Merci à Vicky30 pour sa correction ultra rapide et efficace. Merci de tout cœur !

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Merci à vous toutes pour votre soutien malgré les bugs de ff, vos encouragements et vos théories sont le moteur de ma motivation.

Y-aurait-il un homme dans la salle? Je ne voudrais heurter la sensibilité de personne en utilisant toujours le féminin!

Bonne lecture

Christina

Chapitre 15

J'avais le corps endolori, j'avais mal partout, ma tête bourdonnait et je n'arrivais pas à reprendre pied dans la réalité.

J'entendais des voix autour de moi, mais je n'arrivais pas à les identifier.

Je voulais bouger, parler mais c'était nébuleux.

-Bella, Bella, allez réveille-toi ma belle.

La voix semblait très inquiète, je sentais qu'on caressait mes cheveux.

Je sentis qu'on touchait un de mes yeux et le forçait à s'ouvrir alors qu'une lumière vint taper dans ma rétine.

-Elle revint à elle.

J'entendis et sentis un soupir sur mon bras.

-Allez c'est bien ma belle, ouvre les yeux.

J'arrivais à identifier cette voix c'est Edward qui m'appelait.

Que se passait-il ?

J'essayais de me remémorer les événements.

Notre soirée avec Edward, mmmm, nos merveilleux moments, c'est pour ça que je suis toute engourdie, je suis courbaturée ?

Ça n'explique pas la deuxième voix.

J'ouvris péniblement les yeux.

-Salut.

Edward était là face à moi, le regard inquiet et bienveillant.

-Que se passe-t-il ? Articulais-je difficilement.

L'expression d'Edward était indéchiffrable entre la tristesse, l'appréhension, l'inquiétude.

-Nous ne savons pas trop, tu as visiblement fait de violents cauchemars sans réussir à te réveiller et tu t'es presque arrachée la peau du bras, répondit la seconde voix.

Je tournais la tête pour voir Carlisle qui me regardait.

Je fis des yeux ronds.

Il s'approcha de moi.

-As-tu subi du surmenage ces derniers jours ? m'interrogea-t-il.

Je haussais les épaules, hormis l'accident de Jacob, j'allais bien.

J'allais me relever, mais Edward me retint par l'épaule.

Je fronçais les sourcils je n'étais pas en sucre.

Il me sourit tendrement :

-Tu es nue sous les draps, chuchota-t-il.

Carlisle bien sûr avait entendu, il était trop près pour ne pas avoir attendu mais feignit de chercher quelque chose dans sa sacoche. Il ne vit pas mes joues se colorer. Il y avait mieux pour annoncer notre relation à ses parents.

Je cherchais alors quelque chose pour me couvrir et Edward me donna sa chemise qui était à portée de main. Il avait lui enfilé un t-shirt et un short.

Je le remerciais.

Une fois enfilée, je m'assis dans le lit et Carlisle se retourna vers moi.

-Je peux observer ton bras.

Il prit mon bras gauche délicatement, remontant la manche de la chemise. Je regardais également mon bras. On aurait dit que je m'étais grattée au sang.

Il l'inspecta un moment,

-Je ne vois pas de piqures qu'est-ce qui a bien pu te faire réagir comme ça.

Il n'attendait pas de réponse, il semblait penser à haute voix quand il commença à me poser une série de questions, que ça soit sur mes habitudes quotidiennes, mon stress, les allergies, la prise de médicament.

Ça l'étonna que je ne prenne aucun médicament, il fronça les sourcils et posa presque gêné la question :

-La pilule ?

Je secouais la tête et machinalement je désignais mon bras en disant :

-J'ai un implant.

J'avais précisément montré mon bras mutilé.

-Depuis combien de temps me demanda-t-il.

-Un peu moins de deux mois.

Il fronça les sourcils.

-Il faut que je fasse des recherches mais les rares effets secondaires avec un implant se font durant les trois premiers mois, il se pourrait que tout soit lié, si une dose d'hormones trop forte a été délivrée dans ton corps.

Je le regardais, je n'étais pas sûre de comprendre.

Edward intervient pour la première fois.

