Parce que vous l'avez bien compris maintenant que je suis très gentille, je ne vais pas vous frustrer et je vous livre le deuxième et troisième rendez-vous dans ce chapitre, mais la vraie raison c'est que je trouvais que le chapitre numéro13 était propice !
Le prochain sera du point de vue d'Edward.
Je vais reprendre l'écriture de RM donc je vais alterner mes publications entre les deux fics, du coup je me demandais si ça vous disait qu'en attendant je vous envoie un teaser en réponse à vos reviews ?
Je dédicace ce chapitre à Erika, Joyeux anniversaire en retard ma belle.
sm33 : Merci pour les compliments, ça me touche. Tu auras tes réponses au prochain chapitre.
Al : Tu as raison, mais il faudra attendre le prochain pour tout savoir. Merci
Laccro : Merci ! Comment as-tu pu louper la suite ? Je te conseille vraiment de t'inscrire c'est tellement plus pratique de recevoir un petit mail pour être prévenu d'une nouvelle publication.
Bonne lecture
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Chapitre 13
Je profitais de la journée où je ne devais pas retrouver Edward pour aller à l'hôpital seule.
Je n'avais pas aimé m'y rendre me sentant épié.
Jacob avait eu un sourire rayonnant en me voyant.
Il continua à me mettre en garde contre Edward, il n'avait pas confiance en lui. Je tentais de lui faire comprendre que nous étions ensemble et que nous avions décidé d'être en couple.
Il s'était mis en colère me disant que j'étais trop naïve si j'espérais réellement de l'amour de la part d'Edward.
Il s'était adouci enfin pour me dire qu'il m'attendrait quand c'est enculé aurait montré sa vraie nature.
J'étais parti un peu en colère de l'hôpital, ne sachant même pas si j'y remettrais les pieds.
Je rentrais chez nous et fut ravie d'y retrouver Alice.
-Alors ? me demanda-t-elle.
-Alors quoi ? Lui demandais-je suspicieuse.
-Heureuse ? Me taquina-t-elle.
Je la regardais éberluée.
-Edward m'a appelé, m'expliqua-t-elle.
J'ouvris grand les yeux.
-Que t'a-t-il dit ? Que te voulait-il ?
-Hé ! C'est mon frère il peut m'appeler pour prendre juste de mes nouvelles non ?
Je grimaçais.
-Ouais ta raison, fit-elle dans une grimace.
Nous rîmes toutes les deux.
-Alors sérieusement ? Il te voulait quoi ?
Elle chantonna une musique qui se voulait ressemblant à du mystique ou à de l'horreur, j'avais du mal à identifier.
Je secouais la tête.
-Allez Alice.
-A une condition ma belle.
Je soupirais.
-Que veux-tu ?
-Des lasagnes ?
Je ris de bon cœur.
-Je cuisine tu parles ?
-Deal.
Nous allâmes dans la cuisine et elle m'apprit qu'Edward l'avait appelé pour avoir des conseils pour me séduire.
Heureusement que j'étais occupé à émincer les échalotes, elle ne vit pas mes joues virées au rouge et mon sourire béat.
-En tout cas, dit-elle nonchalante, tu fais très fort à résister. Je ne sais pas comment tu fais je n'aurais jamais pu me retenir face à Jasper.
Je souris.
C'était plus dur qu'il n'y paraissait.
-Il m'a invité au match demain l'informais-je.
-Oui je sais, répondit-elle simplement.
-Tu viens aussi ? Demandais-je.
-Oui d'ailleurs nous avons rendez-vous toutes les deux juste après tes cours, nous avons des emplettes à faire.
Je fronçais les sourcils.
-Nous avons crédit illimité, ajouta-t-elle.
-Quoi ?
-Mon frère m'a laissé sa carte bancaire pour que nous fassions des achats toutes les deux. Il voulait te faire un cadeau, te trouver une belle robe ou un bijou, mais comme tu n'aimes pas qu'on te gâte, j'ai réussi à le convaincre quand payant pour nous deux, ça passerait mieux.
Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire.
-Tu es une petite maline toi ! Tu n'as pas l'impression de le rouler dans la farine, là ?
Elle haussa les épaules.
-Il n'est pas dupe et du moment que tu acceptes, j'ai carte blanche.
-Que j'accepte quoi au juste ?
-Que je t'habile pour demain soir.
-Pas question.
-Mais si, je dois nous trouver une tenue pour demain adéquat pour un match et une robe pour ton diner.
-Mon diner ?
-Oui votre souper, tu ne lui as pas promis de lui faire à diner.
-Euh, si.
