Elle avait mis juste un t-shirt noir moulant et un short, je la trouvais très sexy comme ça. Elle avait ses cheveux relevés et abordait un sourire sincère. Peu importe ce que son père ou les gens diraient sur notre relation, je ne voulais pas la changer.
On prit une douche ensemble mais on resta sages, je vis Bella pleurer et ça me faisait mal au cœur de la voir comme ça. Je la pris dans mes bras et essayais de la rassurer sauf que je n'étais pas très doué pour ça, moi et les relations, ça faisait deux donc j'avais peur de dire quelque chose de mauvais.
- Ca ne va pas aller Edward, dit-elle.
Elle sortit de la douche et je la suivis. Comment ça pas aller ? Elle mit un peignoir et j'enroulais une serviette autour de ma taille.
- Comment ça « ne pas aller » ?
- Nous deux. Je ne parle plus avec mon père et ce n'est que le début Edward, je ne peux pas vivre chez toi, ça fait qu'un mois qu'on est ensemble, ça va trop vite, tu vas vite te lasser de moi et je vais me retrouver à la rue.
Je pris son visage entre mes mains et posais mes lèvres sur les siennes.
- Regardes-moi. Je sais que ça va vite mais hors de question que ton père se mette entre nous Bella, je n'ai pas envie que ça s'arrête et toi non plus, alors on trouvera une solution. Mais s'il te plait ne crois pas que j'en aurais marre de toi, ce n'est pas vrai.
- Je me sens juste perdue, dit-elle.
- Je sais, je comprends. Calmes-toi. Ok ? On va aller manger tous les deux puis un cinéma et tout ira bien. D'accord ? On ira parler avec ton père la semaine prochaine et si tu veux retourner chez lui, je l'accepterais.
- Tu te rends compte, je vis chez toi avant qu'on est eu un premier rancard. Dit-elle d'une voix triste.
Je rigolais et l'embrassais à nouveau. Elle me rendit mon baiser et l'approfondit, elle se colla à moi et je dus vite mettre fin à ce baiser avant qu'elle se jette sur moi.
- On va aller manger ma belle.
- D'accord.
- Enfin une sortie, lui dis-je.
- Ça commence à être long oui.
On se prépara et 20 minutes plus tard, on était en route pour Port Angeles, on vit quelques personnes nous regarder mais on n'y fit pas attention, c'était mieux ainsi. Je pris la main de Bella et lui sourit.
- Tout ira bien Bella, te prends pas la tête.
- Je n'ai pas envie d'être séparé de toi.
- On ne le sera pas. La différence d'âge n'est qu'une excuse, on est bien ensemble, je suis sûr que tout ira bien.
- Tu ne trouves pas que ça va un peu vite ? On vit déjà ensemble.
- Laisses faire le temps, si vraiment tu ne veux pas vivre avec moi, on te trouvera un petit appartement.
Le fait qu'elle ne veuille pas vivre avec moi me fit plus de mal que je ne l'aurais cru mais je devais accepter ses choix.
- Je veux vivre avec toi mais je ne veux pas être fâché avec mon père et tout va tellement vite, je suis encore au lycée.
- Tu as bientôt fini l'école.
- Je sais. On va laisser faire le temps.
- Oui c'est mieux ainsi. On verra bien.
Durant le trajet, Bella regardait par la fenêtre et je la voyais souffler de temps en temps. Je lui pris la main et l'embrassait doucement.
- Tu m'emmènes où ? dit-elle pour combler le silence.
- Au restaurant.
- Oui ça je sais, lequel ?
- Tu verras bien. Pour la fête des mères, on va toujours là et c'est excellent.
Elle me sourit et posa sa main sur ma cuisse. Ce petit geste anodin était, pour moi, la preuve qu'elle était faite pour moi, elle avait toujours de petits gestes tendres envers moi, elle me disait toujours des choses rassurantes. Ça me faisait du bien, je me sentais enfin normal avec quelqu'un de normal. Je me sentais moins seul, moins triste, moins perdu.
- Je suis bien avec toi Bella.
Elle me regarda un instant puis me sourit.
- Moi aussi je suis bien avec toi. Je n'aurais jamais cru en venant ici que j'allais tomber amoureuse mais je dois me faire une raison, je suis tombée amoureuse.
