Désolé pour le jour de retard, une grippe d'une semaine et tout mon emplois du temps est détraqué! Merci à tous ceux qui m'ont laissé une review. Le chapitre qui suit est interdit au moins de 16/18 ans (je sais pas trop...)

bonne lecture!

Chapitre 15 : Les préparatifs

Lorsqu'Alec se réveilla ce matin-là, c'est avec un immense bonheur qu'il trouva Max à ses côtés. Déjà réveillée, elle le regardait en souriant :

- Bien dormi ? lui demanda-t-elle malicieusement.

- Oui. Comme un bébé ! Et toi ?

- Moi aussi, j'ai dormi. Ce qui est un fait exceptionnel ! souligna Max.

Elle détailla le jeune homme : bien qu'ayant encore des cernes sous les yeux, il avait l'air reposé et détendu. Heureuse, elle s'approcha de lui et l'embrassa tendrement. Alec se glissa sur elle, approfondissant le baisé.

- Je t'aime tellement, murmura-t-il ému dans son oreille.

Le cœur de Max se mit à battre bien plus fort. Ce regard, elle l'avait déjà vu sur son visage. Mais il regardait alors une autre femme. Aujourd'hui, il était pour elle.

- Moi aussi, répondit la jeune femme.

Elle se sentit soudain plus heureuse qu'elle ne l'avait jamais été.

- J'ai eu tellement peur pour toi, hier… Je suis contente de voir que tu vas mieux.

- Oui. L'arrivée de Sandman ressemble un peu à l'arrivée du messie pour nous. Il a répondu à tant de questions. Il y a quelques jours encore, tu avais peur pour l'avenir, fit Alec.

- Oui, répondit Max. Mais aujourd'hui, je sais qui je suis, pourquoi je suis là. Je n'ai plus peur comme avant de décevoir. Je connais mon destin.

- Nous avons tous enfin un but, une raison d'exister et de vivre ! Continua Alec. Grâce à Sandman, nous savons contre quoi nous devons nous battre et comment.

Ils se regardèrent en souriant. Malgré toutes les épreuves qui les attendaient, la jeune X5 ne s'était jamais sentie aussi sereine. Aujourd'hui elle avait une famille, un but dans la vie et un homme à aimer.

Les deux amants recommencèrent alors à s'embrasser et bien plus encore…

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Avant la grande rencontre avec les militaires, Max devait aller donner son sang au laboratoire. Cette fois, c'est Alec qui l'accompagna.

Lorsque Sandman les vit arriver, main dans la main, une fierté immense l'envahit. Ses enfants étaient si beaux, si parfaits... 452 et 494, Max et Alec : tous d'eux d'une beauté féline exceptionnelle. Ils étaient comme fait l'un pour l'autre. Dire que certains osaient les traiter de monstres. Pour Sandman, il n'y avait rien de plus pur que l'amour entre ces deux êtres…

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Situé en bordure de la ville, le fameux laboratoire où était fabriqué le sérum ressemblait de l'extérieur plus à une ferme qu'à autre chose. A l'intérieur, cependant, l'installation était parfaite : d'une propreté irréprochable et remplie de matériel dernier cri.

Mais une surprise de taille les attendait.

C'est Max qui le vit la première : le directeur du laboratoire, le fameux ami de Sandman, n'était autre que Robert Berrisford.

Max se retourna alors vers Alec, guettant sa réaction. Lorsqu'il le vit, le jeune homme s'arrêta net.

Berrisford attendait leur arrivée depuis longtemps. Il avait fait exprès de ne pas se montrer lorsque Max était venue seule. Il préférait qu'ils ne soient pas au courant.

Simon…

Il vit le visage du jeune homme se crisper lorsqu'il le reconnut, puis son regard se fit plus vague : une série de flash assaillit alors Alec. Berrisford en devina les symptômes : le regard dans le vide, une veine sur sa tempe qui battait si fort, les poings serrés…

Puis le jeune secoua la tête d'un mouvement presque imperceptible : la fin des flashs… Mais son regard était toujours tourmenté et ses épaules tendues.

Alec avança prudemment vers cet homme qu'il craignait tant. Sandman apparut alors pour faire les présentations :

- Je vois que vous avez vu mon fidèle ami : je vous présente Mr Robert Berrisford, ancien directeur du laboratoire pharmaceutique Merceden qui a si gentiment accepté de monter pour moi ces installations dans le plus grand secret. Robert, je te présente Max dont je t'ai déjà parlée et son ami Alec.

