Alors voici un tout nouveau chapitre, ce n'est pas du tout ce que j'avais prévu d'écrire c'est pour ça qu'il m'est difficile de vous dire combien il reste de chapitres, je dirais qu'il me suffirait de 5 pour boucler la fic mais est-on vraiment pressé ? Sinon la question sur un happy end ou non, ben je ne vous le dirais pas même si je le savais. Ceux qui ont lu ma première fic savent que je suis capable du pire.

Alors merci à Vicky30 qui a corrigé ce chapitre en temps record, je vous remercie toutes pour vos reviews, j'adore, je n'ai pas fini de répondre à toutes, mais je me suis dit que vous préfèreriez un nouveau chapitre plutôt qu'un teaser alors sans plus attendre bonne lecture.

Chapitre 18

Le sexe avec Edward était merveilleux, il me faisait perdre la tête mais je devais être prudente.

J'avais le sentiment qu'Edward une fois sa décision prise d'un nous, ne faisait pas la différence entre un début de relation et un couple de plus de 5 ans de vie commune.

Je n'étais pas prête à vivre cette relation qui était déjà très intense si rapidement, je voulais profiter de chaque instant et c'était un combat permanent avec lui pour ralentir tout ça.

Je me détachais à regret de ses bras si invitant pour lui demander de partir d'une voix ensommeillée alors que j'étais tout à fait réveillée, appréhendant clairement sa réaction. Il m'avait demandé de l'aider à être un couple normal et c'est comme ça que je l'aidais en nous imposant des limites.

-Edward tu devrais rentrer chez toi.

Je sentis son corps se raidir derrière moi mais il ne bougea pas pendant un moment. Avais-je commis une erreur.

J'aurais voulu savoir ce qu'il pensait à cet instant. Je me concentrais sur ma respiration. Je me demandais si je devais lui demander de nouveau de partir.

Je commençais doucement à paniquer, ne sachant plus quoi faire, j'étais torturée.

Je fus sortie de mes interrogations par une voix contenue de colère :

-Tu es sérieuse ?

Je me retournais doucement, mon ventre se contracta, je mis encore quelques secondes pour oser croiser son regard.

Il était assis sur le lit, le torse retourné pour me faire face.

Ses traits étaient durs.

-Je… je t'avais dit que je ne voulais pas que nous passions la nuit ensemble, tentais-je minablement.

Ses yeux froncèrent un peu plus.

-Qu'est-ce que je dois comprendre ?

-Il y a rien à comprendre, Edward, (je sentais l'agacement monter en moi), j'ai une journée chargée demain, fin de l'histoire.

-Et alors ? Je me lèverai en même temps que toi.

Je soupirais baissant la tête.

-Edward rentre chez toi.

-Pourquoi ?

-Parce que je te le demande !

Sans rien comprendre je me retrouvais plaquée sur le lit, Edward était au-dessus de moi, me forçant à lui faire face.

Il était visiblement hors de lui et tentais de se maitriser. Pour le coup, je ne me sentais pas en sécurité.

-Bella m'avertit-il. Je crois que nous ne nous comprenons pas. Hors de question d'être ton plan cul, si c'est comme ça que tu vois notre relation dis-le-moi tout de suite pour que nous arrêtions les frais, cingla-t-il.

-Lâche-moi et arrête, ça n'a rien à voir, soupirais-je. La première nuit que nous avons passée ensemble, je me suis faite réveiller par ton père. Demain j'ai une journée très chargée comme je m'obstine à te le répéter, excuse-moi d'espérer que la prochaine nuit que nous passerons ensemble, nous puissions profiter l'un de l'autre au matin ! Lui crachais-je à la figure, complétement énervée cette fois-ci qu'il me considère comme une trainée et me pose un ultimatum.

Il me dévisagea, cherchant surement à jauger ma sincérité.

Il ne bougeait toujours pas de moi, m'écrasant de son corps.

Je commençais à gigoter sous lui pour qu'il s'écarte mais non il était comme absent, il n'était plus avec moi en ce moment, me retenant toujours avec son corps, ses yeux étaient dans le vague.

-Edward, tu m'écrases soufflais-je.

Il reprit pied, me dévisagea, il se leva, prit ses vêtements et sortit de ma chambre sans un mot ni un regard en arrière.

Putain mais que venait-il de se passer là ?

