Merci à toutes pour vos commentaires, ça me touche vraiment beaucoup.
Je suis un peu perturbée en ce moment, je fais un peu n'importe quoi comme oublier d'envoyer mon chapitre de RM à ma béta adorée et laisser passer une semaine, ou encore ne trouve pas le temps de répondre à toutes vos attentions.
Enfin bref, je me dis qu'un nouveau chapitre qui arrive vite me fera pardonner tout ça !
Bonne lecture
Chapitre 6
Tout le monde s'était figé dans le salon.
J'entrainais Alice avec moi sur le canapé.
Edward recula à l'autre bout de la pièce ne lâchant pas Jasper des yeux.
Les autres s'étaient juste avancés de quelques pas.
Un silence pesant se fit.
J'entendis Alice soupirer dans mes bras se relever et faire face à son frère.
-Edward, je suis une grande fille maintenant je n'ai pas besoin de chaperon et je choisis qui je veux pour m'envoyer en l'air.
Aux dernières paroles, il ne put s'empêcher de grimacer.
-Alice, tenta-t-il, je sais tout ça, c'est juste que tu dois te tenir éloigner de certaines personnes qui peuvent être nuisibles pour toi.
Je croyais rêver en entendant ça.
Elle le toisa méchamment
-Non Edward, je couche avec qui je veux tu n'as pas ton mot à dire.
Il fit un sourire sadique en regardant Jasper.
-Oui, enfin avec des personnes consentantes tout de même, dit-il en reportant son attention sur sa sœur.
-Quoi ? L'interrogea-t-elle.
Il releva la tête et fixa Jasper en lui crachant :
-Je t'interdis de reposer une seule fois la main sur ma sœur.
-Et qui m'en empêchera, toi peut-être.
-Quand tu veux mon pote, rétorqua-t-il en s'avançant.
Mike fut rapide à réagir et se remit entre les deux hommes.
Je voyais que tout doucement elle commençait à défaillir.
-Edward tu n'as pas le droit, souffla-t-elle doucement, il était clair qu'elle retenait un sanglot.
J'avais mal pour elle, elle ne pouvait pas montrer son véritable attachement pour Jasper, c'était trop tôt.
-Putain Edward lâche nous et rentre chez toi, tu fais chier, cracha Jasper.
Et sans que personne n'ai eu le temps de réagir, il était déjà au côté d'Alice, la prenant doucement dans ses bras, la berçant.
Elle craqua à cet instant laissant échapper un sanglot, se collant à lui qui l'entoura de ses bras réconfortants, il posa sa tête sur la sienne en lui murmurant des paroles incompréhensibles pour nous.
Nous étions tous à les regarder. Je l'enviais clairement à ce moment-là. Elle avait trouvé un homme qui n'avait pas peur de s'opposer à son frère pour elle.
Edward reprit alors ses esprits et hurla :
-Mais à quoi tu joues Jasper !
Alice tressaillit dans ses bras, il la rapprocha encore plus de lui si c'était possible, elle continuait à sangloter.
-Jasper ! Se remit à crier Edward.
Il releva le visage vers celui-ci :
-Je… il cherchait visiblement ses mots, je … reprit-il, n'y arrivant pas il abandonna et posa son regard sur Alice, la dégageant doucement de lui.
-Alice accepterais-tu qu'on sorte ensemble ?
Elle le regarda, interdite comme si elle ne comprenait pas ce qu'on lui disait, il enchaina :
-Acceptes-tu d'être ma petite amie, insista-t-il.
Les yeux d'Alice s'illuminèrent.
-Oui, cria-t-elle avant de se jeter sur ses lèvres.
Je souris face à ce spectacle, j'étais heureuse pour elle, peut-être que tout compte fait Edward lui avait rendu service ce soir. Je retournais mon attention vers lui.
Il avait les poings serrés à s'en faire blanchir les jointures.
Il posa son regard sur chacun de nous dans la pièce avant de les redéposer sur Alice qui n'avait pas quitté les bras de Jasper et ses lèvres.
D'un pas raide, il quitta l'appartement sans un mot.
J'entendis Mike soupirer, alors que nos deux oiseaux se léchaient toujours les amygdales, le monde ayant disparu autour d'eux.
Jasper se recula, souriant à Alice qui lui rendit.
Il chercha alors dans sa poche et sans vraiment le regarder lança des clés à Mike en lui disant :
-Rentres avec ma voiture, ce soir je dors chez ma petite amie.
Alice eut un sourire éblouissant.
Elle se retourna vivement vers moi :
-Bonne nuit.
Elle me fit un clin d'œil et l'entraina de nouveau dans sa chambre.
Oh mon dieu je n'allais pas dormir de la nuit à ce rythme-là.
Un silence gênant se fit alors dans le salon. Je me retournais vers Mike il fallait qu'il parte maintenant, mais il fut plus rapide que moi et me dit dans un sourire carnassier :
-Je veux bien rester toute la nuit avec toi Bella.
Oh non pitié.
-Je … je suis fatiguée bafouais-je.
-Tu n'arriveras pas à dormir avec ces deux-là, ne voudrais-tu pas en profiter pour t'amuser toi aussi.
S'en était trop, ma retenue vola en éclats.
-Non écoute t'es gentil mais maintenant tu t'en vas !
Il me regarda interdit par ce changement de ton.
Il prit sa veste.
-Comme tu voudras.
Et il partit.
Je m'effondrais sur le canapé. Quelle soirée, j'étais lessivée.
Je réenclenchais le même DVD que je n'avais déjà pas regardé la première fois mais il permettait d'étouffer les bruits venant de la chambre.
Je pris un plaid, je me recroquevillais en chien de fusil sur le canapé et je m'endormis rapidement.
