Merci à toutes pour votre soutien et engouement pour cette histoire.
Autant que les choses soient claires :
Edward est un gros con, salop qui considère Bella pire qu'une catin se tapant des célébrités,
pour elle c'est tout l'inverse c'est son idole, son fantasme sur pattes et j'en passe,
maintenant que ça c'est dit, j'espère que vous allez aimer la suite !
Caroline : Je ne sais pas quand je vais publier exactement mais ça sera régulier.
Sophie : Merci et merci
PatiewSnow : Les raisons de la visite dans ce chapitre, merci pour tes commentaires.
Larsand : Ce n'est pas facile de se rebiffer contre son idole !
Anykim :merci et ça va pas aller en s'arrangeant.
Masen : La suite ben c'est maintenant. Je poste régulièrement, il vous suffit de vous inscrire et mettre la fic en alerte pour être prévenu par mail.
Bonne lecture !
Chapitre 4 :
Il fronça les sourcils.
-Que fais-tu ici ? me demanda-t-il tout à trac.
-Euh, je vis ici, dis-je incertaine face à cette inquisition.
Je le vis serrer ses poings.
-Mais je refuse, cracha-t-il.
Je fus estomaquée par une telle agression.
Nous nous toisions.
La surprise passée, je me ressaisis, nous n'étions plus au chalet je ne lui devais rien. J'avais fait des confettis du chèque, je n'étais plus sous sa domination.
Je pris une profonde inspiration avant de me redresser légèrement :
-Et en quoi ça te concerne ? L'agressais-je à mon tour.
Il fronça les sourcils et répondit beaucoup trop calmement :
-Cet immeuble m'appartient.
J'écarquillais les yeux face à cette révélation et les paroles d'Alice me revinrent en tête : « ça appartient à ma famille » avait-elle dit, oui sa famille pas ses parents. J'ouvris la bouche face à cette constatation. Qu'allais-je faire ?
-Je… euh… bafouillais-je.
Je ne savais plus quoi penser, alors je me risquais :
-Je partirais bien, mais Alice ne comprendrait pas sans explication et j'ai signé un contrat qui m'oblige au silence, lui crachais-je.
Je ne lui laissais par répondre que je le défiais :
- Alors je t'en prie explique-lui.
Son visage passa par plusieurs expressions, je n'eus pas le temps de faire un seul mouvement que je me retrouvais plaqué contre le mur de l'entrée quelques mètres derrière moi.
Edward écrasait mon corps du sien, une de ses mains me tenait fermement au niveau du cou son pouce sur ma gorge m'obligeait à lever le visage vers lui.
Son autre main restée le long de son corps se posa sur ma cuisse et remonta en dessous de mon short.
J'en avais le souffle coupé.
Il me dévisagea un moment, me tenant complétement à sa merci.
J'étais trop pétrifiée pour dire un seul mot. Je revoyais la scène dans la chambre quand il m'avait pris brutalement, sa main sur ma cuisse me brulait.
J'haletais…
Alors que ses yeux balayaient mon visage, il finit par les fermer et les serrer forts alors que ses mains se crispaient que ça soit celle sur mon cou ou celle sur ma cuisse.
Il les rouvrit, son regard était dur et sa voix était froide :
-Tiens-toi éloigné de moi.
Et sans que je ne puisse réagir, il me relâcha brusquement me faisant vaciller et tomber au sol alors qu'en deux pas il était sorti, la porte encore ouverte.
Je portais mes mains à mon cou, me massant légèrement, je tentais de décrypter ce qui venait de se passer. Je ne comprenais rien à son attitude, les larmes montèrent à mes yeux.
J'essuyais rapidement une traitresse qui s'était échappée, rageant contre moi, contre toutes ses émotions que je ressentais quand j'étais si proche de lui. Sa main sur ma cuisse m'avait envoyée des frissons dans tout le corps.
Pourquoi voulais-je encore qu'il me touche alors qu'il me rabaissait plus bas que terre à chaque fois.
Je me relevais furieuse, furieuse contre moi, contre lui, contre la situation sans issue.
