Hello à toutes,
Je ne vous fais pas attendre plus pour la suite, merci à ma béta Vicky30 !
Je vous remercie pour tous vos encouragements et voici le chapitre avec encore une fois beaucoup de réponses à vos questions.
Un grand MERCI à EstL, bichou85, zellie marcy, gistrel, aelita48, pierard85, Triskelle sparrow, dedee-06, caropat07, Elunea, Selene62, lili.8825, SoSweetySoCrazy, twilight0507, Mariefandetwilight, Minomina, rox-30, laccro, Erika shoval, PatiewSnow (c'est juste un chapitre habituel, il était pas si petit que ça, j'ai déjà fait pire !), Mimia26, Evelyne-raconte, Bellaandedwardamour, Grazie, Habswifes, Gaelle-51, lena –Ina933, Virginie-de-TN, fifer, sarinette60, bellardtwilight, kikinette11, z'ooo, didi, butterfly971, amimi31, Eris59, Laurie, lamue12, Titie, Linou2701, 35Nanou, Lili36, sm33 (contente de voir que tu t'es inscrite sur ff), wmomo, Vicky30, mel031, datvil, Cekube879, Bellalice cullen-swan, Nymphea51, yayalia, doudounord, lili70, Fleur50, blue77, Ludivine28, ulkan13, ranianada, TheJane15, bb23, vinou, elo, veronika crepuscule.
Bonne lecture
Chapitre 16
Une fois Bella en sécurité dans le lit, je m'attelais à tout déménager à l'appartement du dessous. J'étais plus nostalgique que je le devrais de tout débrancher.
Enfin je m'activais et en une heure plus rien de compromettant ne restait dans mon appartement.
Je transférais quelques appareils de musculation pour occuper la pièce.
J'avais eu le temps de réfléchir et je n'avais pas trouvé l'étincelle, l'idée qui permettrait d'effacer les souvenirs de Bella.
Il fallait vraiment que je trouve une solution pour qu'elle soit définitivement mienne, j'allais devenir fou à ce rythme.
Je partis dans leur appartement et c'est le cœur gros que j'enlevais mes caméras.
Une fois tout rangé, je remontais vers Bella, il fallait que je la réveille.
Je la secouais lentement sans succès elle dormait toujours.
Merde j'espère que cette merde que je lui avais fait respirer n'était pas trop nocive. C'est bien le temps d'y penser crétin me fustigeais-je.
Enfin c'était soit ça soit elle me quittait et cette dernière option n'était tout simplement pas envisageable.
Je la secouais un peu plus fort. J'effleurais sa peau si douce, je descendis mes mains de ses épaules à ses bras. J'avais de nouveau envie d'elle.
Il fallait que je me ressaisisse. Mes yeux dévièrent sur ses magnifiques courbes et je tentais de l'imaginer avec un ventre rond. Elle sera superbe.
Il fallait que je lui retire ce stupide implant, je crois que ça avait une longue durée de vie.
Je cherchais rapidement des informations sur internet. Les implants étaient retirés par des médecins, c'était relativement fiable mais certaines femmes le supportaient moins bien que d'autres avec des menstruations plus douloureuses ou autres symptômes et là j'eus mon idée.
Tout mettre sur la faute de l'implant.
Je pris son bras gauche, c'est là qu'il avait le plus de chance de se trouver et je commençais à griffer sa peau. Ce geste me tordit le ventre. J'embrassais ses joues en m'excusant mais elle ne se réveillait toujours pas.
Une panique me saisit et si elle ne se réveillait pas.
Je regardais le réveil, il était 5 heures. Ni une ni deux, je me saisis de mon téléphone et j'appelais mon père.
x-x-x-x-x-x-
-Je me disais que c'était un job à temps plein?
Je me dégageais de ses bras pour lui faire face.
-Que veux-tu dire ? Questionnais-je ne pouvant m'empêcher de froncer les sourcils.
Il me dévisagea un instant avant de répondre résolu :
-De vivre avec moi ?
J'écarquillais les yeux.
Je me dégageais complétement de ses bras qui lui fit à son tour froncer les sourcils.
-Je … euh… commençais-je à bafouiller.
-NON ! finis-je par dire déterminée.
Il en fallut peu pour que sa mâchoire se décroche, il ne s'attendait pas à une telle réponse visiblement. Ses yeux se voilèrent, je supposais qu'il commençait à être colère.
-Edward, repris-je plus doucement, c'est trop tôt.
Je vis ses traits se radoucir.