Je ne lui avais pas demandé quoi ? Seulement que nous prennions le temps de se réveiller dans les bras l'un de l'autre une autre fois car demain j'avais du boulot.

Agrrrrrr

J'avais l'impression que je ne m'en sortirai pas avec Edward, il était tellement lunatique, mais j'étais autant incapable de m'en passer.

Penser à ses caresses me fit rougir et je me sentais déjà ruisselante.

Je l'avais dans la peau, il n'y avait pas de doute, restait plus qu'à réussir à regarder dans la même direction.

J'eus du mal à m'endormir, hésitante à monter chez lui pour rétablir les choses, mais il n'avait pas le droit de poser des ultimatums pour aussi peu, il n'avait pas le droit de m'imposer sa vision des choses.

J'avais encore une vie à côté de lui, il fallait qu'il l'accepte sans pour autant remettre en question notre couple.

Je me levais tôt comme je l'avais prévu, j'avais très peu dormi.

Je me rendis à la bibliothèque pour travailler un peu, j'avais des travaux en retard.

Je n'arrivais pas à me concentrer comme je le voulais, c'était exaspérant.

A 11 heures je me rendis en cours, moins motivée que jamais.

Je passai ma journée telle une automate, j'étais fatiguée physiquement et psychiquement je ne savais pas quoi faire ni quoi penser au sujet d'Edward.

Je quittais machinalement l'université et je fus sortie de mes pensées par des bruits inhabituels, notamment des gloussements.

Je regardais des filles à côté de moi.

-Regarde comme il est beau, disait la blonde.

-J'en ferais bien mon affaire continua la rousse.

-On va lui parler ?

Elles hochèrent la tête simultanément et se réajustèrent avant de partir d'un pas décidé.

Je regardais alors dans la direction où elles allaient et je me figeais en voyant cet adonis adossé à sa voiture.

Il avait le soleil dans le dos, il faisait très grand, ses lunettes de soleil sur son nez lui donnait un air intouchable.

Les rayons du soleil donnaient à sa chevelure indomptée un air rebelle, mais c'était surtout les reflets bronze qui pouvaient éblouir.

Je me retenais de trop détailler son corps, il était parfait, je le savais.

Pourquoi déjà j'avais fait sortir ce Dieu du sexe de mon lit hier soir ? De la normalité, putain de conscience à la con.

Enfin s'il était là, j'avais bon espoir que c'était pour me voir.

Je vis les greluches l'atteindre, je ne distinguais pas ses yeux derrière ses lunettes, je ne savais pas s'il m'avait vu. Sa tête ne bougeait pas.

Les filles minaudaient devant lui. Ses lèvres bougeaient.

Agrrrrrrr j'étais trop loin, je ne pouvais comprendre ce qu'ils se disaient.

Edward semblait lui impassible.

Je m'approchais, à pas lent, j'étais d'un côté pressée de repousser ces grognasses mais d'un autre j'appréhendais de parler avec lui.

Alors que j'arrivais à leur hauteur, Edward pencha sa tête vers les deux intruses et leur dit dans un sourire :

-Vous n'avez qu'à m'écrire vos numéros de téléphone et je vais y réfléchir.

Quoi ?

Putain mais il me fait quoi là !

Je grognais et m'avançais plus vers lui.

-Un problème Edward ?

Pas de réponses et les poufiasses qui étaient en train d'écrire leur numéro sur un papier, non mais j'hallucinais.

-Putain, tu joues à quoi ? M'énervais-je.

-Oh Isabella, salut. Dit-il innocemment.

Et il se foutait de ma gueule en plus.

-Qu'est-ce que tu fais là ? Crachais-je.

-Tu vois bien, je discute avec ces charmantes demoiselles, fit-il dans un sourire vers elles.

Elles gloussèrent et se retournèrent vers moi.

-Oui, Isabella, dégage, me dit la blonde.

Je serrais les poings, elle se prenait pour qui.

Je respirais plus bruyamment.

Je songeais à mes options, je pourrais lui sauter dessus et l'embrasser mais vu sa grandeur s'il ne se baissait pas j'atteindrai jamais ses lèvres, je serai juste ridicule si il ne fait pas un geste vers moi et je n'étais vraiment pas sûre de son attitude pour le coup.

Bon étriper les filles, deux contre une, je perdrai.

Qu'est-ce qu'il me restait comme option, lui demander d'arrêter de m'ignorer ou alors l'ignorer à mon tour ? Tentant mais j'avais beaucoup trop à perdre.

