PVD Edward
J'étais complètement perdu, je ne savais pas trop pourquoi je lui avais dit oui mais je l'avais fait. J'en avais envie et elle aussi mais je n'arrivais pas à passer au dessus du fait que j'avais dix ans de plus.
On s'était appelé hier soir. J'avais appris qu'elle était aussi perdue que moi, ça me rassurait un peu, enfin bref, on s'était lancés tous les deux et on allait voir si ça pourrait aller ou pas.
Nous étions vendredi et pour une fois, je n'avais pas beaucoup de monde. Jasper allait venir vers 16h00, je l'avais appelé, il me fallait un ami, un confident. Vu qu'il était psy, ça m'allait parfaitement bien.
En attendant, je rangeai un peu mon petit appartement et sortis deux bières du frigo. Mon portable sonna. Un message.
« Salut, je viens d'avoir fini ... ça tient toujours notre soirée chez toi? Bella »
Jasper entra à ce moment là.
« Oui ça tient toujours ... 18h30 chez moi? »
– salut Jasper
_ Salut. Et ben ... t'as une sale tête.
_ Merci
Je m'assis dans le fauteuil.
« Ok ça marche »
qu'est ce qui ne va pas Edward ?
Je pris une bière et regardai mon meilleur ami.
– je pense que je fais une connerie.
_ Comment ça?
_ J'ai rencontré quelqu'un.
Il but un peu de bière et fronça les sourcils.
– et?
_ Et ... ce n'est pas vraiment ... j'en sais rien.
_ C'est une fille?
_ Ben oui c'est une fille, arrête de croire Emmett, je ne suis pas gay.
_ Ben ... j'en sais rien moi, tu n'as jamais ramené une fille, tu ne sors jamais. C'était quand la dernière fois que tu as tiré ton coup? Ou la dernière fois que tu as embrassé une fille?
_ Samedi passé. J'ai embrassé cette fille samedi passé.
_ Et elle a quoi qui cloche?
Je soufflais, ce n'était peut être pas une bonne idée de l'appeler. Je ne me sentais même pas prêt à vivre quelque chose avec Bella et j'en parle déjà à Jasper.
– Edward ... tu es tout blanc.
_ Heu
_ Elle ... heu ... elle est mariée?
_ Non, ce n'est pas ça
_ Elle a des enfants?
_ Non plus
_ Ben quoi?
_ Elle a 18 ans.
_ Oh!
On resta dans le silence quelques secondes, je savais bien ce qu'il essayait de faire : me mettre en confiance et après, j'allais parler de tout ce que je ressentais et il savait bien que ça marchait
– on a dix ans d'écart Jasper
_ Il y a beaucoup de couples qui ont une différence d'âge importante Edward. Regarde moi et
Alice, elle avait 16 ans et j'en avais 21. J'ai du attendre qu'elle en avait 18 pour être avec elle, j'en avais 23.
_ Ce n'est pas cinq ans c'est dix ans.
_ Elle te plait?
_ Oui ... enfin je ne sais pas
_ Ben ce n'est pas compliqué comme question.
_ C'est facile pour toi.
_ Calme-toi.
_ Oui elle me plait, lui dis-je
_ Et elle?
_ Elle veut qu'on continue.
_ Et toi?
_ Ben ... je ne sais pas où ça va nous mener tout ça. C'est une petite ville et c'est la fille du shérif. J'ai l'impression d'être un ... pervers.
_ Arrête. Bon c'est sûr, son père ne sera peut être pas content d'apprendre que sa fille unique
se fasse le docteur de 28 ans mais bon ... ne regarde pas toujours après les gens Edward. Je pense surtout que ça fait très longtemps que tu n'as pas eu de copine et que ça te fout les boules.
Je le regardais et il me sourit.
– Ce n'est pas comme si tu allais lui demander sa main ou lui faire un môme. Essaye déjà de la connaître, de lui parler, de connaître son passé. C'est important. Après, vous verrez si le courant passe bien ou pas.
_ Et s'il passe?
_ Ben c'est que la femme de ta vie a dix ans de moins que toi.
_ Merci du conseil.
_ Si elle avait eu le même âge que toi, ça aurait changé quelque chose? Franchement Edward, tu as la trouille d'être dans une relation, je ne sais pas trop d'où ça vient mais tu es seul depuis trop longtemps. Et puis si ça va pas et bien, au moins tu auras essayé.
Il me parla pendant encore un bon moment, j'avais vraiment l'impression d'être chez un psy. Il me rassurait et me disait que tout allait bien se passer.
– heureusement que tu n'as pas Emmett en face de toi.
_ Je ne l'aurais pas appelé.
_ Il t'aurait dit « tire ton coup mec, ça doit te démanger non? »
_ Oui, je le vois bien dire ça.
On rigola et on but une deuxième bière.
– n'en parle pas à Alice s'il te plait.
_ T'en fait pas, ça reste entre nous. Dit-il
_ Merci
_ Elle est jolie au moins?
J'eus un petit sourire et baissais la tête.
