NdA : Voici la suite, je voulais finir avant 2011 mais malheureusement cette mini fisc s'allonge à perte de vue. Donc je ne finirai pas dans les délais mais promis avant 2012.

Un grand merci à celles qui me lisent et qui me motivent à avancer.

Je vous laisse avec un chapitre chaud.


Déni de justice 7

Kanon

Seul dans mon repaire je prends le temps de me calmer. Affalé dans mon fauteuil je contemple le plafond. Poséidon, c'est mon dieu, ma bataille mais qu'est ce que je ne ferais pas pour qu'il s'en aille. Je vais tout cassé si il continue. C'est mon dieu mon bagne, mon désespoir.

Je me sens las d'un coup après mon éclat l'énervement est retombé. Mon regard tombe sur le sachet abandonner sur le sol. Je vais le ramasser. Un sourire renaît sur mes lèvres pendant que je range les jouets érotiques. Ma faim revient me tarauder.

Je pousse la porte de notre chambre, silencieusement je me glisse vers le lit. Mon prince blond semble se reposer, un livre traîne près de lui. Il est un appel à l'amour alangui dans son pyjama sombre.

Je me coule près de lui, il ne dort pas, je lui vole un baisé. Je le serre dans mes bras. J'aime le goût de ses lèvres, ce doux poison qui noie ma raison. Je glisse vers l'oreille son corps sous le mien m'enfièvre. Je mordille la base du cou, ses soupirs sont une mélodie. Tout occuper à mordiller, suçoter la ligne de sa gorge, mes doigts défont les boutons, ils viennent trouver sa peau si douce.

C'est étrange ou mon toucher me joue des tours. C'est sans doute parce que je ne l'ai pas caressé depuis trop longtemps. J'en ai oublié la texture de sa peau d'albâtre.

Ma bouche descend pour capturer un téton. La demie pénombre de la pièce rend ce que je vois encore plus affolent. Je prends mon temps, je caresse, je mords, je lèche ce torse délicieux. Son corps se cambre sous le mien. Je sens son désir. Mais c'est qu'il est aussi affamé que moi.

Un gémissement pus fort sonne comme une supplique, je viens mordre le creux de sa taille. Je lèche le petit bout de peau maltraité pour me faire pardonner et je reprends ma descente. La ceinture de son pantalon me dérange, je le baisse et m'aventure sur la lisière du boxer. La bosse qui tend le tissu m'électrise. Je pose ma bouche dessus pour taquiner son désir, il se cambre. Je fais glisser le sous vêtement, mes lèvres parcourent la distance entre son nombril et le nouveaux terrain de jeu qui vient de se dévoiler. J'arrive vers la zone stratégique, ce délicieux petit nid de poils blonds. Il est où justement ce petit triangle soyeux.

Je me redresse un peu, j'explore le terrain. L'homme est un animal velu, elle est passée où ma toison d'or. Je lape son pubis, c'est doux, faudra que je m'y fasse. Je fait un suçon sur sa chair si tendre puis je vais lécher ce membre qui se dresse à ma rencontre. Je mordille un peu le bout. Un petit cri de surprise lui échappe, ses reins se tendent vers moi, mais je prends mon temps pour lui accorder ce qu'il demande. Enfin je le prends dans ma bouche, il gémit, sa respiration devient chaotique. Je devine le plaisir qui monte en lui, le mien lui fait échos.

« Kanon, je peux entrer »

Hein, comment ? Entrer où ? Totalement dégrisé je saute du lit en grognant. Mais c'est pas vrai, qu'est ce que j'ai fait au bon dieu pour mériter ça. J'ai juste choisi justement le mauvais dieu. Je sors de la chambre les cheveux en bataille.

« Sorrente, qu'est ce que tu fais ici ? »

« C'est juste qu'il y a eu un quelque chose, une pluie de tubes métalliques. »

« C'est rien, c'est Poséidon. »

« Il fait pleuvoir des tuyau ? »

« Oui il s'est planté, c'est pas grave, fais comme si t'avais rien vu. »

« Vraiment ? »

« Mais oui, je te laisse vaquer à tes occupations. »

Mais pourquoi faut qu'il arrive au mauvais moment lui aussi. C'est pas grave on y retourne. Il devrait être interdit de me déranger. Puisque je suis au bureau je prend un des joujoux et regagne la chambre.

