Oyé Oyé déjà la suite, je fourmille d'idées et j'aligne les mots assez rapidement sur cette fic. J'ai pas mal cogité pour savoir si je gâchais l'histoire en vous livrant de suite le point de vue d'Edward et je crois que oui, donc j'alimente toujours le point de vue d'Edward (je m'amuse beaucoup à écrire des scènes inédites comme le coup de fil d'Alice à son frère après le nouvel an, j'ai pas encore trouvé prétexte à faire des échanges entre hockeyeurs sous la douche mais je m'y emploie), bref tout ça pour dire que je vous livrerai en un seul chapitre son point de vue (il fait déjà plus de 9000 mots) mais pas tout de suite !

En attendant je vais vous frustrer encore un peu plus avec ce chapitre-là, surtout qu'il n'y a pas beaucoup d'Edward !

Ah et euh, merci à toutes, je n'ai pas trop répondu aux reviews mais j'adore vous lire et encore plus vos hypothèses !

Enjoy

Chapitre 8

Alice m'entraina vers les vestiaires pour attendre Jasper.

Nous attendions un bon moment, l'aréna était presque vide maintenant, ne restait que des amis proches, familles ou membres de l'équipe et des employés. Je reconnu également James qui nous avait fait un petit signe à Alice et moi ainsi que l'attachée de presse de l'équipe : Irina.

Alice arrivait difficilement à tenir en place, elle était impatiente de féliciter l'équipe mais en particulier son frère et Jasper surtout Jasper.

Les hockeyeurs commençaient à sortir, James les saluèrent et les félicitèrent.

Lorsque Jasper sortit il se dirigea directement sur Alice qui rit.

Son attaché de presse fit un mouvement pour le rejoindre mais il la stoppa, il était comme hypnotisé par Alice. Il la prit tendrement par la taille avant de l'embrasser, je détournais le regard pour leur laisser un peu d'intimité.

Quand une grosse voix me sortit de mes songes :

-Bella quel plaisir de te revoir.

Je n'eus pas le temps de répondre que des bras me soulevèrent et je me sentis virevolter dans les airs.

Le choc passé, comme une image de mon passé quand mon père me faisait voler dans ses bras, j'avais la sensation de ne peser qu'une plume alors je ne pus m'empêcher de rire de bon cœur, ça faisait du bien.

Le mal élevé me posa par terre alors que je riais encore essayant de me ressaisir pour le gronder.

-Jacob, lui dis-je solennellement.

-Bella, me répondit-il ses yeux pétillaient.

Sa bonne humeur était si communicative que je pu m'empêcher de lui sourire grandement.

Il me rendit alors mon sourire puissance 10 et sans que je m'y attende il m'attira dans ses bras me serra fort contre lui tout en me murmurant à l'oreille :

-Je suis si content de te revoir, je n'ai pas arrêté de penser à toi.

Alors que ses mots s'imprégnaient dans mon esprit je vis le regard noir d'Edward posé sur nous, j'aurais voulu crier de frustration.

Je me dégageais doucement de ses bras lui offrant un petit sourire. Il me répondit de la même façon, le sien était empreint de tristesse.

Il ne montrait guère d'ambigüité face à ses sentiments, pour ma part j'étais confuse, je savais ce qu'il ressentait à ce moment-là et c'était douloureux.

Notre contemplation devant la dure réalité du manque de symbiose de nos sentiments fut stoppé par le gloussement d'une dinde.

Tout le monde se retourna vers le bruit et nous vîmes l'attachée de presse collée contre le corps d'Edward qui roucoulait alors que ce dernier lui murmurait quelque chose à l'oreille.

Mon cœur tomba dans mes chaussettes, j'étais maudite. Je regardais l'homme de mes rêves séduire une autre femme, chose que je ne connaîtrai jamais. Jamais il n'essayera de me faire rire, jamais il m'offrira son sourire charmeur, jamais…

Je ravalais mes pensées, il fallait que je sorte d'ici avant que j'explose, je ne voulais pas pleurer là.

Je ne sais pas si Jacob comprit mon trouble mais il passa un bras sur mes épaules en me chuchotant « je te ramène ».

Je ne protestais même pas, le suivant docilement.

Je lui indiquais la route et il me raccompagna devant la porte.

-Je vais aller me coucher dis-je piteusement, pour m'excuser de ne pas le laisser entrer.

Il me fit un petit sourire contrit.

-Dors bien Bella.

Il posa un baiser sur ma joue.

-Jacob, tentais-je il fallait que je lui dise de ne pas espérer mais c'était relativement dur de trouver les mots.

