Merci à toutes pour votre soutien, voici un chapitre très attendu, je crois, j'espère qu'il sera à la hauteur de vos attentes.

Merci beaucoup à ma béta : Vicky30. Alors pour la petite histoire, ce chapitre a été fini d'écrire en fin de journée heure française, il a été corrigé en soirée pour vous le livrer sans plus attendre, si ce n'est pas de l'abnégation tout ça !

Merci aux presque anonymes :

La fille : Merci pour tous ses compliments, il va falloir attendre la fin de l'histoire pour savoir si ça finit bien ou non, je ne vais pas vous gâcher le plaisir en vous le disant maintenant !

PatiewSnow : Tu as raison la fin approche mais je t'en dirai pas plus pour ne pas gâcher la surprise.

Twilight0507 : Merci !

Laccro : Toutes les réponses dans ce chapitre, merci !

Eris59 : Merci

Dian4a : Merci beaucoup !

Noirbleu2002 : Merci et oui je continue à l'écriture ne t'inquiète pas !

Bonne lecture

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Chapitre 22

Nous étions tous les quatre assis chez nous devant une tasse de café.

Alice et Jasper avait eu le temps de dessouler dans l'avion, enfin ils avaient surtout dormi mais une fois à la maison ils étaient rentrés dans une sorte de paralysie. Edward lui n'avait pas desserré les mâchoires depuis leur interruption.

L'ambiance était tendue, je ne savais plus quoi faire.

Je regardais sur la table, Alice avait à son annulaire gauche une bague à grelot, elle faisait un tintement dès qu'elle bougeait la main, c'était assez rigolo si nous faisions abstraction du fait que ce soit censé être une alliance.

Pour Jasper ce n'était guère mieux, il avait une chevalière mais non pas avec des armoiries dessus, non, non, mais bien un chevalier rouge dessus. Je crois que réflexion faite sa bague était pire.

Je captais alors un regard entre eux, il y avait tellement d'intensité qui passait en ce moment, ils communiaient.

Le regard de Jasper se fit interrogateur, celui d'Alice passa de l'incertitude à de la tendresse, non à de la dévotion. Elle fit un sourire timide et il lui rendit au centuple accentuant le sien.

Elle se mit alors à éclater de rire.

Edward la fusilla du regard.

-Voyons le positif, ce n'est certainement pas le mariage de mes rêves mais avec l'homme de mes rêves, à choisir je préfère cette option !

Jasper rayonnait.

-Pis, dit-elle dans un haussement d'épaules, j'aurais qu'à vivre le vôtre par procuration, dis Bella tu veux bien me laisser t'aider, choisir ta robe et tout le reste ? Me demanda-elle pleine d'espoir.

-Euh…

Je n'eus pas le temps de réellement répondre.

-Vous allez rester mariés ? S'enquit Edward surpris.

-C'est tout ce que je veux, répondit simplement Jasper ce qui fit pétiller les yeux d'Alice encore plus si c'était possible.

Elle se mit à taper des mains avant de se lever et d'aller se lover vers son mari.

Oh putain comme ça faisait bizarre, Alice mariée.

Ils s'embrassèrent, je détournais les yeux d'eux, Edward était toujours aussi maussade.

Je les entendis se murmurer à l'oreille, rire, quand d'un coup Alice se releva et vient s'asseoir.

-Euh, dit-elle malaise. Je suppose que nous allons vivre ensemble maintenant.

Elle me regardait craintive.

Merde je n'y avais pas pensé à ça.

Je tentais de lui faire un sourire rassurant mais il ressembla plus à une grimace.

Edward réagit relevant la tête.

-Hors de question que Bella vive seule.

Je fus estomaquée par une telle réaction et incertaine quant à celle à avoir.

-Je ne le voyais pas autrement, répondit Alice en toisant son frère. Je ne vais pas quitter l'appartement comme ça, mais…

-J'ai déjà demandé à Bella de vivre avec moi, elle sait qu'elle est la bienvenue chez moi, lui cracha-t-il à son tour comprenant là où elle voulait en venir.

Je fus soudain exaspérée qu'ils parlent de moi comme si je n'étais pas présente, non en fait le malaise que je ressentais venait du fait que j'avais l'impression de revivre les disputes de mes parents concernant ma garde.

J'étais tremblante quand je me levais laissant tomber ma chaise derrière moi.

-Ça suffit, criais-je.

Je ne me reconnaissais pas, j'étais dans un tel état d'énervement.

Edward se leva aussitôt et vient m'enlacer en s'excusant.

Je me radoucis à son contact, malgré tout je le vis lancer des éclairs à Alice qui s'était aussi levée pour venir vers moi.

Je soufflais exaspérée.

Il me prit par les épaules.