- Bonjour. Je suis ravi de vous rencontrer, fit alors Berrisford en regardant Max droit dans les yeux.

Puis il fit un signe de la tête à Alec en guise de bonjour, le regard torturé du jeune homme lui indiquant qu'il ne fallait pas brusquer les choses.

- Ne vous souciez pas de moi, faites ce que vous avez à faire. Je voulais juste discuter avec mon ami des derniers détails à régler, dit-il en parlant de Sandman.

Max s'installa sur le fauteuil. Une infirmière arriva pour commencer la prise de sang.

Alec resta en retrait, toujours sur ses gardes.

Quand Sandman et le directeur eurent fini de discuter, Berrisford s'approcha doucement du jeune homme. Alec se tendit en le sentant s'approcher. Il était mal à l'aise en sa présence.

Comme à chaque fois qu'il le voyait, une série de flashs l'avait assailli tout à l'heure : Rachel jouant du piano, Rachel en train de l'embrasser, Berrisford lui confiant à quel point il aimait sa fille, Rachel le giflant… l'explosion… Rachel sur son lit de mort…

Le jeune X5 aurait tant aimé pouvoir chasser ces images de son esprit. Mais les flashs reprirent, déferlant sous ses yeux sans qu'il ne puisse les contrôler : les gardiens de Manticore le faisant rentrer à la base, Rachel dans la piscine en train de l'embrasser, les lasers dans ses yeux en division psy, Rachel jouant du piano, l'explosion de la voiture…

Soudain un mouvement le tira de ses visions : Berrisford, le sachant aux prises d'une nouvelle série de flashs, l'avait attrapé par le bras.

Alec revint brusquement à lui. L'ancien directeur chercha le regard fuyant du jeune homme.

- Pourquoi ? demanda alors Alec. Pourquoi nous aider après tout ça ?

- Parce que j'ai vu, répondit Berrisford. J'ai vu ce qu'ils vous ont fait : la torture, le ré- endoctrinement, le cachot. Toutes les vidéos : la division psy, mais aussi quand vous étiez plus jeune, les lavages de cerveau.

Le vieil homme sentit alors le jeune X5 se tendre encore plus. Alec aurait voulu que personne ne voie jamais ça. Il ne voulait pas de la pitié des autres, il ne voulait pas qu'on lui trouve des excuses.

- Ca ne change rien, répondit-il d'une voie amère.

- Si, cela change tout. Vous n'étiez pas responsable.

- J'ai tué Rachel, explosa alors Alec.

- Vous n'avez pas appuyé sur la détente, contesta Berrisford.

- C'est comme si je l'avais fait.

- Non, ce n'est pas vrai.

Une nouvelle série de flash accabla alors le jeune homme maintenant au bord des larmes.

- "Pardonnes-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous offensent", murmura Berrisford. Je n'ai pas pardonné la mort de ma fille, ni Manticore. Je ne suis pas le chrétien exemplaire que l'église souhaiterait. Mais vous, je vous ai pardonné. Et il est temps que vous vous pardonniez aussi.

Max avait suivi toute la conversation. Le regard tourmenté d'Alec lui apprit qu'il ne changerait pas d'avis si facilement. Mais elle le savait déjà. En revanche, le changement de Berrisford la surprit. Elle ne savait pas qu'il était un homme de foi.

Robert Berrisford partit, laissant Alec à ses pensées. Il se rappela toutes les vidéos qu'il avait vu : Alec appelant Rachel, hurlant son nom des nuits entières dans son cachot ou encore son corps ramené inconscient dans la cellule, tel un pantin désarticulé, le visage tuméfié…

Manticore avait brisé la vie de cet enfant et de tant d'autres avec lui… Cependant Alec semblait avoir trouvé le bonheur avec Max. Mais pas encore l'oubli. Berrisford souhaitait réellement qu'Alec soit heureux. Il avait assez souffert. Manticore avait brisé la vie de sa fille, c'était suffisant.

Robert alla alors voir Max.

- Prenez soin de lui, lui dit-il avant de s'en aller.