Merde il lui avait vraiment tout dit. Je me sentais bête sur le coup. C'était aux filles de jaser normalement, il me volait presque 50 % de mon plaisir. Je devrais lui en toucher deux mots.
Je souris à mes pensées.
-Bella, ici la terre, ça brule.
-Oh pardon, j'étais perdue.
Nous finîmes notre soirée de bonne humeur plaisantant toutes les deux. Nous pouvions fantasmer non plus sur nos deux champions préférés mais sur nos hommes, c'était assez jubilatoire.
Le soir quand je me couchais, je regardais ma chaise et je ne la remis pas devant ma porte. Non pas que je voulais qu'il vienne, je voulais qu'il respecte mon désir de prendre notre temps mais la mettre c'était signifier que je le rejetais et ce n'était pas le cas.
La journée du lendemain se passa plus que lentement. J'étais tellement excitée d'être au soir. J'allais assister à son match en tant que petite amie. J'en avais rêvé et ça allait se réaliser.
Ce qui fut moins drôle c'est Alice m'attendant à la fin de mon dernier cours. Elle m'entraina faire les boutiques. Elle me fit essayer tellement de chose que j'en pouvais plus.
Elle, enfin la carte bancaire d'Edward servit à payer de nombreuses lingeries pour nous deux. J'avais beau protester dès qu'un ensemble lui plaisait et qu'il m'allait, elle le prenait sans me laisser le temps de contester.
Je me résignais, je ne voulais pas me battre avec elle.
Elle me trouva une robe très près du corps pour notre diner avec des sous-vêtements qui me firent rougir.
Par contre pour le match de ce soir, elle fut plus réservée. Elle me demanda mal à l'aise, si j'avais bien le maillot d'Edward, ce que j'acquiesçais.
Je voyais qu'elle cherchait ses mots :
-Et si tu le mettais ce soir ?
J'écarquillais les yeux à sa proposition, je ne pensais pas qu'il répondait à ses standards de mode. Devant ma réaction, elle rajouta :
-Je vais porter celui de Jasper.
Elle se mordit la lèvre pour empêcher de sourire de manière trop évidente.
Je levais les épaules.
Elle applaudit.
-Bon alors il te faut, un jean qui moule bien ton petit cul …
-Alice la réprimandais-je.
Elle ne m'écouta pas.
-Et des chaussures à talon, ça rendra tes jambes interminables et il ne faut pas un trop grand écart de taille en public avec Edward même si on s'entend ça n'a pas d'importance dans l'intimité.
-Alice, m'outrais-je cette fois-ci.
Mais elle était déjà partie dans un autre magasin.
Elle acheta tout ce qu'elle avait prévu sans se préoccuper de mon avis.
Nous arrivâmes chez nous et seulement quelques minutes après notre arrivée, la sonnette résonna. J'espérais secrètement qu'Edward passe avant de se rendre à son échauffement.
J'ouvris pleine d'espoir et je tombais sur un livreur qui avait des fleurs dans les bras.
Il me tendit le bouquet en me disant :
-Pour Alice Cullen, Bonne soirée.
Je le remerciais vaguement. Dire que j'étais déçue était un euphémisme, enfin j'étais tout de même contente pour Alice.
La réaction d'Alice à la lecture de la carte ne se fit pas attendre elle sautait par tout, me serra dans ses bras en soupirant son amour pour Jasper. Etais-je aussi pathétique quand il s'agissait d'Edward.
Surement !
Je secouais la tête.
Alice me retient alors que j'allais finir de me préparer dans ma chambre.
-Attends j'ai quelques choses pour toi.
-Quoi encore soufflais-je exaspérée.
-Edward m'a donné ça.
Elle me tendit un petit écrin je fronçais les sourcils.
-Je lui ai dit de ne pas en faire trop mais il ne m'a pas écouté.
J'ouvris la boite pour découvrir un délicat bracelet en argent.
J'entendis Alice souffler de soulagement à côté de moi.
Je fronçais les sourcils.
-Pourquoi soupires-tu ? Tu t'attendais à quoi ?
-Rien.
-Alice !
-C'est rien, il m'avait fait part d'une idée qu'il avait eu, je lui avais déconseillé et quand j'ai vu l'écrin je pensais qu'il n'avait pas renoncé mais apparemment si, donc ça va. C'est joli, hein ?
Elle prit le bracelet et me le mit autour du poignet sans que j'aie le temps de protester.
J'allais de nouveau l'interroger quand elle se mit à crier.
-Merde Bella, tu as vu l'heure, dépêche !
Alice fut une vraie hystérique pendant tout le match s'excitant sur chaque action de Jasper.
Elle était pire qu'une furie.
Le match se passa très bien. Il régnait une certaine allégresse, Edward était performant. Je supposais que son plaisir était accentué suite à sa suspension.