Je me débarrasse de mes vêtements et je reprends ma place au dessus de ma vouivre. Je reviens mordiller son cou, c'est qu'il nous a coupé dans notre élan le petit. Je caresse une épaule, le galbe d'une hanche. Je capture un téton puis l'autre. Mon joli juge recommence à gémir doucement.

Ce petit intermède a suffi à faire tomber notre excitation. Je m'applique à faire renaître le désir dans nos ventres. Je laisse courir mes mains sur sa peau claire, je couve de baisers son visage. Mes lèvres tracent un sillon le long de son torse, ma langue joue sur le nombril. Un sourire diabolique passe sur mon visage. Allongé sur le coté contre mon blondinet je cherche ce que j'ai apporté. J'allume le vibro masseur qui fait un petit vromissement. Je lis la surprise dans ses yeux, je l'embrasse sur le front pour le rassurer. Je n'ai pas l'impression qu'il en ait besoin, il semble plus curieux vis-à-vis de l'objet.

Je pose le bout sur un des tétons qui se contracte sous la chatouille, je lui fait caresser la poitrine puis le ventre. Mon juge se tortille un peu, il est chatouilleux. Je me noie dans ses yeux d'or en faisant glisser le jouet jusqu'à son entre jambe. Instinctivement il se tend vers ce qui lui donne du plaisir. Je le regarde faire, j'aime lire en lui les sentiments qui se bousculent. Il est si beau quand je lui fais l'amour. Je laisse le vibromasseur le torturer un peu. Le temps de me rassasier de sa vue. J'humecte mes lèvres rendues sèche par le désir. Mon corps hurle sa frustration. Je finis par lui céder.

Je retourne mon blondinet sur le ventre, je lui mords la nuque gentiment avant de parcourir tout son dos de baisers. J'arrive aux fesses dont je m'occupe avec la même application, j'aime leur galbe, leur douceur. Je lui fais un peu relever les hanches pour le caresser. Il gémit, creuse le dos. Le joujou a retrouvé sa place contre son sexe tendu, ma langue suis le délicat sillon qui s'offre à elle. Elle vient câliner le petit anneau de chair fripée, les soupirs et les cris étouffés de plaisir la rendent plus aventureuse. Enfin elle se darde dans l'étroit passage qui demande ses attentions.

Mon désir est douloureux quand je vais me clouer entre ses jambes. Il me faut toute ma maîtrise pour résister. Il est un appel au viol. Je prends le temps de finir de le préparer, le froid du lubrifiant au lieu de calmer mes ardeurs les fait brûler de plus belle. Je serre les dents en m'enfonçant en lui, c'est divin. Sa façon de se cambrer, de se contracter sur moi, c'est la panacée. Je le possède en douceur, mes mouvements sont lents et amples. Chacun de mes gestes est calculé pour son plaisir. Notre rythme s'accélère, ses cris sont plus forts, nos respirations s'emballent comme nos cœurs. Il se resserre par spasme de plus en plus violent sur moi, un plus fort que les autres nous conduit à l'apogée de notre union.

Il me faut plusieurs minutes pour reprendre mes esprits, et à lui aussi. Je le garde dans mes bras. On échange de petits baisés, nos souffles se mêlent avec les restes du plaisir qui brûlent encore dans nos corps.

Finalement nous passons la nuit à alterner entre tendresse et amour. Les premiers rayons de soleil m'agressent les paupières. Je soupire je n'ai aucune motivation pour me lever. Je me rendors avec ma vouivre chérie.

Il fait plein jour quand je daigne sortir de sous les draps. Je donnerais le sanctuaire pour rester au chaud, mais si je ne me lève pas je sais que des casses pieds viendront.


Rhadamanthe

Quelle nuit ! Je suis merveilleusement bien dans mon nid de coussin. Je suis comme anesthésié de bonheur. Et pourtant je me sens plein de vie. Je profite de la fin de matinée dans les draps qui ont notre odeur. Je prends même mon repas couché devant la télévision. Finalement à quatorze heure je juge qu'il est temps de me secouer les puces. Je prends une douche et je m'habille. Et après ?

J'ouvre la porte fenêtre et je descends du balcon par le petit escalier. Je cherche mon général des yeux. Sans cosmos la vie est vraiment compliquée pour rien. Puisque je ne peux pas trouver sa présence je m'engage sur un chemin. Je finirais bien par le croiser.