Tous mes espoirs, mes fantasmes envolés.
Enfin une bonne partie avait été réalisée cette nuit-là mais j'aurais voulu qu'il m'appartienne plus qu'une nuit, j'aurais voulu être celle qui fasse chavirer son cœur, celle qui était différente.
Je refermais la porte posant ma tête contre cette dernière. Il fallait que je trouve une ligne de conduite. Me tenir loin de lui, OK je pouvais le faire, je doute qu'Alice l'invite sans m'en avertir, je pourrais prétexter une sortie ou des révisions à la bibliothèque. Ensuite je n'avais qu'à refuser les invitations chez les parents d'Alice, c'était simple et c'est ce que j'allais faire.
Je retournais au salon résolue à essayer de tirer un trait sur lui, le cœur lourd car franchement je savais que c'était un amour à sens unique qui ne s'effacerait jamais complétement.
Je balayais le salon des yeux cherchant le sentiment que j'avais eu avant sa visite mais impossible de retrouver cette plénitude.
Je me mis à brasser de l'air, préparer notre soirée avec Alice.
Et dire que j'allais passer quelques heures à le regarder jouer… j'étais maso.
Alice arriva en sautillant, les bras chargés d'aliments sur-caloriques. Elle me regarda bizarrement et fronça les sourcils.
-Tu as quoi au cou ? M'interrogea-t-elle.
-Quoi ? Dis-je dubitative.
-Ton cou !
Je me dirigeais vers le miroir de l'entrée et je découvris une plaque rouge là où il avait posé ses doigts.
J'écarquillais les yeux, on y voyait heureusement pas la trace de ses doigts, juste une zone rougit.
-Ah ça, m'exclamais-je désinvolte, je me suis grattée.
J'étais revenue au salon où Alice pencha la tête en me regardant, cherchant surement si elle devait faire comme si elle croyait à mon mensonge.
Elle haussa les épaules.
-Prête ? me dit-elle.
Je lui fis un petit sourire.
-Bien sûr.
Nous nous installâmes sur le canapé, rapprochant la télécommande de la télé. Le match ne commençait que dans une vingtaine de minutes, nous profitâmes donc de ce temps pour trinquer et parler un peu des jours à venir.
Alice voulait faire une pendaison de crémaillère. Je grimaçais à l'idée. Elle allait surement inviter Edward. Enfin il sait que je vis ici maintenant donc je ne peux décemment pas manquer ma propre crémaillère, il devra trouver quelques choses pour s'excuser.
Elle s'extasia jusqu'au début du match sur les préparatifs, projetant une sortie shopping pour nous trouver des robes de rêve.
Le match commença et Alice tomba en pamoison devant Jasper, elle soupirait à chaque fois qu'il était à l'écran. Nous avions du mal à les reconnaitre autrement que par leur numéro et leur nom dans leur dos.
Edward joua étonnamment mal ce soir-là, il se prit plusieurs pénalités se faisant sortir du jeu et mettant son équipe en infériorité numérique. Nous pouvions voir leur entraineur s'arracher les cheveux et hurler devant les fautes et l'agressivité d'Edward.
Jasper par contre lui brilla, il fit plusieurs passes tactiques décisives et un but, ce qui permit à l'équipe de sortir victorieuse à 5 contre 4.
Nous discutâmes un peu du match après, Alice me demanda tout à trac :
-Dis mon frère ne serait pas passé avant le match ?
Je fus abasourdie, elle m'impressionnait par sa perspicacité.
-Pourquoi tu penses ça ? Eludais-je.
-Peut-être parce qu'il vit au dernier étage, je pensais qu'il serait venu me saluer avant son match, me répondit-elle en haussant les épaules.
J'ouvris la bouche face à cette révélation :
-Es-tu aurais pas pu me le dire avant ? Me révoltais-je.
-Ça aurait changé quoi ? me demanda-t-elle nonchalante.
Je bredouillais perdant mes mots.
-Agr tu m'énerves Alice. Finis-je en me levant alors qu'Alice fixait toujours son téléphone espérant un appel de Jasper.
