Me revoilà avec la suite.

Merci à toutes pour votre soutien ce qui m'a permis d'avoir la deuxième place aux concours,

MERCI MERCI MERCI

Merci beaucoup à Nafrayu qui m'a relu et corrigé ce chapitre.

Bonne lecture

Alors que je m'évertuais à comprendre tout ça, à me battre contre ma raison et chercher où étaient mes résolutions; la magnifique jeune femme, dont le corps était collé au mien, mon bras la serrant fortement contre moi, me ramena brusquement à la réalité.

- Dis Edward, je peux enlever le foulard maintenant ?

Chapitre 2: fin de soirée

J'attendais qu'il accepte que j'enlève le foulard autour de mes yeux mais je n'eus pas de réponse, je le sentis se dégager un peu de moi.

Le doute m'envahit, après tout il ne m'avait pas autorisé à parler, je n'aurais pas dû. Je ne savais plus quoi faire, je commençais doucement à paniquer quand, enfin, il me dit d'une voix lointaine.

- Qui te dit que je suis Edward, m'interrogea-t-il.

Ce fut mon tour de prendre mon temps pour répondre, Pouvais-je lui dire que j'étais sa plus grande fan hystérique de la planète? Pouvais-je lui dire que je n'ai jamais loupé un seul de ses matchs? Pouvais-je lui dire qu'un de mes moments préférés était les interviews car alors je pouvais entendre sa voix, je pouvais voir son tic à chaque fois d'ébouriffer ses cheveux? Pouvais-je lui dire que je connaissais tout de sa vie publique et de plus en plus privée depuis que je connaissais Alice? Pouvais-je lui dire que j'avais accepté des journées entières de magasinage, juste pour espérer en apprendre plus sur lui...

Pouvais-je lui dire qu'un de mes grands moments étaient quand il avait appelé chez Alice alors qu'elle était sous sa douche et qu'il lui avait laissé un message sur le répondeur et que j'en avais mouillé ma culotte d'entendre sa voix en direct?

Non je ne pouvais pas lui dire tout cela, même moi je me faisais le sentiment d'être une folle. Heureusement Alice était comme moi mais c'était Jasper qui la faisait tripper, alors nous étions toutes les deux dans notre folie.

Je me risquais quand même, après tout je ne voyais pas en quoi le fait que j'ai reconnu sa voix pouvais le surprendre.

- Je suis une grande supportrice de votre équipe, j'ai reconnu ta voix.

- Comment peux-tu en être sûre? interrogea-t-il encore.

C'était évident pour moi, seule sa voix pouvait me mettre dans l'état où j'étais.

- Et bien même si j'avais un doute, tu n'as pas la carrure de McCarthy, vous n'êtes pas beaucoup de ton acabit, donc j'aurais le choix entre Withlock et Newton, mais je sais que c'est toi, Edward...

J'avais à peine fini ma phrase qu'il se leva d'un bond, quelques secondes plus tard j'entendis la porte claquer. Je restais figée, ne comprenant pas trop ce qui se passait.

Je décidais de retirer le bandeau, puis je serais mes genoux contre ma poitrine. J'étais perdue, je ne savais plus quoi faire. Je venais de vivre le plus beau jour de ma vie. Edward m'avait fait sienne, il avait été un amant au-delà de toute espérance. Cependant il ne souhaitait visiblement pas que je sache que c'était lui.

Je soupirais. Personne d'autre n'aurait pu réveiller mon corps comme il l'avait fait. Je regrettais de ne pas avoir pu plonger mes yeux dans ses océans verts pendant nos ébats, j'aurais voulu le voir en train de jouir. Il devait être magnifique, ne le voyant pas revenir, je compris que ce fantasme ne se réaliserait pas.

Je soufflais d'agacement, ça devait bien faire 20 minutes qu'il avait claqué cette fichue porte.

Je décidais alors de me rhabiller et de sortir de cette chambre. Avant de sortir, je me retournais une dernière fois et une multitude de flash ou plutôt de sensations de nos moments me revinrent en mémoire. Je rougis en me souvenant de tout le plaisir qu'il m'avait donné. J'aperçus alors le lubrifiant, jamais je n'aurais cru être capable d'accepter la sodomie et encore moins d'aimer autant ça.

Je soupirais une dernière fois avant de sortir de la pièce. Je me dirigeais alors tranquillement vers les salles à vivre, ne sachant pas trop quoi faire. J'étais venue avec Alice et je n'avais pas eu de nouvelle d'elle, je ne sais même pas avec qui elle passait la nuit.

Arrivée au salon, une véritable partouse se jouait sous mes yeux. Il y avait un entremêlement de corps ruisselant de sueur. J'eus instantanément un coup de chaud à cette vision. J'avais du mal à voir le commencement d'un corps et sa fin, je voyais surtout une ribambelle de bites qui s'enfonçaient dans tous les trous, des seins palpés, des gémissements.

