Petit mot de l'auteur : Mes chers lecteurs adorés, pardonnez-moi pour ce retard, s'il vous plait ! Il y a eu un gros bug sur ma session de et je ne pouvais plus publier ! Mais je pense que ce chapitre vous permettra de m'excuser ;) En plus, il a été béta juste pour vous par Luffynette, que je remercie.
Comme me l'a fait si bien remarqué MoutonGarou, je n'ai pas mis le lien vers la fic originale, erreur que je m'empresse de réparer ici :
.net/s/5919696/1/Out_of_Death
Enfin, je vous remercie pour toutes ces reviews ! Bonne lecture !
- Alors, commença le Maître, que fait-on ?
- Maintenant, on va au marché ! Ça ne devrait pas prendre trop longtemps …
Le Docteur trifouilla les manettes du TARDIS avant de se retourner vers le Maître pour lui sourire.
- Qu'est-ce que tu comptes acheter au marché ? demanda le Maître.
- Je ne sais pas encore, répondit-il, son visage froncé montrant qu'il réfléchissait. Je suppose qu'on va faire le tour des étals jusqu'à ce que quelque chose attire notre attention.
- Ça m'a l'air d'un bon plan.
A ce moment là, un grondement venant des entrailles du TARDIS se fit entendre.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? demanda le Maître, en regardant tout autour de lui.
- Je ne suis pas sûr … dit le Docteur en vérifiant les écrans et en pressant des boutons.
Puis il y eu un gros « bang » qui secoua le TARDIS, malmenant les Seigneurs du Temps.
- Nous nous écrasons ! cria le Maître, avec tout de même une pointe d'interrogation dans la voix.
- Il me semble, oui, confirma le Docteur, sans pour autant avoir l'air inquiet.
Le vaisseau continuait de trembler, forçant ses deux passagers à se cramponner à la console centrale.
Puis un craquement assourdissant retentit : le TARDIS s'était écrasé quelque part, projetant les deux Seigneurs du Temps à terre, l'un sur l'autre. Le Docteur entendit un bruit sourd quand il atterrit sur le Maître, et toutes les lumières s'éteignirent, les plongeant dans le noir.
Le Docteur attendit un moment, histoire d'être sûr que le vaisseau était stabilisé, puis il se releva. Il sortit son tournevis sonique de sa poche et appuya sur le petit bouton, brisant le silence de son bourdonnement familier et éclairant les alentours de sa douce lumière bleue. Les lumières vacillèrent légèrement et le léger ronflement du TARDIS en fonctionnement se fit à nouveau entendre.
- D'après ce que je peux voir, il n'y a pas de dégâts. Est-ce que tu sais où l'on s'est écrasé ? demanda le Docteur.
N'ayant aucune réponse, le Docteur appela le Maître et le chercha des yeux. Il le découvrit allongé sous un renfoncement de la console et son visage passa en un éclair de la surprise à l'inquiétude. Il se rua vers son ami.
La poitrine du Maître se soulevait et s'affaissait à une vitesse normale, ce qui rassura le Docteur : il ne l'avait pas écrasé quand ils étaient tombés. Enfin, la frêle carrure du Docteur n'aura pas pu lui faire beaucoup de mal, de toute façon, mais c'était la première possibilité qui lui était venue à l'esprit.
Le Docteur essaya de réveiller gentiment le Maître, mais sa tentative ne fut pas très concluante. Finalement, il décida de transporter le Maître jusqu'à la chambre qu'il lui avait attribué. Il avait dû se cogner la tête en tombant, lui faisant perdre connaissance.
Il allongea le Maître sur son lit et l'observa, se demandant quoi faire. Il ne voulait pas le laisser seul ici, au cas où il aurait besoin de lui. En plus, s'il partait et que le Maître tentait de quitter la pièce, le TARDIS le perdrait dans ses tréfonds. Ce qui donna une idée au Docteur. Il sortit de la pièce, son tournevis à nouveau en main. Il le pointa tout autour de l'encadrure, afin de fixer la pièce à cet endroit. Ainsi, le TARDIS serait libre de modifier tous les couloirs sauf celui menant la chambre du Maître à la salle de contrôle. Ainsi, si le Maître avait besoin de lui, il n'aurait qu'à sortir, à traverser le couloir et au coin, il serait à destination. Brillant, comme toujours.
