Mon sourire disparu à la seconde que j'entendis cette femme crier. Je sortis rapidement de l'immeuble et mon sang se figea.
- Bella, criais-je.
Elle était allongée sur la route et déjà des dizaines de personnes étaient autour d'elle. Je pris mon portable et composa immédiatement le numéro de l'ambulance. Je courais vers elle et en me voyant arriver, tout le monde s'écarta.
- Non, non, pas ça.
J'expliquais du mieux que je pouvais la situation et une ambulance était déjà en route.
- Non, allez, réveille-toi.
- Je suis désolé, un enfant a traversé et j'ai voulu … oh ! mon dieu, j'ai voulu l'éviter et elle était là, je ne l'ai pas vue. Dit une femme en pleurant.
Je me penchais sur Bella, n'écoutant plus ce que la femme me disait. Je pris son pouls, il battait faiblement, je regardais ses yeux, elle était inconsciente, ce n'était pas bon signe.
- Bella, ouvres les yeux, chérie, s'il te plait.
Je vis que les gens nous regardaient et ils semblaient tristes et paniqués.
- L'ambulance arrive, me dit un homme.
Cinq minutes plus tard, nous étions dans l'ambulance. Je ne pouvais pas aider, c'était un proche et je ne pouvais pas lui venir en aide. Les ambulanciers faisaient leur boulot mais j'avais tellement peur.
Une fois à l'hôpital, elle partit directement pour la salle d'opération, ils devaient lui faire des points de sutures à la tête, une dizaine d'examen et prévenir un autre médecin pour le bébé.
- Edward ?
Mon père était devant moi, un peu paniqué de me voir là.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Bella a eu un accident de voiture … et … je ne sais pas si elle va bien … le bébé et … oh mon dieu.
- Calme-toi. je vais aller voir comme elle va ok ?
- Ça fait deux heures que je suis là et personne ne me rien me dire dans cet hôpital de MERDE.
- Calmes-toi.
- Je veux aller aider ok ? Je suis médecin, j'ai déjà fait ça.
- Tu ne peux pas et tu le sais. Tu serais beaucoup trop impliqué.
- Je les emmerde.
Je finis quand même par m'asseoir puis prit mon portable et appela son père. Je l'avais oublié celui-là.
- Shérif Swan.
- Bonjour Charlie, c'est Edward. Bella vient d'avoir un accident et elle est à l'hôpital …
- Oh mon dieu, elle va bien ?
- J'en sais rien, je n'ai pas de nouvelles, j'ai peur pour le bébé.
- J'arrive.
- Je suis dans le hall.
Après vingt minutes d'attente, le père de Bella entra.
- Des nouvelles ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Une femme a voulu éviter un enfant qui traversait et elle a … heurté Bella.
- Comment elle va ?
- Je n'ai pas de nouvelles.
Je pris place sur un siège et pris ma tête entre mes mains. Je ne pourrais pas vivre sans elle, elle ne pourrait pas passer au dessus si elle perdait le bébé. Je ne pouvais penser correctement sachant qu'elle était sûrement occupée de faire des dizaines de tests.
Depuis qu'on était ensemble, tout allait un peu dans tous les sens mais on aimait ça, on était tellement proche et amoureux, il y a eu le bébé et depuis, on était encore plus heureux, plus content, plus amoureux et plus épanouis.
- Edward ?
Mon père fit irruption dans la pièce et je me levais.
- Elle s'est réveillée et pour elle tout va bien.
- Comment ça pour elle ?
- Quelques hématomes et la main cassée mais il faut faire plus de tests pour le bébé. On lui a fait des tests sanguins et une gynécologue est occupée de lui faire un monitoring. On en saura plus dans une heure.
- Le bébé … le bébé peut pas mourir … il faut que tu fasses quelque chose.
- Edward.
- Je n'en ai rien à foutre ok, tu vas tout faire pour qu'elle s'en sorte, c'est ton boulot et vu que je ne peux rien faire, tu vas arrêter avec tes conneries d'excuses et tu vas aller sauver la vie de mon bébé.
Il partit sans rien dire et je culpabilisais immédiatement, si le bébé ne s'en sortait pas, il allait l'avoir sur la conscience et ce n'est pas ce que je voulais, je savais que ce n'était pas sa faute et il était neurologue, pas gynéco.
