j'étais moi-même frustrée du manque de contact.

J'enduisis consciencieusement ses deux jambes avant de lui demander de se retourner.

Je m'assis une nouvelle fois sur lui, sur ses fesses, je l'entendis grogner, la position vu son état ne devait pas être confortable et je ne devais rien arranger.

Je pris alors le temps de masser son dos et ses épaules, mes doigts remontant jusqu'à son crâne. Il soupira alors de bien-être. Puis je le caressais, le massais et son visage devint plus serein.

Une fois que la crème fut bien imprégnée dans son corps, je lui fis un rapide baiser dans le dos avant de me relever.

Edward tourna la tête et me dévisagea avant de se relever à mes côtés et me saisir la main pour nous diriger vers la mer. Alors que nous marchions vers celle-ci, il glissa ses lèvres de ma joue jusqu'à mon oreille, ce simple geste m'envoya des milliers papillons dans le bas ventre et il me murmura :

-Tu ne perds rien pour attendre.

Je rougis et me mordis la lèvre me dégageant de lui pour me jeter dans l'eau dont la température était étonnamment douce dans cette région pour la saison. J'avais bien besoin de me rafraîchir un peu les idées.

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Je n'avais jamais ressenti autant de sensations avec de simples caresses, j'avais cru devenir fou sous ses attouchements et m'étais retenu une quantité de fois innombrable afin de ne pas la renverser là sur le sable pour la prendre. Mon érection était de plus en plus douloureuse et je ne pouvais pas lui refaire le coup de la douche, elle me prendrait pour un pervers. Non, je voulais lui faire l'amour, mais pas ici, pas comme ça.

Alors que Bella me massait le dos, je planifiais une soirée à deux, je voulais rendre ce moment inoubliable pour chacun de nous. J'avais bon espoir qu'elle en ait autant envie que moi.

Nous nous mîmes à l'eau et je ne pus, au bout de quelques minutes, m'empêcher de l'attirer vers moi. Je n'avais plus la capacité de me détacher d'elle, ce besoin de la sentir contre moi était permanent.

Je la portais, tel un poids plume dans l'eau, ses jambes autour de ma taille, cette proximité n'allait pas arranger mon problème.

Nous parlions au début d'un peu de tout de rien, de la région. Ma belle souriait, je la sentais sereine. Et moi aussi j'étais bien, loin de tout, seulement nous.

Tout doucement, alors qu'elle avait ses mains accrochées à ma nuque et que ses doigts caressaient la base de mes cheveux son regard se fit plus insistant et elle vint déposer ses lèvres sur les miennes.

J'avais le sentiment qu'elle essayait de me faire passer un message. Elle se colla alors plus fortement à moi, son bassin ondulant sur moi. Je la tenais également fermement cherchant par tous les moyens à créer une plus grande friction entre nous.

Nous gémîmes à l'unisson face à nos deux corps collés. Nos lèvres se dévoraient, nos langues se bataillaient, personne ne m'avait fait ressentir ça avant elle.

Bella se détacha alors de moi reposant ses pieds au sol, son corps toujours proche du mien, ses mains partirent à nouveau à la découverte de mon corps. Que j'aimais sentir ses mains sur moi, j'avais l'impression de perdre tout contrôle à ce moment-là. Celles-ci descendirent tranquillement dans mon dos pour arriver très vite à l'élastique de mon short et là sans que je m'y attende, elle faufila une de ses mains à l'intérieur pour venir caresser mes fesses.

Je devins instantanément plus dur et gémis. Les gestes de Bella ne laissaient plus de doute sur ce qu'elle voulait. Je le voulais sûrement encore plus qu'elle mais je devais rendre ce moment magique et même si l'instant était parfait en quelque sorte, je voulais plus.

Je stoppais alors ses mains aventureuses avant qu'elle ne me fasse devenir complétement fou :

-Bella, pas comme ça, je veux que ça soit spécial, bredouillais-je.

Elle se recula, se ferma telle une enfant disputée.

Je la rattrapai alors pour la rapprocher de mon corps et je soufflais à son oreille :

-Juste quelques heures s'il te plait, je nous ai préparé une soirée, lui dis-je.

Elle me dévisagea suspicieusement, alors j'abattis mes lèvres sur les siennes pour lui montrer tout mon amour et mon envie d'elle. Elle haleta. Je me retins alors à mes dernières onces de raison pour m'écarter de nouveau et je plaidais :

-S'il te plait mon amour, aide-moi un peu, tu es trop tentante et j'ai vraiment envie que ça soit spécial pour tous les deux.