Alors que j'étais au pays des rêves, rejouant la scène de ce soir, je sentis deux bras forts me soulever, j'étais trop fatigué pour lever les yeux, je sentis qu'on me déposait sur mon lit, qu'on me bordait, qu'on m'embrassait le front et plus rien.
Je me réveillais le lendemain matin dans mon lit, ne sachant pas trop comment je m'y étais retrouvé. Avais-je rêvé qu'on me portait, Jasper ? Ou étais-je trop endormie pour m'être rendue compte que j'avais rejoint seule mon lit ?
C'est avec un mal de tête que je trouvais ce matin dans la cuisine une Alice et un Jasper avec un sourire niais collé sur leur visage. Ils rayonnaient tous les deux, ils étaient complétement dans leur bulle.
Jasper dû prendre congé mais il eut bien du mal à se décoller des lèvres d'Alice qui ne mettait pas du sien pour l'aider.
Une fois qu'il fut parti, elle s'effondra sur le canapé, toujours le sourire aux lèvres.
-Oh Bella, si tu savais, c'est lui j'en suis sûr maintenant, c'est l'homme de ma vie.
Je souris.
-Ecoute, il n'y a que ça de vrai, l'amour, il faut que tu trouves quelqu'un Bella, tu ne peux pas rester seule, tu es trop jeune pour te morfondre. Si je suis heureuse en amour, tu dois l'être aussi. Cette après-midi, nous allons à la chasse à l'homme, finit-elle.
-Sans moi, c'est hors de question.
Elle haussa les épaules.
-J'en ai déjà parlé à Jasper et il va te présenter quelques amis à lui.
Je me raidis, je n'avais pas envie de rencontrer d'autres hockeyeurs, j'avais eu mon compte.
Elle du comprendre mon inquiétude car elle ajouta :
- Pas des sportifs, des intellos, rit elle, tu savais que Jasper avant d'être joueur professionnel avait commencé des études de droit.
-Non, répondis-je simplement.
-Eh bien il est resté en contact avec plusieurs d'entre eux qui sont maintenant avocats, il viendra manger avec l'un d'entre eux très prochainement d'ailleurs.
-Non Alice me plaignis-je.
Comme un pressentiment, je ne voulais pas qu'un autre homme rentre ici :
-Pas ici Alice, au restaurant pourquoi pas, mais je ne veux pas qu'un homme qui ne me plait pas investisse mon espace personnel.
Elle me regarda suspicieuse.
-Si tu veux, conclut-elle, fais-toi belle pour demain soir.
Elle partit le sourire aux lèvres, fière d'elle d'avoir remportée si rapidement la partie.
Les cours avaient repris, je n'avais pas revu Edward le premier diner à quatre avaient été un vrai fiasco, Eric avait vraiment l'air gentil, mais plutôt du genre binoclare, et très loin de l'idée d'apollon ou dieu du sexe, j'étais désespérée.
Est-ce qu'un jour, je trouverais un homme qui me traiterait bien et qui me ferait autant jouir que l'avait fait Edward. Etait-ce possible de réunir dans un même corps un homme attentionné, un gentleman et un bon coup. Bon je ne demandais peut-être pas un aussi bon coup qu'Edward, que voulais-je ?
C'était bien ça la question !
Etais-je prête à vivre une histoire d'amour avec un homme ?
Je l'espérais.
Etais-je prête à abandonner mon obsession pour Edward ?
Je l'espérais.
Mais comment arriver à m'en sortir quand régulièrement je rêvais qu'Edward venait me retrouver la nuit, m'envahissant de son odeur, me prenant dans ses bras protecteurs, me serrant si fort contre son corps si merveilleux et le plus excitant, sentir son érection contre mes fesses.
Je n'étais définitivement pas guérit de lui et tant que mon esprit le ramenait toutes les nuits dans des gestes tendres, jamais je ne serais capable de regarder la vérité en face : Edward était un connard de première, égoïste, contrôlant, imbu de lui-même, fier, sans cœur et terriblement sexy.
Tous les matins je me réveillais frustrée et là je compris que quitte à vivre mon rêve en rêve alors j'étais la seule maitresse de mes songes, autant aller chercher le soulagement là-bas. La prochaine fois qu'Edward reviendrait hanter mes rêves, je lui ferais l'amour.
Je n'ai pas eu à attendre longtemps, j'avais refusé tout nouveau rendez-vous avec un quelconque ami de Jasper, je voulais vivre pleinement mon trip, c'est alors que deux jours après je rêvais qu'Edward me rejoignait dans mon lit.
Dès que je fantasmais sur ses bras m'entourant, je me collais un peu plus contre lui, l'entendant soupirer d'aise tout comme moi.
Alors que d'habitude, c'est le sourire aux lèvres que je partais plus profondément dans le sommeil, je me trémoussais contre sa grosseur.
La réaction ne se fit pas attendre je l'entendis gémir contre moi, je me frottais alors sans complexe contre sa dureté.
Il me maintient la hanche d'une main alors que de son autre main, il me caressait les cheveux en me murmurant « dors ma belle, je suis là ».
Je râlais, me retournant dans ses bras pour aller capturer ses lèvres.
Je le sentis se figer. Ça m'agaça prodigieusement.
-C'est mon rêve, grognais-je, tu n'es pas censé me repousser.
-Bien mon amour, me répondit-il et tout doucement il me fit basculer sur le dos.
Il m'embrassa alors les lèvres, le visage, la mâchoire, laissant une trace brulante à chacun de ses passages, j'étais complétement haletante je sentais l'humidité entre mes jambes s'intensifier, jamais personne ne pouvait faire réagir mon corps aussi vite.
C'était lui le détenteur de mon corps et de mes songes.