-Arrête ça tout de suite Edward.

Ma voix vacilla sur la fin, j'étais dans un mauvais rêve, il ne pouvait pas agir comme ça.

Il dut sentir mon désarroi dans ma voix car il tourna la tête vers moi.

Je ne pouvais pas voir son expression, ses yeux toujours cachés par ses lunettes.

La rousse s'avança vers lui et lui tint le bras pour attirer son attention :

-Alors Edward on se voit très bientôt, si tu veux nous sommes libres tout de suite.

Je sentais mes forces me lâcher, une émotion intense me serra le cœur et si je l'avais perdu.

Non ce n'était pas possible, je ne pouvais pas le perdre déjà.

Putain !

Je tentais de me calmer, j'essayais de rationnaliser mais voir ces siliconées lui faire du gringue et lui qui se laisse faire me mettait hors de moi.

Je baissais la tête, attendant ne sachant pas quoi, mais attendant que mon cauchemar se termine.

Je sentis son regard sur moi.

-Tirez-vous lâcha-t-il.

Je relevai les yeux, Edward se déplaçait, il commençait à ouvrir la portière passager.

Les greluches n'avaient pas bougé estomaquées par le changement de ton d'Edward.

-Dégagez, cracha-t-il.

Elles sursautèrent face à son ton et déguerpirent en grommelant.

Edward même si je ne voyais pas ses yeux regardait dans ma direction, il tenait la porte :

-Monte ! Son ton n'admettait pas de réplique, il me montrait la place passager avec sa main.

Je m'exécutais sans demander mon reste.

Il fit le tour et s'installa à côté de moi et démarra.

Je ne savais pas où nous allions, j'étais complétement perdue.

J'avais envie de lui crier dessus pour son attitude puérile, que voulait-il prouver ? Que je pouvais être jalouse, oui j'avais été verte de jalousie qu'il daigne s'intéresser à elles. J'étais en colère mais j'avais aussi eu peur, car il suffisait d'un rien pour qu'il ait autant de filles qu'il veut à son bras.

J'étais banale et lui était un champion, une star, une beauté rare. Je ne faisais pas le poids et si je voulais le garder il fallait que je me batte.

Je me trouvais ridicule de vouloir mettre des limites entre nous alors que c'était, merde, Edward Cullen, la star de Hockey. Un millier de filles tueraient pour être à ma place et moi, idiote comme je suis, je veux prendre mon temps alors qu'il me veut moi tout simplement.

Merde, j'étais conne.

Pas capable d'apprécier mon bonheur qu'il s'intéresse à moi, il fallait que je foute la merde.

Merde merde merde putain fais chier !

Je soufflais d'exaspération.

J'étais ridiculement pathétique.

-Bella.

Je relevais la tête et me rendit compte que nous étions garés dans un parking à l'écart des autres voitures.

Edward avait enlevé ses lunettes et me regardait soucieux.

Nous nous dévisageâmes un instant.

Je sentais l'émotion m'envahir, j'avais cru le perdre aujourd'hui et cette sensation avait été douloureuse, très douloureuse.

Je me jetais alors à son cou, accrochant mes bras à sa nuque et geignant.

-Je m'excuse Edward, j'ai été stupide cette nuit.

Je sentis ses bras m'entourer enfin et sa tête se faufiler dans mes cheveux pour atteindre mon cou.

Il respira fortement.

-Non c'est moi qui m'excuse, cette petite scène que je viens de faire était stupide. Je ne sais pas comment faire quand je suis loin de toi, j'ai toujours peur de te perdre, j'étais en colère et je voulais te faire mal comme tu m'as fait mal.

Je resserrais mes bras sur lui.

C'est quand je reniflais bruyamment que je compris que je pleurais.

-Hé hé ma belle, il desserra mon étreinte.

Il essuya mes joues de ses pouces.

-S'il te plait ne pleure pas me supplia-t-il.

Je ravalais mes larmes.

-Je… je…

J'étais confuse.

Il posa alors délicatement ses lèvres sur les miennes et se recula.

-Je t'aime et je suis nul dans tout ça, je ne peux plus me passer de toi, j'ai du mal à me tenir loin de toi. Si tu savais comme cette nuit et cette journée ont été pénibles. Je vais essayer de te donner de l'espace mais je…

Il soupira.