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Alec demanda à conduire la fourgonnette pour le trajet du retour. Il resta silencieux les trois quarts du trajet, ne relançant la discussion que bien plus tard :

- Vous saviez qui il était pour moi ? demanda-t-il à Sandman.

- Oui, répondit le vieil homme. Un jour, il m'a demandé l'accès aux vidéos de Manticore. C'était avant que je lui demande de l'aide pour ce labo. J'ai voulu savoir pour quelles raisons il les voulait avant de les lui donner.

Alec hocha pensivement la tête.

- Vous n'auriez pas dû les lui montrer, dit alors Alec.

- Son aide nous est précieuse, tout comme le sera celle de l'armée.

- Croyez-vous qu'ils vont accepter de nous obéir ? demanda Max, que cette rencontre angoissait.

- Difficilement, mais ils le feront.

- Nous allons devoir leur imposer des chefs d'unités transgéniques, dit Alec, retrouvant le ton professionnel du meneur d'homme qu'il était. Nous allons avoir besoin de voir un peu ce qu'ils valent, pour affecter chaque homme au poste qui lui correspondra le mieux. Nous avons commencé à réfléchir à un plan de bataille avec Mole d'après la description des lieux que vous nous avez faite. Mais nous en rediscuterons avec eux. Il nous faudra aussi un terrain pour préparer nos hommes. Un peu d'entrainement ne leur fera pas de mal, depuis le temps qu'il n'y a plus Manticore… Certains ont pris un peu trop goût à la liberté, nous allons devoir leur rappeler la discipline.

Max sourit : 494 était de retour. Cet Alec, meneur d'hommes, prévoyant et calculateur qu'elle avait découvert au début du siège, ne cessait de l'impressionner.

Alec avait tellement de facettes différentes. Et elle avait le privilège d'être une des rares à toutes les connaître : rieur et blagueur aux yeux du monde, soldat discipliné, commandant autoritaire et prévenant aux yeux de ses hommes. Elle connaissait aussi l'être sensible et torturé qu'il y avait au fond de lui : un artiste mais aussi un amant doux et attentionné.

Leur entrevue avec Berrisford lui avait tristement rappelé qu'une partie de son cœur en aimerait toujours une autre, mais elle l'acceptait ainsi : avec son passé, ses blessures et ses failles car lorsqu'il lui faisait l'amour, elle savait bien qu'il était entièrement à elle corps et âme…

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Devant l'entrée de la base, le reste de la délégation transgénique les attendait déjà. Pour l'instant, ils n'étaient qu'une dizaine, les chefs d'escouades, ainsi que Joshua et Logan. Le gros des troupes, dont les militaires ignoraient encore la venue, les rejoindrait plus tard, lorsqu'un terrain d'entrainement leur aurait été trouvé.

Enfin au complet, ils s'avancèrent vers l'entrée, se présentèrent aux gardiens et pénétrèrent dans l'enceinte militaire.

Ils furent conduits auprès du général Hupson. Celui-ci leur montra le gymnase où devait avoir lieu la première rencontre :

- Je vais rassembler mes hommes, nous commencerons dans une heure, leur expliqua-il avant de s'éclipser.

Les transgéniques commencèrent à repérer les lieux en attendant. Alec inspecta les infrastructures : le gymnase était assez grand pour accueillir tous les X5. Une partie du sol était recouverte de tatamis ce qui serait utile pour les entrainements.

Alec ressentit le besoin de s'exercer. Cela faisait longtemps qu'il ne s'était plus entrainé comme à Manticore et quelque part cela lui manquait.

Les autres X5 l'accompagnant semblaient éprouver la même chose. Lloyd, Ryan et Jill, anciens chefs d'unité à Manticore, avaient été désignés pour diriger les militaires de l'armée ordinaire.

Lloyd entama une série de sauts périlleux à travers le gymnase, heureux de pouvoir libérer toute son énergie. Ryan s'essaya au kick boxing pendant que Jill faisait des pompes.

Alec se plaça en position du cavalier, jambes fléchies, et entama une série d'exercices issus du tai chi : il s'agissait de mouvements complexes de tout le corps pendant lesquels il devait contrôler sa respiration.

La rencontre avec Berrisford avait ébranlé Alec, cet exercice l'aida à faire le vide dans son esprit et à retrouver son calme. Mais bientôt ses jambes commencèrent à trembler. En temps normal, Alec aurait pu maintenir la position du cavalier durant des heures sans ressentir la moindre fatigue. Mais aujourd'hui, il ne put la maintenir que quelques minutes.