Une heure plus tard, j'avais le droit d'entrer dans la chambre. Elle était là, allongée, occupée de dormir. Elle avait la main dans le plâtre et son pied dans un simple bandage. Elle avait des bleus sur les bras et une entaille à l'arcade.
Je pris place à coté d'elle et lui caressais le ventre doucement. Je priais, pour la première fois de ma vie, pour que le bébé et Bella aillent bien quand deux médecins entrèrent.
- Bonjour, je suis le docteur Vivia. Je suis gynécologue.
- Et moi, je suis le docteur qui s'est occupé d'elle. Docteur Louviez.
- Bonjour, comment va-t-elle ?
- Son état n'est pas préoccupant, elle a quelques hématomes et une main cassée, sa cheville est foulée et avec les scanners, on a pu constater qu'elle allait bien mais on va la garder quelques jours, c'est préférable.
- Bien et pour le bébé ?
- Il y a un décollement du placenta, elle a eu des petits saignements.
Je dus m'asseoir un instant, s'il vous plait, pas le bébé.
- Heu … on lui a fait un monitoring et le bébé va bien.
Je soufflais et mes larmes commencèrent à couler toutes seules. Je pris mon visage entre mes mains puis essayais de reprendre une respiration normale.
- Il faudra lui faire des échographies régulièrement et elle devra se reposer, le plus possible. Inutile de vous dire que les trajets en voiture sont fortement déconseillés et les relations sexuelles, durant quelques semaines également.
- Oui, je sais, je suis médecin.
- Oh ! et bien j'en suis ravie. Me dit la gynéco.
- Elle pourra rentrer quand ? A la maison ?
- Pas avant une semaine, elle a eu un sacré choc et il faut faire attention. Pour le bébé aussi, il faudra surveiller la grossesse de très près à présent, me dit l'autre médecin.
- Merci.
Une fois qu'ils ont quitté la pièce, le père de Bella entra dans la chambre. Il était un peu paniqué mais je le rassurais immédiatement. Je lui racontais ce qu'elle avait eu et pour le bébé aussi et il parut soulagé. Il resta encore une heure près d'elle puis il partit, me promettant de revenir la voir demain.
Mon père l'avait mis dans une chambre double pour que je dorme avec elle cette nuit. Il pouvait bien faire ça pour moi non ? Je restais près d'elle et lui caressais le ventre doucement.
- Allez mon bébé, ça va aller.
Je la sentis bouger faiblement et souris. Elle était en vie et ma Bella aussi, c'était le plus important. Je m'endormis sur le lit de Bella, ma tête contre sa main.
Bella
Je me réveillais grâce à une caresse. J'ouvris les yeux doucement, j'étais encore fatiguée mais lorsque je vis Edward au dessus de moi, occupé de me caresser tendrement la joue, je lui souris.
- Bonjour mon ange, dit-il.
- Salut.
- Ça va ?
- Je suis encore fatiguée.
- Ouais … il faut que tu te reposes.
- Et le bébé ?
Il me fit un petit sourire et toucha mon ventre.
- Tu te souviens de ce qui c'est passé ?
- Edward, comment va le bébé ?
- Il va bien … tu as un … décollement du placenta, il faut que tu reste allongée d'accord ? Ca va aller.
- Tu es sûr ?
- Oui, tu dois rien faire et ne surtout pas t'énerver, tu restes dans le lit et tu t'occupes de notre petit bébé.
Je commençais à pleurer et Edward s'allongea près de moi, il me serra dans ses bras et m'embrassa le visage tendrement. Je sentais que quelque chose n'allait pas, il me disait que tout irait bien mais je le sentais qu'il n'y avait pas que ça.
- Edward … est-ce qu'il y a des risques pour le bébé ?
Je vis à sa tête qu'il y en avait.
- Dis-moi.
- Tu as eu un sacré choc … avec le décollement du placenta et … le coup que tu as eu, il y a des risques que tu fasses une fausse couche dans les semaines à venir, il faut que tu fasses très attention.
Mes larmes coulaient à nouveau.
- Les risques ? C'est combien ?
- 20%.
- Tant que ça ?
- Il faut que tu restes ici une semaine ou peut-être même plus et ils vont tout faire pour que tout aille bien, tu vas rester au lit deux ou trois mois et on va faire attention ok ?