Plus j'avance et je m'éloigne du palais, plus la flore locale devient dense. Ici c'est un bosquet de corail là, un monticule de roches et d'algues. C'est joli à condition de faire abstraction des bouts de fer qui gisent un peu partout.

Je me demande d'où ils proviennent. Un naufrage, sans doute. Je reprends ma marche, je passe par plusieurs croisements. J'arrive finalement à un pilier mais il est dessert. Je reprends ma route. Kanon doit être là, Quelque part.

Je marche depuis un long moment quand je me dis qu'il est temps de rentrer. Rentrer, c'est par où déjà ? Depuis un moment la brume me cache la vue des piliers. Je me suis perdu. Je soupire et je m'assois sur un banc de sable. Je joue machinalement avec des coquillages. Kanon va encore être fâché. Je sorts mon portable, pas de réseau. J'ai plus qu'à attendre, attendre et espérer.

Je monte sur un promontoire pour voir un peu mieux, mais c'est toujours pas possible. Je me rassois dans un coin confortable.

J'attends long temps, assez pour me demander si il va me retrouver. Finalement peut être aurait il mieux valu que non. Je m'attends à l'engueulade du siècle. Il a pas l'air en colère, j'ai peut être échappé au pire. Il m'invite à rentrer. Je suis soulagé, j'époussette mon pantalon. Il nous téléporte directement chez nous. Le bureau mauvais signe.

Il va se servir un verre d'eau et m'en tend un, je déglutis difficilement. Je préférerais qu'il crie. Au moins il n'y aurait pas ce silence pesant. Je finis mon verre j'avais soif.

« C'est l'heure du dîner »

Je ne réponds rien, je le suis dans la salle à manger. Ce soir on est que deux comme très souvent. Je pique du nez dans mon assiette. Je mange sans faim. Son calme me surprend. Je m'attendais à tout mais pas à cette réaction de sa part. Je finis mon dessert sans vraiment y prêter d'attention. Il doit attendre qu'on soit dans la chambre. Je me sens fatigué. Ce n'est pas grave, je peux bien subir ses foudres.

Le repas fini je me lève pour rejoindre notre chez nous, je me sens vraiment épuisé, ma vue est trouble. Mon équilibre est précaire, je ne dois pas tomber. Je tombe, je suis tombé. Je reprends mes esprits allongés sur un canapé, je suppose que c'est kanon qui m'a porté. Il tamponne mes tempes et mon front avec un linge humide. Je reviens un peu plus à moi. Il a l'air inquiet, je vois le dieu marin à quelque pas.

« Ça va c'est rien, c'est passé. »

Je lis dans ses yeux qu'il n'en croit rien, mais je suis juste fatigué. Rejoindre le lit et dormir c'est tous ce que je veux.

« Il a quoi ? »

« Il s'est juste perdu et il a besoin de calme »

« Perdu ? Ici ? Dans le domaine ? »

Je ne réponds rien, et kanon non plus. De plus Poséidon repart sans attendre de réponse. J'ai la tête qui tourne mais je fais l'effort de m'asseoir. Je ferme les yeux un instant tout est brouillé devant moi. Mais il y a la main de kanon, c'est assez pour m'encrer dans un monde qui ne tangue pas.

Il faut que je trouve la force de me lever, de regagner la chambre. Me mettre debout me coûte, je garde une main sur le dossier. J'en suis à m'acclimater au sol qui bouge quand un bras solide se noue à ma taille. Je n'ai pas le temps de résister, et je n'en ai pas vraiment les moyens nom plus. Je me retrouve à jouer la princesse dans les bras de mon général.

« Je suis pas une fille, tu peux me poser. »

« Une fille ? Je confirme, mais te poser non. »

Je n'ai pas fini de contester qu'il m'a déjà déposé à destination.


Kanon

J'ai couché mon blondinet, il n'a pas été long à s'endormir. Son malaise me tire un peu soucis. Je sais bien qu'il n'a pas l'habitude d'être sans cosmos, qu'il a sans doute abusé de ses forces. Je reste un moment dans l'antre de la bête ou le bureau des lamentations. Je lis la montagne de courriers dont je jette les trois quarts. Le reste attendra, je file prendre une douche et me coucher aussi.

