Petit mot de l'auteur : Pour votre plus grand plaisir, voici venir le chapitre 2 ! D'ailleurs, pour ceux qui se posent la question, la fic d'origine de hana-to-mame fait près de 50 chapitres, donc tout ceci est loin d'être terminé ! J'espère que ce deuxième chapitre vous plaira autant que le premier. Je m'excuse à nouveau pour les fautes qui peuvent trainer par ci, par là, mais je n'ai toujours pas de béta. Je relance donc mon appel : Oh toi, lecteur ou lectrice passionné par cette merveilleuse histoire entre les deux Gallifréens les plus sexys de tout l'univers, n'hésite plus, et devient en la béta ! En plus, il n'y a pas grand-chose à faire, juste relire, corriger les fautes et me dire si parfois la traduction se ressent trop.
Désolé pour ce petit mot qui a finalement un peu trainé en longueur, et bonne lecture !
Le Docteur, le Maitre et Wilf étaient tous trois à l'intérieur du TARDIS qui flottait à travers le temps et l'espace afin de le ramener auprès de Donna et du reste de sa famille.
- Vous reverrai-je un jour, Docteur ? demanda Wilf.
- Oh, mais absolument ! Je ferai en sorte de revenir vous voir avant ma prochaine régénération, répondit-il. Sinon, vous ne me reconnaitriez pas.
- Mais, vous avez stoppez votre régénération. Pourquoi ne pas recommencer, si vous n'avez pas envie de changer ?
- Parce que la première fois que j'ai stoppé ma régénération, j'étais avec … Enfin, ça n'a pas d'importance. Bref, j'ai dirigé l'énergie dans ma main coupée. Et vous savez ce qui s'est passé après ça, Donna et la métacrise. Et cette fois-ci … Et bien cette fois, j'ai déchargé toute l'énergie dans le Maître, qui l'a absorbé. Voila pourquoi je n'ai pas changé. Je doute que j'aurais quelque chose pour absorber le surplus d'énergie à chaque fois que je devrais me régénérer …
- Je suis un peu perdu, dit Wilf. Si vous lui avez donné l'énergie qui était censé vous transformer, pourquoi est-ce que lui n'a pas changé ?
Il pointa du doigt le Maître, qui semblait s'ennuyer profondément.
- Parce … En fait, je ne sais pas vraiment pourquoi. Mais quand j'ai canalisé l'énergie dans ma main, et que Donna l'a touché, un autre moi-même est apparu. Certes, il était humain, mais uniquement parce que c'est un humain qui a libéré l'énergie. Je suppose que comme cette fois-ci, je l'ai transféré directement à un Seigneur du Temps, et que son corps était pratiquement mort, l'énergie lui a juste servi à se guérir. Il n'y avait pas assez d'énergie pour lui permettre de régénérer cette fois-ci, il est donc bloqué dans ce corps jusqu'à ce qu'il ait à nouveau besoin de se régénérer.
Le Docteur ne faisait pas vraiment d'hypothèse, au fond, il savait exactement de quoi il parlait. Comme toujours quand il s'agissait du Docteur.
- Ok, d'accord, je vous crois sur parole. Pour cette fois ! dit Wilf, avec un petit rire moqueur.
A cet instant, ils sentirent un tremblement, signe que le TARDIS avait atterri, et le Docteur ouvrit la porte. Il sortit avec Wilf, tandis que le Maître restait à l'intérieur.
- Alors voila, c'est fini ? Du moins, pour le moment ? demanda Wilf.
- Oui, pour le moment. J'ai besoin d'un peu de vacances. C'est fatiguant, vous savez ? Sauver le monde comme ça, encore et encore, en ne prenant presque jamais le temps de faire une pause …
Le Docteur avait l'air un peu triste.
- Non, je n'en ai aucune idée, mais je peux imaginer. Ecoutez, vous êtes sûr que vous allez vous en sortir avec celui-là ? Wilf désigna le TARDIS. Vous feriez mieux de garder un œil sur lui.
- Oh, ne vous en faites pas pour ça. Il est sous ma responsabilité maintenant. Je suis sûr qu'il se conduira bien.
- Bien. Mais promettez-moi que vous viendrez me voir.