-Pourquoi ? N'aimerais-tu pas te réveiller dans mes bras ?
-Bien sûr mais l'attente fait partie aussi de la vie de couple, passer les étapes pas à pas.
-Je ne vois pas de quoi tu parles.
-Je parle par exemple d'attendre le troisième rendez-vous pour coucher avec quelqu'un, je parle de se connaitre avant d'emménager. Tout va trop vite…
Cette conversation commençait à m'agacer.
J'étais en train de me justifier sur le pourquoi je ne voulais pas emménager suite à un troisième rendez-vous, c'était juste absurde.
Il était têtu, il ne l'entendait pas comme ça :
-C'est que tu as des doutes ? Tu ne veux pas de moi ? Tu ne veux pas de moi comme moi je te veux ? Tu as eu ce que tu voulais et maintenant tu veux continuer ta vie ?
Je secouais la tête.
-Edward, arrête ça, tu dis n'importe quoi, je ne suis pas en train de remettre en cause notre relation, non je veux juste faire les choses tranquillement que nous apprécions chaque étape.
Nous nous toisâmes en silence, je ne l'avais pas encore convaincu.
-N'as-tu pas apprécié l'anticipation hier après-midi ? Moi je sais que j'étais toute impatience d'être au soir pour te retrouver, pour pouvoir être proche de toi, j'aime toutes ces étapes.
Je vis dans ses yeux que je marquais un point, lui aussi avait apprécié l'anticipation de notre soirée.
Je commençais à me dégager du lit, je voulais rentrer.
Il me rattrapa par le bras.
-Où vas-tu ?
-Je rentre.
-NON !
Je fronçais les sourcils et me dégageais :
-Si
Je me levais et il m'empêcha de passer se mettant devant la porte.
Il semblait paniqué.
Je le regardais méfiante.
-Attends, je voudrais que nous discutions de tout ça, reprit-il plus doucement.
Je soupirais.
-Il n'y a rien à dire, c'est trop tôt, je ne suis pas prête.
-Mais, tenta-t-il à nouveau, s'il te plait.
J'étais maintenant très agacée, j'avais ce sentiment d'être prise au piège, les bribes de mon cauchemar revinrent en mémoire, son insistance me mit mal à l'aise.
Je baissais la tête. Je voulais lui faire comprendre, je voulais sortir d'ici.
Nous restâmes un moment en silence, je compris qu'il ne bougerait pas.
-Je te demande juste que nous prenions notre temps, regarde ta sœur et Jasper, ils vivent pleinement leur relation en allant chez l'un ou chez l'autre. Ne précipite pas les choses.
A l'évocation de sa sœur, il grimaça.
-Nous c'est différent.
-Ah oui et en quoi ?
Il sembla réfléchir.
-Je t'aime lâcha-t-il.
J'écarquillais les yeux et ouvris la bouche, j'avais bien compris qu'il avait des sentiments pour moi comme j'en avais pour lui, mais son « je t'aime » lâché comme ça, je ne m'y attendais pas.
-Je… je perdais mes mots, je ne savais pas quoi dire.
Il en profita pour se rapprocher de moi, il glissa sa main sur ma joue la caressant de son pouce, il glissa ses doigts dans mon cou et positionna son pouce sous mon menton et me fit lever la tête.
Il me regardait intensément.
Il passa son bras autour de ma taille et me resserra contre lui.
-Je t'aime, redit-il avec l'assurance qui le caractérisait.
J'étais trop choquée pour parler, j'étais plongée dans ses prunelles, il remonta sa main sur mon visage et caressa mes cheveux tendrement.
J'étais toujours aussi figée, il s'approcha doucement de moi et déposa ses lèvres sur les miennes d'abord tendrement puis plus passionnément.
C'était toujours aussi magique, mais ça ne m'aidait pas et encore moins à réfléchir, à être cohérente.
Il se recula posant son front contre le mien. Son baiser m'avait rendu haletante.
-Je … euh… tentais-je sans succès.
-Mais encore me taquina-t-il.
Je me reculais de lui.
-C'est pas du jeu me plaignis-je.
Il me sourit.
-Alors ? Insista-t-il alors qu'il allait à l'assaut de mon cou.
Je ne devais pas me laisser contrôler par mes hormones.
-Edward s'il te plait, le suppliais-je.
-Que veux-tu ma belle ?
Je soupirais.
-Du temps, articulais-je difficilement.
Je le sentis clairement se raidir autour de moi.