Je ne pensais pas avoir sommeil, mais le fait est là. Je m'endors immédiatement. Sauf que ma nuit se mélange entre un demi sommeil et des micros réveils. Quand le jour se lève j'ai l'impression d'avoir fermer les yeux dix minutes. La tête encore sur l'oreiller, je cherche à mettre de l'ordre dans les images sans queue ni tête qui commence à s'estomper. Petit à petit j'émerge, j'ai l'impression fugace de quelque chose qui ne va pas. J'ai rien pour le prouver mais c'est instinctif.

Je me lève et je m'habille sans faire de bruit. Je vais faire un tour dehors. Il est suffisamment tôt pour que je sois tranquille. J'ai besoin de calme, de solitude pour faire le point. Quelque chose ne tourne pas rond, je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Ce n'est pas uniquement le malaise de Rhadamanthe. Je ne sais d'où ça vient, enfin pour l'instant j'ai encore toute ma tête.

Je m'arrête court dans mes réflexions, j'ai Poséidon devant moi avec un tas de je ne sais quoi et un plan en main. Je soupire en me disant que je ne suis pas celui qui tourne le moins rond des deux.

« Bonjour Kanon ! »

« Bonjour… »

Je reste sans voix, c'est quoi ce cirque ?

« C'est pas croyable comme c'est grand quand on n'utilise pas de cosmos. »

« C'est le fond des océans et comme la terre c'est 70 % de flote. »

« Enfin voila c'est fini ! »

Fini ? Mais par toute la piraterie c'est quoi ce bordel. Pourquoi il y a des panneaux plantés de partout ? C'est une forêt de panneaux indicateurs et de plans. C'est humain, ça pousse pas ces bestioles, elles font quoi ici ?

« Fini ? Mais quoi ? »

« C'est le bon sens, j'ai posé des plans avec des panneaux pour que plus personne ne se perde. Il y a même le téléphone à coté des plans et des croix pour indiquer les positions. »

« Pourquoi suis-je dubitatif ? »

« Regarde ! Il me reste juste à trouver comment relier les 150 téléphone à ton bureau »

Pour le coup je suis sur les fesses, mais il a vraiment un grain. Quand à relier son bazar à ma ligne je ne suis pas pressé qu'il y arrive.

« Prenez votre temps rien ne presse. »

Et puis si il pouvait en rester là et oublier son projet idiot. Je le salut et je rentre chez moi. Je me fais servir un café pendant que je téléphone au médecin. Je note le rendez vous pour ce matin. Je reste un moment à lire les nouvelles puis je vais réveiller mon beau au bois dormant. Si tout pouvait se résoudre d'un baisé, mais le baisé d'un dragon n'as pas les pouvoirs de celui d'un prince charmant. Je le tire doucement des bras de Morphée. Je le guide vers la salle de bain et je sorts ses vêtements. J'hésite sur le petit déjeuner puis je me dis que non.

Quand mon blondinet réapparaît, je passe un bras autour de sa taille.

« Mon cœur on a un rendez vous. »

Je vois la surprise dans ses yeux, quand je lui explique où on va, il boude. Il me dit que c'est inutile. J'aimerais le croire mais je préfère être sur. Je négocie, je fais du charme. Il est toujours contre mais il cède. Je nous téléporte directement dans le cabinet médical.


Rhadamanthe.

Mais pourquoi kanon insiste, je vais très bien. Je suis juste un peu à plat, rien de dramatique. Je finis par céder à contre cœur. J'ai déjà vu ce médecin une fois, je sais ce qui m'attend. Pas que le voir me dérange vraiment mais c'est juste inutile.

On atterrit dans une salle d'attente, il n'y a pas âme qui vive. Je vais pour m'asseoir quand le praticien vient nous saluer. Il nous attendait visiblement.

Je rentre avec mon marina, je trouve un siège et j'attends en répondant aux questions du docteur. Non J'ai rien de spécial, sauf mon absence de cosmos. Mais je peu difficilement lui en parler. J'avais tort, puisque kanon lui parle de ce petit incident technique. Il hoche la tête un peu embarrassé, la perte de cosmoénergie n'est pas symptomatique. Il fait un mouvement vers moi, et me demande d'enlever ma chemise. J'obtempère, le métal froid de son ustensile d'examen me surprend, il me demande de respirer, de souffler, d'ouvrir la bouche. Mais puisque je vais bien pourquoi vouloir prouver le contraire. Il me passe une sorte de brassard qui se gonfle et me presse le bras.

