Bonjour !
Tout d'abord, je tiens à m'excuser ! Je devais poster ce chapitre il y a deux jours, mais j'ai complètement oublié ! Je suis retournée chez mes parents et je n'avais donc pas le fichier sur mon ordi. Je n'ai pas d'autre excuse, donc désolée, vraiment !
Enfin je poste le deuxième chapitre maintenant, j'espère qu'il vous plaira et que vous pourrez vous amuser à le comparer au dessin animé ( moi en tout cas je me suis amusée ^^ )
Bonne lecture !
Le professeur Rogue les avait fait transplané mais la vue qui attendait Hermione était presque aussi horrible que la sensation du transplanage. Devant elle se tenait une… maison ? En tout cas, il s'agissait d'un bâtiment sombre apparemment composé de quatre murs et d'un toit. L'état de la bâtisse faisait plus penser à la cabane hurlante qu'à autre chose, mais après tout, qu'attendait-elle d'autre ? C'était la maison de Rogue.
Elle laissa une grimace déformer son visage l'espace d'un instant avant de reprendre une expression neutre. L'air dégouté de son « invitée » n'échappa pas à Severus et il dut se retenir de lui hurler que si elle voulait survivre, c'était ça ou rien. Il soupira et observa un instant la maison qui l'avait vu grandir. Elle n'avait jamais été très accueillante mais il devait avouer que son état actuel était terrifiant. Les murs extérieurs étaient sales, la plupart des fenêtres avaient été brisées et celles encore intactes étaient si crasseuses qu'on ne les distinguait pas du mur.
Pas étonnant qu'elle soit écœurée. Je savais bien que tout ceci était une erreur.
C'est ça, dis tout de suite que si elle te hait, c'est parce que ta maison n'est pas assez bien entretenue. Lui souffla sa conscience.
Severus pouvait être de mauvaise foi, mais il devait bien admettre que sa conscience avait raison. Hermione le détestait de toute manière, alors à quoi bon ? Il n'était plus à ça près.
Et voilà qu'il se parlait à lui-même maintenant ! Il aperçut son ancienne élève qui l'observait d'un air étrange, apparemment il avait du rester immobile un peu trop longtemps.
Voilà qu'elle te prend pour un cinglé. Fais quelque chose Severus, pour l'amour du ciel !
Le professeur de potions se racla la gorge avant de lâcher le bras d'Hermione. Il avança sur le palier et ouvrit la porte dans un grincement atroce. Exaspéré, il ferma les yeux un instant avant d'entrer, fermant la porte derrière Hermione. Voilà qu'ils étaient seuls, chez lui, pour tout l'été. Il avala difficilement sa salive avant de faire volte face pour aller déposer ses bagages au pied du canapé. Il fit apparaître quelques lumières dans le salon et reporta son attention sur la jeune femme qui n'avait pas bougé d'un centimètre.
« Hm. Suivez-moi. Je vais vous montrer votre chambre. » dit-il d'un ton étonnement froid et neutre.
« M-Ma chambre ? » bégaya-t-elle.
Severus se pinça l'arrête du nez en laissant échapper un soupir.
« Et moi qui croyais que les questions stupides s'étaient arrêtées avec l'année scolaire. Oui, votre chambre Miss Granger. Vous préférez peut-être dormir par terre ? »
« Non… Non bien sur. » souffla-t-elle, les yeux écarquillés.
Severus hocha rapidement la tête avant de monter les escaliers, vérifiant rapidement qu'elle le suivait. Albus était un vieux fou. A quoi bon avoir forcé Hermione à habiter chez lui puisqu'il était incapable d'être aimable ? Elle allait juste souffrir d'être séparée de ses… « amis » et il allait se torturer pendant deux mois entiers. Que Merlin lui vienne en aide.
Une fois à l'étage, Severus lui pointa du doigt une porte au fond à droite.
« Voici votre chambre. Vous pourrez faire le tour de la maison et vous balader où bon vous semble sauf dans mon laboratoire au sous-sol et dans cette pièce. » il lui montra rapidement une porte isolée à l'autre bout du couloir. Hermione, curieuse par nature ne put pas retenir sa question. Mauvais réflexe.