J'en profitais pour me dégager et je pris mes vêtements pour les enfiler.
Il n'avait pas bougé visiblement en proie à un grand conflit intérieur.
J'étais rhabillée et je me retournais vers lui, il n'avait toujours pas bougé.
J'attendis quelques secondes, je ne savais vraiment pas quoi dire. Si je lui demandais si je le revoyais bientôt, il me suggérerait de ne pas partir mais je voulais quand même qu'il sache que j'étais déjà impatiente de le revoir.
Je baissais la tête ne trouvant rien d'adéquat.
Je sortis de la chambre et me dirigeais doucement, le cœur lourd, ne comprenant pas vraiment ce qu'il se passait, jusqu'à la porte.
J'ouvris le verrou, je me saisis de la poignée, je la tournais et commençai à entrouvrir la porte quand une main apparut dans mon champ de vision et appuya dessus.
La poignée m'échappa des mains sous la force et la porte se claqua.
Je sursautais avant de suivre, la main, le bras et enfin Edward qui se tenait juste derrière moi le visage fermé.
Il fixait la porte, j'avais le sentiment qu'il essayait de se contenir, il était dans le même état que quand il était en proie à une crise de jalousie.
J'attendis un moment, avant de poser ma main sur sa joue pour qu'il revienne dans la réalité.
Il me regarda, son regard était triste. J'avais envie de le prendre dans mes bras comme un petit garçon et le consoler.
Il m'avait bien prévenu qu'il ne savait pas comment se comporter en tant que petit ami, j'en savais guère plus mais je voulais lui faire comprendre que j'étais là pour lui, même si je ne voulais pas vivre avec lui.
Alors que je cherchais toujours les mots pour le réconforter, il me devança :
-Viendras-tu ce soir au match ?
Je lui souris grandement.
-Je manquerai ça pour rien au monde, souris-je.
Il me répondit lui aussi par un sourire qui n'atteignit pas ses yeux, il était encore soucieux.
Je me hissais sur la pointe des pieds et lui déposais un léger baiser sur ses lèvres. Alors que j'allais me reculer, il m'encercla de ses bras très forts et enfouit sa tête dans mon cou.
J'eus un pincement au cœur, on aurait dit qu'il avait peur de me perdre ou que je m'évapore.
Il avait emprisonné mes bras, je ne pouvais même pas lui faire des caresses pour l'apaiser.
-Edward l'appelais-je.
Il se recula à regret alors qu'il détachait avec peine ses bras autour de moi.
-Je te vois ce soir alors ?
Il hocha la tête et je m'éclipsai.
J'arrivais chez moi, toute trace de sommeil m'avait désertée.
J'avais du mal à remettre les choses en place.
Je fis couler du café et j'allais me changer dans ma chambre.
Je me retournais dans ma chambre et j'allumais, je compris comme une illumination pourquoi Edward avait été si à l'aise pour me trouver des vêtements le soir de notre crémaillère c'était parce qu'il était déjà venu pendant mon sommeil.
Je grimaçais, ça impliquait qu'il avait violé mon intimité. Il s'était excusé mais je n'arrivais pas à savoir si j'étais malgré tout en colère ou pas.
Je regardais autour de moi et repensais à mon rêve où des écrans montraient l'image de ma chambre. Je fermais les yeux tout en me massant les tempes, j'essayais de reprendre des bribes du cauchemar. Je visualisais dans ma tête l'image de mon lit et je tentais de la transposer dans l'espace réel.
Je me dirigeais vers mon étagère, je pris une chaise et commençai à inspecter le contenu et le haut. Il n'y avait rien, je secouais la tête. Il faudrait peut-être que j'aille consulter, je faisais peut-être du surmenage.
Une fois changée, je retournais à la cuisine et me servis une tasse de café quand Alice émergea, je lui préparais une tasse et nous nous attablâmes l'une en face de l'autre.
-Alors ta soirée me demanda-t-elle suggestive.
Je souris.
-Tu ne veux pas savoir.
-Allez juste l'ambiance, insista-t-elle.
Je réfléchis un instant avant de lâcher :
-Intense.
Ses yeux pétillèrent de malice alors qu'un sourire s'affichait sur son visage.
-Mais, commençais-je.
Elle fronça les sourcils aussi sec.
-Il y a eu un truc bizarre. J'ai été réveillée par ton père.
Je vis ses yeux s'écarquiller :
-QUOI ? Mais qu'est-ce que tu racontes.
Je ris de son air ébahi.