Donc, après avoir rapidement vérifié que le Maître était toujours dans les vapes, le Docteur s'attela à la réparation du TARDIS. Il regarda en son sein ce qui n'allait pas. Mais tout était bien en place, il n'y avait aucun dommage interne. C'était donc forcément un évènement extérieur qui avait entrainé le crash.
Le Docteur était sur le point d'aller justement voir où ils avaient atterri quand le murmure du TARDIS se fit plus puissant, envahissant son esprit. Elle cherchait à communiquer avec lui.
" Qu'y a-t-il ? Qu'est-ce qui ne va pas ? " pensa le Docteur à son attention.
Elle ne forma aucuns mots, mais il réussit d'une certaine façon à comprendre ce qu'elle pensait.
" Tu t'es crashée volontairement ?" lui demanda-t-il. "Mais pourquoi tu as fait ça ? J'étais tellement inquiet ! "
Elle s'introduisit à nouveau dans son esprit pour lui dire qu'elle refusait d'aller où que ce soit dans ces conditions.
"Tu ne peux pas faire ça ! Je ne te laisserai pas faire ! Le Maître est mon invité, je veux qu'il reste et tu te dois de m'écouter ! "
Elle lui répondit que tout cela n'était pas un acte de malveillance mais bien une action dans leur propre intérêt.
"Comment le fait de te crasher peut être dans notre intérêt ? J'ai eu peur que tu sois blessée !" répondit le Docteur. Une autre pensée du TARDIS lui parvint, à laquelle il répondit : "Mais bien sûr que j'étais inquiet pour lui, lui aussi est important pour moi ! "
Et le vaisseau se tut. Il était excédé par son comportement, mais il se dit que tout ceci devrait attendre, car il devait vérifier que le Maître allait bien.
Il retourna dans la chambre du Maître et vit qu'il était toujours allongé dans la même position qu'il l'avait installé. Le Docteur s'avança doucement vers lui, étudiant son visage à la recherche d'un quelconque signe d'inconfort. Etrangement, il paraissait à la fois confus et en paix. Le Docteur se demandait à quoi pouvait bien penser le Maître.
C'est alors qu'il eut une autre idée. Le Docteur n'avait pas vraiment envie d'envahir son intimité, mais c'était l'occasion rêvée de découvrir ce que le Maître lui cachait, ces pensées qu'il ne voulait pas qu'il voit.
Alors, il se hissa sur le lit et s'installa aussi près du Maître que la décence le permettait, et comme il l'avait fait de nombreuses fois auparavant, il se pencha et toucha son front avec le sien. C'est devenu un geste si banal que c'en était presque apaisant pour son esprit prompt à s'emballer.
Le Docteur se balada dans l'esprit du Maître, revoyant un tas de pensées qu'il avait aperçu la dernière fois. Les pensées qu'il souhaitait voir restaient évasives le Maître avait mis en place de très bonnes défenses. Mais comme il était endormi, son esprit était plus vulnérable et donc plus susceptible de plier sous la puissance du Docteur. Finalement, il réussit à se frayer un chemin à travers les murs qu'il avait si bien dressé, et le Docteur trouva enfin ce qu'il était venu chercher. Maintenant qu'elles étaient à portée de main, que c'était si simple de les voir, le Docteur se sentit mal d'être là, mais il décida de regarder ces pensées malgré tout.
Ce qu'il vit ne correspondait pas à ce qu'il attendait. Pas le moins du monde. Il savait que le Maître essayait de lui cacher ses sentiments pour lui, la dernière fois que le Docteur était dans son esprit, mais il n'avait aucune idée de la réelle puissance des sentiments en question.