J'avais tellement envie de lui dire que je l'aimais mais j'avais aussi peur d'aller trop vite. On ne se connaissait que depuis un mois et elle vivait déjà chez moi, je la comprenais lorsqu'elle disait qu'elle était perdue. Je l'étais aussi mais je n'avais pas envie d'arrêter cette relation.
Une fois arrivés, j'aidais Bella à sortir de la voiture et lui pris la main. Elle la serra contre elle et avant de rentrer, elle tourna ma tête et posa ses lèvres sur les miennes. Je lui rendis son baiser avec autant de tendresse qu'elle, avant de reculer.
Une fois à notre table, Bella regarda un peu partout et souriait.
- C'est très beau.
- C'est un restaurant italien.
- Tu te rends compte que c'est notre première sortie ?
Je rigolais à cette remarque. On avait vraiment tout fait à l'envers.
- Je suis contente qu'on puisse sortir sans être gênés du regard des autres.
- Moi aussi, lui dis-je.
- Oh ! Et pour demain, je ne suis pas sûre … enfin, je suis mal à l'aise vis-à-vis de tes parents. Si ton père est comme mon père, ça se passera mal.
- Il ne sera pas là.
- Oui mais … enfin je n'ai que 18 ans.
- Bella, dis-je las qu'elle mette toujours notre différence d'âge en avant.
- Je sais, je sais mais … ça va vraiment vite.
- Écoutes-moi. On va juste manger, regarder un film puis rentrer, on va passer une bonne soirée et voilà tout. On verra demain.
- D'accord.
Je fus soulagé qu'elle accepte si vite. Je lui pris les mains et on resta quelques secondes à se regarder. La différence d'âge me posait presque plus de problème, depuis qu'on faisait l'amour, qu'on discutait, qu'on passait nos journées ensemble et maintenant, nos soirées. Je n'avais vraiment pas l'impression d'être avec une fille de 18 ans.
- Qu'est-ce que tu voulais faire quand tu étais petit ? dit-elle après un moment.
- Oh ! Heu … je voulais être professeur … de musique. Le piano surtout.
- Pourquoi tu n'as pas fait ça ?
- Parce que mon père disait que ce n'était pas un vrai métier. J'ai pris des cours mais ça s'arrête là, je joue uniquement pour le plaisir.
- Hum … Je n'aime pas trop ton père Edward
Le serveur prit nos commandes. Quelques minutes plus tard, nous mangions l'entrée.
- Il n'est pas méchant mais il préfère son travail à sa famille.
- Je n'ai pas vraiment hâte de le voir.
- Demain il ne sera pas là. On partira avant. Lui dis-je.
Bella commanda un dessert, tiramisu mais avec deux cuillères. Elle m'en passa une et pris la première bouchée. Je ne le savais pas encore mais ça allait devenir notre petit truc à nous. Venir dans ce restaurant et prendre un tiramisu pour deux.
Je lui mis son manteau et l'emmenais au cinéma. Elle décida du film, une comédie romantique et c'était étrange de voir qu'ici, à Port Angeles, personne ne nous regardait, personne ne se préoccupait qu'une fille de 18 ans était avec un homme de 28 ans. Tout le monde s'en foutait totalement, ça nous faisait du bien.
Nous regardions le film et de temps en temps, Bella m'embrassait ou me caressait. Je trouvais cet endroit plutôt excitant, il faisait noir, il n'y avait pas beaucoup de monde et personne ne faisait attention à nous. Je passais juste ma main sur sa cuisse et je la sentis se tendre, je souris malgré moi, elle se racla la gorge et remit ma main sur son genou.
- Pas maintenant Edward.
- Tu te rends compte qu'on a encore 1h30 de route, lui dis-je doucement à l'oreille.
Elle me regarda et se mordit la lèvre inférieure, je passais mon pouce sur cette dernière et pressais doucement mes lèvres sur les siennes. Ce baiser eut pour effet de nous donner encore plus envie l'un de l'autre. C'est lorsqu'on entendit une femme nous dire « il y a des chambres pour ça », qu'on arrêta et on se remit convenablement.
20 minutes plus tard, le film était enfin terminé, on sortit et une fois dans la voiture, Bella se jeta sur moi et m'embrassa avec fougue.
- Bell … Bella
- Hum…
- Pas ici, on est … on est sur le parking.