Elle me sourit espièglement et je compris que je serais seul dans ce combat et qu'elle allait me torturer à être, disons le franchement, si bandante.

Je soupirais et me reculais d'elle, elle ne protesta pas et me suivit hors de l'eau. Nous nous allongions l'un à côté de l'autre. Je lui pris seulement la main après avoir installé un parasol, hors de question que nous nous enduisions une nouvelle fois de crème ma raison ne le supporterait pas cette fois-ci.

Nous nous assoupîmes un petit moment, moi en peaufinant mon idée de soirée, un léger sourire aux lèvres. J'avais déjà hâte d'y être et j'espérais pouvoir rendre ce moment magique pour elle.

Je fus réveillé par des chatouillis sur mon visage, les cheveux de ma belle me picotaient alors que cette dernière me picorait le cou. Je gémis de bonheur face à ce délicieux réveil et regardais mon ange dans les yeux me rendant compte que j'étais, plus que jamais, seul dans mon combat.

Je pris alors les choses en main, nous relevant, attrapant les serviettes que je fourrais dans le sac et nous repartîmes en direction du manoir.

Je l'invitais à prendre sa douche et de se préparer à sortir.

Dès que j'entendis l'eau couler, je me jetais sur le téléphone et lançais en même temps internet, il fallait que je fasse vite.

En 30 minutes, j'avais réussi à nous faire livrer dans la prochaine heure, une robe de soirée et un costume pour moi et à nous apprêter le jet pour nous emmener à Rome afin d'aller voir le meilleur opéra de toute l'Italie. Lors du voyage, même s'il ne durerait que 45 minutes, j'avais demandé que nous soit servi des hors-d'œuvre et du champagne. Nous n'aurions pas le temps d'aller dîner, et je ne voulais pas non plus tomber dans les clichés du restaurant avant une partie de jambes en l'air.

Bella sortit de sa douche entourée d'une serviette éponge. Elle avait vraiment décidé de ne pas me faciliter la tâche, je grognais et elle sourit innocemment puis repartit tranquillement mais j'étais faible et la rattrapais pour la serrer contre moi, ce qui la fit rire. Je l'embrassais alors fiévreusement, son regard s'assombrit, il me fallut là encore toute la volonté du monde pour me détacher alors qu'elle était nue sous cette serviette et dans mes bras, complètement offerte.

Je lui fis un dernier baiser rapide avant de me diriger à mon tour dans la salle de bain. J'avais grand besoin de… de … de me soulager disons le simplement. J'hésitais alors à le faire, c'était elle que je voulais.

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C'est avec une Bella démoniaque que je montais dans l'avion. Mon dieu que cette robe lui allait à ravir cependant je n'avais qu'une envie, la lui enlever. Dans quoi je m'étais embarqué avec mes idées chevaleresques alors que la seule chose que je souhaitais, était de la posséder. Je la voulais, Dieu que je la voulais, de toutes les manières qui existent et cette robe, un appel à la luxure avec Bella qui en jouait à croire qu'elle voulait me torturer. La robe était dos nu, ses cheveux étaient relevés me laissant une vue imprenable sur sa nuque mais aussi sur sa majestueuse chute de reins.

J'avais l'impression de ne jamais débander en sa compagnie c'était épuisant. La voir jouer de ses charmes sur moi me rendait fou, elle me testait et j'étais un putain d'obstiné. Je voulais que tout soit parfait pour elle, pour nous, pour cet avenir que je souhaitais avec elle. Je voulais que tout soit différent, beau et profond, sincère et doux. Je désirais lui offrir la lune, je pouvais tout pour elle.

C'est presque sans surprise que je découvris une Bella plus qu'aguicheuse dans l'avion, elle devait être aussi déterminée que moi. Elle buvait, par petites gorgées son champagne et passait malicieusement sa langue sur ses lèvres à chaque fois pour ne pas perdre du liquide pétillant.

Elle me fixait droit dans les yeux, ses yeux si expressifs me disaient à ce moment-là : « prends-moi ». Je ne pouvais quitter mon regard d'elle, ses yeux, ses lèvres, son cou, ses seins, ses hanches…

Allez focus. Il fallait que je prenne un peu de forces et que je mange quelque chose pour être optimum pour ma belle plus tard, cette idée me fit sourire ce qui ne lui échappa pas.

-A quoi penses-tu ? Me questionna-t-elle malicieuse.

Elle voulait jouer, moi aussi je pouvais jouer. Je pris le plateau de petits fours et lui tendit en disant suggestivement :

-Qu'il faut que tu prennes des forces, tu risques d'en avoir besoin… pour plus tard.