-Il semblerait, expliquais-je, ou il est probable que mon implant ait délivré une dose trop forte d'hormones, ce qui m'aurait fait délirer et cauchemarder, enfin ça je me souviens bien du cauchemar et que je me sois gratter la peau.
Je soulevais mes vêtements pour lui montrer mon avant-bras bandé.
Elle regarda fixement mon bras :
-Tu as mal.
Je secouais la tête.
-Pas vraiment, c'est juste très bizarre de ne pas savoir entre le rêve et la réalité, tu sais tu as l'impression d'être à côté de la plaque, un peu folle.
-Oh mon dieu, se leva-t-elle d'un coup, il faut que je me fasse ôter ce truc, gémit-elle en secouant son bras.
-Ton père avait l'air de penser que c'était rare, donc surement un cas isolé, tu ne devrais pas t'affoler.
Elle grimaça.
-Je le trouvais déjà louche le gynéco où James nous a envoyé, je ne préfère pas prendre de risque je vais appeler mon père.
Elle se saisit de son téléphone et je l'arrêtais.
-Attends, tu vas lui dire quoi ? Ote-moi mon implant qui est de la même série que Bella, on a fait une sortie groupée pour avoir un nouveau contraceptif ?
Elle me dévisagea.
-Ouais ta raison, en plus c'est mon père, il n'est pas obligé de savoir quel contraceptif j'utilise. En plus il serait trop désillusionné sur sa petite fille.
Nous pouffâmes toutes les deux.
-Je vais prendre rendez-vous chez le gynéco alors.
-Moi aussi, il faut qu'il me prescrive la pilule, pas sûr d'être prête à réutiliser de suite l'implant ou alors le stérilet, tu en penses quoi toi ?
Elle grimaça.
-Je trouve que le stérilet ça fait truc de vieille non ?
Je ne pus m'empêcher de rire à sa bêtise, nous ne pouvions pas rester sérieuses très longtemps.
La journée se passa doucement, je pris mon rendez-vous mais il n'avait plus de place avant le mois prochain, je partis donc en pharmacie acheter des préservatifs.
C'était loin d'être une de mes solutions préférées surtout quand on avait connu avant le plaisir sans ce bout de latex mais il était hors de question que je prenne de risque, la grossesse ne faisait assurément pas partie de mes projets.
Nous nous préparâmes ensuite, j'hésitais à mettre le maillot d'Edward. Nous nous étions quittés de manière assez bizarre mais comme Alice avait mis celui de Jasper, je fis de même.
J'aimais toujours autant l'effervescence qui régnait dans l'aréna.
Mon corps battait vite, j'étais impatience de le voir apparaitre sur la glace.
Le jeu commença rapidement et comme toujours, je n'avais d'yeux que pour Edward. Je repensais à ses derniers matchs et à sa stratégie qui étaient vraiment fluctuants ces derniers temps. J'essayais de mettre tout ça en perspective et je compris alors que sa manière d'évoluer était le reflet même de son humeur. Alors je tentais d'interpréter tous ses gestes. Il jouait très bien ne faisant aucun cadeau à ses adversaires, plaçant des coups de cross qui n'impliquaient pas de pénalités. Il était calculateur et précis. J'étais abasourdie, ils remportèrent facilement la victoire et je ne savais pas quoi penser de la technique d'Edward qui manquait de fair-play à mon gout.
J'oubliais toutes mes interrogations pour me laisser envahir par l'atmosphère dans les tribunes, c'était l'hystérie complète, les joueurs étaient acclamés.
Je ne pouvais retenir un sourire de fierté de s'afficher sur mon visage.
Les joueurs firent quelques tours de pistes sous les hurlements.
Mon cœur loupa un battement quand il s'arrêta devant nous. Je sentis son regard sur moi. Il posa alors ses deux mains sur son cœur et imita les battements avant de tendre son doigt dans ma direction.
J'étais complétement scotchée par cette déclaration publique, je devais afficher un sourire idiot ou alors tout le contraire tellement l'émotion me tiraillait la gorge et me piquait les yeux.
J'entendis à peine les gens huer plus fort autour de moi. Il n'y avait que lui.
Alors qu'il n'avait pas bougé et me regardait toujours, j'essayais de reprendre vie et sans vraiment m'en rendre compte, je murmurais si bas que personne ne pouvait entendre :
-Je t'aime.
.
.
.
Pas de fin sadique mais à vos pronostics : Que va nous trouver Ed pour arriver à ses fins ?
C'est le temps de buller !