Oh mon dieu, ce spectacle me troublait plus que nécessaire mais ce qui me surprit le plus c'est mon acharnement à déchiffrer ses corps, mon cœur se serra dans la crainte d'y voir Edward. Ne le voyant pas je parcourais alors la salle des yeux et je le vis, adossé contre un mur, une blonde à genou devant lui en train de le sucer.

Mon cœur tomba en miettes par terre. Quelle naïve avais-je été, que pouvais-je bien espérer de lui. J'avais signé un contrat très clair, je n'aurais jamais dû avoir d'espoir même après tout le plaisir que nous nous étions donné.

Je ne pouvais détacher mes yeux de lui, il regardait la blondasse s'activer sur lui - mes mains se serrèrent en poing - j'étais furieuse de ne pas avoir le droit d'être en colère. J'étais furieuse d'être jalouse de cette fille.

Comme s'il avait senti mon regard, ses yeux se posèrent sur moi. Enfin! J'avais attendu cela depuis qu'il avait parlé dans la chambre, je voulais croiser son regard. Nous nous toisons mutuellement. J'étais incapable de bouger, comme hypnotisé, happé par son regard. Alors qu'il me regardait toujours intensément je le vis poser ses mains sur les cheveux de la fille pour les empoigner et il se mit à donner des coups de hanche, là devant moi, il baisait littéralement la bouche de cette blondasse.

Mon cœur se déchira et mes yeux me piquèrent. Alors que sa jouissance arrivait, il rompu le contact, jetant sa tête en arrière.

C'était trop dur, une fois libérée de son regard, je m'enfuis.

Je trouvais rapidement une pièce vide. C'était un petit bureau avec des fauteuils d'apparence moelleux. Je m'assis dans l'un d'entre eux, remontant mes genoux contre ma poitrine tout en tentant de garder le contrôle.

Comment l'espace de quelques heures j'avais pu totalement m'abandonner à un homme, comment avais-je pu croire à autre chose que cette réalité-là?

Je posais ma tête sur les genoux quand je vis quelqu'un d'autre dans la pièce bien plus au fond.

- Oh pardon, je ne voulais pas vous déranger, dis-je en me levant.

- Non, non pas de problème.

La personne se leva et vient à ma rencontre, c'était Jacob. Il jouait comme allié, il était même bon joueur. J'avais beau le trouver trop en muscles, je dois avouer qu'il avait beaucoup de charme et ne me laissait pas insensible.

Il s'approcha de moi, comme gêné. Je devais reprendre mon masque de gaité, faire ce pourquoi j'avais signé et me montrer charmante quelques soit la situation.

Je lui sortis alors :

- Bonne année Jacob.

Il écarquilla les yeux et sourit grandement.

- Bonne année à toi.

Il leva la tête et se mit à pester :

- Mince il n'y a pas de gui, je ne peux pas te voler un baiser. Quoique il doit bien y avoir du gui quelques part dans cette foutue baraque, rit-il tout en me tirant par le bras pour me lever et m'entrainer, je-ne-sais-où.

A peine avions-nous fais un pas, qu'Edward apparu dans l'encadrement de la porte, ses yeux étaient noirs. Il semblait très en colère.

- Je ne crois pas t'avoir autorisé à sortir de la chambre, me reprocha-t-il.

Me tenant derrière Jacob qui m'avait prit la main, j'étais interdite. Je n'osais pas bouger.

- Retourne-y maintenant, lâcha-t-il.

Je lâchais la main de Jacob et me dirigeais alors vers le couloir menant aux chambres.

- Edward, putain à quoi tu joues? Commença Jacob.

- Les règles! C'est moi son maitre ce soir et j'en fais ce que j'en veux, OK ?

Le ton montait. Cependant je n'entendis pas le reste de la dispute, j'essayais de me souvenir de quelle chambre je venais. Je m'arrêtais devant une, j'allais entrer quand des gémissements m'en dissuadèrent. Je collais mon oreille contre, pas de doute c'était la fête de l'autre côté.

Enfin je crus reconnaitre la porte, je posais mon oreille pas de bruit, j'entrepris de l'ouvrir doucement. Jetant un œil à l'intérieur, je vis les vêtements d'Edward, il n'y avait pas de doute c'était bien là. J'ouvris complétement la porte et pénétra à l'intérieur. Je ne savais pas trop quoi faire, je fis seulement quelques pas dans la pièce lorsque je sentis une présence dans mon dos suivit d'une porte qui claque.

Je sursautais et fis face à un Edward très en colère.

J'étais figée, incapable de penser correctement.

Il s'approcha de moi et commença à retirer avec brusquerie mes vêtements.