- Oui.
- Je veillerais sur toi. je te le promets.
- Je sais mon cœur, lui dis-je.
Il n'avait pas beaucoup dormi, il avait des cernes et il avait sûrement dû pleurer car ses yeux étaient rouges. Il m'embrassa puis colla son front au mien.
- J'ai tellement eu peur Bella.
- Je vais bien.
- J'ai tellement eu peur … si je t'avais perdu … je ne sais pas ce que je serais devenu, dit-il les larmes aux yeux.
- Je suis là.
- Il faut que tu tiennes le coup pour le bébé d'accord ?
- Oui.
- Je t'aime tellement.
- Moi aussi je t'aime Edward.
Vingt minutes plus tard, une femme entra.
- Bonjour, je suis le docteur Vivia, je suis gynécologue.
- Comment va le bébé ?
- Il va bien. Rien d'anormal, mais il faut vous reposer … heu … lors du monitoring, j'ai pu voir le sexe de l'enfant, vous en êtes presque au cinquième mois et je me demandais si vous voudriez peut-être savoir.
- Le sexe du bébé ? dis-je.
- Oui.
Je regardais Edward et il me sourit.
- Oui.
- C'est une petite fille. Félicitations.
- Merci.
Elle regarda les appareils puis partit en nous faisant un sourire. Une petite fille.
- Une mini Bella, me dit Edward.
- Je suis tellement contente Edward.
Il m'embrassa doucement, prenant son temps. C'était doux et j'avais l'impression que ça faisait des années qu'il ne m'avait pas embrassé.
- Il y a aussi … heu … plus de sexe durant quelques semaines.
- Plus rien ? lui dis-je.
- Désolé.
- Oh ! Ca tombe mal, j'ai des envie de sexe chaque heure de la journée.
Il rigola puis embrassa mon ventre.
- Ton père est venu aussi, il était paniqué.
- Tu m'étonnes.
- Je l'ai rassuré.
- Merci.
Puis on frappa à la porte et Carlisle entra.
- Bonjour. Comment vas-tu ?
- Je vais bien merci.
- Sacré choc. Je suis content que vous alliez bien, toi et le bébé.
Edward se remit debout puis m'embrassa. Il fit un signe à son père puis ils quittèrent la chambre. Je caressais mon ventre et doucement, je retombais endormie, les médicaments faisaient effet.
PVD Edward
Une fois à l'extérieur de la chambre, mon père me regarda bizarrement.
- Tu voulais me parler ? dit-il.
- Je ne te pardonne pas le fait que tu es pris Bella pour une … fille facile et qui en voulait uniquement à mon argent, tu lui as collé une étiquette et tu n'as jamais essayé de la comprendre ou de lui parler.
- Je sais mais …
- Écoute-moi. Je veux bien te reparler, pour les diners en famille et tu seras évidemment invité au baptême ou à la naissance et je ferais des efforts mais sache que ce sera long. Tu n'as jamais été là pour nous et ce n'est pas en un mois qu'on peut réparer 25 ans.
- Je suis tellement désolé, j'avais une mauvaise période avec ta mère et le boulot et … je ne sais pas pourquoi j'ai été si méchant.
Je le regardais quelques secondes puis tourna la tête. Je ne pouvais pas le pardonner aussi vite, il devait se rendre compte qu'on n'était pas à ses pieds à chaque fois qu'il faisait une bêtise.
- Je l'aime et elle m'aime aussi, on va avoir une petite fille et je vais tout faire pour qu'elle vienne au monde. La différence d'âge était un sujet de dispute entre nous avant mais plus maintenant, elle m'a prouvé qu'elle s'en fichait et je lui ai montré que je l'aimais même si elle avait 18 ans. Elle aura 19 ans dans deux semaines et je ne veux pas qu'on reparle de ça.
- Je comprends.
- Alors tant mieux. Il faut que j'aille la rejoindre, je ne veux pas être séparé d'elle et du bébé.
- Alors c'est une petite fille ?
- Oui, laisse-moi l'annoncer à la famille.
- Bien sûr.
Je retournais dans la chambre et m'allongeais un peu, il fallait que je dorme quelques heures pour être en forme ce soir. Je voulais rester auprès d'elle aussi longtemps que je le pouvais.