Le virus, bien qu'éliminé de son organisme, l'avait considérablement affaibli.

Frustré, Alec abandonna l'exercice. Il se choisit un sac de boxe et se défoula dessus avec violence. Malheureusement pour lui, il se fatigua là aussi bien plus vite que d'ordinaire.

Alec inspira profondément. « La discipline du corps par l'esprit…»

Il se positionna au centre du gymnase et commença une série d'exercices qui regroupait différentes techniques de lutte.

Mimant ainsi un combat fictif, le jeune X5 s'appliqua à reproduire ces gestes appris et répétés tant de fois à Manticore.

Les premiers militaires arrivés dans le gymnase regardèrent, impressionnés, le jeune homme : ses gestes étaient précis, rapides et tranchants. Esquissés avec une grâce féline si propre aux X5, c'était comme une danse de la mort…

Bientôt les autres transgéniques se placèrent à ses côtés et continuèrent l'enchainement.

Ils étaient ainsi quatre, quatre X5 parmi les plus redoutables. Tous bâtis comme Alec, minces mais musclés, félins par nature, mimant un combat des plus périlleux. Composés au début de séries de coups de poing et de coups de pied, l'exercice se fit de plus en plus complexe, exigeant mentalement et physiquement. Bientôt, sauts périlleux, saltos et souplesses arrière vinrent se rajouter à l'exercice.

Les quatre X5 étaient parfaitement synchrones.

Alec sentit son esprit s'apaiser, plus il repoussait les limites de son corps. Il sentait tous ses muscles affaiblis protester, son bras toujours pas complètement guéri était maintenant brulant de douleur mais il continuait, avec de plus en plus de facilité. Les enchainements lui revenaient en mémoire avec une facilité déconcertante, c'était comme si son corps agissait tout seul, les mouvements étant ancrés en lui.

Ils atteignirent des sommets inégalés : même les autres transgéniques présents restèrent subjugués par la grâce qui se dégageait des X5. Certains d'entre eux n'avaient jamais vu les derniers enchainements.

Puis les X5 passèrent aux combats fictifs en duo.

Tels des danseurs de capoeira, ils mimèrent des attaques et des assauts, enchainant roulades et saltos et même de spectaculaires ciseaux avec une facilité déconcertante. Pourtant l'exercice était des plus complexes. Une seule seconde de retard de la part d'un des danseurs et il était mis KO par son camarade. Cela faisait maintenant des mois qu'ils ne s'étaient plus livrés à ce périlleux exercice et pourtant ils se mouvaient comme s'ils avaient fait ça toute leur vie.

Le rythme monta crescendo. Bientôt, ils reprirent les mêmes enchainements de plus en plus vite, jusqu'au final : tous les quatre posèrent un genou à terre, le poing droit brandi devant, l'autre en position de garde, le tout accompagné du cri de guerre final.

Devant eux, militaires et transgéniques restèrent éberlués devant ce majestueux spectacle.

Certains voulurent applaudir mais Mole le leur déconseilla d'un geste, sachant que les X5 n'auraient guère apprécié.

Entre temps, le général Hupson était revenu.

Alec se dirigea alors vers le bureau où Max, Mole et le général se tenaient. Mais Lian surgit soudain par derrière, énervée.

- Soldat, dit-elle en s'adressant à Alec. Quels étaient vos ordres ?

Alec comprit tout de suite où elle voulait en venir.

- De ne pas me fatiguer inutilement, répondit-il en adoptant la stature d'un soldat devant un supérieur.

- Et qu'avez-vous fait ?

- J'ai désobéi aux ordres, répondit-il.

- Allez vous asseoir et vous avez intérêt à ne pas recommencer.

Alec s'assit, le visage cuisant de honte. Il n'en revenait pas qu'elle ait osé le remettre à sa place devant tant de militaires, lui rappelant devant tous ses faiblesses.

Lian vit au regard d'Alec toute la honte qu'il ressentait. Mais ce n'était pas son problème. Elle trouvait son attitude tout à fait irresponsable : s'être livré à des entrainements si difficiles et risqués dans son état, alors qu'un combat majeur était prévu… Elle ne décolérait toujours pas.