-Tu ne peux pas lui envoyer, autant ne pas prendre de risques, non ?

-Bella ? M'interrogea Carlisle.

J'étais un peu perdue comment mon implant pouvait être responsable de mes soi-disant cauchemars et de cette mutilation ?

-Je ne sais pas, que me conseillez-vous ? Répondis-je hésitante, je n'arrivais pas à penser clairement tout était encore nébuleux dans ma tête. Autant faire confiance à un médecin et m'en remettre à lui.

-Je ne sais pas vraiment. Les implants sont très fiables normalement, mais si ça vient de ça, il nous a fallu beaucoup de temps pour te réveiller. J'avoue que je ne comprends pas.

Je comprenais encore moins que lui, mais j'avais confiance en son jugement, je lançais donc ma dernière carte pour me sortir de ce dilemme.

-Si c'était Alice vous lui diriez quoi ?

Il soupira :

-Je lui enlèverai pour ne pas prendre de risque.

-Ok.

Je lui tendis mon bras.

Je sentis Edward souffler à côté de moi comme de soulagement.

-Je te fais une piqure anesthésiante, ça risque d'être un peu douloureux étant donné que ta peau est abimée, mais vu que l'implantation ne date que de quelques semaines, il ne sera pas difficile à retirer.

Je grimaçais en sentant la piqure.

J'avais détourné les yeux pour les encrer dans ceux d'Edward.

Il me regarda avec un mélange d'amour, de tendresse et de contentement.

J'avais envie de grogner, il avait l'air bien trop euphorique alors que je ne vivais pas un moment palpitant. Enfin il était peut-être juste soulagé que je sois réveillée aux dires de Carlisle et surtout si nous supprimions la source de tout cela.

Il me serra la main m'envoyant une vague de réconfort.

J'avais encore mal à la tête, tout se passait trop vite et j'avais le sentiment de louper quelque chose. Je n'avais plus de souvenirs de cette nuit, les cauchemars. J'essayais de me concentrer pour me remémorer les événements.

J'étais focalisée sur mes souvenirs et je fus surprise d'entendre Carlisle, s'exclamer :

-Le voilà ! Je vais bander ton bras Bella mais je veux que tu te reposes dans les jours à venir et si tu fais encore des cauchemars je veux que tu ailles consulter sans tarder, ok ?

J'acquiesçais et le remerciais.

Il me salua et partit, Edward l'accompagna.

Je me retournais dans le lit, je cherchais à comprendre comment je pouvais m'endormir le sourire aux lèvres et me retrouver le matin endolori de partout et le bras amoché.

Je réfléchis fort quand des brides revinrent à mon cerveau : un poster de moi dormant, mon emploi du temps et tous ces écrans qui donnaient sur notre appartement, enfin la sensation d'étouffement.

NON ! Ce n'était pas possible, je me levais maladroitement, jetant les couvertures, il fallait que j'en ai le cœur net.

J'arrivais à me stabiliser sur mes jambes quand Edward rentra dans la chambre.

Quand il me vit debout, il s'affola :

-Bella recouche-toi, repose-toi.

Il me tenait déjà par les épaules prêt à me recoucher.

-Non, dis-je autoritaire.

Il fronça les sourcils.

-Qu'y a-t-il mon amour ? Tu as besoin de quelque chose en particulier ?

-Oui.

Je me dégageais et sortis de la chambre, il ne me retint pas et me regardait ouvrir les portes les unes après les autres.

J'arrivais dans la pièce que j'avais vue dans mon rêve mais elle était vide, enfin non, il y avait un banc de musculation, des altères, mais aucun des appareils que j'avais découverts dans la nuit.

-Où sont-ils ? crachais-je.

-De quoi tu parles Bella ?

Il vint vers moi et posa sa main sur mon front.

Je me dégageais agacée.

Je continuais à chercher, ouvrant les portes et les placards. Edward toujours sur mes talons ne disait rien.

-Que cherches-tu ? Finit-il par demander.

-Les écrans, criais-je presque hystérique.

Il me fit des gros yeux.

-Agrrrrrrr.

Je fouillais encore mais l'appartement était vide, aucune trace des preuves.