Alors que je me dirigeais vers ma chambre, je vis que d'une certaine manière Alice vivait la même détresse que moi, je soufflais :
-Je m'excuse Alice, à demain.
J'eu beaucoup de difficultés à m'endormir. Savoir Edward à seulement quelques centaines de mètres de moi me troublait. C'est quand mon cerveau ne fut plus en état de réfléchir que mon corps se mit enfin en pause.
Le lendemain nous ne parlions plus de l'incident de la veille. Nous mettions au point notre crémaillère qui aurait lieu en fin de semaine ce qui me permettait de penser à autre chose qu'à lui.
La liste des invités était trop longue à mon gout mais je ne voulais pas contrarier une nouvelle fois Alice.
Pour ma part, je n'avais pas beaucoup d'amies, quelques-unes de la fac, Alice était mon amie la plus intime.
Les jours passèrent rapidement, maintenant que je savais qu'Edward vivait dans l'immeuble, j'avais glissé un mot dans sa boite aux lettres la veille de notre crémaillère.
« Je ne peux décemment pas être absente à ma propre crémaillère, je pense que tu trouveras facilement une excuse pour Alice ».
Je n'avais pas signé, c'était suffisamment clair, s'il voulait que je reste éloigné de lui qu'il commence à se tenir éloigné de moi.
Cette nuit-là je dormis encore mal, j'avais comme le sentiment de ne pas être seule, enfin c'était très étrange. C'était comme un pressentiment.
Alice m'avait trouvé une jolie robe noire pour notre soirée, un col carré avec de large bretelle. Il y avait un ruban de satin qui soulignait le dessous de ma poitrine, la mettant en valeur et se terminait par un nœud dans mon dos. Elle était en dessous évasée et m'arrivait à mi-cuisse.
Alice avait insisté pour m'acheter également un porte jarretelle pour que je porte des bas avec la robe. J'avais bien tenté de résister mais elle m'a soutenue qu'il fallait que je me sente fatale pour garder le contrôle de notre soirée et que je domine la fête. Nous devions être resplendissantes selon elle, nous commencions une nouvelle vie d'indépendance dans notre logement.
Je souris à sa tirade et me laissa embarquer dans ses idées lubriques.
La soirée arriva vite, notre salon était envahi, il y avait des personnes que je n'avais jamais vues, visiblement le bouche à oreille avait eu lieu et l'annonce d'une fête avait entrainée des visiteurs.
Il était déjà passé minuit et à mon plus grand soulagement pas de signe d'Edward.
J'étais en train de ravitailler de biscuits apéritifs en tous genres la table basse, m'amusant à me baisser en avant relevant ainsi ma robe, je savais de cette manière que le haut de mon bas se voyait.
J'avais pris le contrôle et m'en amusait comme me le disait Alice, j'entendis siffler derrière moi mais n'y prêtait pas attention continuant consciencieusement ma tâche un petit sourire aux lèvres.
Quand je fus parcouru d'un frisson, je relevais la tête et je croisais ses yeux noirs me fixer. Je sentis mes jambes trembler et comme si mon corps avait sa propre volonté mes genoux se plièrent me mettant accroupi pour finir ce que je faisais. J'entendis des protestations dans mon dos, je jetais alors rapidement un coup d'œil à Edward qui avait la mâchoire crispée et serrait les poings.
Je me dépêchais de finir et repartie rapidement à la cuisine. Je déposais le plateau et pris appui sur le plan de travail, la tête basse soufflant fortement.
Pourquoi était-il là ? Pourquoi fallait-il que ton mon corps réagisse à sa vue ?
Je reprenais tout doucement mes esprits cherchant pourquoi il était venu et comment je pouvais m'éclipser, je ne pouvais décemment pas rester dans la cuisine le reste de la soirée.
Je fus sortie brutalement de mes pensées par une main qui m'attrapa le bras et me tira dans le couloir.
J'étais déjà devant la porte de ma chambre quand enfin je réagis pour essayer de me débattre :
- Edward, lâche-moi !