Le général avait assisté, médusé, à l'altercation. Il en tira un enseignement : les transgéniques semblaient être incroyablement disciplinés. C'était plutôt un bon point pour lui.

Il dévisagea le jeune homme : ainsi ce X5 qu'il avait vu s'entrainer était le même qu'il avait vu convulser la veille.

La même pensée traversa l'esprit de bien des militaires : la capacité de récupération des X5 était vraiment stupéfiante. Cet état de fait renforça la position de certains comme quoi ils étaient indestructibles et dangereux. Mais pour d'autres, cela prouvait surtout une grande force mentale car les plus observateurs avaient remarqué la démarche incertaine et la fatigue du jeune homme en fin d'entrainement.

Maintenant encore, alors qu'il était assis, Alec sentait ses muscles tous tremblants de l'effort auxquels ils avaient été soumis.

Le général Hupson était un homme perspicace. Afin de mettre le jeune homme plus à l'aise, il invita tous les autres à s'asseoir autour du bureau.

Une fois les présentations faites, ils entrèrent rapidement dans le vif du sujet.

Mole déroula sur la table le plan du site où aurait lieu la cérémonie. Ils se mirent assez rapidement d'accord pour un plan d'attaque élaboré où chacun avait mis son grain de sel. Ce qui fut le plus difficile à déterminer, en revanche, fut leur arrivée sur les lieux.

Pour prendre les familiers par surprise, leur arrivée devait passer inaperçue jusqu'à ce qu'ils soient tous en place. Hors, ils seraient nombreux, extrêmement nombreux.

La cérémonie devait avoir lieu dans un endroit isolé de la ville en pleine nature. Par chance pour eux, la colline offrait bien des cachettes. Il fut ainsi décidé qu'ils s'y rendraient par groupe réduit à différents moments de la journée.

Ensuite, la délégation demanda la permission d'utiliser le gymnase pour entrainer ses hommes, autorisation qui leur fut donnée sans problèmes.

Le général Hupson était un homme avisé, d'expériences, qui considérait la lutte contre les familiers comme une priorité. Il ne laissa voir à aucun moment quels étaient ses sentiments vis-à-vis des transgéniques. Pour lui, il y avait une guerre à mener et tout allié fiable était le bienvenu.

Une fois l'entretien fini, ils furent invités à se restaurer à la cantine de la base avant la séance d'entrainement de l'après midi.

Un premier groupe d'X5, étant arrivé entre temps, fut aussi convié à se restaurer à la base.

Cette cantine rappela bien des souvenirs aux transgéniques. Et comme tout homme ayant fait l'armée pourra vous le dire, malgré la dureté des moments qu'ils avaient vécus à Manticore, une partie d'eux-mêmes regrettait cette époque.

C'est ainsi, avec plaisir, que tous les X5 retrouvèrent l'ambiance si particulière aux cantines militaires.

Toute cette testostérone dans l'air ambiant dégoutait quelque peu Max. Alec en revanche régnait en maitre des lieux.

Lançant des vannes à tout va, saluant tout le monde sur son passage, il se servit une immense assiette avant d'aller s'asseoir à côté de Max.

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De retour du self, une cinquantaine de transgéniques était arrivée sur la base. Cette intrusion massive ne plut guère aux militaires et Alec pouvait le comprendre.

Le général Hupson lui avait délégué la responsabilité des unités quatre, cinq et six. Alec appela les hommes un par un, gravant leurs noms dans sa tête, puis les conduisit sur le terrain qui leur était réservé. Il leur expliqua le plan d'attaque, le rôle que joueraient leurs unités.

Il leur imposa ensuite une série d'exercices. Grâce à son involontaire démonstration du matin, aucun n'osa contester son autorité ouvertement, même si le jeune homme, grâce à son ouïe hyper développée, entendit plusieurs critiques.

Suite aux exercices, il détermina un poste spécifique à chacun, appelant un à un les soldats, qui constatèrent, médusés, qu'il connaissait déjà tous leurs noms.

De son côté, Max supervisait l'entrainement de tous les X5. Tous les transhumains mi homme mi animal n'avaient quitté Terminal City puisque officiellement ils n'en avaient toujours pas l'autorisation. Seul Mole avait bénéficié d'une autorisation exceptionnelle.