Nous attendîmes les garçons à la sortie des vestiaires et j'eu un pincement au cœur repensant à la dernière fois où il avait été avec leur attaché de presse, avait-il finit la nuit avec elle ?
Une boule d'angoisse me serra le cœur, Edward avait toujours la réputation d'être un coureur mais nous nous étions rien promis, est-ce qu'il était pour la fidélité ?
Je fus interrompu dans mes pensées par deux bras qui m'entouraient et une odeur familière qui me chatouilla les narines.
Je soupirais d'aise dans ses bras alors qu'il avait son visage enfoui dans mon cou.
Je me dégageais de lui.
-Ai-je le droit de féliciter comme il se doit le champion ?
Ses yeux prirent une teinte beaucoup plus noire, son regard se fit plus insistant, intense.
Je déglutis alors que je me rapprochais de lui.
Il ne me laissa pas le temps de venir à lui qu'il repassa son bras autour ma taille et fondit sur mes lèvres. Son baiser était urgent, passionné. Je me retiens de gémir, nous n'étions pas seuls.
Il me tenait si serré dans ses bras que j'avais l'impression qu'il était tout autour de moi, il n'y avait que lui, c'est comme si tout autour de nous c'était effacé.
J'étais déconnecté de la réalité, seule sa langue jouant avec la mienne avait de l'importance. Je voulais que ce moment ne s'arrête jamais.
Quand une voix affreusement désagréable me vient aux oreilles.
-Edward, EDWARD !
Edward détacha ses lèvres des miennes avec un grognement réprobateur pour regarder l'importun. C'était Irina.
-Tu veux quoi ? Lui cracha Edward.
Elle fronça les sourcils.
-Que tu fasses ton job et que tu viennes répondre aux journalistes.
Il se dégagea un peu de moi, il se redressa de toute sa hauteur et la regarda méprisant. J'étais contente d'être dans ses bras et non en face de lui.
-Demandes à quelqu'un d'autre.
Elle souffla :
-Tu sais bien que c'est à toi qu'ils veulent parler.
-Pas ce soir.
Il resserra son étreinte et m'entraina avec lui.
D'autres joueurs de son équipe étaient là avec Jasper et Alice, ils allaient boire un verre et ils nous demandèrent si nous voulions les accompagner.
Edward m'interrogea du regard et je lui souris.
15 minutes après nous étions dans un piano bar, l'ambiance était très sympa.
Il me tenait toujours proche de lui et j'aimais cette proximité.
J'étais fière d'avoir son maillot, toutes les filles me regardaient haineusement mais j'en avais rien à faire, il était mon petit-ami.
Alice m'attira sur la piste de danse.
Il faisait chaud.
J'enlevais le maillot d'Edward et je partis avec elle danser.
Cela faisait seulement quelques minutes que nous étions là, les garçons nous regardaient depuis leur place, quand des mecs s'approchèrent de nous.
Alice et moi comme au bon vieux temps quand nous ne voulions pas se faire emmerder par des lourdauds, nous commençâmes à danser plus sensuellement l'une contre l'autre, ne laissait ainsi pas la place à une tierce personne. Généralement le message était vite compris et les gars trop entreprenants passaient leur chemin.
Nous nous déhanchions donc toutes deux riants, malheureusement ça ne les refroidirent pas. Je sentis des mains se déposer sur ma taille et un torse se coller dans mon dos.
Je me retournais pour protester quand je vis le mec déjà éjecté et Edward qui avait jeté le gars à terre près à lui en coller une, lui crachait :
-Qui t'a permis de poser tes mes mains sur ma petite amie, espèce d'enflure.
Jasper fut rapide et retient Edward avant que l'altercation se termine en bagarre.
Il se recula à contre cœur.
Il prit son maillot et revient vers moi, avant que j'ai eu le temps de faire le moindre geste il me l'avait enfilé.
-On rentre, cracha-t-il.
Alors qu'il allait faire un pas vers la sortie, Alice s'interposa :
-Edward tu ne peux pas réagir comme un homme de cro-magnon, ça suffit tu te calmes et nous allons nous rassoir tous ensemble ok ?
Il soupira, son coup de colère était visiblement passé.
-Ok.
-Ok reprit-elle.
Je n'avais aucune envie à ce moment-là de me retrouver avec les autres et entendre Edward se faire charrier pour son attitude.
Nous étions en phase de découverte et j'avais bien compris qu'il était très jaloux et n'aimait pas me voir habillé sexy ou que d'autres me reluquent.
-Non, c'est bon Alice, je suis fatiguée, j'aimerais rentrer.