Il me laisse enfin me rhabiller, ce n'est pas trop tôt. Je retourne m'asseoir près de kanon. Je suis consterné d'entendre qu'il veut des examens complémentaires. Et puis c'est quoi exactement. Je hausse un sourcil. Puisque personne en a rien à faire du je suis bien. Je vais pour protester mais kanon me couve d'un œil inquiet, je déglutis difficilement. Il a peut être raison, mais c'est pas quelque chose de grave dans quelques jours je serais en pleine forme.

Je quitte le cabinet médical avec mon dragon qui me tient le bras. Il me conduit à quelques rues à pied et me fait monter dans une voiture. C'est confortable mais il m'emmène où ? Je regarde les gens et les immeubles défiler derrière la vitre, on arrive à un énorme bâtiment. Une clinique, je n'aime pas ce mot. La voiture s'arrête devant l'entrée. Je descends à la suite de kanon. Il paye le chauffeur et me guide vers l'accueil, plusieurs mots s'échangent ainsi que des papiers. J'attends près de lui. C'est un endroit lumineux et froid, l'odeur me fait plisser les narines.

Au bout de quelques minutes une femme vient à notre rencontre, je regarde mon guide indécis. Finalement il me prend la main et me conduit à sa suite. Il me fait asseoir dans une salle minuscule sur un fauteuil. Il remonte ma manche en me glissant quelques mots à l'oreille. Je grimace mais ne réplique pas. Je tends mon bras, le contact du plastic qui fait garrot me déplait, comme le parfum du coton qu'elle passe sur ma peau. « Me prendre du sang, l'image me fait frémir. » Je la laisse faire en fixant un point loin devant, ça pique un peu. Je pensais que ce serait plus long, plus éprouvant. Alors qu'elle sort kanon en profite pour m'embrasser en me disant qu'il reste en salle d'attente. On ne lui permettra pas de m'accompagner. Je suis pas vraiment réjoui d'entendre ses mots, mais ça s'annonce moins pire que ce que je pensais.

Je ne compte pas le temps ou je reste entre les diverses mains de ce personnel en blouse blanche. Entre toutes les machines et touts ce qu'ils m'ont demandé de faire quand je rejoins mon compagnon je n'ai plus qu'une envie, rentrer à la maison en plus j'ai faim.

Il doit s'en douter dés que nous sommes dans un lieu peu passant il nous ramène dans la chambre. Un repas m'attend sur la desserte, je vide consciencieusement mes assiettes. Pendant que je mange j'entends le bruit de la baignoire qui se remplit.

J'aime mon dragon qui a deviné que je voudrai un bain. J'ai l'impression d'avoir rapporté l'odeur de désinfectant sur moi. Je finis mon dessert et je gagne la pièce d'eau. Le parfum du bain me saute au visage, c'est agréable. Je me débarrasse de mes vêtements et je me coule dans l'eau chaude. Je le vois quitter la pièce. Je soupire et j'active la commende des buses de massage. Je reste longtemps, ma peau est toute plissée quand je me décide à sortir. Je prends une serviette pour m'essuyer et je constate que je n'ai pas de rechange. Ma serviette humide autour de la taille, je vais fureter dans l'armoire. Je sors un pyjama et je vais pour prendre un sous-vêtement quand j'en fais tomber un sur le sol. Je le ramasse pour constater que c'est un de mes strings. Je reste à le regarder un moment puis je l'enfile. Après notre balade j'ai envi de tendresse et même de plus.

Je m'installe dans le siège pour lire, mais je ne suis pas attentif, je reste bloqué à la même page. Je referme le bouquin et je vais m'étendre sur la couche. Je ferme les yeux, je les rouvre, j'allume la télévision. Je suis pas vraiment fatigué, et je m'ennuis. J'attends encore un moment pour finalement me lever.

Je jette un œil dans le bureau, il n'y a pas trace de mon dragon. J'entends un bruit, je me retourne mais ce n'est que Sorrente.

« Tu cherches Kanon ? »

« Oui mais c'est pas urgent. Et toi ?»