-Je sais, me coupa-t-il. Me laisseras-tu malgré tout t'inviter à manger en tout bien tout honneur.

Je lui fis un sourire réconfortant en hochant la tête.

-Bien alors fait de beaux rêves.

Je grimaçais à cette idée.

Il partit et je rentrais, refermant la porte derrière moi, m'appuyant contre, je soufflais un bon coup.

J'allais sous ma douche et je pleurais tout mon soul. C'était trop dur, la vie était trop injuste. Pourquoi ne voulait-il pas de moi dans sa vie ? Pourquoi fallait-il qu'il drague cette dinde siliconée ? Sans réponse à toutes ses questions je restais un long moment à ressasser ma vie.

C'est éreintée et sans aucune larme restante que j'allais me coucher.

Je ne sais pas si je devais m'en réjouir, être peinée, énervée, surprise quand j'eu de la visite dans mon lit cette nuit-là. J'avais pris ma décision : il fallait qu'il sorte de ma vie et de mes rêves, il était juste nocif, il me faisait souffrir.

Dès que je sentis son corps chaud contre ma peau, le mien se détendit prêt à se mouler à lui, il ne fallait pas que je laisse mon corps gérer les choses pour moi. J'étais résolue à tenir tête.

Je me raidis, j'articulais le plus lentement possible et très bas :

-Va t'en.

Je sentis sa main se poser sur mon épaule dans une caresse et son souffle chaud dans mon cou :

-Dors ma belle, tout va bien.

Il tenta de me prendre dans ses bras.

-Ne m'oblige pas à appeler Alice, dis-je calmement retenant mes larmes.

Qu'étais-je en train de faire ?

Ne pouvais-je pas simplement me retourner et régler nos comptes.

Je sentis son poids se lever du lit et plus rien.

Merde

Merde

Merde

Qu'avais-je fait ? Qu'espérais-je ?

J'espérais qu'il se déclare au grand jour et non la nuit, mais que je pouvais être naïve comme fille.

J'étais une pauvre idiote, mes larmes affluèrent alors à mes yeux et débordèrent sans que je ne puisse réprimer les sanglots qui s'agglutinaient au fond de ma gorge.

Je pleurais comme un enfant, j'avais l'impression de faire un caprice, je frappais mon oreiller, je voulais taper du pied.

Merde pourquoi ce type me rendait à ce point dingue, m'empêchait de réfléchir correctement ?

Pourquoi ne pouvais-je pas avoir une conversation avec lui ?

Pourquoi fallait-il qu'il vienne la nuit ?

Merde, il venait la nuit chez nous !

Comment pouvais-je demander à Alice de changer les serrures ? C'était tout bonnement impossible et si je mettais un verrou sur la porte de ma chambre, elle s'en rendrait surement compte un jour ou l'autre.

Que pouvais-je faire ?

Je bloquerai ma porte avec une chaise, oui c'était la solution. Restait plus qu'à ne pas l'oublier.

Une fois mes larmes taries, je réfléchis à la situation. Edward venait la nuit dans mon lit, je n'en avais plus de doute même si je n'avais pas la preuve, il m'avait fait l'amour.

Donc il me désirait mais voilà ça s'arrêtait là.

Il me désirait mais ne l'assumait pas ou alors avait honte de moi ? Je n'étais pas assez bien pour lui ? Cherchait-il un plan cul et en tant que meilleure amie de sa sœur, il ne pouvait me proposer cette option ? Est-ce que ce comportement pouvait se résumer à une peur de l'engagement ?

Il était vraiment un mystère pour moi.

Mais plus jamais je ne le laisserais m'atteindre comme lui seul en était capable.

J'avais décidé de profiter de l'épaule de Jacob. Il semblait ne pas vouloir me forcer la main et me permettrait peut-être de faire une transition.

Le lendemain matin, malgré ma mine chiffonnée, je demandais à Jasper s'il pouvait me communiquer son numéro. Il sourit à ma demande avant d'ajouter : « il va être fou de joie ».

Je l'appelais en allant en cours, lui demandant s'il était disponible pour une petite sortie entre amis. Il sauta sur l'occasion toujours avec sa bonne humeur. Nous décidâmes d'aller le soir même se faire un ciné et de proposer aussi à Alice et Jasper pour ne pas faire de cette sortie un rencart.

Je devais avouer que jamais j'aurais pensé qu'il soit si prévenant.

La soirée se passa bien. Alice devait dormir chez Jasper, j'avais besoin de sommeil selon elle et ce n'était pas avec leur activité nocturne que je pourrais me reposer pleinement. Je la soupçonnais d'avoir trouvé un prétexte pour me laisser seul avec lui qui se précipita alors pour me raccompagner.