« Pourquoi pas cette pièce ? »
« Parce que je viens de vous l'interdire ! » beugla-t-il.
Elle recula brusquement en voyant que le professeur Rogue commençait à s'énerver. Elle venait de provoquer la colère de la bête et elle n'avait pas du tout l'intention d'être sur son chemin quand sa rage prenait le dessus. Severus se calma juste assez pour ouvrir la chambre d'Hermione d'un coup de baguette, lui envoyant une invitation silencieuse à s'y retirer pour l'instant. La jeune femme comprit le message et ne se fit pas prier. Elle entra dans sa chambre et découvrit avec étonnement que la pièce était plus chaleureuse que le reste de la maison. Elle était non seulement habitable mais… accueillante. Hermione fit volte face et s'apprêtait à demander pourquoi lorsqu'elle vit la porte se claquer face à elle. Elle s'affala sur son lit en entendant les pas de son ancien professeur dans l'escalier et laissa une larme de frustration lui échapper.
Severus eut la désagréable surprise de trouver Albus qui l'attendait dans son salon. Le vieux fou avait encore ce sourire chaleureux, preuve à lui tout seul que ses saletés citronnées étaient dangereuses pour la santé mentale. Le directeur contrastait étrangement avec le décor sombre de Spinner's End et pourtant, il avait l'air d'être parfaitement à l'aise.
« Je vous en prie Monsieur le Directeur, entrez ! Faîtes comme chez vous ! » railla Severus.
« Voyons Severus, je ne pouvais tout de même pas te laisser seul ici le premier jour. » répondit calmement Albus, un grand sourire aux lèvres. Il s'assit et fit apparaître deux tasses de thé, faisant signe à son collègue de s'asseoir à son tour.
Il n'a pas du saisir l'ironie du « faites comme chez vous ! ».
« Que voulez-vous cette fois ? » aboya Rogue en s'asseyant tout de même face à Albus.
« Je viens me renseigner évidemment ! Comment se sont passées les choses ici ? Hermione est-elle contente ? Elle est toujours en vie n'est-ce pas ? »
« Bien sur, sinon je serais déjà loin. » grogna Severus.
« J'en déduis que tout ne se passe pas comme je l'espérais. Severus, je te connais, mon garçon. Je suis sur que tu n'as fait aucun effort pour lui rendre la vie plus facile ! »
« Comment ça, je n'ai fait aucun effort ? » siffla Severus, outré. « Je n'ai rien demandé, c'était votre idée ! Je n'ai pas d'effort à faire, vous empiétez déjà sur mes vacances pour votre amusement personnel, ça n'ira pas plus loin ! »
« Voyons mon garçon, » rigola le vieil homme. « Je ne fais pas cela pour me distraire et tu le sais bien. Nous savons tous les deux pourquoi je t'ai choisi toi pour assurer la défense d'Hermione. Et je reste persuadé que c'était la meilleure chose à faire. Tu es un sorcier puissant et nous savons que tu ne lui feras jamais de mal. Je suis même convaincu que tu ferais tout pour la protéger. Elle a beaucoup de chance de t'avoir Severus… » conclut-il l'air rêveur.
« Je doute qu'elle ne voit les choses de cette manière, Albus. » grogna Rogue.
« Evidemment, tu as du reprendre ton rôle de chauve-souris des donjons ! » se moqua le Directeur. « Ces temps sont révolus, Severus. Tu n'as plus de rôle à jouer, et tu ne feras jamais rien avancer en la rejetant constamment. »
Qui a dit que je voulais faire avancer quoi que ce soit ? Je suis très heureux dans mon malheur !
« As-tu essayé d'être gentil avec elle au moins ? » demanda finalement Albus, mi-amusé, mi-consterné.