« Je m'ennuyais. »

« Toi aussi ? C'est vraiment mortel ici. Je venais dire à Kanon que je montais. Tu veux venir ? Je pensais aller au cinéma. »

L'invitation de la sirène me plait bien, je n'ai rien à faire et mon marina est dieu sait où.

« Volontiers, tu me laisses cinq minutes pour me changer. »

Le marinas acquiesce, et je file me préparer. Je prends ma carte bancaire, vérifie mon reflet. C'est bon je suis présentable. Je vais rejoindre Sorrente, je suis prêt pour une virée en haut.


Kanon

J'ai presque réussi à dépolluer le sanctuaire sous marin des vestiges de géothermie marine. Je serais un dragon heureux si je n'avais pas recensé environ cent cinquante panneaux indicateurs. La dernière lubie de Poséidon. Une petite alerte retentit dans mon cerveau, mais c'est que mon divin empoisonneur est bien calme. Trop calme, enfin il doit faire une autre bêtise. Je réparerai les dégâts plus tard.

Je regroupe les derniers bouts de métal que je vais jeter dans une décharge terrestre. Les terriennes nous polluent assez pour leur rendre la pareille de temps à autres. Satisfait je gagne mon antre, je réclame un café aux serviteurs que je vais savourer en lisant mon journal.

A nettoyer le domaine, le temps m'a filé entre les doigts. Mon blondinet a dû finir sa sieste. Je vais le rejoindre. Comment ça il n'est pas là ? Il est où ? Premier reflex je cherche son cosmos, et je suis bête, il n'en a plus. Je parts en courant faire le tour du palais, j'ouvre ou je défonce au choix toutes les portes. Rien, je commence à m'affoler, si il m'a fait un malaise, si il lui est arrivé quelque chose.

Je file à mon bureau, le portable, Je fais son numéro. Il sonne dans la chambre. Je me retiens de détruire mon combiné. Mais où diable est il ? Mon téléphone sonne je répond sur un ton à faire fuir Hadès lui-même. C'est que le médecin qui me fait un compte rendu. Mes neurones stockent les informations, Rhadamanthe non il ne l'a pas vu depuis ce matin.

Il me reste que le jardin, jardin qui fait la taille de touts les fonds marins. Je crapahute pas trop vite. Je cherche, je scrute, j'examine. Il n' y a personne. Désemparé je vais pou regagner mon bureau. Je manque de m'étrangler.

Je tombe sur mon juge et sur Sorrente devant chez moi. Ils étaient ensembles. Je me retiens de hurler. Enfin mon regard doit suffire à faire passer ma pensée. Je fais entrer mes deux fugueurs dans mon espace de travail. Je prends sur moi et je toise mes deux cadets.

« Où étiez vous touts les deux ? »

« Au cinéma. »

C'est mon marina qui m'a répondu. Je le regarde pâlir et triturer ses doigts comme quand je le prenais en faute. Je dois rester calme, il n'y a pas eu mort d'homme. Non j'ai juste eu une grosse frayeur. Mon regard passe de l'un à l'autre.

Sorrente me fait des excuses et file sans demander son reste. J'ai plus que mon petit spectre devant moi. Tout à coup je me sens vieux et fatigué. Trop d'émotion, trop d'inquiétude, je soupire.

« Et me laisser un mot tu aurais pu y penser, et prendre ton portable. Est-ce que tu te rends compte de la peur que j'ai eu. »

« Je suis désolé, mais j'étais pas seul. »

Heureusement qu'il était pas seul, et puis ma petite sirène pouvait très bien faire face à un imprévu. Sauf que je me suis quand même inquiété. Je vais mettre mon instinct de dragon poule au panier et un peu arrêter de le couver.

Voila une bonne idée, je m'approche de lui. Quelque chose me dérange, mais quoi ? L'odeur de la clinique ? Non il a pris un bain. Le parfum d'un autre homme ? Non rien de tel. Pourquoi je ne peux mettre un nom dessus. C'était si fugace que je ne le sens plus, j'ai dû avoir une hallucination olfactive. Je me regarde discrètement dans les vitres, non cheveux bleus et yeux bleus. Je vais vraiment finir marteau comme un requin à ce rythme.

Je prends mon compagnon dans mes bras, il ne cherche pas à se dérober. Je pose un bisou sur sa joue, il me tend ses lèvres.