Elle releva la tête et plusieurs personnes nous regardaient déjà. Je croisais les doigts que ça n'aille pas aux oreilles de son père ou du mien. Nous n'étions pas à Forks mais sait-on jamais.
- Désolée.
- Une fois à la maison, je te laisserais me sauter dessus.
Et c'est ce qu'elle fit, elle me sauta dessus et enroula directement ses jambes autour de ma taille. Elle retira sa veste et la jeta à terre, je nous emmenais dans la chambre, je ne tenais pas trop sur mes jambes mais j'arrivais quand même à l'allonger sur le lit.
- J'ai envie de toi Edward.
Je retirais rapidement ma veste et mon pull pendant que Bella retira ses chaussures et son pantalon. Je l'embrassais comme si ma vie en dépendait, je descendis lentement sur son cou tout en lui caressant le ventre du bout des doigts.
Je levais son pull et embrassais son ventre … sa peau était tellement douce … sa crème parfumée me rendait fou, elle en mettait à chaque fois. Je retirais son pull et dégrafais son soutien gorge, je pris un téton en bouche tout en caressant l'autre.
Elle gémit mon prénom et se cambra contre ma bouche. Elle passait ses mains sur mes épaules, dans mes cheveux puis prit mon visage entre ses mains et m'embrassa langoureusement, caressant ma langue avec la sienne.
Elle déboutonna mon pantalon et retira le plus gros avec ses pieds, je me mis debout et retirais mes chaussettes et mon pantalon ainsi que mon boxer. Elle me regardait avec envie et retira d'elle-même son petit shorty en dentelle.
- Vous savez que vous êtes incroyablement sexy comme ça mademoiselle Swan ? lui dis-je en embrassant ses jambes.
Je remontais doucement vers son visage et embrassais ses joues, son nez, ses yeux, son front puis redescendais pour atteindre ses lèvres.
- En tout cas je sens tout l'effet que je vous procure, Docteur Cullen. Dit-elle contre mes lèvres.
Je l'embrassais tendrement puis elle se retourna. Depuis qu'on avait fait cette position, elle me la demandait tout le temps. Je lui caressais le dos délicatement puis entrais en elle doucement … elle ne fut pas de mon avis car elle recula ses fesses contre moi, me faisant entrer en elle complètement.
- Aaaahhh putain !
Elle se redressa et colla son dos à mon torse, je commençais un mouvement de va-et-vient lent et lui caressais les seins avec envie, j'embrassais son cou et descendit mon autre main près de son intimité. Elle gémissait contre moi et caressa mon cuir chevelu avec tendresse.
- Aaah Edward.
- Mmmmm !
Elle posa ma main sur son sexe et frotta mon doigt contre son clitoris … elle posa sa tête sur mon épaule et sa main vint caresser mes fesses puis ma cuisse fermement.
- Plus vite Edward … aaahh plus vite !
Je la penchais un peu en avant et poussais un peu plus en elle … peu à peu, je la sentis se tendre contre moi.
- Aaahhh … je vais …mmmm…
- Viens avec moi ma belle.
Je la tenais fermement par les hanches et elle jouit en criant … je la rejoignis juste après, jouissant au fond de son ventre avant de m'écrouler près d'elle. Elle se laissa tomber sur le matelas et essayait de reprendre sa respiration.
Je me remis sur le coté et lui embrassais tendrement le dos et lui caressais ses fesses rebondies. Elle se calma un peu puis me sourit.
- J'ai encore envie de toi Edward.
Je lui rendis son sourire et elle vint se mettre sur moi. Puis je devais lui poser la question pour être sûr.
- Tu as pris ta pilule ? Car on n'a pas…
- Oui, je ne l'oublie jamais, ne t'en fais pas. Tu préfères qu'on mette un préservatif ?
- C'est pareil … je ne veux pas que tu tombes enceinte par ma faute.
- Je suis assez grande pour prendre mes responsabilités.
Elle me caressa le torse et une fois que le soldat fut à nouveau au garde à vous, elle s'empala sur mon sexe et commença un mouvement de bassin absolument délicieux.
PVD Bella
Le lendemain, je me réveillais toute courbaturée. Je gémis puis me tournais vers Edward, il dormait encore paisiblement, je passais mon doigt sur ses lèvres puis m'habillais en vitesse. Il était déjà 9h30. Je pris mon portefeuille et fit pour sortir quand je repensais à mon père.