-Tu sais Bella qu'il n'y a rien qui me rendrait plus heureux que tu viennes vivre avec moi, maintenant je ne veux pas que tu le fasses pour de mauvaises raisons ou parce que tu te sens obligée, mais s'il te plait dis oui.

Ses yeux étaient si intenses, remplis d'espoir et de doutes.

Je hochais simplement la tête subjuguée comme toujours par lui.

Il me serra fort dans ses bras en me soufflant un « merci ».

Nous nous rassîmes.

Alice sautillait sur sa chaise.

-Bon maintenant que ça c'est réglé, où allons-nous vivre Jasper ? Le prends pas mal mais ton appartement ben euh…

Il secoua la tête.

-C'est correct Alice, je vais poser mon préavis.

Elle lui fit un grand sourire.

Il grimaça.

-Par contre c'est un peu petit ici, non ?

-Euh… elle regarda autour d'elle un peu perplexe. Dis Edward, Matthew qui est cours avec moi cherchait un appartement dans le coin, je suis allée voir l'agence qui gère les tiens et ils m'ont dit que tu en gardais un juste en dessous de chez toi qui n'était pas occupé, je voulais te le demander pour lui mais peut-être que tu pourrais nous le louer à nous, dit-elle pleine d'espoir.

Il se figea et sembla confus.

-Allez Edward !

Elle s'était levée, elle tapait de nouveau des mains.

-Tu nous le fais visiter, allez frérot ne te fait pas prier.

-Euh… il sembla hésiter.

Elle fronça les sourcils.

-Pourquoi tu ne le loues pas d'abord, visiblement ça fait plusieurs semaines maintenant.

Il se frotta l'arrière de son crâne, merde sa réaction était bizarre.

-En fait dit-il plus comme une question, je voulais faire des travaux avant de le louer et j'ai oublié.

-Super, comme ça nous pourrons l'arranger à notre gout, renchérit-elle, on y va ?

Elle était debout à côté de lui.

-Euh c'est que je ne trouve plus les clés, je ferais venir un serrurier dans la semaine.

Alice sembla déçue et moi j'étais perdue.

Je m'excusais et j'allai m'enfermer dans la salle de bain.

Implacablement mon cauchemar de notre première nuit ensemble me revient en tête, il avait un logement juste un étage en dessous de lui.

Il fallait que j'en aie le cœur net.

Je cherchais frénétiquement dans l'armoire à pharmacie des somnifères que je pris dans ma main.

Je sortis et je les cachais dans mon sac.

Edward vient vers moi visiblement très inquiet.

-Est-ce que ça va mon cœur ? Comment te sens-tu ? Tu es toute pale ?

Je secouais la tête.

-Non, non ça va, juste un peu fatiguée.

Il hocha de la tête me regardant toujours avec sa mine inquiète.

-Ok, viens nous allons dormir, les derniers jours ont été éprouvants.

J'acquiesçais une nouvelle fois.

Il m'entraina à l'extérieur pour que nous montions chez lui, euh chez nous ?

Je m'arrêtais.

-Vas-y, je te retrouve dans 5 minutes.

-Je peux t'attendre.

-Non, non ce n'est pas nécessaire, je prends quelques affaires et j'arrive ok ?

Il hocha de la tête et me serra dans ses bras avant de partir, ne saluant même pas sa sœur et Jasper.

Je retournai vers eux, visiblement j'étais déjà de trop.

-Bonne soirée les amoureux lançais-je en allant dans ma chambre.

Je pris quelques affaires et pris l'ascenseur.

Je m'arrêtais à l'étage du dessous, je voulais savoir quel logement était libre.

Il n'y avait que deux portes sur le palier c'était déjà ça.

Je frappais à la première, pas de réponse.

J'en fis de même à la seconde.

Très vite une femme m'ouvrit la porte.

-Oui.

-Euh…

Elle me regarda interrogative.

Merde j'aurais pu préparer un truc à dire style « bonjour témoin de Jéhovah » ou encore « je vends des encyclopédies vous en voulez ? »

Merde !

-Euh…

-Vous cherchez quelqu'un me demanda-t-elle devant mon incompétence à former une phrase.

-Oui, Alice !

Elle me regarda surprise.

-Il n'y a pas d'Alice à cet étage.

-Oh, pardon.

Et je m'en retournais à l'ascenseur rouge de honte.

Enfin j'avais au moins mon information.

J'arrivais chez Edward la porte n'était pas fermée.

Il était en train de faire les cent pas dans le salon.

Je fronçais les sourcils.

-Ça va ?

-Euh oui.

Il me prit dans ses bras comme si nous ne nous étions pas vus depuis longtemps.

-Tu as été longue.

-Désolée, répondis-je machinalement.

-Tu es là maintenant c'est tout ce qui compte.