Quelle heure était-il ? Il les avait peut-être transportés ailleurs.

-Il est quelle heure ? L'agressais-je ?

Il fut surpris.

-Euh 7 heures, Bella tu devrais te reposer, tu as eu une dure nuit.

Je lui fis des yeux noirs.

-A quelle heure est arrivé Carlisle ?

Il souffla visiblement agacé.

-Vers 5h30, je l'ai appelé à 5 heures quand je n'arrivais pas à te réveiller alors que tu te débattais dans un cauchemar.

Je me mis accroupie, mes mains dans mes cheveux, j'avais besoin de réfléchir.

Je devais recomposer la soirée, nous avions fait l'amour jusqu'à au moins 1 heure du matin, je m'étais levée, bon disons 1h30 plus tard pour aller aux toilettes donc disons que j'ai découvert la pièce vers 3 heures, jamais il aurait eu le temps en deux heures de déménager ça à l'extérieur du bâtiment.

Un grenier ?

Je me mis à refaire toutes les pièces, les placards et à scruter les plafonds.

-Que cherches-tu ? me demanda-t-il à nouveau alors que j'avais la tête levée, je sentais l'impatience pointer dans sa voix.

-Tu as un grenier ?

-Euh, non ! Dit-il surpris, mais une cave.

Je fronçais les sourcils s'il avait caché ça là-bas, il ne la mentionnerait pas ou alors c'était une ruse.

-Je veux la voir.

Il souffla fortement.

-Bella c'est ridicule. Dis-moi ce qu'il se passe, s'il te plait.

Je restais campée dans ma position, croisant mes bras sous ma poitrine.

Je vis son regard se troubler en me détaillant dans sa chemise.

Je soufflais.

-Euh, ok mais habille-toi alors.

Je levais les yeux au ciel et j'allais dans sa chambre et ouvris quelques tiroirs.

Pas gênée moi ? Il avait fait bien pire chez moi.

Je trouvais un de ses shorts et l'enfilais. Je ne ressemblais à rien avec sa chemise et son short.

J'allais vers lui.

-On y va.

Il grimaça et souffla résigné.

Nous descendîmes dans un silence religieux, il ouvrit la cave, il y avait pas grand-chose, je farfouillais mais rien.

Merde !

Nous reprîmes l'ascenseur dans un silence religieux.

Je le voyais me scruter, il attendait que je m'explique mais j'en étais bien incapable en ce moment. J'étais complétement perdue, ça semblait si vrai. Il n'a pas pu en seulement quelques heures tout cacher, bon c'était un athlète mais entre le temps de tout charger dans sa voiture, décharger il aurait jamais eu le temps.

Sa voiture, réalisais-je.

J'appuyais de nouveau sur le bouton du sous-sol.

-Quoi encore souffla-t-il.

-Je veux juste vérifier un truc.

J'arrivais à sa voiture et me penchait sur les vitres mais rien.

Le coffre aurait été trop petit pour tout contenir, il devrait y en avoir forcément un peu partout sur les sièges mais elle était plus que vide.

Je soufflais.

Je devenais folle.

Il dut voir mon air désespérée car il me prit dans ses bras.

-Viens te reposer mon ange, nous allons trouver une solution.

Je me raidis un peu à son contact repensant à cette nuit mais je finis par le suivre docilement je ne comprenais plus rien.

Une fois dans la chambre, je m'assis sur le lit, il me fit face.

-Et si tu me racontais ? Me demanda-t-il d'une voix douce presque suppliante.

Je levais la tête hésitante.

-Je…

Je soufflais un bon coup, il devait déjà me prendre pour une folle, alors autant y aller à fond. Là j'étais juste mal, c'était si réel mais ça semble tellement impossible.

Je n'arrivais toujours pas à démêler le vrai du réel. Entre la raison et les sensations. Mon intuition me disait que je n'avais pas pu rêver tout ça. Mais la raison me disait que j'avais un gros problème, jamais il n'aurait pu évacuer son matériel en si peu de temps.

Et puis pourquoi aurait-il appelé Carlisle s'il était responsable de tout ça ?

