Merci pour votre engouement. Du coup je vous livre déjà le chapitre 3, désolée, il n'a pas été corrigé, j'espère ne pas avoir laissé trop de fautes !

Sandrine : Merci, le point de vue d'Edward n'est pas prévu pour l'instant.

Bonne lecture

Chapitre 3 : l'emménagement !

Je ne sais pas combien de temps je restais là sans bouger, dans un état second.

C'est la voix d'Alice qui me sortit de ma torpeur, je passais rapidement mes mains sous mes yeux, espérant ne laisser aucune trace de ma détresse. Je figeais un sourire sur mon visage, Alice étant déjà rentrée dans la chambre.

Elle se figea en me voyant, fronça les sourcils avant d'ajouter :

-Tu es là, ça fait un quart d'heure que je te cherche, tu vas bien ?

Je tentais d'agrandir mon sourire.

-Je suis morte, tentais-je de plaisanter.

Elle me regarda encore plus suspicieusement. Je tentais de me relever mais mes muscles étaient raides entre mes heures par terre et nos ébats, j'avais mal partout.

Je ne pus m'empêcher de grimacer.

Alice vient donc à mon aide en soupirant :

-Qu'est-ce qui s'est passé ?

-Euh rien.

-Bella ! M'avertit-elle.

-Trop de sport de chambre, tentais-je une nouvelle fois de plaisanter.

Elle leva les yeux au ciel.

Voyant mes vêtements par terre, elle me tendit son manteau. Je l'en remerciais tout en l'enfilant.

Une fois dans le couloir, je vis un sourire niais s'afficher sur son visage, les yeux dans le vague.

Je souris sincèrement à mon tour, mon amie devait avoir passé une bonne soirée.

-Alors ? La questionnais-je.

La ramenant à la réalité elle perdit son sourire et me regarda en fronçant les sourcils.

-Toi d'abord, cracha-t-elle.

-Le pied ? C'était entre la question et l'affirmation.

-Hummm, fit-elle, on verra ça plus tard.

Puis d'un coup son mode hystérique fut de retour alors qu'elle me prenait les mains en sautillant.

-Oh si tu savais Bella, j'ai passé la plus belle nuit de ma vie, c'était wahou, méta-orgasmique, il baise comme un Dieu, non non, rectification c'est le Dieu du sexe. Je n'ai pas arrêté de voir des étoiles et tu sais quoi ?

Je la regardai interrogative avec un sourire amusée, c'était du tout chier d'Alice d'être une pile électrique même après une nuit d'orgie.

-Quoi ? Lançais-je.

-Il m'a demandé mon numéro de téléphone, exulta-t-elle.

Cette révélation me mit un coup de poignard dans le cœur, je me retenais de ne pas être jalouse de ma meilleure amie.

- Qui ça ? La taquinais-je.

-Pffffffff Bella des fois tu m'exaspères, me dit-elle tout en me poussant vers la sortie.

Alors que nous arrivions vers la porte, nous fumes interrompus par James qui nous donna une enveloppe, il nous dit qu'il y avait une copie de notre contrat et nous rappelait que tout ce qui c'était passé cette nuit demeurait confidentiel et que toute divulgation serait suivi d'une plainte à notre encontre.

Alors que nous acquiesçons et que nous allions partir, il me retient et me dit :

-Bella il y a également un petit quelques choses en plus pour toi, et il me fit un clin d'œil avant de partir.

Mon cœur se serra, je repensais au fait que Jasper avait demandé à Alice son téléphone, pourrais-je avoir cette même chance quoi que j'aurais bien été embêté au vu de notre dernier échange.

Je ne pus attendre plus longtemps et j'ouvris l'enveloppe, j'y vis le contrat et un papier plus petit au fond, je m'en accaparai et le porta à mes yeux.

Mon cœur tomba dans ma poitrine, c'était pire qu'une gifle, c'était un couteau dans le cœur, un rabaissement hors norme, je tenais dans mes mains un chèque de 10 000$ avec un post-il collé dessus « tu les as bien mérités ».

C'était comme si tout mon corps venait de se faire piétiner, je me faisais mettre plus bas que terre, il me signifiait que je n'étais rien d'autres à ses yeux qu'une pute.

Je fus de nouveau ramener à la réalité par Alice qui venait me tirer par le bras toujours aussi excitée.

-Tu viens nous avons des cartons à faire, s'exclama-t-il.

J'étais en plein cauchemar.

J'ai rencontré Alice lors de ma première année de fac, nous étions à deux chambres l'une de l'autre, nous fîmes connaissance dans la salle commune pendant que nous suivions le hockey.

Voyant que nous avions la même passion, nous nous sommes retrouvées pour commenter les matchs et le reste, je sus de suite qu'elle avait un penchant pour Jasper alors je lui avouais le mien. C'est seulement au bout de 6 mois qu'elle m'avoua être la sœur d'Edward.

J'avais été estomaqué par cette révélation. Notre entente étant déjà bien établi, pendant un temps je n'osais plus parler d'Edward mais vu qu'elle continuait ses délires sur Jasper et qu'elle ne parlait jamais d'Edward comme son frère quand nous regardions le match, les mauvaises manies sont revenues et nous reprîmes nos divagations ensembles.

Alice m'avait fait comprendre que son frère était un coureur et nous supposions que c'était aussi le cas pour Jasper alors nous nous soutenions l'une et l'autre.

Lors de notre deuxième année de fac, nous réussîmes à être dans la même chambre et je dois avouer que ce fut la meilleure colocation que je n'avais jamais eu. A part la vision du shopping, nous partagions beaucoup de choses, nous étions toujours sur la même longueur d'onde.