- Je vous le promets. Par contre, ne laissez pas Donna seule pendant quelques jours. Si elle tombe malade ou si vous sentez qu'il se passe quoi que ce soit d'anormal, prévenez-moi. Vous savez comment faire.
- Oui, chef !
Wilf le salua, rapidement, et rentra chez lui. A travers la fenêtre, le Docteur pouvait apercevoir Donna et son fiancé. Il se retourna et rentra dans le TARDIS. Il se plaça devant les contrôle, sans vraiment savoir où il devait aller à présent. Il allait pousser et tirer quelques leviers au hasard quand une pensée le frappa. Peut-être devait-il demander au Maître où il souhaitait aller ?
- Vous n'avez rien dit depuis que nous sommes entrés dans le TARDIS, Maître. dit le Docteur, toujours face aux commandes.
Le Maître était assis par terre, le dos appuyé contre un de ces piliers à la forme particulière.
- Qu'est-ce que vous avez dit ?
- Et bien, vous pourriez me dire où vous voulez aller pour commencer. Je n'arrive pas à me décider sur ce que nous devrions visiter en premier.
- Docteur, vous ne trouvez pas ça idiot qu'après tout ce temps, on continue à se vouvoyer ? Maintenant que nous ne somme plus ennemis, peut-être serait-il temps de se dire « tu », non ?
- Sans doute …
- Alors, je peux te poser une question, Docteur ? demanda le Maître tandis qu'il se levait et se dirigeait vers les commandes.
- Bien sûr, vas-y, lance-toi ! dit le Docteur, heureux que le Maître lui parle enfin, presque comme à un ami.
- Combien de compagnons as-tu eu ?
- Euh, beaucoup ... Pourquoi tu me demandes ça ?
Le Maître se pencha vers lui, tellement près que le Docteur pouvait sentir son souffle sur son visage.
- Lequel est ton préféré ?
- En voila une question piège, dit le Docteur en baissant le regard.
- Ce n'est pas vrai. Enfin, Docteur, tu connais déjà la réponse !
- Quoi ? J'ai juste dit que j'avais eu des compagnons tellement formidables que ce ne serait pas juste de faire du favoritisme … dit le Docteur, ne relevant toujours pas la tête.
- Mais tu as déjà une favorite, dit le Maître, forçant le Docteur à relever un peu la tête. Tu devrais savoir que tu ne peux pas me mentir, Docteur. Je l'ai vu, dans ta tête, quand tu inspectais mon esprit.
- Et alors ? Qu'est-ce que cela peut faire, qu'elle soit ma préférée ? Qu'est-ce que tu lui veux ? demanda le Docteur, en proie à une rage soudaine.
- Calme-toi ! Je n'en ai pas après elle. De toute façon, même si je le voulais, je ne pourrais pas lui faire de mal. Après tout, elle est coincée dans un autre monde.
Le Maître s'écarta de lui, et s'appuya sur les commandes.
- J'ai vu quelques-uns de tes souvenirs. Tu l'aimais, n'est-ce pas ?
- Je ...
La voix du Docteur s'éteignit et il fut incapable de finir sa phrase.
- Tu l'aimais, je l'ai senti, mais tu n'as jamais pu l'avouer. Tu ne peux toujours pas, d'ailleurs …
Le Maître s'arrêta quelques instants, pour donner au Docteur l'opportunité de parler. Comme le silence s'installait, il reprit la parole :
- Tu sais, je peux t'aider.
Ces mots captèrent l'attention du Docteur, qui releva la tête et regarda le Maître droit dans les yeux. Le Maître continua :
- Ne te fais pas d'illusion, je ne peux pas t'aider à aller la récupérer. Mais je peux faire disparaître une partie de la douleur.
- Comment ? Et qu'as-tu à y gagner ?
Les yeux du Docteur étaient légèrement plus humides que d'ordinaire.
- Il faut que je t'aide. Sinon, comment pourras-tu voyager avec moi et te regarder dans le miroir ? J'ai tué tellement de gens …
- Ce n'était pas ta faute, mais celle des Seigneurs du Temps et de leurs tambours.
Le Docteur vint s'installer à côté de lui.