Je le sentis se détendre contre moi et m'envelopper de manière plus douce, il posa ses lèvres sur ma tempe et j'entendis à peine son « merci ».
Comme la veille il me raccompagna jusqu'à devant la porte.
-Edward, tu sais que tu ne peux pas agir comme tu le fais.
Il soupira
-Je sais Bella mais je ne sais pas comment faire, ça me rend fou quand je vois un homme près de toi.
-Fais-moi confiance.
Il me regarda incrédule.
-S'il te plait.
Il ferma les yeux.
-J'ai confiance en toi, c'est en eux que je n'ai pas confiance.
Je souris et me mis sur la pointe des pieds pour lui murmurer.
-Mais moi je n'ai d'yeux que pour toi.
J'entendis un grognement ou un ronronnement sortir de lui, je n'étais pas très sûre.
-On se voit demain ? Interrogeais-je.
-Sûr !
Il me prit tendrement dans ses bras faufilant ses lèvres jusqu'à mon oreille pour me susurrer.
-Aurais-je le privilège de dormir avec toi ?
Je souris et me collais un peu plus à lui avant de lui murmurer à mon tour :
-Je ne le voyais pas autrement.
C'est avec un rare plaisir que le lendemain je partis faire quelques courses pour notre diner.
J'avais beaucoup hésité pour le menu, j'avais fini par décider de faire une salade composée et un carré d'agneau, en dessert c'est tout naturellement que je repensais à la dame blanche.
Je passais l'après-midi à cuisiner.
A 17 heures Alice rentra, c'est là que je m'aperçus que je ne connaissais pas son programme de la soirée et que je ne m'étais pas assuré d'avoir l'appartement pour moi seul.
Il ne me restait plus que la table à mettre et m'habiller. Je rejoignis Alice au salon.
-Dis Alice tu as prévu quoi ce soir ?
-Euh rien, pourquoi ?
-Est-ce que ça t'ennuierait de nous laisser seuls ? Dis-je tout à trac.
-Quoi ?
-Ben… notre diner… ce soir, bredouillais-je.
-Ce n'est pas chez Edward ?
-Euh non.
Elle fronça les sourcils.
-Il est désespérant faut tout lui dire.
Elle fit un signe avec sa main.
-Va t'habiller Bella, sinon tu vas être en retard.
-Je pensais mettre la table avant.
-Non va t'habiller s'il te plait, j'ai un appel à passer.
Je fis les gros yeux mais son air n'avait pas l'air à la négociation.
J'avais à peine franchi la porte que j'entendis Alice s'écrier « Edward tu vis dans quelle dimension ».
Quand j'eus fini de m'habiller elle toqua à ma porte.
-Ma belle Edward arrive dans 10 minutes pour t'aider à apporter la nourriture chez lui, tu es prête ? Tu as besoin d'aide ?
-Quoi ?
-J'en reviens pas que mon frère ne t'ai pas invité chez lui, il a un super appartement, faut tout lui dire, il est vraiment nul dans ces trucs de couple.
Je grimaçais.
Elle me prit dans ses bras.
-T'inquiètes, je veille.
A peine avais-je fini de couvrir les plats qu'il fit son apparition dans la cuisine.
-Salut.
-Salut.
Nous nous regardâmes un instant dévisageant l'autre, nous savions très bien ce qu'impliquait ce 3ème rendez-vous et j'eu un doute sur le menu. Pourquoi avais-je fait une entrée, un plat et un dessert ? Le voir si beau face à moi, je passerais bien tout de suite au dessert.
Le temps c'était suspendu et chacun évaluait la réaction de l'autre. Je n'avançais pas vers lui sachant que si je goutais ses lèvres à cet instant je ne serais pas sûr de pouvoir m'arrêter.
Vu la lueur dans ses yeux, je crois que nous étions sur la même longueur d'onde.
-Je t'aide, me proposa-t-il enfin, nous permettant ainsi de revenir au moment présent.
-Oui, s'il te plait.
J'avais préparé un panier, je sortis la glace du congèlateur pour la poser au-dessus.
Je vis Edward les yeux ronds face au contenu de mon panier, il y avait déjà la chantilly qui dépassait.
-Je veux bien que tu le portes, répondis-je tranquillement.
Il se reconnecta à la réalité.
-Oui bien sûr.
Il s'en saisit et nous sortîmes de la cuisine, nous saluâmes Alice et primes l'ascenseur.
J'avais une boule d'anxiété au fond de l'estomac, j'allais dans l'antre d'Edward. L'excitation l'anticipation, j'avais déjà très chaud. Je n'osais pas le regarder et j'avais le sentiment qu'il gardait aussi ses distances.