Son regard s'assombrit mais elle se ressaisit en se tortillant sur son siège. Pourquoi chacun de ses mouvements m'hypnotisaient. Bella tendit alors avec une certaine lenteur sa main vers le plateau, se saisit d'un petit four avant de croquer dedans, comme au ralenti, elle mâcha doucement puis gémit :

-Mmm c'est très bon, tu devrais goûter Edward, me sourit-elle.

La seule chose que j'avais vraiment envie de goûter c'était elle. Je souris en retour et attrapais un petit four que j'engloutis rapidement, sans la quitter des yeux.

Nous nous toisâmes un instant. C'était à celui qui ferait le plus petit écart, elle me tentait par tous les moyens, moi j'essayais de garder le contrôle, enfin surtout de mon corps, il semblait avoir sa propre raison face à Bella.

Nous continuâmes à manger en silence, j'avais hâte que l'avion atterrisse, il fallait que je garde ma raison.

Une fois l'avion au sol, nous prîmes une limousine qui nous fit faire le tour de la ville, c'était une ville magnifique avec de vieilles bâtisses pleines d'histoires. Bella avait des étoiles dans les yeux en regardant le paysage défiler et je ne pouvais que sourire bêtement en la regardant.

Une fois arrivée devant l'opéra je la vis écarquiller les yeux d'incrédulité.

Je descendis en premier et lui tendit la main pour l'aider.

Je nous conduisis alors à un balcon, nous avions une vue parfaite, nous nous serions cru dans un autre temps tellement le bâtiment avait une architecture très authentique, toutes les tentures, les bordures rappelaient les siècles précédents.

L'opéra fut tout simplement magique mais je me surpris non pas à regarder les personnes sur scène mais Bella, toutes les émotions jouées devant nous se reflétaient sur son visage. Je la vis essayer discrètement d'essuyer une larme, elle me jeta un coup d'œil à ce moment-là, espérant sûrement que son émotivité passe inaperçue, je tentais alors de lui faire un sourire rassurant.

Elle ria tout en me faisant tourner la tête vers la scène, pour lui laisser de l'intimité.

Je me montrais docile et regardais face à moi pendant quelques minutes avant de retourner mon attention vers elle. J'aimais pouvoir la contempler tout en écoutant cette musique de qualité c'était très enivrant.

Les étoiles ne quittaient pas ses yeux et j'étais juste heureux d'être à l'origine de son bien-être. Une fois l'opéra finit elle vint se serrer contre moi et me souffla dans mon torse un « merci ». J'embrassais le haut de son crâne en la serrant fort dans mes bras.

Nous reprîmes la route main dans la main, je sentais ma belle rêveuse, elle avait perdu cette hargne de désir, j'en étais soulagé tout comme frustré !

Nous montâmes alors dans l'avion, je la tenais serrée contre moi, je savais que cet opéra l'avait émue et qu'elle tentait encore de prendre du recul vis-à-vis des sensations qu'elle avait ressenties.

Une fois dans l'avion, elle se blottit contre mon torse, j'aimais l'idée que j'étais celui qui la protégeait, mais ce que je n'avais pas vraiment prévu c'est qu'elle s'endorme dans mes bras.

Mais putain quel con j'étais ! Quelle idée d'aller à plus de 45 minutes d'avion de là où nous dormions, j'aurais dû prendre une chambre à Rome. Et j'en faisais quoi maintenant de ma soirée que je voulais spéciale ? Devrais-je tout recommencer demain ? Je me désolais moi-même. Enfin, j'étais bien futile, il n'y avait rien de plus beau que de sentir ma belle s'abandonner complètement dans mes bras, je devais voir au-delà de l'aspect physique d'une relation.

Mais putain j'avais sacrément envie d'elle. Rien que de penser à cela, je bandais de nouveau comme un taureau, je soupirais d'exaspération, même endormie, elle arrivait à me torturer.

-x-x-x-x-x-x-

Je me sentais bien serrée contre lui. Son corps chaud m'appelait de toutes les manières que ce soit. L'opéra m'avait cependant rendu un brin nostalgique, je pensais à ma vie ces dernières semaines, mes choix, mes ambitions… Je respirais tranquillement l'odeur d'Edward, appuyée contre son torse, je crois qu'il avait compris que j'avais besoin de réfléchir.

Je le sentis se pencher sur moi pour m'observer, j'étais si calme à ce moment-là mes yeux étaient fermés. Je pouvais sentir son regard, son souffle chaud sur moi, alors que j'allais sourire, je le sentis se relever et soupirer. Il gesticula un peu et je l'entendis pester. Je compris alors qu'il me croyait endormie, j'hésitais entre éclater de rire et attendre de voir ses réactions.