Le général Hupson entra discrètement. Il était allé visiter toutes les unités et les choses se passaient étonnamment bien. Les quatre X5 ayant des unités sous leur commandement ne rencontraient aucun problème d'autorité. Il fait dire que le général les avait correctement briefés la veille, montrant des photos d'enfants malades et des massacres commis par les familiers.

Car malgré toute leur haine envers les transgéniques, ses hommes étaient des soldats. Ils les connaissaient tous, les avaient tous choisis. Leur vocation première était de protéger la population en donnant leur vie s'il le fallait. Devant une menace telle que les familiers, tous avaient compris l'importance de coopérer.

Aujourd'hui ce n'était plus un exercice, pas une guerre qui se passait loin de chez eux. Aujourd'hui c'était leurs amis, leurs familles et leurs enfants qui étaient en danger. Tans pis s'ils avaient peur de ces X5, de ces monstres à la force surhumaine. Il fallait se battre. Toute aide était précieuse.

Hupson regarda admiratif les X5 s'entrainer, exécuter de façon si précise leurs exercices. Dans les rangs, des visages extrêmement jeunes puisque les X5 de quinze ans et plus avaient été conviés. Mais certains semblaient presque encore des bébés…

Max vit avec fierté le regard admiratif du général. Elle était si fière de ses petits. Puis elle le vit fixer quelqu'un plus particulièrement. Alors elle suivit son regard, curieuse.

C'était un jeune garçon nommé Kyle, qui avait à peine 13 ans. Dans la foule, elle ne l'avait pas remarqué.

- Soldat Kyle, appela Max agacée.

Le petit sortit timidement du rang.

- Rappelle-moi ton âge et la consigne ? fit-elle.

- Pas de soldats âgés de moins de quinze ans… chuchota le gamin.

Le général Hupson se rapprocha pour assister à la discussion.

- Mais on veut aider nous aussi, plaida le gamin.

Max soupira.

- Apelle tes amis, ceux qui ne devraient pas être là non plus.

Cinq autres petits le rejoignirent. Max eut soudain une idée.

- Général, demanda-t-elle, combien de camions délivreront le traitement ?

- Six partiront de l'usine, répondit le Général intrigué.

- C'est parfait. Soldats, je vous confie une autre mission de la plus haute importance. En même temps que nous mènerons l'attaque, des camions iront délivrer les traitements dans tous les hôpitaux de la ville : je vous charge d'en assurer la sécurité. Un camion chacun, vous constituez des équipes de cinq, des hommes que vous choisirez vous-mêmes parmi les soldats âgés de moins de quinze ans.

Les yeux brillants de fierté, les petits acquiescèrent.

Le général reconnut là toutes les qualités d'un meneur d'hommes : évaluer les capacités de chacun et ne laisser personne derrière.

- Ils s'en sortiront en cas d'attaque ? demanda-t-il.

- Parfaitement. C'est une mission de routine pour eux, j'ai entièrement confiance !

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Le soir même, à Terminal City, dans la chambre de Max :

Même si aucun d'entre eux n'osait le reconnaître, ils pensaient tous les deux la même chose : cette nuit pouvait très bien être leur dernière ensemble. Demain, ils se battraient pour sauver leur vie, mais aussi pour sauver celle du peuple tout entier. Demain, ils feraient ce pour quoi ils avaient été crées. Mais en attendant, cette nuit était la leur.

Entièrement nus, allongés sur le lit l'un contre l'autre, les deux X5 s'embrassaient passionnément. Tout l'amour qu'il y avait entre eux, tout le désir qui les dévorait, ressortait à travers ce fougueux baisé.

Alec se détacha quelques instants des lèvres de sa bien aimée, afin d'admirer son corps. Max avait de si belles courbes, une peau parfaite, une splendide poitrine… Alec entreprit de tracer une longue ligne de baisés sur son corps.

Il commença par le cou, l'endroit le plus sensible. Un long frison traversa Max de tout son être alors qu'Alec l'embrassait avec tendresse.

Le jeune homme descendit ensuite au niveau de sa clavicule, léchant et mordant tour à tour.

Max essayait de rester immobile, concentrée sur toutes les sensations qu'éveillaient dans son corps les caresses de son amant.

Alec en arriva enfin aux seins... Il les prit à pleines mains, prenant plaisir à les malaxer. Il commença par donner de petits coups de langue sur ses mamelons, les regardant se tendre, puis il se mit à les sucer avec avidité.