Il était très attentif et pas une fois dans la soirée il me toucha, il gardait ses distances, c'est donc en toute confiance que je le lui proposais un dernier verre.

Il accepta avec joie.

Nous nous installâmes sur le canapé et je le sentis gêné.

-Qui a y-t-il, je te sens mal à l'aise ? Demandais-je.

Il soupira et passa une main dans ses cheveux.

-Je dois t'avouer un truc.

J'étais de suite craintive à ce qu'il allait m'annoncer, instinctivement je me reculais de lui.

Il soupira.

-Tu te souviens de la soirée du nouvel an, commença-t-il maladroitement, alors que je grimaçais.

Je n'avais aucune envie d'en parler avec lui.

Il me fit un petit sourire d'excuse et reprit :

-Je t'avais choisi toi, enfin pas seulement sinon j'aurais eu une chance de t'avoir, j'avais aussi choisi Leah, mais je savais que c'était la préférée de Quil donc j'avais cru que nous nous serions trouvé que tous les deux.

Je le regardais ne comprenant pas ce qu'il me disait.

-Mais voilà, ragea-t-il, il a fallu que Cullen te choisisse toi et seulement toi, c'est si rare, j'étais sûr qu'en mettant que deux noms sur ma feuille, j'aurais pu t'avoir pour moi seul.

Je le regardais avec des yeux ronds :

-Bella je ne peux pas te cacher que dès que je t'ai vu dans le chalet, j'ai été sous ton charme, c'est con mais j'ai été trop machiste pour l'avouer devant l'équipe que je voulais toi et seulement toi, au final j'ai passé la soirée à maudire ma stupidité.

-Jacob, tentais-je.

-Non laisse-moi finir, il faut que ça sorte une bonne fois pour toute. Ça me rend malade qu'il t'ai possédé, je… je…

Il abandonna.

J'attendis.

Il soupira.

-Bella, j'aimerais vraiment qu'on apprenne à se connaitre, qu'on oublie toute cette histoire de nouvel an, mon métier, je me sens attiré par toi mais pas seulement, quand je te regarde, c'est la mère de mes enfants que je vois.

J'écarquillais les yeux.

-Je… je…

Je perdais tout simplement mes mots.

Il me stoppa en posant sa main sur mes lèvres.

-Non ! Chut, laisse-moi juste une chance de te montrer qui je suis, s'il te plait.

Je le regardais confuse.

-Bella, tu es la plus belle femme que je n'ai jamais vu, tu mérites un homme qui te place au-dessus de tout, prenne soin de toi et te rende heureuse. Je voudrais être cet homme mais je sais que pour toi c'est soudain et que tu dois me prendre pour un fou.

Il rit en secouant la tête avant de reprendre :

-Mais tu dois savoir que je suis prêt à t'attendre, je veux ce qu'il y a de mieux pour toi, je veux ton bonheur alors si tu pouvais prendre du recul vis-à-vis de tout ça et me faire signe ensuite, je serais le plus heureux des hommes si je pouvais continuer à faire partie de ta vie et d'une manière ou d'une autre contribuer à ton bonheur.

Jamais on ne m'avait dit des choses aussi belles, je sentis les larmes montées à mes yeux, une s'en échappa, il l'essuya rapidement.

-Chut Bella tout va bien.

Il m'attira vers lui pour un câlin, je me retrouvais ma tête posée sur ses genoux et il caressa doucement mes cheveux, je m'endormis, je me sentais étrangement en sécurité.

Je me réveillais dans mon lit toute habillée enfin sans mes chaussures.

Lorsque je me levais je trouvais un Jacob entrain de tenter de faire un petit déjeuner des toasts tout noir étaient posés sur le plan de travail alors que d'autres criaient « au massacre » vu la quantité de fumée qui sortait de l'appareil.

Je le regardais et je souris, il avait cette faculté de communiquer sa bonne humeur à tout son entourage, il était également sécurisant, mais il fallait que j'avoue si je ne voyais que des qualités en Jacob, il manquait cette petite étincelle qui emballait tout mon corps, faisant palpiter mon cœur ou plus simplement il ne m'attirait pas physiquement.

Il était simple de l'aimer mais je ne le désirais pas.

Je signalais enfin ma présence, il vient directement m'embrasser sur la joue en s'exclamant :

-Ma sauveuse, je crois avoir fait un enfer de ta cuisine, je suis désolé dit-il tout en souriant.