Il occupait tout le dernier étage, il m'expliqua qu'il avait fait des travaux pour regrouper les appartements en un seul à son arrivée.
Nous entrâmes dans un espace très spacieux et je respirais un peu mieux de ne plus être si près de lui.
Il me dirigea vers la cuisine qui était ouverte sur un autre espace où une table avait été dressée.
Je ne pus m'empêcher de sourire, elle était très sommaire mais le voir faire cet effort me gonfla le cœur.
Je mis à réchauffer mon plat principal.
Edward m'invita à prendre un verre dans le salon, la vue depuis la baie vitrée était très belle, il avait une grande terrasse.
Il était vraiment frustrant mais aussi amusant que pendant tout l'apéro nous ne nous approchions pas l'un de l'autre c'est comme si une distance c'était installée entre nous.
Chacun ayant peur de faire le geste de trop qui nous amènerait au point de nous retour.
L'atmosphère fut plus détendue une fois à table et j'osais enfin lui parler de mon inquiétude que j'avais ressentie hier.
-Edward, j'aurais voulu savoir … euh… c'est un peu difficile.
Il me fit un sourire rassurant.
-Dis-moi… simplement.
-Es-tu exclusif dans tes relations ?
Il fronça les sourcils.
-Je me demandais quand j'ai vu votre attaché de presse, si…
Je ne pus finir ma phrase la boule d'angoisse au fond de ma gorge m'en empêchant.
-Quoi ? Écarquilla-t-il les yeux.
-Bella comment peux-tu penser ça ? Il n'y a que toi.
Je baissais les yeux.
-Ok
Il s'agita sur sa chaise.
-Et toi ?
-Ça fait très longtemps qu'il n'y a que toi, soufflais-je tout bas.
-Oh Bella dit-il alors qu'il c'était levé pour venir s'accroupir à côté de moi.
-Si tu savais combien j'aurais aimé te rencontrer avant et autrement, les choses auraient été si différentes, je m'en veux.
Je caressais sa joue.
-Il n'y a pas de raison.
Il se rembrunit.
-Bella, tu représentes tellement pour moi. J'ai tellement peur de mal faire, je ne sais pas toujours comment réagir, m'aideras-tu dans ce truc de couple ?
Je lui souris et déposais mes lèvres sur son front.
-Bien sûr mais tu sais c'est aussi nouveau pour moi.
Ma dernière phrase lui rendit le sourire et il reprit sa place.
-Je sais que je suis maso car d'un côté j'ai peur de ce que tu vas me dire mais ne pas savoir est encore pire, mais tu as eu beaucoup d'amant ?
Je pris une teinte rouge.
Surement moins que lui.
-2, répondis-je tout bas.
Je le vis un peu se rembrunir, surement le côté jaloux mais il savait que je n'étais pas vierge.
-Ai-je envie d'en savoir plus ? M'interrogea-t-il.
Je secouais la tête. Le seul autre homme que j'avais connu c'était pendant mes 18 ans à mon entrée à l'université et avec un prof de 10 ans mon ainé.
Ça avait été très bien, il était très doux, nous nous étions vu pendant 6 mois mais vu sa position nous n'étions pas vraiment dans une relation amoureuse, c'était tout aussi neuf pour moi ce que nous vivions avec Edward.
Nous reprîmes le diner en silence, Edward allait me resservir en vin. Je refusais en lui expliquant d'un sourire aguicheur :
-Je ne voudrais pas perdre mes moyens et toi non plus.
Il me dévisagea et reposa la bouteille et vrilla son regard dans le mien.
-Je suis en plein possession de mes moyens pour te satisfaire ma belle.
Il me fit un petit sourire moqueur alors que je déglutissais difficilement.
Je me levais pour débarrasser la table tachant de garder le peu de contrôle qu'il me restait. Nous étions résolus l'un comme l'autre de finir ce rendez-vous malgré la tension entre nous.
Nous mimes les assiettes au lave-vaisselle, c'était bizarre de faire avec lui des choses aussi simples que ranger une cuisine.
Je lui proposais d'aller s'asseoir au salon pendant que je revenais avec le dessert.
Je le vis déglutir et partir.
J'aimais le sentiment de faire comme chez moi chez lui. Je pris une casserole et je fis fondre le chocolat.
Je sortis une large coupe et je fis des boules de crème glacé, je fis couler le chocolat chaud et j'ajoutais largement de la chantilly.
Je pris une seule cuillère et partis au salon.
Une douce musique sortait des enceintes, il était là sur le canapé, la tête rejetée en arrière.
Je me mordis la lèvre, la seule chose dont j'avais vraiment envie c'était de me mettre à califourchon sur lui et d'explorer son corps.