Je lui souris et le dévisageais.

Il n'allait pas bien, il avait l'air soucieux, énervé.

-Est-ce que tu vas bien ? L'interrogeais-je à nouveau.

-Euh, oui, en fait non, répondit-il en s'asseyant sur le canapé m'attirant avec lui. Je… j'ai mal à la tête, trop de choses se sont passées.

Je caressais doucement ses cheveux.

-C'est dur pour toi de voir ta sœur mariée.

Il hocha la tête, tout en passant sa main dans ses cheveux las.

-Tu veux prendre quelque chose pour ton mal de tête ?

Il haussa les épaules.

-J'ai un cachet très efficace si tu veux, attends !

Je me levai pour aller chercher un verre d'eau et lui présentai un cachet que j'avais pris dans la salle de bain.

Il le prit sans se poser de question, jamais je n'aurais cru que ça serait aussi facile.

Alors qu'il avalait son eau, je le prévins.

-Il est efficace mais il rend un peu somnolent, tu devrais t'allonger.

Il grimaça à mon commentaire avant de me redonner le verre.

Je lui fis un sourire rassurant en le déposant sur la table basse.

Il m'entraina dans un câlin dans ses bras.

Je me laissais faire, j'aimais beaucoup être dans ses bras, je m'y sentais en sécurité. Je m'abandonnais ainsi jusqu'à ce que j'entende sa respiration calme et régulière.

Je me dégageais et je l'allongeais sur le canapé pour qu'il soit le plus confortable possible.

J'allais ensuite dans la cuisine, j'avais vu qu'il avait un tiroir fourre-tout. Je cherchais dedans et j'y trouvais des clés.

Il y en avait deux que je pris pour me précipiter l'étage en dessous.

Je les essayais dans la serrure de l'appartement inoccupé sans succès.

Je remontais les déposer à leur place.

J'entrepris alors de fouiller tous les endroits possibles où mettre des clés, vers le téléphone, dans sa chambre, je me promenais avec un bol et j'entassais toutes les clés que je trouvais un peu n'importe où.

Au bout d'une heure j'avais amassé beaucoup de clés et je descendis toutes les essayer sans résultat.

Merde, ça devait déjà faire bien deux heures qu'il dormait et pas un signe des bonnes clés.

Je soufflais d'exaspération en remettant les clés en place.

Je devais forcément oublier quelque chose quand enfin j'eus ma réponse en voyant le trousseau de clés sur la porte d'entrée.

Je m'en saisis et enfin j'arrivais à ouvrir la porte de l'appartement du bas.

Mon cœur battait la chamade.

Comment avait-il pu dire à Alice qu'il avait perdu les clés alors qu'elles étaient avec ses propres clés.

Un fort sentiment d'appréhension me saisit.

Je savais déjà que j'allais découvrir une facette d'Edward, inconnue de tous.

C'est le cœur battant que je poussais la porte.

Un couloir était devant moi.

J'allumais la lumière, il était vide.

Je fis quelques pas, une première porte à ma gauche que j'ouvris, vide également.

Je fis quelques pas et entrouvris une porte sur ma droite cette fois-ci la salle de bain, la suivante était les toilettes, suivie d'une autre pièce vide.

Je commençais à avoir des doutes, peut-être que l'appartement était réellement vide, peut-être qu'il ne se souvenait plus d'avoir mis ses clés sur son trousseau.

J'arrivais enfin au salon et je me statufiais.

J'allumais tremblante la lumière, il y avait des rideaux aux fenêtres empêchant la lumière de la nuit qui était tombée de filtrer.

Je tremblais devant ce que je trouvais, je revis mon cauchemar, il y avait tous les équipements que j'avais vus chez Edward même s'il n'avait pas l'air d'être branchés, il y avait différents écrans entassés dans un coin de la pièce.

Je détaillais l'endroit, je vis le poster de moi étendu par terre.

Je regardais de l'autre côté du mur, un bureau y était installé avec un ordinateur et des documents.

Je continuais mon inspection pour tomber sur mon ours en peluche. Je fronçais les sourcils, il était encore dans ma chambre quand j'en suis sortie tout à l'heure, pourquoi avoir la copie conforme ?

Je me déplaçais alors dans la pièce pour y découvrir une boite fermée que j'ouvris, à l'intérieur plusieurs flacons s'y trouvaient, j'en pris un, il était rempli de cachets, je regardais l'étiquette écrite dessus GHB.

Une nausée monta en moi, je courus aux toilettes rendant tout ce que j'avais dans l'estomac.

Après m'être rafraichie et tentais de reprendre le contrôle de mon corps pour arrêter ses tremblements, je respirais fortement.

Après quelques respirations lentes, je retournais dans mon enfer personnel.