J'avais réussi à maintenir une respiration calme, c'était plaisant d'être juste dans ses bras et de se sentir en sécurité.

Edward s'installa plus confortablement tout en me gardant bien serrée dans ses bras, pour rien au monde j'aurais voulu être à un autre endroit à ce moment-là.

Une fois atterrie, il me prit tendrement dans ses bras pour me porter comme une jeune mariée que j'étais d'ailleurs. Je l'entendais murmurer et dire des mercis, des portes qui s'ouvrent je compris alors qu'il me déposait le plus délicatement possible sur le lit et que nous étions arrivés à notre chambre. Il s'absenta un instant avant de revenir et de commencer à me dévêtir, le plus doucement du monde. Je me concentrais toujours à jouer l'endormie.

Je dois avouer que j'étais un peu émue de sa tendresse et surtout qu'il ne profite pas de la situation, il était tellement respectueux à ce moment-là. Une fois en sous-vêtements, il me recouvrit de la couette et se glissa dans mon dos pour m'appuyer ensuite contre son torse.

Heureusement, qu'il était dos à moi car sinon je me serais vendue, je ne pus retenir plus longtemps un immense sourire barrer mon visage. Il embrassa mon crâne en me soufflant un « bonne nuit ma douce » à peine audible.

Je grognais en retour et commençais à m'agiter un peu, prenant bien soin de frotter mes fesses contre lui. Je le sentis se raidir derrière moi et souffler. Il en arriva même à jurer « Putain » alors qu'il déposait plus fermement sa main sur ma hanche pour me faire cesser de bouger.

Je décidais d'arrêter mon petit supplice :

-Et c'est comme ça que tu comptes finir cette soirée spéciale ? Le questionnais-je en reprenant ses propres termes….

Il se figea et bafouilla :

-Que … euh.. , tu ne dors pas ?

-Non je te rappelle que nous avons fait une sieste cette après-midi ? Lui dis-je d'un ton taquin.

-Mais … tenta-t-il de comprendre.

Je me décidais alors à lui faire face, je gloussais de ma petite farce, dès qu'il aperçût mon sourire et que le sommeil était vraiment très loin, je vis la compréhension se plaquer sur son visage.

-Je devrais être en colère contre toi de te jouer de moi de cette façon… me dit-il sérieux avant de s'approcher dangereusement de mes lèvres en me chuchotant :

-Mais j'ai trop envie de toi pour ça.

Je rougis immédiatement tout en me mordant la lèvre inférieure. Il plaqua ses lèvres contre les miennes. C'était si doux et tout aussi passionné. Je frémissais d'anticipation.

Nos mains partaient à la découverte du corps de l'autre de manière assez impatiente. Nous nous embrassions de plus en plus frénétiquement, nous étions dans l'urgence de la situation. Le désir était trop grand. Nous nous voulions complètement et totalement. Alors que j'avais les seins à l'air, je tentais déjà d'enlever son boxer. Quand Edward comprit mon intention, il se recula de moi, haletant.

-Bella, attends, je ne veux pas que nous nous précipitions.

-Quoi ? Le questionnais-je incrédule.

-J'ai envie que nous prenions notre temps, nous avons toute la nuit, me rappela-t-il, nous avons fait une sieste pour ça, ajouta-t-il malicieusement.

Je souris alors bêtement à cette folle nuit.

Nous repartîmes alors dans un baiser plus doux, il vénéra chaque parcelle de ma peau, moi j'avais toujours qu'une seule idée en tête, je voulais toucher son pénis. Mes mains repartirent alors dans leur exploration, mais il tenta de les retenir, je gémis :

-Edward j'ai envie de te toucher s'il te plait, plaidais-je.

Je le vis rougir à son tour pour une fois, et je passais doucement mes mains sous l'élastique de son boxer pour le lui retirer, il m'aida alors en se décalant me permettant de le lui enlever.

Sentir son sexe contre moi était très excitant, je descendis timidement ma main jusqu'à celui-ci puis il se plaça docilement sur le dos. Je le caressais alors du bout des doigts. Edward se figea à leur contact.

-Oh mon dieu, haleta-t-il.

Je m'enhardis face à sa réaction, je fis le tour avec mes doigts l'empoignant plus fermement et commençais un lent va et vient, sa peau était si douce et son sexe si chaud, cette sensation était électrisante.

-Oh Bella, murmura-t-il.

Je souris de pouvoir lui faire cet effet et resserrais ma poigne sur son manche en tentant d'activer mes va et vient, quand il me stoppa de sa main :

-Attends Bella pas comme ça.