Je pris une profonde inspiration et je m'accroupis face à lui posant la coupe sur la table basse.
Il releva la tête et ses magnifiques émeraudes vertes posées sur moi comme s'il voulait me manger me firent haleter.
Je me concentrais sur mon butin.
Je le vis en faire de même et pencher la tête sur le côté.
Je me saisis de la cuillère et pris de la chantilly que je portais tranquillement à ma bouche me délectant du gout, laissant plus qu'il ne fallait la cuillère dans ma bouche et la sortit en gémissant.
Il me fixait intensément.
Je le voyais se retenir de parler ou d'agir je replongeais l'ustensile dans la coupe et je le tendis vers ses lèvres.
Il se rapprocha de moi et ouvrit la bouche et absorba la gorgée. Il ne me quittait pas des yeux et c'est moi qui dégluti à ce moment-là.
Seule la musique berçait l'atmosphère, la tension était au maximum.
Je replongeais la cuillère ma main tremblait tellement je tentais de contrôler mes mouvements. J'avalais une nouvelle bouchée en le fixant.
J'allais resservir quand Edward se jeta sur moi et dit d'une voix rauque :
-Désolé, j'en peux plus.
Il avait enjambé la table et m'avait remis sur mes jambes d'un mouvement souple avant de plaquer ses lèvres sur les miennes.
Je gémis de bonheur. J'étais assez fière de ne pas avoir craqué la première mais je me délectais de le sentir si excité contre moi.
Alors qu'il ravageait ma bouche, il avança me faisant reculer.
Je percutais un mur me faisant haleter et dans le mouvement tout son corps se colla au mien.
L'espace entre nous était plus que réduit. Nos mains tentaient de parcourir un maximum du corps de l'autre.
Je sentis ses mains passées sous mes fesses et il plia légèrement les genoux pour me permettre de me hisser sur lui. J'accrochais automatiquement mes jambes autour de lui, créant une friction entre nos deux sexes surchauffés. Nous gémîmes à l'unisson.
Il resserra sa prise sur moi et me décolla du mur.
J'avais enfoui ma tête dans son cou, me délectant de son odeur.
Je le taquinais par de légers baisers et de petites morsures sur sa carotide ou son lobe d'oreille.
Il resserra sa prise sur moi.
-Oh putain, jura-t-il alors qu'il poussait du pied une porte.
Il attrapa mes lèvres pour un nouveau baiser alors qu'il s'assit sur ce que je supposais son lit.
Pouvant prendre appui sur mes genoux je roulais des hanches sur lui, le faisant grogner.
Il se détacha de moi :
-Tu me rends fou.
Il prit l'ourlet de ma robe et la remonta, je levais les bras pour lui faciliter la tâche et je me retrouvais en sous vêtement devant lui.
Il me regarda, grogna, je ne pus m'empêcher de sourire. J'aimais l'idée que mon corps lui procurait ses sensations.
C'est alors que je le trouvais bien trop habillé à mon gout, je m'attaquais à défaire les boutons de sa chemise. Jamais je n'aurais cru que ça aurait été si difficile, entre ses baisers dans mon cou ou sur la naissance de mes seins, ses mains se baladant partout, son érection si imposante contre mon centre.
C'est avec toutes les peines du monde que je finis ma tâche. Je posais ses mains sur ma taille et doucement j'entrepris d'écarter sa chemise, je me délectais de son torse si bien dessiné. C'est homme était une gravure d'art et il était à moi. Je me mordis la lèvre inférieure, traçant les contours de ses muscles.
Perdue dans ma contemplation, mon compagnon du me trouver trop lente car il reposa mes pieds à terre. Il me regarda et tout doucement se redressa et vient passer ses mains dans mon dos pour détacher mon soutien-gorge.
Il le fit glisser avec lenteur. Une fois à terre, il se mit à genou devant moi et fit glisser cette fois-ci mon string. Ses doigts parcouraient ma peau avec douceur et délicatesse.
Une fois que je fus nue, il se recula légèrement, me regardant gourmand.
-Magnifique, susurra-t-il.
Je me rapprochais de lui, n'aimant pas tout cet espace entre nous et je défis la bouche de sa ceinture avec lenteur. Il avait posé ses mains sur mes épaules qui parcouraient doucement mes bras.
Ce moment était si doux, si tendre que je fondais complétement si je n'étais pas déjà complétement accro à lui, je pourrais tomber à l'instant amoureuse. Mais c'est ce que je faisais je retombais sous son charme, sa douceur.
Il ne me quittait pas des yeux, pendant que je baissais son pantalon, j'attrapais en même temps son boxer et je libérais sa merveilleuse érection.