Il put voir tout ce que le Maître pensait de lui : combien il voulait partir afin d'éviter de blesser le Docteur, mais combien il voulait rester juste parce que c'était ce que le Docteur voulait. Combien partir le ferait souffrir car il serait loin du Docteur, mais combien rester près de lui lui faisait mal car le Docteur ne lui rendait pas ses sentiments. Toutes ces petites choses qu'il aimait à propos du Docteur, comme son sourire ou son coté chevaleresque. Le fait qu'il ne pouvait se résigner à abandonner quelqu'un, pas même une personne comme lui ayant causé tant de destructions. Son habitude de déblatérer sans fin à propos de n'importe quoi, même quand il ne savait exactement ce dont il parlait, parce qu'il finirait bien par être fixé à force d'en parler.
Les cœurs du Docteur se serrèrent au fur et à mesure qu'il ressentait les sentiments du Maître. Et il savait qu'il devait sortir à présent de sa tête, car en regardant ces pensées, il les faisait ressentir au Maître, lui faisant donc de la peine par la même occasion. Alors le Docteur se retira de l'esprit du Maître et promit, pour eux deux, qu'il n'entrerait plus jamais dans la tête du Maître sans y avoir été invité.
Après avoir vu toutes ces choses, le Docteur ne pouvait se résoudre à laisser le Maître seul. Pas même une seconde, même s'il était endormi. Alors il s'assit sur le lit, à ses côtés, en le regardant dormir. Il en profita pour réfléchir à ses propres sentiments, et tenter de clarifier son esprit.
Il resta assis là pendant des heures, avant de réaliser que si le Maître se réveillait et le trouvait là en train de l'observer, il serait sans doute contrarié. Alors, il se leva juste le temps d'aller attraper un livre, et se rassit près du Maître pour lire. Son esprit n'était pas vraiment concentré sur les mots imprimés sur les pages, mais cela l'aidait à canaliser son esprit de regarder quelque chose de précis plutôt que de se perdre dans le vague.
Il était arrive à la moitié de l'histoire, sans prêter une grande attention à ce qu'il s'y passait, quand il sentit un mouvement à ses côtés. Le Maître s'assit et regarda fixement le Docteur, qui pu voir dans ses yeux toutes les émotions qui y fleurissaient.
- Que s'est-il passé ? Pourquoi est-ce que j'étais endormi ? demanda le Maître, un peu inquiet.
- Le TARDIS s'est écrasé et tu es tombé sur la tête, dit le Docteur sans quitter le Maître des yeux.
Le Maître porta une main à son front avant de demander :
- Pourquoi nous sommes-nous écrasés ?
- Je ne sais pas vraiment. Elle m'a dit qu'elle s'était crashée volontairement, sans me préciser pourquoi, répondit le Docteur.
Il posa la main sur le front du Maître, et la laissa juste une seconde avant de la retirer et de d'affirmer :
- Aucun signe de commotion ou de dommage permanent. Mais tu devrais te reposer encore un peu.
- Je vais bien ! protesta le Maître.
- Tu as de la fièvre, ce qui n'est pas un bon signe quand on vient de se cogner la tête, même si l'on est un Seigneur du Temps.
Le Maître se détourna de lui et son regard sembla perdu pendant un instant, puis il le fixa à nouveau et l'accusa :
- Tu … Tu étais dans ma tête !
- Je me demandais combien de temps cela prendrait avant que tu ne t'en rendes compte. Tu as dû te cogner assez fort, je pensais que tu me crierais dessus à la seconde où tu te serais réveillé.
Le Docteur sourit, avec un petit rire nerveux. Puis son visage redevint sérieux, sachant qu'il devait s'expliquer. Il devait bien ça au Maître.
- D'accord, je suis désolé. C'est juste que … Je devais savoir ce que tu me cachais. Je ne voulais pas te harceler, et je me suis dit que comme tu étais endormi, ce serait plus simple. Et ça l'était. Mais je suis réellement désolé, et je ne referais plus jamais ça, je te le promets.
- Donc, tu as tout vu ? demanda le Maître, effrayé. Toutes mes pensées te concernant ?
- Oui.
- Je suis désolé.
- Pourquoi ? demanda le Docteur. C'est uniquement ma faute. C'est moi qui ait été curieux et qui ait envahit ta tête.