Tout le monde serait au courant que je sortais avec le docteur de la ville. Je soufflais un bon coup et sortis. Je fis cent mètres et entrais dans la boulangerie. Je faillis sortir quand je vis madame Stanis. Son visage s'illumina lorsqu'elle me vit et poussa même un ou deux clients pour venir me voir.
- Bonjour Bella.
- Bonjour. Lui dis-je sèchement.
Je pris deux croissants et un pain ainsi que du jus d'orange. Edward en avait presque plus.
- Félicitations pour vous et Edward. Dit-elle en prenant son pain.
Je payais et attendis ma monnaie.
- Occupez-vous de votre vie madame Stanis. Je suis sûre que tous ces gens n'aimeraient pas savoir que vous couchez avec votre plombier une fois que votre mari soit sorti, alors arrêtez de m'emmerder, lui dis-je doucement à l'oreille.
Elle devint cramoisie et essaya de reprendre contenance. Je pris ma monnaie et sortis de la boulangerie. Je passais devant le fleuriste, je pris un bouquet de fleurs pour la mère d'Edward puis entrais à nouveau à l'appartement.
Edward dormait toujours et j'en profitais pour lui faire du pain perdu avec l'ancien pain. Je mis la table et m'occupais du pain quand deux bras m'encerclèrent avec tendresse.
- Bonjour toi.
- Bonjour. Bien dormi ? dis-je.
- Pas beaucoup, une fille m'a empêché de dormir presque toute la nuit.
Je me retournais et souris en voyant de petites cernes en dessous de ses yeux, on avait dormi à peine 4 heures cette nuit.
- La prochaine fois on ne fera pas l'amour comme ça tu pourras avoir tes huit heures de sommeil, je suis vraiment désolée, lui dis-je en encerclant mes bras autour de son cou.
Il me sourit et m'embrassa tendrement.
- Non … j'aime lorsque tu me sautes dessus et que tu m'empêches de dormir.
Il m'embrassa dans le cou mais je dus reculer pour m'occuper du petit déjeuner. Il s'assit et fronça les sourcils.
- Tu es sortie ?
- Oui, j'ai pris des croissants pour moi et du jus d'orange et oh ! Des fleurs pour ta mère … j'espère qu'elle aimera.
- Tu n'aurais pas dû !
- Et je te fais du pain perdu.
- Ça par contre c'est très bien.
Je lui servis une assiette et l'embrassais dans le cou avant de me mettre en face de lui et tartiner mon croissant de confiture.
- Qu'on dit les gens ? dit-il un peu inquiet.
- J'ai rencontré madame Stanis.
- Oh ! Non.
- Je lui ai dit que si elle ne voulait pas que sa petite aventure avec le plombier se sache, elle avait plutôt intérêt de s'occuper de sa vie.
- Devant tout le monde ?
- Non, je lui ai dit doucement. Elle était rouge et n'a plus rien dit.
Il me sourit et mangea son pain perdu, c'était la première fois qu'il prenait un petit déjeuner comme il l'aimait chez lui. D'habitude, il devait attendre d'être chez ses parents pour ça.
- Prête pour ce midi ?
- Non, comment ta famille va réagir en me voyant ?
- Tout va bien se passer.
On prit une douche mais on resta sages, j'étais tellement stressée que j'étais bloquée de partout. Lorsqu'on sortit, on vit plusieurs personnes nous regarder et chuchoter. Edward salua une femme puis on monta en voiture. Le trajet dura 25 minutes et une fois devant la maison, Edward me prit la main et frappa à la porte.
- C'est magnifique, lui dis-je.
- Ma mère aime les belles maisons.
Ce fut sa mère qui nous ouvrit. Elle arborait un sourire sincère.
- Bonjour, vous devez être Bella.
- Oui, bonjour madame.
- Appelles-moi Esmée. Entrez.
Elle embrassa son fils et nous emmena dans ce que je supposais être le salon. Il y avait plusieurs personnes et une fois entrés, je sentis Edward se tendre et me prendre la main.
- Bella … je te présente mon père.
Voilà un nouveau chapitre … j'espère que vous avez aimé à bientôt.