Je me retiens de le toucher alors que je me remettais debout face à lui.
Nous étions tous les deux dans notre plus simple appareil, nu et vulnérable, une telle intimité se créait entre nous que ni l'un ni l'autre n'osait bouger.
Nous nous regardâmes un instant, profitant de cet uniquement moment, de cette complicité, donnant à l'autre toute notre confiance.
Il posa alors délicatement sa main sur ma joue, la caressant. J'en fis de même. Le bracelet qu'il m'avait donné la veille par le biais d'Alice, glissa le long de mon avant-bras, il le vit et sourit.
Je souris à mon tour.
-Bella.
Sa voix était chargée d'une telle émotion qu'elle faillit me faire partir, j'en avais presque les larmes aux yeux tellement ce moment était émouvant.
C'était notre première fois de manière réfléchie.
C'était notre première fois depuis que nous nous étions choisis.
C'était notre première fois où nous partageons ce moment à égale et de manière similaire.
-Je … commença-t-il avant que sa voix mourut dans sa gorge incapable de continuer.
Il s'approcha alors de moi posant ses lèvres sur les miennes.
Si j'avais aimé cet instant partagé en toute douceur, la sensation chaude de ses lèvres, créa en moi un sentiment d'urgence et mes doigts s'agrippèrent à ses cheveux les tirants pour le plaquer contre moi.
Ses bras s'enroulèrent sur moi alors que nos lèvres s'entrouvraient pour partir à la découverte de la bouche de l'autre.
Nous fusionnions l'un dans l'autre laissant échapper un gémissement.
Alors que nos langues alternaient entre la bataille et les caresses, il pivota sur lui et me fit basculer sur le lit. Je me retrouvais assise.
Il se détacha de moi et je reculais pour me mettre au centre de lui.
Lui face à moi avançait autant que je me reculais.
Je ne pus empêcher mon sourire de s'échapper tellement son attitude se prêtait à celle d'un prédateur, tout son corps le confirmait.
J'étais sa proie consentante.
Une fois que je fus assise au milieu du lit il n'arrêta pas sa progression me faisant allonger, lui au-dessus de moi.
Son corps était en suspension, il baissa son regard sur tout mon corps. Je pouvais sentir ses yeux caresser mes formes.
Je gémis sans pour autant être capable de bouger.
Il prenait son temps à me regarder comme s'il voulait me mémoriser à jamais.
Jamais je ne m'étais sentie aussi excitée.
Ma voix sortie sans que je ne la reconnaisse.
- Prends-moi.
Il sourit et réduit la distance entre nos deux corps, je sentis son érection se plaquer contre mon bas ventre alors que mes seins s'écrasaient sur son torse musclé et que ses lèvres partaient gouter les miennes.
Ses mains glissèrent sur mes bras. Il entrelaça nos doigts et il les fit remonter au-dessus de ma tête.
Je me mis à haleter.
Il me regarda intensément avant de souffler :
-à moi.
Je souris et lui répondis de la même manière.
-à moi.
Il se troubla un infime instant avant de créer une friction entre nos deux sexes et je le sentis alors à mon entrée quand il me souffla :
-Corps et âme à toi.
Ses mots me firent louper un battement de cœur, j'étais incapable de dire quoi que ce soit, l'émotion trop présente dans tout mon être m'empêchait de penser.
Il ne me laissa pas plus le temps de réagir qu'il s'enfonça en moi, mon corps bouillant l'accueillant avec bonheur.
Il poussa jusqu'au fond de moi. Mes jambes s'étaient relevées automatiquement de chaque côté de son bassin pour lui permettre une progression plus profonde.
Une fois au fond, il fondit sur mes lèvres en murmurant :
-Mienne.
Il étouffa dans son baiser mes gémissements.
Il me remplissait de la meilleure des façons, mon corps était fait pour le recevoir, c'était magique.
Il rompit le baiser et se recula sortant complétement de mon antre bouillonnant, mon corps protesta de ce manque, mon dos s'arqua pour m'avancer et c'est avec autant de lenteur qu'il me pénétra de nouveau.
Ses pénétrations lentes mais si profondes me firent perdre la tête.
Je gémissais à ne plus en pouvoir, j'étais en feu la boule au fond de mon estomac grossissait. Je sentais mon corps pris de frisson. J'avais besoin de libérer ce trop-plein de plaisir, il fallait que j'explose, c'était tellement intense.
-Plus vite.
Il avait lâché mes mains et il vient poser les siennes vers mon visage et il le caressa tout doucement avant de poser ses lèvres dans un chaste baiser.
Il continua ses mouvements souples en moi, me rendant complétement folle, il gardait le contrôle et j'étais plus que lave en combustion.