- Je suis désolé de ressentir de telles choses.
- Non ! s'écria le Docteur en posant son index sur les lèvres du Maître. Je t'interdis d'être désolé pour ça. C'est moi qui devrais m'excuser. Si seulement je pouvais t'aimer en retour …
- Mais ce n'est pas le cas ? demanda le Maître, plutôt déçu.
- Non … Enfin, je t'apprécie énormément. Je ne veux pas que tu partes, mais dans le même temps, je ne veux pas avoir l'impression que je te force à rester.
- Tu ne me forces en rien, je n'ai pas envie de te quitter.
- Je sais, dit le Docteur. Et j'en suis heureux. Mais il y a quelque chose que j'aimerais te dire.
- Bien sûr, de quoi s'agit-il ? demanda le Maître en rapprochant son visage de celui du Maître.
- Je pense que je pourrais tomber amoureux de toi. Je ne peux pas en être sûr, mais savoir ce que tu ressens pour moi, voir combien tu te soucies de moi … Et quand je te regarde, c'est juste que … C'est comme si je n'étais plus sûr de rien.
- Oh, Docteur … chuchota le Maitre, leurs visages à moins de dix centimètres l'un de l'autre.
- Oui ?
- Tu n'aurais jamais dû dire ça.
- Pourquoi ? demanda le Docteur, inquiet.
- Parce que, commença le Maître, maintenant, je vais être encore plus après toi. Maintenant que je sais que tu pourrais peut-être avoir des sentiments pour moi, je ne suis pas prêt d'abandonner. Non pas que je pourrais le faire, même si je le voulais, mais je ne vais plus tenter de restreindre mes sentiments. Je t'aime, Docteur.
- Je sais, fût la seule réponse à laquelle le Docteur put penser.
- Je me doute bien que tu le sais.
Les mots du Maître étaient à peine audibles, et une seconde plus tard, ses lèvres réclamèrent celles du Docteur. Ce baiser n'était en rien comparable aux précédents. Il était fiévreux et passionné. Et cette fois-ci, le Maître ne se retint pas, et le Docteur ne se laissa pas seulement embrasser, il répondit à son baiser. C'était agréable et il se sentait bien. Car même s'il n'était pas sûr de ses sentiments, le Docteur savait que c'était une occasion qu'il ne voulait en aucun cas laisser passer.
Mais tout s'arrêta brutalement. Le Maître se recula brusquement, laissant le Docteur ahuri et à bout de souffle.
- Juste une chose. Tout ceci est sincère, n'est-ce pas ? Tu n'essayes pas juste de te moquer de moi ou je ne sais quoi ?
Se souvenant finalement de comment on respire, le Docteur lança au Maître un regard des plus sincères et lui dit :
- Evidemment que je suis sincère ! Je n'oserais jamais t'embobiner de cette façon.
- Tu es sûr que c'est ce que tu veux ? Tu n'as pas à faire ça pour moi. Je suis heureux de prendre tout ce que tu voudras bien me donner, tu sais, affirma le Maître, mais le ton de sa voix montrait combien il était heureux en cet instant.
- Je sais ce que je fais. Mais je veux juste qu'on laisse les choses se faire à leur rythme, d'accord ? Je ne veux pas tomber de haut ou que l'on emprunte le mauvais chemin, confessa le Docteur.
- Ne t'en fait pas, dit le Maître avant de déposer un rapide baiser sur le front du Docteur. Je te promets qu'importe la hauteur dont tu tomberas, je serais toujours là pour te rattraper. Promets-moi juste de ne pas prendre peur durant la chute, parce que ça ne ferait que rendre tout cela plus difficile pour nous deux.
- Je te le promets, Maître, dit le Docteur, un peu stupéfait par la déclaration romantique du Maître mais surtout ravi du fait qu'ils allaient vraiment se lancer dans cette aventure ensemble.
- Parfait !
Le Maître sourit mais le Docteur décela une once de douleur sur son visage.