Max adorait le voir faire ça : on aurait dit un petit bébé lui tétant le sein, sauf que ce bébé-là l'excitait d'une drôle de façon. Max sourit. Un jour, elle espérait avoir un enfant avec Alec. Mais avant, il y avait demain. Chassant cette idée de son esprit, elle se concentra à nouveau sur le plaisir que faisait naitre en elle son homme.

Alec semblait ne jamais se lasser de ses seins. Quand il fut rassasié, il descendit au niveau du ventre : cette fois, c'est avec la langue qu'il explora le corps de sa dulcinée. La sensation était incroyable pour Max, presque insupportable : cela la chatouillait d'une part mais entrainait également de violents frissons ainsi qu'une forte sensation entre les jambes. Comme si un vide s'y formait. Max ne put s'empêcher de bouger le bassin dans tous les sens.

C'est le signe qu'attendait Alec pour enfin descendre plus bas. Il se positionna alors entre les jambes de la jeune femme, puis commença à explorer son intimité de sa langue. Max laissa échapper un grognement de plaisir. C'était tellement bon, surtout ce premier instant où elle sentait la chaleur de la bouche de son homme contre son intimité. Max ferma les yeux, appréciant le moment.

Alec commença à titiller le centre du plaisir du bout de la langue et inséra en même temps un premier doigt dans la chaude humidité de Max. Les petits coups de reins de la jeune femme ainsi que sa respiration saccadée lui servaient de repère pour savoir ce qui entrainait le plus d'effets.

Alec adorait ça, apporter tout ce plaisir à Max, la voir jouir de ses caresses sous ses yeux. Pour Max, cela devint bientôt presque insupportable. Elle avait besoin de plus, beaucoup plus, quelque chose de plus imposant que des doigts. Mais pas question qu'elle soit la seule à en profiter.

Elle retira la main d'Alec d'entre ses jambes et lui fit signe de s'allonger sur le dos. Celui-ci ne se fit pas prier sachant parfaitement ce qui l'attendait.

Mais avant de s'attaquer à sa virilité, qui attendait fièrement dressée, elle commença par l'embrasser sur la bouche, bien décidée à prendre elle aussi le temps d'explorer entièrement le magnifique corps de son homme. Alors qu'elle l'embrassait avec fougue, Alec la serra bien contre lui : pressant le bassin de la jeune femme contre son sexe. Le sentir si dur contre elle était encore plus excitant.

Max descendit alors au niveau de son cou, suçant la peau du jeune homme jusqu'à y laisser une marque. Puis, elle lécha à petits coups de langue son cou, le chatouillant ainsi, rigolant en le voyant se tordre dans tous les sens pour échapper à ses petits coups de langue.

Prenant pitié de lui, elle arrêta et se mit à lui mordiller ses mamelons qui étaient déjà extrêmement rigides. Elle traça ensuite une longue ligne sur son ventre avec sa langue, tout en passant ses mains sur les pectoraux fermes et musclés du jeune homme.

Elle l'embrassa au niveau du pli de l'aine, prolongeant ainsi la difficile attente de son amant. Puis, elle prit enfin dans sa bouche son membre durcit, lui arrachant ainsi un profond gémissement. C'était si fort comme sensation, qu'Alec en avait à chaque fois le souffle coupé. Quand elle le prenait ainsi en entier dans sa bouche, sans prévenir, c'est tout son corps qui était submergé d'ondes de plaisir…

Max commença un va et vient avec sa bouche, titillant du bout de la langue les parties qu'elle savait sensibles, lui arrachant ainsi bien d'autres gémissements incontrôlables.

Alec avait les yeux fermés, tous ses sens concentrés sur les formidables sensations que Max éveillait en lui. Elle le connaissait si bien qu'il ne pouvait s'empêcher à chaque fois de s'en étonner. Jamais une femme n'avait su aussi bien qu'elle comment le faire réagir, comment lui apporter autant de plaisir.

Max aimait Alec, et elle aimait lui faire plaisir. Son plaisir à elle était de le voir réagir à ses caresses, le voir prendre du plaisir grâce à elle. Tout comme Alec prenait du plaisir à lui faire plaisir. C'était là le fondement même de l'amour.