Nous allâmes assister à quelques matchs grâce à des entrées que lui avait refilées Edward mais jamais il était venu nous voir au grand drame d'Alice qui rêvait qu'il lui présente Jasper.

Enfin en début de l'année scolaire, nous fumes séparés, nous étions carrément dans deux bâtiments opposés et je dois dire que l'une comme l'autre nous en trouvions peiné.

En novembre, Alice m'annonça qu'un appartement dans le centre appartenant à sa famille se libérait, il y avait 3 chambres et nous pourrions y vivre en colocation.

J'avais hésité dans le sens où je ne voulais pas être à la charge d'Alice, mais j'adorais l'idée. Après quelques semaines d'harcèlement de sa part, je finis par lui dire oui.

Nous devions emménager en ce début d'année, mon père devait venir dans quelques jours nous aider.

J'avais l'impression de manquer d'air, comment pourrais-je vivre maintenant avec Alice dans un logement familiale et prendre le risque de voir Edward. Une petite voix me dit alors que jamais en plus de deux ans je n'avais vu Edward venir jusqu'à sa sœur, visiblement ils se voyaient lors des repas familiaux.

Je me remis à respirer réalisant qu'il n'y avait pas de raison que je le croise plus chez nous qu'avant.

Cependant je n'arrivais pas à enlever ce mauvais pressentiment qui me pressait le cœur.

Mon père nous aida à déménager ma chambre et celle d'Alice, ses parents étaient partis juste avant le nouvel an et mon père tenait à faire un geste, c'était sa participation.

Il était ravi que j'emménage avec Alice, il avait beaucoup d'estime pour elle.

Nous finîmes les allers retours à 18 heures.

Nous commandâmes des pizzas que nous mangions sur des cartons, seuls nos lits avaient été faits pour la nuit.

Nous étions le 4, je n'arrivais toujours pas à me remettre complétement de nouvel an, je cherchais ce qui avait tourné au drame. J'avais comme vécu deux nouvel an, un de rêve mais avec les yeux bandés et enfin un deuxième les yeux ouverts sur une réalité cauchemardesque.

Mon père nous laissa nous embrassant toutes les deux.

Une fois ce dernier parti, nous débarrassâmes le sofa des cartons pour s'affaler dessus. Nous ne dimes rien pendant un instant quand Alice rompit le silence :

-Il ne m'a pas appelé.

Elle n'avait pas besoin de spécifier de qui elle parlait, je compatissais à sa douleur.

Je lui pris la main et la serait légèrement, il n'y avait pas besoin de mot, elle savait que j'étais là pour elle.

Elle se recroquevilla et vient placer sa tête sur mes genoux, je lui caressais doucement les cheveux.

-Tu me raconteras un jour ton nouvel an Bella, m'interrogea-t-elle sans prévenir.

-J'en doute, répondis-je sincèrement.

Elle soupira.

Nous restâmes un long moment sans bouger avant d'arriver à se lever et se trainer dans notre lit, laissant les boites de pizza en plan.

Il était rare de voir Alice si abattue, c'était elle le moteur dans ces cas-là j'avais du mal à mettre mon masque d'insouciance.

Heureusement le lendemain Alice était de nouveau égale à elle-même, elle avait réussie à ranger toute la cuisine et sa chambre. Elle m'avait laissé choisir ma chambre en premier mais je savais laquelle elle souhaitait, je lui laissé donc celle avec le plus grand dressing.

Elle ne fut pas dupe de ma décision mais c'était notre complicité à nous.

Alice sautillait partout, après un rapide déjeuner elle m'envoya ranger ma chambre alors qu'elle s'occupait de la salle de bain.

Une fois fait nous finîmes ensemble de ranger le bureau et le salon. Nous arrivames au bout de notre tâche à 16 heures.

Nous avions réussi à brancher la télévision, ce soir il y avait un match de hockey. Malgré notre cœur lourd nous avions décidé de le regarder.

Pour nous remonter le moral Alice décida que nous avions besoin de ravitaillement, ni une ni deux, elle disparut dans sa chambre et revient quelques minutes après avec son sac à main.

-L'heure est grave ma fille me dit-elle de façon théâtrale, je vais chercher les glaces nous en avons besoin.

Je souris à cette idée et elle s'engouffra dans l'entrée, quelques secondes plus tard j'entendis la porte claquée.

Je ris de son attitude.

Je me retournais dans la pièce nous avions bien travaillé enfin surtout elle.

Je me sentais chez moi ici, c'était très accueillant. Nous pourrions recevoir des amis, faire quelques fêtes, nous avions chacune notre espace. Nous avions aménagé un bureau très sympa, nous pouvions travailler l'une en face de l'autre, notre bibliothèque était bien fourni : pour moi de la littérature et pour Alice des bouquins d'art et de mode.

Nous nous étions créé un véritable cocon, je savais que nous nous protégerions du mieux de nos capacités, c'est pleine d'espoir que je parcourais mon nouvel espace de vie.

Alors que je m'extasiais sur notre salon, je fus interrompu par la sonnette.

Ah cette Alice, trop instinctive, elle en oublie ses clés.

C'est en rigolant que je commençais à crier en me dirigeant vers la porte :

-Franchement Alice, dès le premier jour, tu…

Alors que j'ouvrais la porte pensant y accueillir mon lutin préféré, je fus pétrifiée dans mon mouvement par des yeux exorbités qui me regardaient incrédules.

-Edward ! M'étranglais-je en reconnaissant mon visiteur.