Il ne tient pas compte de ma remarque et me fit rentrer dans ma chambre et claqua la porte derrière nous avant de s'avancer dangereusement vers moi, je reculais.
Il attrapa alors ma robe qu'il tira, la déchirant.
-Que tu sois une pute c'est ton problème, mais hors de question que tu donnes cette image à ma sœur, change toi.
Il continua à me dévêtir malgré mes protestations, la robe se retrouva à mes pieds, je retenais mes larmes. Je ne comprenais vraiment pas son attitude, la tenue d'Alice était pire que la mienne.
-Arrête, gémis-je.
Il me toisa méchamment avant de se reculer, comme un peu choqué par la vue, j'étais en sous vêtement devant lui.
Il se crispa à nouveau alors que ses yeux balayaient mon corps.
- Change-toi, cracha-t-il avant de sortir de la chambre en claquant la porte.
Je m'effondrais par terre ça devenait une habitude suite à mes rencontres avec lui. Je restais quelques minutes à compléter la robe inutilisable.
J'étais furieuse, il n'avait pas le droit. Je ravalais mes larmes.
Je me relevais résolue à garder le contrôle.
Je fouillais alors dans ma garde de robe cherchant ce que j'avais de plus provocant et là je découvris ce que j'avais eu honte de porter une fois.
Alice m'avait emmené à une soirée blanc, elle m'avait trouvé une robe qui ne laissait rien deviner de mon anatomie tellement elle me moulait, c'était une robe bustier blanche qui faisait comme un draper autour de mon corps et qui finissait juste en dessous de mes fesses.
Il était exclu de porter des sous-vêtements avec cette tenue tellement c'était une deuxième peau. Lorsque je l'avais porté la première fois, j'avais ajouté une redingote blanche qui cachait pratiquement tout de la robe, mais ce soir j'allais assumer.
Je me mis donc nue et enfilais la robe.
Je n'avais pas de chaussures assorties, je décidais donc de rester pied nu, j'étais chez moi, alors je pouvais me permettre cette fantaisie.
Je me regardais dans le miroir, me faisant rougir moi-même tellement elle en était provocante.
Je respirais un grand coup et sortis de ma chambre sautillant sur la pointe des pieds jusqu'au salon.
Les conversations allaient bon train, j'entendis quelques commentaires à mon arrivée qui me firent sourire.
Par contre ce que je n'avais pas vu venir c'est Edward.
-Tu dois être Bella, m'interpella-t-il, la colocataire de ma sœur ?
Il s'approcha de moi souriant, je le regardais incrédule alors qu'il s'avançait toujours.
A quoi diable jouait-il ?
Alors qu'il n'était plus qu'à un mètre de moi, il fit un grand geste comme s'il perdait l'équilibre et vient écraser son verre contre ma poitrine faisant couler le contenu contre ma peau.
Je poussais un petit cri face à la sensation froide de la boisson.
Il releva les yeux vers moi pendant qu'il levait délibérément le coude pour finir de verser le contenu de son verre dans mon décolleté tout en s'exclamant :
-Oh mon dieu que je suis maladroit, je suis désolé.
Alice poussa un cri en me voyant recouverte du liquide.
-Bella, cria-t-elle.
Edward toujours face à moi me regardait de nouveau avec ses yeux noirs.
Ses yeux descendirent sur mon corps, je baissais les miens également jugeant des dégâts, on pouvait voir en transparence mes tétons durcis par le froid. J'étais mortifiée de honte alors qu'Alice s'approchait gesticulant face au massacre.
Edward enleva sa veste m'enveloppa dedans et dit à Alice d'une voix sombre :
-C'est à moi de récupérer les dégâts Alice, laisse-moi accompagner Bella à sa chambre.
Alice resta la bouche ouverte, son ton n'était pas à la contestation.
Il me poussa alors dans le couloir vers ma chambre. J'aurais dû protester mais la seule chose que mon esprit était capable de retenir c'est que j'avais son odeur tout autour de moi.