- Je ne t'avais pas autorisé à te rhabiller.

Alors qu'il me déshabillait avec un peu de brutalité, je restais immobile. Commençant à avoir peur, je ne comprenais plus du tout ce qui se passait. Comment les choses avaient-elles tournées si mal en si peu de temps?

Une fois mes habits arrachés plutôt que retirés, il s'approcha de moi. Je ne pus que reculer, jusqu'à ce que je sois accolé au mur. Il fondit alors sur mes lèvres et m'étreignit de façon brutale, capturant mes lèvres et mordant ma lèvre inférieure avant de la relâcher.

Il recula:

- C'est ça que tu veux : être la putain de joueurs de Hockey ?

Son ton était froid et menaçant, fissurant mon cœur de manière irrémédiable. Il malaxa durement mes seins, me toucha, il passa sa main sur mon intimité. J'avais peur, toute trace d'excitation était partie lorsqu'il s'était acharné sur mes vêtements.

Voyant à quel point je pouvais être sèche, il jura:

- Fais chier, cracha-t-il.

Il se détacha de moi et scanna rapidement la pièce avant de trouver ce qu'il convoitait, il revient rapidement avec le tube de lubrifiant. Je retenais une grimace.

Il s'en étala sur ses doigts avant d'en enfoncer deux dans mon vagin sans ménagement.

Je retiens un cri de douleur.

Il reprit le tube et en étala un peu partout sur mon sexe puis le lâcha.

Il revient vers moi s'accrochant à mes hanches. Ses mains descendirent sur mes fesses, sa droite se dirigea vers l'intérieur de mon genou et il le fit remonter sur sa hanche. Même avec mes talons j'étais bien plus petite que lui, il repositionna alors ses mains sur mes fesses pour me hisser à lui me faisait accrocher ses jambes autour de sa taille.

Mon dos reposa alors brutalement contre le mur alors qu'il s'insinua en moi de manière impatiente.

Je gémis, je ne savais vraiment pas si j'éprouvais du plaisir ou de la douleur, surement un mélange des deux.

J'aurais pu prendre du plaisir s'il n'avait pas décidé de se remettre à parler tout en me martelant.

- C'est ça que tu veux? Qu'on te prenne comme une chienne en chaleur que tu es.

Il s'enfonçait fort en moi, comme pour accentuer ses dires. Mes ongles étaient plantés dans ses omoplates, j'avais du mal à faire face à la situation. Il me pénétrait sans relâche et de manière si brutale.

- Tu veux que j'appelle Jacob et qu'on te prenne tous les deux, c'est ça que tu veux ? Tu veux être baisé, t'aime ça ? Tu veux que je t'attache sur le lit et que tous les membres de l'équipe te prennent à tour de rôle. En bonne supportrice que tu es, tu aimerais ça, hein salope ?

Tout en me sortant ses insanités, il me martelait sans fin. Je tentais de me déconnecter de tout cela. J'avais mal. Beaucoup plus psychologiquement que physiquement mais j'avais quand même mal, je voulais que ça cesse. Je ne voulais plus l'entendre dire toutes ses choses, je ne voulais plus.

Ses mouvements devenaient de plus en plus saccadés. Je n'arrivais plus à retenir ma tête qui frappait à chacune de ses poussées contre le mur. Je pleurnichais plus que je gémissais tentant de faire le moins de bruit possible.

Enfin sa jouissance arriva, il cria :

- PUTAIN, tout en s'effondrant contre moi retenu par le mur.

J'étais pétrifiée et je n'osais bouger. Je devais me concentrer pour garder en moi le flot de larmes et de cris qui menaçaient de sortir. J'avais mes jambes toujours enroulées autour de lui. Il recula un peu son torse, passa ses mains derrière son dos pour me faire desserrer les jambes.

Il se recula de moi et je m'effondrai au sol incapable de tenir debout après ce traitement.

Je baissais la tête, j'avais trop peur de lire dans ses yeux à ce moment-là. Pourquoi toute cette haine et cet acharnement? Je n'avais rien fait, rien à part souhaiter une bonne année à Jacob, rien à part m'abandonner à lui, rien qui mérite son attitude.

Nous restâmes quelques minutes comme ça. Moi par terre, la tête basse, lui devant moi. Je ne voyais que ses pieds dans mon champs de vision. Je tentais toujours de garder le contrôle de mes émotions, pour cela je tentais de respirer lentement.

- J'espère que ça te passera à toi et à Alice l'envie d'expérimenter ce genre de soirée, cracha-t-il avant de tourner les talons.

Une fois la porte claquée, je repliais mes genoux contre moi et, tout en posant ma tête dessus, je permis à quelques larmes de s'échapper de mes yeux.

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Je n'ai perdu personne ?