Il se releva et me fit rallonger sur le dos avant de partir à l'assaut de mes seins qu'il suçota, je gémis sous la sensation. Edward réveillait mon corps d'une manière incroyable, sa main descendit doucement vers mon dernier sous-vêtement, levant les fesses pour lui faciliter la tâche, il m'en débarrassa puis embrassa alors mon ventre et ses doigts caressèrent ma fente déjà ruisselante de désir pour lui.

Il grogna quand il sentit à quel point j'étais prête pour lui. Il vint alors taquiner mon clitoris, m'envoya des sensations incroyables dans le bas de mon ventre.

Ma respiration se faisait erratique, j'en voulais plus.

-S'il te plait Edward, suppliais-je. Je le sentis sourire contre mon ventre alors qu'il continuait sa douce torture.

Je gémis et me tortillai cherchant toujours plus de frictions. Il se faisait alors plus lent dans ses gestes et je devenais désespérée, j'en voulais vraiment plus.

-Maintenant Edward, tentais-je autoritaire.

-Tout ce que tu veux ma belle, me répondit-il.

Me surplombant, il embrassa alors tout mon corps en remontant sur mes monts pour revenir sur ma mâchoire et mes lèvres dans un baiser plus farouche et passionné, nous étions haletants. Il prit place entre mes jambes, me les faisant écarter. Je sentis son sexe contre mon intimité, j'ondulais des hanches ayant besoin de soulager les picotements tellement j'étais excitée.

Edward se recula un peu en appui sur ses coudes, il me regarda intensément et tout doucement fit entrer son gland en moi, il caressait avec ses mains mes cheveux. J'étais subjuguée par ses yeux, sa verge faisait lentement son chemin dans mon vagin. J'avais l'impression qu'il m'élargissait complètement, je sentis alors une douleur, comme une déchirure qui me crispa un peu, c'était si différent des précédentes sensations. Edward s'arrêta instantanément. Il me regarda inquiet. Je respirais profondément et quand je sentis la douleur partir, j'ondulais alors un peu des hanches pour le rassurer.

Son regard toujours aussi ancré dans le mien, il me regarda avec une intensité incroyable mais ne bougeait toujours pas, il semblait réfléchir, alors qu'il était en moi. Un doute alors m'envahit, n'aimait-il pas? N'étais-je pas bonne ou je ne sais quoi ?

L'affolement me prit face à l'immobilité d'Edward et à son expression.

-Edward tentais-je de l'appeler.

-Bella, je … je … il bredouillait, allait-il me dire qu'il regrettait ? Que ce n'était pas moi qu'il voulait.

J'allais amorcer un mouvement pour me dégager de lui, j'étais pétrifiée.

Il prit une profonde respiration alors qu'il caressait toujours mes cheveux.

-Bella, je t'aime souffla-t-il avant de s'abattre sur mes lèvres, tout en s'enfonçant profondément en moi.

Je haletais sous cette déclaration et sous la sensation de lui complètement en moi. Il ne me laissa pas le temps de lui répondre ou de reprendre mes esprits qu'il se retirait de moi, j'eus instantanément une sensation de manque. Heureusement, il revint avec une telle lenteur mais c'était tellement bon que je gémis fortement.

Il faisait de lents va et vient et le sentir aussi profondément en moi était merveilleux, je ne pouvais retenir mes cris de plaisir.

Après de longues minutes à ce régime, je n'en pouvais plus, une boule en moi s'était créée et ne demandait plus qu'à exploser.

Nous étions tous les deux haletants, nos souffles caressant le visage de l'autre, c'était un instant magique.

-Bella… je… je vais venir, dit-il d'une voix rauque.

Rien que le son de sa voix me fit me tendre une première fois.

-Viens avec moi, m'ordonna-t-il, alors, cette boule si soigneusement construite explosa, je me retrouvais envahie par les limbes de la jouissance, c'était magique. Ajouté à cela, je sentis Edward se tendre à son tour en gémissant mon prénom tout en se répandant dans mes entrailles, cette sensation me fit rougir de plaisir.

Il était magnifique à son paroxysme.

Dès qu'il reprit pied, il me dévisagea soucieux, je tentais de lui renvoyer un sourire rassurant mais je voyais qu'il cherchait la moindre trace de regret ou de doute sur mon visage, alors je lui dis les mots qui reflétaient le mieux mon état d'esprit du moment :

-Je t'aime Edward.

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Alors pas trop déçu pour ce dernier chapitre ?

L'épilogue est à la relecture…