- Tu as toujours mal à la tête. Cela ne me plait pas beaucoup. Pourquoi tu ne t'allongerais pas pour te rendormir un peu ? dit le Docteur, en passant ses doigts dans les cheveux du Maître.
- Mais je n'ai pas envie de dormir ! J'ai envie de sortir et de faire quelque chose. Avec toi. Où est-ce qu'on s'est écrasé ?
- En fait, je n'en ai aucune idée. J'étais sur le point de sortir quand le TARDIS m'a annoncé qu'elle s'était crashé d'elle-même mais qu'elle allait bien. Puis je suis venu ici pour voir comment tu allais et … et bien, après avoir regardé dans ton esprit, je n'ai pas voulu te laisser seul, donc je suis resté ici avec toi depuis tout ce temps.
- C'est très gentil. Mais tu devrais vérifier où nous sommes. Imagine que l'endroit ne soit pas sûr ? lui fit remarquer le Maître.
- C'est forcément un endroit sûr. Notre accident est en fait volontaire, donc le TARDIS ne se serait pas posé n'importe où, ou dans un endroit potentiellement dangereux. Je ne m'en fais pas trop pour ça. Mais si tu veux absolument que j'aille quand même vérifier …
- Je viens avec toi, l'interrompit le Maître.
- Tu devrais rester.
- Oui, mais je n'en ai aucune envie. Je viens avec toi et tu ne peux rien faire pour m'en empêcher.
Le Maître lui offrit son sourire machiavélique, mais le Docteur y décela une pincée de pur bonheur.
- Ça, j'en doute mais puisque c'est ce que tu veux, tu n'as qu'à venir. Alors allons-y, Maître ! dit le Docteur, balançant ses jambes hors du lit et se levant d'un bond.
Le Maître alla plus lentement, et appela le Docteur pour le retenir alors qu'il était en train de quitter la pièce.
- Hé, attends-moi ! Tu sais bien que je ne peux aller nulle part par moi-même dans ce tas de ferraille.
- D'accord, je t'attends. Mais j'ai verrouillé ta chambre afin qu'elle ne bouge plus. Maintenant, il te suffit de sortir, de marcher jusqu'au bout du couloir, et en tournant à l'angle, tu te retrouveras dans la salle de contrôle. Et de même dans l'autre sens.
- Mais pourquoi tu as fait ça ? demanda le Maître en riant.
Parmi toutes les choses brillantes que le Docteur pouvait perdre son temps à faire, il avait choisit de verrouiller une chambre en place dans son vaisseau …
- Parce que. Avant de regarder dans ton esprit, je voulais travailler sur le TARDIS et j'avais peur que tu te réveilles et que tu aies besoin de moi. Alors je me suis dit que de cette façon, tu pourrais me retrouver plus facilement, dis le Docteur, appuyé contre le chambranle.
- Malin. Et ta chambre ? Est-ce qu'elle est elle aussi verrouillée, pour que je puisse t'y trouver, si tu n'es pas dans la salle de contrôle ?
- Je ne suis pas souvent dans ma chambre. D'habitude, quand je m'ennuie et que j'ai besoin de m'occuper, je vais à la bibliothèque ou bien je pars à la recherche de pièces oubliées ou même encore jamais ouvertes.
- Oh, dit le Maître en passant la porte, tout contre le Docteur.
Ils marchèrent, chose rare, jusqu'aux commandes, puis le Docteur ouvrit en grand les portes bleues et ils se lancèrent dans l'inconnu.
Excepté que ce n'était pas vraiment l'inconnu, car le Docteur y était déjà venu de très nombreuses fois. Ils étaient au marché intergalactique. Le TADIS s'était crashé exprès là où ils voulaient aller.
- Hum, s'interrogea le Docteur. Pourquoi a-t-elle prétendu s'être écrasé si c'était pour nous amener à destination malgré tout ?
- Ne me demande pas ça à moi, lui répondit le Maître en riant. C'est ton vaisseau, pas le mien !
- Certes.
- Et bien, dit le Maître en regardant rapidement autour de lui, par où on commence ?