Lorsque le désir et l'attente fut pour tous les deux devenus insupportables, Max se positionna au-dessus d'Alec qui la pénétra profondément. Ils ne firent plus qu'un. Les mouvements de leurs hanches étaient parfaitement synchrones, des slaves de plaisirs déferlaient à travers leurs corps unis.

Alec avait posé ses mains sur les hanches de Max et guidait ses mouvements. Max se sentait comme transpercée par Alec. Elle arqua le dos sous l'effet du plaisir, puis plaça ses bras de chaque côté d'Alec tout en continuant son mouvement de hanches.

Le jeune homme se retrouva alors avec la magnifique poitrine de la jeune X5 juste sous les yeux. Beaucoup trop tentant. Remontant ses mains au niveau du dos de Max, il la rapprocha encore plus de lui et attrapa un de ses seins avec la bouche. C'était tellement bon. Etre en elle, sentir son corps plaqué contre le sien, avec le visage au milieu de sa poitrine. Alec accéléra ses mouvements de bassin. Les deux X5 laissèrent aller ainsi tout leur désir.

Il eut ensuite envie d'être un peu plus actif. La serrant bien contre lui, il entreprit de les faire tous deux basculer sur le dos sans qu'ils ne se décollent l'un de l'autre une seule seconde. Il posa les mains de chaque coté de Max et commença à la pénétrer profondément tout en l'embrassant fougueusement. Mais bientôt il dut quitter le goût sucré de ses lèvres car, tout X5 qu'il soit, une telle activité nécessitait un minimum d'oxygène.

Au début, Alec avait adopté un rythme rapide afin d'assouvir le besoin urgent de frottement qu'était le sien. Puis il ralentit, la pénétrant plus doucement mais aussi et surtout plus profondément. Max gémit alors qu'il se pressait longuement sur le point le plus sensible en elle. Alec recommença le mouvement encore et encore.

A chaque fois, Max ne pouvait s'empêcher de grogner de plaisir, tellement la sensation était forte. Alec continua, accélérant le mouvement, toujours aussi profondément mais de plus en plus vite. Max était totalement à sa merci, elle ne pouvait que subir, le plaisir croissant en elle sans relâche, sans trêve… Elle s'accrocha désespérément aux bras d'Alec qui, imperturbable, continuait. Jusqu'à ce que ce soit presque trop fort… Max poussa un long gémissement alors qu'un orgasme s'emparait d'elle, la laissant toute tremblante.

Mais Alec était dorénavant incapable de s'arrêter, il continua de plus en plus fort et de plus en plus profondément jusqu'à exploser en elle. Il s'effondra alors au-dessus de la jeune femme.

Ils restèrent un moment ainsi, Alec allongé au-dessus de Max, tentant de reprendre une respiration normale.

Max lui caressa tendrement les cheveux, plus heureuse que jamais.

Alec se redressa sur ses coudes. Lui souriant, il l'embrassa. Puis il fit mine de partir :

- Non, reste, le supplia Max. C'est tellement bon de te sentir à l'intérieur de moi.

- Je ne t'écrase pas trop !

- Bien sur que non, gros béta, fit Max en lui donnant une petite tape derrière le crâne.

Alec rigola.

Il était tellement beau et sexy, tout ébouriffé et transpirant après avoir fait l'amour. Il se pencha vers elle et l'embrassa à nouveau tendrement. Ils se dévorèrent l'un et l'autre passionnément. Alec finit par se détacher de ses lèvres. Max grogna pour exprimer son mécontentement.

- Désolé chérie, j'ai soif !

Il quitta la chaleur de Max pour aller se chercher à boire. Max gémit en le sentant sortir d'elle.

Elle le regarda traverser la chambre, prendre une bouteille d'eau et la vider à moitié. C'était incroyable à quel point le voir entièrement nu au milieu de la pièce en train de boire pouvait être sexy.

Quand il eut fini, il lui tendit la bouteille. Elle s'assit en tailleur et but à grandes gorgées le précieux liquide. Elle n'avait pas réalisé à quel point elle avait soif elle aussi.

Quand elle eut fini, le regard d'Alec lui indiqua qu'elle n'était pas la seule à trouver sexy quelqu'un nu en train de boire. Son regard descendit vers l'entrejambe d'Alec.

Max sourit, le second round pouvait commencer.