- Peu importe, dit le Maître. J'ai quand même fait toutes ces choses. Et maintenant, les tambours ont disparu, même si j'ai encore du mal à y croire. Cela me fait un bien fou, mais en même temps, j'en souffre … Toute cette place dans ma tête, et je n'arrive pas à penser à autre chose qu'aux vies que j'ai prises et à toute la peine que j'ai causée.
- C'est pour ça que tu as voulu voyager avec moi, demanda le Docteur, pour que je t'aide à éliminer cette souffrance ?
Le Maître regarda dans le vague pendant une seconde, puis il lui fit face et acquiesça, faiblement.
- Je peux faire ça.
Le Docteur attira le Maître à lui et le serra dans ses bras. Au début, le Maître resta là, les bras ballants, sans bouger. Puis il s'abandonna à l'étreinte et entoura le Docteur de ses bras, réduisant la distance qui les séparait.
- Tu te souviens de ce que je t'ai dit, la dernière fois ? « Je te pardonne ». Je sais que ce n'est pas grand-chose, mais c'est un début, de savoir que la personne qui est là avec toi ne t'en veux pas.
Le Maître le serra plus fort contre lui et enfouit son visage contre sa poitrine. Il s'accrocha au manteau du Docteur et respira profondément. Le Docteur laissa sa tête reposer sur celle du Maître, et il resta là, à le serrer, pendant quelques instants. C'était assez bizarre. Il avait déjà pris le Maître dans ses bras, mais celui-ci ne lui avait jamais rendu son étreinte. Oui, c'était bizarre, mais agréable aussi.
Puis le Maître s'éloigna un peu, ses bras toujours autour du Docteur. Il garda les yeux baissés et dit :
- Pardon …
Le Docteur lui releva la tête et regarda le Maître au fond des yeux. Pendant un instant, il en oublia ce qu'il voulait dire.
- Pardon pour quoi ?
- Je suis tellement gêné. Personne ne m'a jamais pris dans ses bras, comme ça, par surprise. C'était comme si … plus rien n'avait d'importance … mais merci. Je me sens mieux, dit le Maître, toujours plongé dans les yeux du Docteur.
- N'en parlons plus. Alors, ça t'a aidé ? Ça va mieux, à présent ?
- Oui, ça va mieux. Donc je pense que maintenant, il faut que je te rende la pareille, dit le Maître, se libérant de l'étreinte du Docteur et rompant le contact visuel.
- Je n'ai pas besoin d'aide. Je m'en sors très bien, depuis le temps.
Le Docteur s'assit sur le sol. Le Maître suivit son exemple et s'assit juste à côté de lui.
- C'est bien ça le problème ! Tu n'as jamais fait face, tu t'es contenté de regarder ailleurs, pendant tout ce temps. Tu sais pourtant que ce n'est pas comme ça que ça marche …
- Je sais. Mais je ne connais pas d'autre moyen …
- Moi non plus, admit le Maître. Mais il y a quelques trucs qu'on pourrait essayer. Par exemple, tu pourrais de me parler d'elle. Ça ne me gène pas de t'écouter, après tout ce que tu as fait pour moi.
- Je n'en ai pas très envie. A chaque fois que j'essaie d'en parler …
La voix du Docteur s'éteignit à nouveau.
- Ok. Je pensais juste que si tu m'en parlais, je pourrais trouver quoi te dire pour t'aider à y mettre un terme. Mais peut-être que si tu ne veux pas en parler, tu pourrais me montrer.
- Tu m'as dit que tu avais déjà vu mes souvenirs.
- Non, j'ai dit que j'en avais aperçu quelques bribes. Je ne connais pas toute l'histoire. Mais je veux t'aider, Docteur.
- D'accord, dit le Docteur, tu peux regarder si tu veux. Peut-être qu'ensuite, j'arriverai à t'en parler, et tu pourras alors me dire ce que bon te semblera, si tu crois que cela peut m'aider. Mais après ça, je ne veux plus jamais que l'on aborde ce sujet.