– oui ...oui elle est jolie et très jolie, je ... je n'arrête pas de penser à elle.
_ C'est déjà un bon début.
_ Si tu le dis.
On frappa à la porte, je regardais l'heure. 18H40.
– c'est elle?
_ Ouais.
_ Je vais vous laisser.
_ Merci Jasper. Heu ... merci d'être venu.
_ C'est rien Edward. Si t'as besoin.
Je partis ouvrir la porte. Elle était là, elle me fit un petit sourire timide mais sincère. Jasper prit sa veste
– Je te présente Jasper. Le copain de ma sœur.
_ Le futur mari de sa sœur, corrigea Jasper
_ J'ai du mal à m'y faire, lui dis-je
_ Ouais. Enchanté. Tu dois être Bella.
_ Heu ... oui. Enchantée.
_ Bon je vous laisse, bonne soirée. Pas trop de bêtise, leur dis-je
Je vis Bella devenir toute rouge, je fusillais mon futur ex beau frère. Bella entra.
– La porte de ton cabinet est encore ouverte.
_ Ah oui juste. Je vais tout fermer, tu m'attends ici?
_ Oui
PVD Bella
J'y étais. Dans son appartement. J'avais une frousse pas possible et je ne comprenais même pas pourquoi. Je regardais un peu son appartement, plutôt pas mal en fait. Le noir, le gris et le vert était les couleurs qui ressortait le plus mais ça faisait bien, très masculin comme intérieur.
– voilà.
_ Tu n'as pas eu beaucoup de patients aujourd'hui?
_ Non, c'était calme et toi? Ça a été les cours?
_ Oui. On est en vacances pour deux semaines.
_ Ah bon?
_ En février oui, on a deux semaines.
_ Oh! C'est bien ça.
_ Ouais
Je retirai ma veste et la posai sur une chaise.
– J'ai pas eu le temps de préparer à diner et pour tout te dire ... je suis vraiment nul, je ne fais que du surgelé alors ...on peut commander un truc si tu veux.
_ Oui si tu veux.
_ Chinois? Italien? Japonais? Thaï? Grec? Français? Pizza? J'ai toutes les cartes
Je rigolais à voir toutes ces cartes sur son frigo.
– heu ... je n'ai jamais mangé chinois.
_ Jamais?
_ Non.
_ Et bien allons-y pour du chinois.
Il commanda tout un tas truc, je regardais les photos qui se trouvaient sur son meuble de salon.
– voilà
_ C'est qui?
Il y avait surement toute sa famille et je trouvais ça bien comme premier sujet de conversation.
– c'est ma sœur, Alice.
_ La future femme de Jasper.
_ Exact. Elle est ... heu ... spontanée et pleine de vie, je ne sais pas de qui elle tient ça car mes parents sont assez calmes. Il y a mon frère, Emmett, très très spontané et il aime le sexe plus que sa propre vie, ce qui ne dérange pas Rosalie. Ils sont ensembles depuis 2 ans et demi. Un exploit pour mon frère.
_ Ils ont quel âge?
_ Alice à 25 ans et Emmett 24.
_ Tu es le plus vieux.
_ Apparemment, je suis le plus vieux partout.
_ Je suis fille unique, dis-je
Je ne repris sa petite phrase, je ne voulais pas qu'on parle de son âge, ni du mien.
– et ce sont mes parents. Carlisle et Esmée. Enfin, mes parents adoptifs.
_ Ils ont l'air gentil.
_ Ils le sont. Ils m'ont adopté lorsque que j'avais 5 ans, mes parents sont décédés dans un accident de voiture.
_ Je suis désolée.
_ C'est rien. C'est du passé maintenant. Ce sont eux mes vrais parents.
_ Oui je comprends. Dis-je
Je regardais une dernière fois la photo.
– Pas de nièce? Ni de neveu?
_ Non, Alice aimerait bien mais Jasper veut encore attendre.
_ Et pour ton frère?
_ Il faut d'abord qu'il se comporte comme un adulte avant d'être papa.
Je lui souris.
– des fois un enfant peut changer quelqu'un.
_ Pas sûr avec Emmett et toi? Pourquoi ... pourquoi tu es venue ici?
_ Heu ... ma mère sort avec un homme qui joue au baseball.
Je m'assis dans le fauteuil, il me rejoignit.
– et tu n'aime pas ce type?
_ Oh! Si ... Phil est très gentil c'est juste que ma mère aime voyager et que moi, non. Alors je suis venue chez mon père. Je ne l'avais plus vu depuis presque trois ans.
_ Et tu aimes bien ici?
_ Je m'attendais à pire.
Sans vraiment savoir ce qu'il m'arrivait, je m'approchai de lui et posai mes lèvres sur les siennes. Ça n'avait rien d'urgent mais j'avais envie de l'embrasser depuis le moment où j'avais passé cette porte. Il répondit à mon baiser bien mieux que je ne l'aurais cru.
Peu à peu, notre baiser devenait plus langoureux, plus urgent aussi, je laissais un peu mes mains faire ce qu'elles voulaient et elles partirent à la découverte de son corps. De ses joues, je descendis vers son cou puis son torse.