Severus ne répondit pas, il changea maladroitement de position dans son siège et se racla la gorge. Albus soupira lourdement. Oui, les choses s'annonçaient compliquées, mais il n'allait pas abandonner, et Minerva non plus. Il se leva, reposa sa tasse sur la table du salon et lança un dernier sourire à son ami avant de proposer :
« Invite la à dîner déjà, avec toutes les précautions mises en place pour la protéger, ce serait stupide qu'elle meurt de faim. »
Et sur ces dernières paroles, Dumbledore se dirigea seul vers la porte et transplana devant les grilles du château. Minerva n'allait pas aimer les nouvelles qu'il avait à amener.
Une petite heure plus tard, Hermione aperçut une feuille de papier se glisser sous sa porte. Elle se leva immédiatement pour la lire au plus vite. Le message inscrit sur le parchemin faisait honneur au sens de la formule de Severus :
Dîner, 20h, ne soyez-pas en retard.
Hermione retint un grognement de frustration en lisant son mot. Il avait un de ces culots tout de même. Elle se jeta sur la porte de sa chambre et l'ouvrit à la volée. Elle eut juste le temps de voir la cape du professeur Rogue disparaître derrière la porte au fond du couloir. Puis, plus rien. Hermione était de plus en plus intriguée, que pouvait-il bien cacher là bas ? Elle n'en savait rien pour l'instant, mais elle était bien déterminée à le découvrir.
A 20h05 exactement, Severus était à bout de nerfs. Il attendait depuis déjà cinq minutes dans son salon, et il ne supportait pas que les gens arrivent en retard. Il vérifia son horloge une dernière fois avant de se lever brusquement. Il monta les marches deux à deux et frappa brutalement contre la porte de la chambre d'Hermione.
« Êtes-vous donc incapable de lire l'heure ? » hurla-t-il.
« Non, je sais parfaitement quelle heure il est. Je n'ai pas faim. » répliqua-t-elle.
Severus s'apprêtait à répondre qu'il pouvait très bien forcer l'entrée de la chambre s'il le souhaitait lorsque les paroles de Dumbledore lui revinrent en mémoire : « As-tu essayé d'être gentil avec elle au moins ? ». Severus se pinça le nez en soupirant. Non bien sur qu'il n'avait pas essayé, il en était parfaitement incapable. Il prit une grande inspiration avant de reprendre, d'un ton plus calme :
« Me feriez-vous l'honneur de dîner avec moi ce soir ? » La voix de Severus était calme et maîtrisé et pourtant on pouvait presque sentir le sarcasme déborder. L'ironie qu'il utilisait avait au moins pour avantage de masquer l'anxiété qu'il ressentait en fait à l'idée qu'elle dise non. Lorsqu'il vit qu'elle ne répondait pas, il insista : « S'il-vous-plaît. »
« Non, merci ! »
« Vous ne pouvez pas rester enfermée ici tout l'été ! » s'emporta-t-il. « Puisque c'est comme ça, allez au diable ! »
Au fond, Severus était plus blessé qu'énervé, mais ça, jamais il ne le montrerait. Il descendit les marches en marmonnant une insulte ou deux et ferma les portes de la cuisine dans un fracas retentissant. Pour faire bonne mesure, il prit soin de manipuler sa vaisselle avec une telle violence qu'il cassa trois assiettes, tordit deux cuillers et trancha même une fourchette en deux. Au moins, sa colère était légèrement passée, ne lui restait plus que la douleur d'être rejeté, à nouveau.
Il monta rapidement les escaliers et s'enferma à son tour dans sa chambre, essayant de ne pas faire trop de bruit au cas où Hermione se soit endormie. Il s'allongea sur son lit mais ne trouva pas le sommeil. Il y avait bien longtemps qu'il n'avait pas dormi correctement…
Et voilà pour ce deuxième chapitre !
J'espère qu'il vous a plu, en tout cas ça a été un vrai plaisir de l'écrire. Que pensez-vous de mon adaptation jusqu'à présent ? Je ne veux pas reprendre exactement les scènes du dessin animé puisque Severus n'a pas le même caractère que la bête ( je ne lui ferai pas faire de bataille de boule de neige par exemple ^^ ), mais j'espère que l'esprit reste le même.
J'attends vos avis avec impatience, comme toujours ! Vos reviews me font toujours énormément plaisir !
La suite dans quelques jours, promis !