- Très bien. Si c'est trop dur, je te promets que je n'en parlerais plus jamais, murmura le Maître. Mais tu dois aller de l'avant, Docteur. Sinon, tu finiras par manquer quelque chose : Il y a quelqu'un d'autre pour toi, là-dehors. Tu n'y crois peut-être pas, mais je t'assure qu'il y a quelqu'un, une personne qui correspond exactement à ce dont tu as besoin.
- Peut-être … Peut-être que tu as raison. Que veux-tu que je fasse ? demanda le Docteur.
- Allonge-toi et ferme les yeux, tout simplement. Je vais joindre nos fronts, comme la dernière fois, quand je t'ai montré les tambours, d'accord ?
- Bien, dit le Docteur tandis qu'il s'allongeait sur le sol du TARDIS.
Le Maître réfléchit à la meilleure façon de faire. Il ne voulait pas se mettre sur le coté et devoir soulever la tête du Docteur durant toute la durée de l'opération. Mais il ne voulait pas non plus se mettre à cheval sur lui et devoir se pencher … Il décida donc de se mettre à genoux derrière le Docteur.
- Je vais devoir te soulever la tête une seconde.
Ce qu'il fit juste après, afin de poser la tête du Docteur sur ses genoux. Il mit alors ses mains de chaque coté de son visage et unit leurs fronts. Il n'eut même pas à chercher les souvenirs qui l'intéressaient, ils étaient déjà là, attendant de se présenter au Maître.
Il regarda la précédente incarnation du Docteur rencontrer Rose, puis il les vit voyager et combattre, ensemble. Dans ces souvenirs, il ressentit tout l'amour que le Docteur éprouvait pour Rose, mais il pouvait également sentir à quel point elle l'aimait en retour, et combien elle souffrait du fait qu'il ne lui montrait pas ce qu'il éprouvait. Il observa tout ce qui arriva : la première fois qu'elle fut enfermée dans ce monde, loin de lui, puis la métacrise, et enfin le clone du Docteur et elle, coincés là-bas, pour de bon cette fois-ci. Il vit absolument tout et surtout ressenti tout, ce qui fit qu'à la fin, il sut exactement quoi dire au Docteur.
Une fois que le Maître eu visionné tous les souvenirs, il souleva légèrement sa tête de celle du Docteur et lui parla :
- Vous êtes la personne la plus complexe que je connaisse, Docteur. Mais vous êtes également la plus exceptionnelle. Ce que vous avez fait pour elle, le sacrifice que vous avez fait, c'est tout bonnement exceptionnel …
Le Docteur n'ouvrit pas les yeux quand il lui répondit :
- Je ne me sens vraiment pas exceptionnel, en ce moment. Je me sens … Et bien, je me sens comme si je venais de tout revivre une seconde fois, sans rien pouvoir y changer.
- C'est vrai, tu ne peux rien y changer. Mais écoute-moi, lui expliqua le Maître, elle doit être tellement reconnaissante et tellement heureuse de ce que tu as fait pour elle. Et je suis sûr qu'elle aimerait plus que tout pouvoir faire la même chose pour toi.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Je veux dire par là que tu lui as offert une version de toi, toi tout entier à la seule différence qu'il était humain. Il n'avait qu'un seul cœur, qu'une seule vie. Il vivra toute sa vie avec elle, il mourra avec elle. Elle souhaiterait sans doute pouvoir t'offrir quelqu'un qui pourrait partager ta vie… Quelqu'un dont la vie serait aussi longue que la tienne pour pouvoir la passer à t'aimer. Je ne pense pas qu'elle veuille que tu souffres pour toujours de son départ. Elle voudrait que tu n'oublies pas les instants que vous avez passés ensemble, mais elle voudrait surtout que tu ne restes pas seul, que tu te trouves quelqu'un. J'en suis sûr.
Le Maître fit courir ses doigts dans les cheveux du Docteur, faisant tout son possible pour le réconforter.
- Tu le penses sincèrement ? demanda le Docteur d'une voix quelque peu atténuée par la peine.
- Oui, j'y crois dur comme fer, lui répondit le Maître tandis qu'il lâchait le visage du Docteur.
Tous deux se levèrent et se firent face.