C'est résignée que j'entrepris mon récit de ma nuit.

-Je me suis réveillée pour aller faire pipi et je cherchais la salle de bain alors j'ai ouvert plusieurs portes quand j'ai trouvé ta salle de sport qui n'en était pas une, un dossier sur moi, des photos, même un poster de moi dormant, mais ce qui m'a fait le plus flipper c'est tous les écrans qui donnaient sur notre appartement à Alice et moi. Ça semblait tellement vrai, et puis il y a eu cette odeur sur mon nez et plus rien.

Il me prit la main dans un sourire contrit et caressa la paume avec son pouce.

Nous restâmes un moment en silence avant qu'il ne soupire.

-Tout est de ma faute Bella, si je ne m'étais pas invité la nuit dans ton lit, si j'avais accepté mes sentiments dès le début. Tu… Tu…

Il avait du mal à finir sa phrase.

J'allais répondre mais il m'en empêcha en posant délicatement sa main sur mes lèvres m'envoyant des picotements dans tout le corps.

Il secoua la tête désolé.

-Tout ! Tout est de ma faute. Je ne te mérite pas. Si je n'avais pas été aussi méprisant avec toi. Je ne savais pas comment interpréter ce que tu me faisais ressentir mais du coup je me déchargeais sur toi. Je n'aurais jamais dû agir comme ça. Si aujourd'hui tu en fais des cauchemars face à mon attitude surréaliste c'est uniquement de ma faute.

Je joignis mes mains aux siennes faisant un faux mouvement avec mon bras qui me fit grimacer.

Il grimaça en retour.

-Même ça c'est de ma faute, si je t'avais pas posé la question sur ton implant cette nuit, tu…

Sa voix mourut sur ses lèvres.

Je savais qu'on avait tendance à rêver de ce qu'on avait fait dans la journée mais de là à prendre tout le blâme sur lui.

Je me sentis mal, il n'avait pas le droit de rejeter toute la faute sur lui.

Il accentua mon mal être.

-Je suis désolé Bella, je voudrais être meilleur pour toi.

Si j'avais des doutes, ils s'envolèrent devant la sincérité de ses propos, tout dans sa gestuelle, sa voix, ses yeux transpiraient son mal-être et sa loyauté.

Comment cet être si adorable pouvait avoir un lien avec mon cauchemar, non c'était impossible, l'ancien Edward peut-être mais pas celui-là. Je ne me faisais pas d'illusions, il avait aussi ses défauts, il était jaloux, possessif mais j'avais comme le sentiment qu'il ne me ferait jamais de mal.

Je me redressais à genou et passais mes bras autour de ses épaules et je posais mon front contre le sein.

-Je crois que nous sommes tous les deux pas très sains mais peut-être qu'ensembles tout ira bien. Lui murmurais-je.

Il me fit un sourire resplendissant alors que d'un mouvement souple il avait réussi à m'allonger sur le dos et m'embrassait tendrement.

Je sentis alors contre ma jambe son état.

Je rougis.

Il me fit un petit sourire avant de me retourner dans ses bras.

-Il faut que tu te reposes ma belle, je ne laisserai rien t'arriver.

Je lui en étais reconnaissante de poursuivre ce moment de tendresse et de ne pas en faire un moment charnel, j'avais besoin de reposer mon corps et mon esprit.

Je me calais un moment dans ses bras. Nous ne dîmes rien pendant un moment mais lui comme moi ne dormions pas.

Après un moment, il reprit doucement, comme en plein conflit.

-Bella, il faut que tu m'aides à être un bon petit-ami.

Je sentais dans sa voix de la tension, de la crainte, de l'incertitude et de l'inquiétude. Il était très sérieux et le pensait réellement. Je le trouvais parfait moi, mais il avait visiblement besoin d'être rassuré à son tour.

Je resserrais ses bras autour de moi.

-Je le ferai.

Il sembla hésiter avant de me serrer fort dans ses bras et me murmurer proche de mon oreille.

-Je me disais que c'était un job à temps plein?

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.

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Avez-vous compris où voulait en venir Edward avec sa dernière phrase ?