Et je suis un obsédé, je pense déjà à le coucher pour l'aimer dans la cathédrale de soie qui abrite nos amours.

« Je vais finir pas croire que tu t'amuses à me rendre dingue. »

Il rougit qu'il est mignon, il me ferait perdre la tête.

« Je sais plus si je dois doit te séquestrer ou te punir pour me faire des peurs pareilles. »

L'idée vient de faire son chemin, une idée un peu torve. Je dissimule un sourire.


Rhadamanthe

En arrivant, je pense que kanon ne s'est pas aperçut de mon absence, mais le regard qu'il nous lance. Nous parce qu'il englobe son général et moi, me fait froid dans le dos. Une autre de ses colères me fait rougir. J'ai l'impression que j'ai fait une bêtise de taille avec la sirène. Un coup d'œil à mon compagnon d'infortune me confirme qu'il en mène pas plus large que moi. J'ai peur qu' Isaak soit plus le seul marina à avoir réussi à recevoir la fessée.

Je soupire presque de soulagement en le voyant détaler et me laisser avec mon dragon. Je m'attends à tout. Brusquement il me parait trop calme, presque abattu. J'avale ma salive. Non je n'avais pas imaginé qu'il se ferait autant de soucis. Je reste dans ses bras, la colère est retombée. Je demande à ce qu'il m'embrasse.

Je suis désolé, ses paroles me font baiser la tête. Je devrais faire plus attention à mes gestes, plus attention à lui. Visiblement tout n'est pas pardonné, sa dernière phrase me fait rougir plus fort. Je ne réagis quand il me penche sur son bureau. Je frisonne, ses doigts s'attaque à mon pantalon. Le tissu glisse le long de mes cuisses, sa main se pose au creux de mes reins. Pendant ce qui me semble une éternité j'attends, je sens l'air sur ma peau. Et dire que j'ai choisi ce moment pour porter un string, la première fois de ma vie.

Enfin dans ma position je sais ce qui m'attend, la prochaine fois je réfléchirai. Le contact de son index dans l'élastique du sous-vêtement m'aurait arraché un frisson si je ne me forçais pas à rester immobile. Qu'il en finisse vite, l'attente et pire que la punition en elle-même. Sa main qui flatte ma croupe, est une torture. Je me mords la lèvre pour ne pas gémir. Ses doigts suivent les contours du vêtement. C'est atroce comme mise en situation. Il tire le tissu par coté, il m'écarte les fesses avec douceur mais fermement. Je m'agrippe au plateau de bois. Il appuie contre mon orifice. Je serre les dents pour ne pas lui monter mon plaisir. Il pénètre en moi c'est trop une plainte franchis mes lèves. Il glisse dans mon corps, la sensation est étrange, c'est doux, tiède, trop gros pour être son doigt et trop petit pour être lui. Ses deux mains sont sur mes fesses, il réajuste mon string. Il m'a fait quoi. La présence est toujours en moi.

« Finalement je pense que ce sera très bien comme punition. »

La tape qu'il me donne sur le postérieur me surprend moins que ses paroles. Je me relève, il ne m'en empêche pas, je sens l'objet qu'il m'a introduit. C'est troublant, c'est gênant. Il me remet mon vêtement, je fais quelques pas. Je ne sais pas si c'est vraiment une punition, mais chaque mouvement me trouble. Je suis tout excité, je jette un regard suppliant à mon tortionnaire qui sourit. J'ai l'impression que je vais regretter mon escapade ou pas.

« Puisque tu avais envi de prendre l'air si nous allions au bord de mer ? »

Ce n'est pas vraiment une question, en plus il n'attend pas ma réponse pour nous amener sur un petit port. La balade va être longue. Je marche lentement à ses cotés, mais pourquoi ce port est si grand. Quand on arrive à la terrasse d'un café je m'assois avec joie, sauf que je ne pensais pas à la sensation que cela me procurerait. Boire mon verre est un calvaire, le retour est insupportable. Pourquoi ces sensations sont si incontrôlables.

Arrivé à la chambre je pleurerais pour qu'il vienne me satisfaire, mais c'est un vrai tortionnaire. Il se contente de me poser sur le lit. Je n'ai plus qu'à prendre mon mal en patience, mais c'est dur.