Je ne retournais pas vérifier le contenu de la boite à médicaments, j'avais trop peur de ce que je pourrais y découvrir, je regardais alors les documents, j'y trouvais toute ma vie.

Je me sentis trahie, toutes les fois où il me posait des questions sur moi, il avait déjà la réponse.

Je froissais les documents retenant mes larmes.

J'allumais l'ordinateur et je fus frapper par ce que j'y trouvais.

Comment ça pouvait être possible.

Ma tête me tournait.

Je me levais, il fallait que je sorte d'ici, je fis quelques pas et mes jambes cédèrent sous mon poids, je me retrouvais au milieu de la pièce quand mes larmes s'échappèrent sans que je puisse rien y faire.

Je perdis la notion du temps, je pleurais sur toute cette incompréhension, pourquoi étant la question qui revenait le plus souvent.

Je pleurais, vidant mon corps de toutes larmes tellement mon désarroi étant grand.

Qu'avait-il fait ? Qu'aurait-il été capable de faire encore ?

Et dire que j'aurais dit « oui » si Alice et Jasper ne nous avaient pas interrompus.

Pourquoi l'homme que j'aime, l'homme de mes rêves devait être aussi quoi ?

Dérangé ?

Obsessionnel ?

Fou ?

Pourquoi fallait-il que je sois aussi têtue et qu'il ait fallu que j'en ai le cœur net, j'étais heureuse jusqu'à il y a quelques heures, je vivais le parfait amour avec le plus bel homme de la terre.

Mes larmes se tarissaient, malgré l'incompréhension le seul sentiment qui m'habitait en ce moment c'est la fuite.

Je devais fuir vite et loin.

Je tentais de me relever, tout mon corps me faisait mal quand j'entendis une porte claquer, je me pétrifiais quelques secondes.

Je n'avais pas bougé quand je vis surgir Edward dans la pièce, quand ses yeux se posèrent sur moi toujours à terre, ils s'écarquillèrent d'horreur avant que de l'inquiétude prenne la place.

Il était raide dans ses gestes, je le vis se baisser prêt à m'aider à me relever.

Je levai la main pour le stopper.

Il se figea à un mètre de moi et se redressa.

Je le vis se tendre complétement avant de faire un pas en arrière.

Je me rendis compte que j'avais bloqué ma respiration, je recrachais alors l'air dans mes poumons.

Il me dévisagea, son expression était indéchiffrable, un mélange trop complexe d'énervement, de doute, de crainte, d'appréhension, de tristesse peut-être.

Nous cherchâmes les réponses dans les yeux de l'autre pendant un instant quand je réussis à demander.

-Pourquoi ?

Il haussa les épaules.

-Je ne peux pas vivre sans toi.

Je secouais la tête face à cette réponse ridicule.

-Pourquoi Edward, dis-je implorante, alors que je t'avais dit que je t'aime ?

-Je ne sais pas.

-Raconte-moi alors.

Il souffla.

-Je te l'ai déjà dit, je n'ai jamais accepté la façon dont nous nous sommes rencontrés, j'ai vraiment cru que tu étais une pute (il dit ce mot en grimaçant) alors comme j'étais irrémédiablement attiré par toi, j'ai fait une enquête sur toi et je t'ai espionné.

Je soupirais.

-Quoi d'autre ?

-C'est moi qui ai renversé Jacob.

Ça sonnait plus comme une question alors que ma tête tombait vers l'avant sous cet aveu.

-Quoi d'autre ?

Il ne répondit rien, je relevais la tête pour le dévisager alors qu'il haussa les épaules pour toutes réponses.

-Pour quoi faire le GHB ? Crachais-je.

Il grimaça.

-C'était une de mes premières options pour que tu m'épouses mais je n'ai pas pu.

J'en aurais presque pleuré de rire, pourquoi s'est-il arrêté à tant de considération.

Je ris sarcastiquement.

-Et pourquoi tu n'as pas pu ?

-Je ne voulais pas prendre de risque avec le bébé.

-QUOI ? Criais-je.

-Il se pourrait que tu sois enceinte.

Ok là c'en était trop, il fallait que je sorte, c'était plus que je ne pouvais supporter.

Je respirais un grand coup pour me relever, je le vis encore faire un mouvement vers moi mais je lui retournais un regard noir pour l'en dissuader et il se figea.

J'avançais pour quitter cet endroit mais il se décala me bloquant la sortie.

Je fixais mon regard dans le sien.

-J'ai besoin … (je respirais péniblement), j'ai besoin de réfléchir… seule, tentais-je.

Je lus alors une grande détresse ou souffrance dans ses yeux alors qu'il murmura :

-Je ne peux pas te laisser partir.

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Vous ne trouvez pas que ça sent le sapin ?

Un point de vue d'Edward ça vous dit ?