-Je ne comprends pas que tu aies besoin de cet espace et de ce temps, j'ai l'impression que tu me rejettes, que tu n'es pas sûre de tes sentiments pour moi, m'avoua-t-il.

Mes larmes débordèrent encore plus, il était parfait, il m'aimait sans condition et moi je faisais tout pour instaurer une distance. Il me prouvait même son amour devant la terre entière et je doutais encore, c'était moi qui était en tort.

-Edward, je … C'est à moi de m'excuser. Tu es parfait. Je… C'est si nouveau pour moi, je veux juste que nous ayons de solides bases à notre relation. J'ai peur que tout aille trop vite et qu'un jour tu te rendes compte que tu as fait une erreur, je ne le supporterai pas si je te perdais. Je t'aime Edward.

-Oh mon cœur, gémit Edward avant de plaquer une nouvelle fois ses lèvres sur les miennes.

-Tu ne me perdras pas, je suis à toi à jamais, je te le jure, tu es le soleil qui illumine mes jours et guide mes pas. Tu es mon tout.

Ce fut mon tour de plaquer mes lèvres sur les siennes face à sa déclaration.

Nous nous embrassâmes passionnément pendant un moment, la voiture ne se prêtait pas pour nous aimer comme il l'aurait fallu à cet instant.

Il se recula à bout de souffle.

-Il faut que nous nous arrêtions avant que je perde le contrôle. Tu mérites d'être vénérée pas d'être baisée et c'est la seule chose que nous pouvons faire dans une voiture.

Je ris.

Il m'accompagna.

Je reposais ma tête sur son torse.

-Qu'allons-nous faire ? Demandais-je.

-Définir notre indispensable.

Je relevais la tête pour le regarder interrogative.

-Je ne peux plus me passer de toi, je veux te voir tous les jours que Dieu fait.

Il fit une pause.

-Mais je suis prêt à faire des compromis ?

-Comme ? L'interrogeais-je.

- Je ne te demande pas d'emménager avec moi mais peut-être que je pourrais venir au moins te voler un baiser tous les jours. Dit-il dans un sourire.

-J'adorerais ça.

Nous nous sourîmes un instant.

-Et euh, si j'abusais j'aimerais pouvoir t'appeler sur ton téléphone portable et avoir une vague idée de ton emploi du temps.

Je souris, l'Edward tel que je le connaissais refaisait surface.

Je blêmis d'un coup réalisant :

-Tu m'as attendue longtemps devant la fac ?

Il haussa les épaules.

-Ça n'a pas d'importance.

Je me mordis les lèvres et je sentis mes joues s'enflammer.

Il était un peu fou mais que j'aimais ça.

Je souris timidement.

-Désolée, fis-je faute d'autre chose.

-Il n'y a pas de raison. Dit-il désinvolte avant d'ajouter. Alors ?

Alors ? J'étais perdue de nouveau.

Devant mon incompréhension, il reprit.

-Tu es d'accord pour me donner ton numéro et ton emploi du temps ?

-Euh oui bien sûr. Répondis-je hésitante.

-Tu n'as pas l'air sûre ! dit-il en fronçant les sourcils.

Je souris.

-Mais non, c'est juste si bizarre.

Je secouais la tête.

-Hé protesta-t-il, tu connais bien toutes les dates de mes matchs.

Je souris, c'était vrai en plus.

-J'avoue.

Nous rîmes ensemble. Il reprit alors son sérieux et me murmura :

-Je serai capable d'attendre la fin de semaine pour t'avoir la nuit au complet rien que pour moi.

-Ok, répondis-je avec le sourire.

-Mais si tu veux de moi avant, tu n'as qu'à demander me taquina-t-il.

Je tapais sur son bras.

-Tu es incorrigible Edward.

-Non amoureux, répondit-il sérieux.

Mes joues s'enflammèrent de nouveau.

Je regardais autour de nous pour cacher ma gêne. Je me rendis compte que je n'arrivais pas à me livrer autant que lui le faisait.

-Et que fait-on ici ? Le questionnais-je pour faire un peu diversion.

-Les boutiques, ricana-t-il.

Je perdis instantanément mon sourire.

-Si je ne peux pas passer toutes mes nuits avec toi, je veux que tu aies quelque chose de moi.

Je fronçais les sourcils.

J'allais l'interroger mais il était déjà sorti de la voiture et m'ouvrait ma porte en me tendant la main.

-Allez viens, ma belle.