Je secouais la tête et lui rendis son sourire.

-Laisse faire, lui répondis-je, assieds-toi je prends le relais.

Il me sourit et obéit.

Je sortis 3 œufs du frigo pour les faire au plat avec du bacon.

Je vis Jacob me regarder bizarrement.

-Qu'il a-t-il ? L'interrogeais-je.

Il sembla troublé.

-Euh, les œufs sont pour qui ? dit-il tout doucement.

-Euh ben je pensais en faire deux pour toi et un pour moi.

Je le regardais incrédule, comprenant pas vraiment le pourquoi de sa question.

Il se frotta la tête.

-Crache le morceau, m'impatientais-je.

-Ben c'est que j'ai…

Il hésita, il semblait mal à l'aise.

Je le regardais avec insistance pour qu'il continue.

-J'ai plus l'habitude d'en manger une demi-douzaine dit-il avec une petite voix d'enfant.

J'écarquillais les yeux, horrifiée par la quantité avant d'éclater de rires.

Voir un si grand gaillard être gêné devant moi suite à son régime alimentaire, était tout simplement surréaliste. J'en profitais pour le détailler, il était tout en muscle et assez grand. Il était très beau dans son genre et j'avoue qu'il devait avoir besoin de s'alimenter autrement qu'un simple homme.

Il fit une mine boudeuse avant de se justifier :

-C'est que j'ai un entrainement cet après-midi, les œufs ont un très bon apport nutritionnel avec des protéines et…

-C'est bon, c'est bon. Le coupais-je en levant les mains.

Je ressortis la boite d'œufs, une plus grande poêle et me remis à la confection du déjeuner.

Je ne pus m'empêcher de sourire en voyant Jacob manger avec appétit.

-C'est chuper bon Bella, merchi.

Je lui tapais sur le bras :

- Ta maman ne t'a pas appris qu'il ne fallait pas parler la bouche pleine, le grondais-je.

Il baissa les yeux.

-Oui m'dame, me dit-il tout en esquivant un sourire.

Je ris de plus belle, je ne me souvenais pas d'avoir autant ri quand je réalisais que je n'avais aucune idée d'où il avait passé la nuit. Je prêchais donc le faux pour savoir le vrai.

-Jacob tu n'étais pas obligé de rester cette nuit, tu aurais pu rentrer chez moi.

-Ton canapé est très confortable, me dit-il dans un sourire non dupe.

Je rougis un peu.

-Merci alors d'être resté veillé sur moi.

Il me répondit par un sourire radieux.

-Quand tu veux ma belle.

Mon sourire se fana instantanément, c'est comme ça que m'avait appelé Edward avant que je le chasse de mon lit.

Je secouais la tête, il ne fallait pas qu'il revienne dans mon esprit, Jacob arrivait à meubler tous mes doutes en me tenant occupé, j'allais partir en cours et tout irait bien.

Nous partîmes en même temps, se promettant de s'appeler avant la fin de la semaine pour s'organiser une sortie tous ensemble.

Il me fit un baiser sur la joue avant de partir.

J'appréciais la compagnie de Jacob, il me faisait du bien et me faisait rire mais une fois qu'il fut partie, je ne pus empêcher la culpabilité d'envahir tout mon être. Il n'avait pas les mêmes attentes que moi.

Je me servais de lui pour tenir à distance Edward et oublier, je n'étais pas honnête.

Devrais-je lui parler franchement et lui parler de mes sentiments pour Edward, car même si je tentais par tous les moyens de l'oublier, ça reste lui, toujours lui.

Heureusement les cours me divertirent de mon dilemme, la fin de journée se passa rapidement. Je reçus un texto d'Alice qui m'avertit qu'elle ne savait pas si elle rentrerait ce soir. Jasper avait un jacuzzi chez lui et ils n'avaient pas eu le temps de le tester hier et elle voulait remédier à la situation.

Je secouais la tête, ma petite pile électrique avait vraiment trouvé chaussure à son pied.

Je rentrais tranquillement à la maison, pensant à ma soirée, seule, c'était assez rare, je me promis de commander du chinois pour changer.

Cela ne fit quelques minutes que j'étais rentré quand ça sonna à la porte.

Je soufflais, j'avais envie d'être seule et j'appréhendais un peu qui je trouverais de l'autre côté.

J'écarquillais les yeux en découvrant mon visiteur, j'eu du mal à le reconnaitre quand il me dit :

-Il fallait que je te parle rapidement Bella, je suis désolé, puis-je rentrer ?

Je me reculais pour laisser passer un Jacob ensanglanté et complétement défiguré.