- On devrait commencer par trouver un plan. Ils ont un moyen de transport qui t'emmène dans la section de ton choix, mais il faut pour cela trouver le moyen de transport en question et décider d'où nous voulons aller.
- Il y a une immense carte sur l'écran, là-bas, dit le Maître en pointant derrière le Docteur.
- Parfait ! s'écria le Docteur en s'élançant.
Puis, dans un élan qui lui venait d'on ne sait où, il revint sur ses pas et offrit sa main au Maître.
- Quoi ? demanda le Maître, interloqué, ses yeux faisant la navette entre la main et le visage du Docteur.
- Et bien, je me suis dit que … vu les circonstances, tu aimerais peut-être que …nous nous baladions … main dans la main ? dit le Docteur, perdant soudain toute confiance.
Mais l'immense sourire un peu niais qui illuminait le visage du Maître quand il saisit la main qu'il lui offrait le remplit de confiance pour les cent années à venir.
Ils se dirigèrent vers la carte, main dans la main, tout proche l'un de l'autre, et décidèrent de commencer par aller voir la zone dédiée aux petits appareils électroniques. Donc ils prirent le fameux moyen de transport qui ressemblait un peu à un bus, et y restèrent jusqu'à ce que leur arrêt soit annoncé.
Quand ils descendirent, le Docteur semblait satisfait alors que le Maître était plutôt effrayé. Toutes ces créatures fourmillant autour des étals … Il n'était jamais venu dans cette partie du Marché, et encore moins durant la période à laquelle le Docteur avait bien voulu l'amener.
Ils flânèrent pendant un long moment, s'arrêtant de temps en temps pour regarder un gadget intéressant, l'inspectant de leur main libre.
Puis ils arrivèrent devant un présentoir assez semblable aux autres, avec des choses que tous les autres vendaient ainsi que des objets uniques, mais une cliente fixait le Docteur, et Maître vit dans ses yeux un éclair qui montrait qu'elle le reconnaissait. Lui-même ne la connaissait pas, et comme le type de femme du Docteur ne se trouvait pas dans cet univers, il n'était même pas sûr qu'il la connaisse, du moins pour l'instant.
Le Maître essaya de la regarder de plus près, sans trop qu'elle ne le remarque. Elle était assez petite, avec de longs cheveux blonds, et son sourire lui semblait familier, bien qu'il ne puisse pas mettre un nom dessus.
Elle n'avait pas détaché ses yeux du Docteur, qui scrutait le moindre élément technologique qui lui tombait sous la main. Elle devait en avoir eu assez d'attendre qu'il la remarque et lui tapota sur l'épaule. Il leva les yeux du bric-à-brac de métal qu'il était en train d'examiner et la vit.
- Oh ! Nom d'un Dalek ! Qu'est-ce que tu fais ici ? Je te croyais morte ! Je t'ai vu mourir … Je ne pensais jamais te revoir !
- Je sais, répondit-elle d'une voix aigue mais puissante.
- Alors, que deviens-tu ? Que fais-tu dans cette partie de la galaxie ? lui demanda le Docteur avec enthousiasme.
- Apparemment la même chose que toi, lui répondit-elle. J'essaye juste de trouver quelque chose qui attirera mon attention.
- Exactement ! s'écria le Docteur en souriant.
Il semblait assez ému par la présence de la jeune femme. Il se rapprocha d'elle, la regarda et lui dit :
- Tu es aussi belle que dans mes souvenirs !
A ces mots, il sentit une pression de la part de la main du Maître.
- Docteur, tu nous présentes ?
- Oh oui, pardon, ça m'a complètement échappé, s'écria le Docteur. Ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de retrouver un être cher que l'on croyait mort, n'est-ce pas Maître ?
Il le désigna alors de la main :
- Voici le Maître. Maître, dit-il en désignant la jeune femme, je te présente Jenny.
Petit mot de l'auteur : J'espère qu'il n'est pas utile de présenter Jenny ! Et que pensez-vous de notre petit couple en devenir ? N'hésitez pas à me laisser vos impressions, ça ne vous prendra que quelques secondes et un petit clic. Et moi, je serai toute contente ! :D