Il faisait de plus en plus chaud dans cet appartement, sa respiration était tout aussi rapide que la mienne, je sentis ses mains me tenir les hanches et me ramener un peu plus près de lui, je passais au dessus de lui et me mis à califourchon sur ses cuisses.
Il descendit doucement ses lèvres sur ma joue, sur ma mâchoire puis sur mon cou. On avait un peu de mal à reprendre pied, mon bassin commença à bouger sans vraiment que je le veuille et ses mains passaient en dessous de mon pull. Il caressa ma peau du bout des doigts, je gémis et repris son visage afin de l'embrasser langoureusement. J'adorais sentir sa langue sur la mienne et je m'imaginais déjà un tas trucs où il pourrait utiliser sa langue.
Je descendis également sur son cou et lui mordillait doucement la peau, il gémit mon prénom et me caressa les fesses un peu plus fort. Il me colla contre lui et je sentis tout le désir qu'il avait pour moi contre mon sexe. Je commençais déjà à déboutonner sa chemise quand on sonna à la porte. On s'arrêta tous les deux et je me remis sur le coté.
– je vais ouvrir, dit-il
_ Ouais
Il paya le livreur et revint avec deux sacs.
– tu as pris pour combien de personne?
_ J'ai pris un peu de tout. Tu as faim?
_ Un peu.
Il partit prendre la boisson et des couverts, je ne savais pas manger avec ces trucs en bois moi.
Il se remit près de moi mais ne bougea pas.
– je me suis un peu emportée, lui dis-je
_ Tu n'es pas la seule. Apparemment, quand tu es dans les parages, je n'arrive plus à me contrôler.
_ Ben ça me plaît bien.
Il me regarda dans les yeux et me sourit.
- ouais ... à moi aussi ça me plaît.
Il me donna un baiser rapide mais très doux avant de déballer le dîner. Il me tendit un plat.
- merci
On mangea tranquillement, il me raconta un peu ses histoires de famille, il me parla de chacun des membres de sa famille et il avait un petit sourire à chaque fois. J'adorais l'entendre parler, j'avais l'impression d'être unique à ses yeux. Il me souriait et me caressait parfois la jambe.
– et tes études?
_ Oh! Et bien ... sept ans d'études et rien de bien passionnant. Je me suis bien amusé les trois premières années mais après, c'est devenu de plus en plus difficile et je ne pouvais pas me permettre de doubler une année, sept ans c'est déjà long.
_ Oui. Je ne sais pas encore ce que je vais faire plus tard mais ce ne sera pas docteur.
_ Pourquoi pas?
_ Je n'aime pas trop la vue du sang.
_ Oh! Oui c'est sûr ce n'est pas simple alors. Tu voudrais faire quoi plus tard?
_ J'aime beaucoup la littérature et j'aimerais beaucoup ouvrir ma librairie. J'adore les livres.
_ C'est un bon projet.
_ Oui, c'est ce que j'aimerais. Sinon, j'aimerais beaucoup travailler dans une bibliothèque ou un truc comme ça.
Une fois terminé, il débarrassa.
– c'est quoi ton plat préféré? Demandais-je
_ Heu ... le matin j'aime bien le pain perdu mais sinon j'aime beaucoup le couscous.
_ Je sais le faire ça.
_ C'est vrai?
_ Oui et le pain perdu aussi.
_ Je ne crois que ce que je vois.
_ La prochaine fois, je te ferais un couscous.
_ D'accord. Et toi c'est quoi?
_ Le matin, j'aime bien les pancakes et sinon j'aime les lasagnes.
_ Tu sais les faire aussi?
_ Oui. J'aime bien la cuisine, ma mère est nulle alors j'ai dû apprendre et je vois que mon père c'est pareil. Il prend toujours du surgelé.
Je m'allongeai dans le fauteuil et posai ma tête sur ses genoux. Il me caressa directement les cheveux. On parla de tout et de rien, il me posait des questions sur mes goûts et je faisais de même.
– tu n'aimes pas les carottes? Dis-je
_ Non, j'ai jamais aimé, ni les champignons. Je n'aime pas la texture, c'est bizarre.
_ Je n'aime pas les épinards et haricot vert.
_ J'aime beaucoup le chocolat, dit-il
_ Oui moi aussi, au lait avec des noisettes.
_ Moi aussi. Je déteste la lavande, dit-il
_ La lavande?
_ Oui, je ne supporte pas l'odeur.
_ Ok, je retiens.
Et ça dura jusqu'à 22h30. On s'embrassa tendrement sur le canapé.
– j'ai pas mal de boulot demain mais dimanche, je suis libre, dit-il
_ Heu ... je passerais dimanche alors. Je ferais du couscous.
_ Ok, j'achèterais de quoi le faire.
_ D'accord.
Il m'embrassa une dernière fois puis je partis. Je fis attention que personne ne me voie. Il ne fallait pas trop tenter le diable.
Voila voilà … on apprend à se connaitre doucement … a bientot