- De toute façon, elle serait bien incapable de trouver quelqu'un qui pourrait vivre avec moi. La seule personne dans l'univers qui pourrait vivre aussi longtemps que moi, c'est …
Le Docteur s'interrompit quand il sentit des mains agrippant ses épaules et des lèvres doucement pressées contre les siennes. Les lèvres du Maître. Le Docteur laissa le baiser se prolonger pendant quelques secondes avant de repousser le Maître.
- Qu'est-ce que tu fais ? demanda le Docteur, dans un chuchotement.
- C'est juste que … Je suis désolé, je ne voulais pas … fût la réponse du Maître. Je pense que tu devrais peut-être me déposer au prochain arrêt du TARDIS.
Il n'avait vraiment pas prévu d'embrasser le Docteur. Du moins, pas à cet instant.
- Non, c'est bon, juste … Je t'ai déjà dit que tu pouvais voyager avec moi. Mais juste, ne …
Le Docteur n'était pas vraiment sûr de comment il devait finir sa phrase : voulait-il lui dire « ne refais jamais ça » ou bien « ne pars pas » ?
- Je suis désolé, dit le Maître tandis qu'il se détournait du Docteur. Je sais que je n'aurais pas du faire ça, mais je n'ai pas pu m'en empêcher. Tous ces sentiments … dans ta mémoire. Mais je pense vraiment que je devrais partir. Je veux vraiment t'aider, mais plus j'y pense et plus je réalise que je ne vais que te rendre les choses plus difficiles.
- Non, ne dit pas ça. Tu voulais voyager avec moi, et c'est ce que tu vas faire. Juste, dis-moi … C'est seulement à cause des souvenirs que tu as voulu … ?
Le Docteur fit un pas vers le Maître.
- Ça serait l'excuse parfaite, n'est-ce pas ? demanda le Maître tandis que le Docteur haussait les sourcils, sous le choc. La vérité est que j'en avais envie depuis que tu as entendu les tambours. L'unique fait que tu y arrives m'a rendu tellement heureux. Et ensuite, tu m'as sauvé, et tu as refusé de me laisser mourir, malgré toutes ces personnes que j'avais blessées et tuées. Et même après que j'ai fait tout ça, tu me fais encore assez confiance pour me laisser voyager avec toi …
Le Docteur ne pouvait détacher ses yeux du maître. Etait-ce possible que ce qu'il disait soit vrai ? Pouvait-il réellement avoir des sentiments pour lui, juste parce qu'il l'avait sauvé ?
- Oh, mais attends une seconde ! dit le Maître en reculant. J'ai tout faux ! Tu ne me fais pas confiance, justement. Tu as tellement peur que je fasse encore du mal que …
- Non, tu as tort, l'arrêta le Docteur, en se rapprochant de lui. J'ai confiance en toi. Je t'ai laissé voir mes souvenirs concernant Rose, non ? C'est juste que … Je ne suis pas … Je n'étais pas préparé à ça. Maintenant, pourrions-nous juste oublier ce qui s'est passé et partir quelque part ?
- Donc, ça ne te gène pas de voyager avec moi malgré …
- Pourquoi cela me gênerait ? Je peux gérer ça. Et je ne t'ai pas sauvé pour continuer à errer seul dans ce grand univers. D'ailleurs, je pense qu'aucun de nous ne veut être seul en ce moment, n'est-ce pas ?
Le Docteur se remit derrière les commandes.
- Tu as sans doute raison, répondit le Maître.
- Alors, Maître, où aimerais-tu aller ? Les possibilités qui s'offrent à nous sont presque illimités. Choisis-en une, et nous aurons le reste de notre vie pour voir tout le reste.
Le Docteur plaça ses mains sur des leviers et autres boutons.
- Je ne sais pas. Un endroit calme, relaxant, chaud. Peut-être une plage, ou quelque chose du genre …
- Ça me semble pas mal du tout !
Le Docteur courra tout autour des commandes, tirant des leviers, poussant des boutons, tournant des manettes, et au bout de quelques secondes, le TARDIS trembla en se posant au premier endroit auquel le Docteur avait pensé. Il n'avait même pas réalisé qu'il avait choisit cette plage en particulier.
Quand ils sortirent du TARDIS, le Docteur et le Maître savaient tous deux où ils se trouvaient.