Il fit descendre une de ses mains sur mon corps caressant l'arrondi de mes seins, puis ma taille avant de passer sur ma hanche et d'aller se positionner sur ma fesse. Il resserra ses doigts dessus tout en m'attirant encore plus contre lui si c'était possible.
Ses lèvres avaient suivi à retardement et j'haletais complétement quand il saisit un de mes seins dans sa bouche, le suçotant.
-Edward, gémis-je.
Débordé par mes émotions, je remuais mes hanches pour me conduire à la délivrance avant que ça me rende folle.
Il releva ses lèvres jusqu'à mon cou et se mit à suçoter ma peau.
Ses mouvements du bassin étaient toujours aussi lents, je fis descendre mes mains de ses épaules pour aller les mettre sur ses fesses si musclées pour imprimer un rythme plus rapide.
Il sourit.
Sa main sur mon visage me caressa la joue alors qu'il me regardait amoureusement.
Je le sentis hésiter alors qu'il nicha sa tête dans mon cou, il se mit à se mouvoir beaucoup plus rapidement en moi, m'entrainant dans une incohérence de propos et de cris.
-Bella, gémit-il alors que je m'agrippais à lui, il coulissait en moi de manière si merveilleuse.
Nous haletions tous les deux.
-Edward criais-je proche de ma jouissance me resserrant une première fois autour de lui.
Son corps se crispa une première fois également et il gémit :
-Bella.
Après quelques poussées, j'hurlais mon bonheur et mon plaisir alors qu'Edward grogna et se tendit me remplissant de son foutre.
Il reposa de tout son poids sur moi.
Nous étions les deux haletants, je le tenais serrer dans mes bras. J'aurais voulu que nous restions toujours l'un dans l'autre jamais je ne m'étais sentie si entière qu'à ce moment-là.
Une fois notre respiration retrouvée, il se recula de moi puis me serrant fort contre lui, il m'entraina dans ses bras.
J'étais bien, je levais mes yeux vers lui et je crois que c'était la première fois que je le voyais si détendu son visage était serein.
Nous nous sourîmes et nous restâmes un long moment dans les bras l'un de l'autre. Lui caressant mes cheveux moi faisant des arabesques sur son torse.
Je profitais largement avant de le taquiner :
-La glace va être toute fondue.
Il partit dans un rire franc m'apportant des vibrations dans tout le corps.
Je relevais les yeux vers lui.
Je supposais que dans nos yeux la même envie se reflétait.
Il grogna avant de repartir à l'assaut de mes lèvres et me remettant sur le dos.
Il grignota la peau de mon cou, effleurant mon épaule il s'arrêta comme réfléchissant et me demanda tout à trac ?
-As-tu toujours ton implant.
Ce fut à mon tour de rire franchement.
-Et c'est maintenant que tu t'en inquiète ! le taquinais-je.
-Désolé répondit-il en me regardant honteux.
Je souris.
-Je l'ai encore répondis-je simplement.
On aurait dit qu'un voile de tristesse passa sur son visage.
-Ok répondit-il avant de repartir à l'assaut de mon corps.
Nous profitâmes alors largement l'un de l'autre se délectant du corps de chacun le parcourant de toutes les manières.
Ce fut tôt le matin ou très tard que nous finîmes par s'endormir dans les bras l'un de l'autre reput.
J'étais comme dans un rêve, cette nuit était magique. Edward était tout ce que j'attendais d'un homme même s'il était maladroit dans les relations de couple, même s'il était jaloux, il était plus que jamais celui qui détenait mon corps et mon âme.
Mon corps d'humaine se rappela à moi.
Je me détachais de la chaleur des bras d'Edward pour partir à la recherche de la salle de bain.
Je sortis dans la chambre, c'était très grand chez lui, il ne m'avait pas fait la visite de son appartement, mais nous avions tout notre temps pour ça, ce soir nous avions plus urgent.
J'ouvris quelques portes sans succès, les refermant les unes après les autres.
J'ouvris une porte alors que j'allais la refermer quelques chose retient mon attention.
Je la rouvris et j'allumais la lumière.
J'écarquillais les yeux, un poster de moi dormant était affiché au mur.
J'étais un peu choquée, je me dis qu'il avait dû la prendre pendant ses visites nocturnes.
Je regardais un peu plus où j'étais on aurait dit un bureau, je m'approchais et je commençais à farfouiller.
Merde c'était quoi ce bordel.
Alors que l'image sur l'écran s'afficha je ne pus retenir mon cri d'effroi.
Je n'eus pas le temps de faire le moindre mouvement que je sentis un corps chaud se coller à moi et une odeur désagréable obstruée mon nez puis plus rien.