- Pourquoi m'as-tu amené ici ? Je pensais que tu essayais de tourner la page ? dit le Maître tandis qu'il était là, debout, sur la plage où le Docteur avait vu Rose pour la dernière fois. Celle dans cet Univers, du moins.
- Je veux vraiment tourner la page. Mais je pense qu'après t'avoir montré mes souvenirs, cet endroit est resté fixé dans mon subconscient. Quand tu as parlé d'une plage, je suis venu ici, comme par reflexe.
Le Docteur regardait autour de lui pendant qu'il expliquait tout cela.
- En quelle année sommes-nous ? demanda le Maître.
- On doit être environ 20 ans avant l'élection d'Harold Saxon. Comme ça, personne ne pourra te reconnaitre et nous n'interférons pas avec ta chronologie personnelle. Du moins, c'est ce que j'ai demandé au TARDIS.
- Il n'y a personne … dit le Maître.
- Et bien, tu m'avais dit que tu voulais un endroit calme. Il y a des serviettes dans le TARDIS, si tu veux t'assoir sur le sable. Il doit aussi y avoir des maillots de bain quelque part, mais je ne me souviens plus où … Donc si tu veux te baigner, tu devras le faire tout habillé. D'ailleurs, si tu veux te changer plus tard, ou si tu as trop chaud, on devrait pouvoir te trouver des vêtements corrects dans le dressing, dit le Docteur, en retournant dans le TARDIS.
- Je n'ai pas envie de me baigner, merci. J'ai juste envie de me détendre, donc je me contenterai de la serviette, pour le moment. En plus, j'ai un T-shirt sous mon sweat, donc je n'ai pas vraiment besoin de me changer pour le moment, dit le Maître en regardant le Docteur revenir avec deux serviettes. Merci, lui dit-il quand il lui en tendit une.
- De rien, répondit le Docteur.
Il ne portait plus son long manteau brun, qui était maintenant accroché sur un des piliers du TARDIS. Le Docteur regarda autour de lui pendant un instant, comme s'il tentait de décider quoi faire. Puis il retourna là où il avait pris les serviettes. Quand il en ressortit, il portait toujours ses converses et son pantalon habituel, mais il avait remplacé le haut de son costume par un T-shirt bleu clair. Ce changement de vêtements avaient rendu ses cheveux encore plus décoiffés que d'habitude. Il posa sa veste au-dessus de son manteau.
- Passe-moi ton sweat, dit-il au Maître, je vais le poser ici.
Le Maître fit ce qu'il lui avait demandé et enleva son sweat noir, révélant un T-shirt rouge, puis le passa au Docteur. Une fois que son sweat eut rejoint les affaires du Docteur sur le pilier, ils allèrent sur la plage avec leur serviette. Ils les étendirent sur le sable, et le Maître s'allongea de tout son long, tandis que le Docteur se contenta de s'assoir en regardant l'océan.
- Maître, dit-il.
- Oui, Docteur ?
- Je crois que j'en ai enfin fini avec Rose.
Le Maître s'assit et se tourna vers le Docteur, qui avait toujours les yeux perdus dans l'océan.
- Qu'est-ce qui te fait dire ça ? s'étonna le Maître.
- C'est juste que … J'ai repensé à ce que tu m'as dit, dit le Docteur en tournant la tête pour regarder le Maître, à propos du fait qu'elle aimerait que je me trouve quelqu'un. Et puis, il y a aussi le fait que nous soyons ici. A chaque fois que j'ai voulu venir sur cette plage, je me suis dit que je ne pourrais pas le supporter, car j'aurais envie qu'elle soit là avec moi. Mais je pense que je peux enfin la laisser s'en aller, car je ne voudrais pas être ici avec quelqu'un d'autre que toi, Maître …
Petit mot de l'auteur : Oh, mais quel est donc ce bouton que je ne saurais voir ? Mais oui, c'est le bouton destiné aux reviews ! Vas-y, petit lecteur, prend ton courage à deux mains, clique dessus et raconte-moi tes impressions sur ce chapitre.
A la prochaine ! (En espérant que cette fois, j'aurais une béta ! Oui, je sais, je suis ch**nte avec ça, mais c'est pour votre bien !)
