Bonjour à toutes
Alors étant donné que le chapitre est un peu frustrant, je le conçois je n'attends pas pour le poster, du coup je n'ai pas répondu à aucune review, j'en suis désolée car il n'y a rien de plus qui me fait plaisir !
Merci tout plein, j'adore vous lire ça me motive beaucoup et ça m'aide à écrire.
Du coup j'ai écrit un nouvel OS « Clue » pour le concours love lemon in fic, vous pourrez le lire sur le forum ou sur mon profil, je me suis bien amusée à l'écrire !
Bonne lecture avec un dernier merci à vous toutes et tout particulièrement à Vicky30 qui me corrige !
Chapitre 23
Bella était insaisissable, quand je pensais avoir gagné la partie et que nous nous étions retrouvés dans sa chambre à nous aimer, je me voyais déjà passer la nuit avec elle. Mais non elle m'avait mis à la porte.
J'étais résolu plus que jamais à tout faire pour que nous ne formions plus qu'une identité, un tout. Un même nom, une même adresse, un même enfant… tout.
Je la quittais à sa demande sans me retourner, j'étais consumé d'aigreur face à mon échec. Demain il fallait que je reprenne les choses en main, il fallait que je pénètre à nouveau l'intimité de Bella, c'était la seule façon pour moi de vivre pour accepter le fait qu'elle avait besoin de temps avant de s'engager avec moi.
Je décidais de l'attendre à la fin de ses cours, j'étais encore dévoré de colère mais il fallait que je me maitrise, elle ne comprendrait pas sinon pourquoi je lui offrais une peluche.
Cependant quand deux blondes s'approchèrent de moi, je ne pus résister à l'envie de tester ses réactions. C'était risqué, la peur me tenaillait à l'idée qu'elle se détourne de moi à jamais, mais il fallait que j'aie une preuve de son attachement. Je fus soulagé de la voir venir vers moi.
C'est quand sa voix dérailla me demandant d'arrêter que je mis fin à la petite mise en scène.
Mon cœur s'était gonflé de joie, elle était jalouse, par contre son si joli visage strié par la détresse me déstabilisa.
Je ne savais définitivement pas comment me comporter avec elle, je devais maitriser mieux que ça mon humeur.
Je la fis monter et je nous emmenai vers le centre commercial, une fois garé, je n'eus pas le temps de m'excuser de mon attitude qu'elle le fit pour la veille.
Je me sentis comme un con encore plus quand ses larmes apparurent sur ses joues.
Je fis mon mea culpa et nous arrivâmes à trouver un compromis : pas d'emménagement au programme mais l'assurance de la voir tous les jours. Avec le gadget que je prévoyais d'acheter, je devais être satisfait.
Elle fut complétement incrédule devant mon idée d'ours en peluche mais se laissa prendre au jeu.
Alors que nous sortions du magasin, j'étais revenu vers la caissière lui donnant ma note et en lui demandant de me refaire le même ourson que je viendrais chercher dans la soirée.
Elle acquiesça surprise face à ma demande.
J'avais dû abandonner Bella pour y retourner mais c'était comme un besoin pour moi de savoir où elle était mais aussi de la voir dormir.
Je revins chercher l'ours et je l'apportais dans un magasin spécialisé pour qu'il y fasse mettre une caméra avec détecteur de mouvement, j'avais prétendu que c'était pour surveiller la nounou de mes enfants.
Malheureusement il fallait plusieurs heures, je ne pouvais le récupérer que le lendemain avant le match.
Ce qui fut terrible, c'était de refuser à Bella de passer du temps avec elle, je savais que j'aurais été incapable de quitter la chaleur de son corps pour remplacer les peluches alors j'avais opté pour la frustration, visiblement pour nous deux vue la moue sur son visage.
J'étais ravi à l'idée qu'elle ait envie de moi.
La nuit je fis le changement, je me serais attardé dans sa chambre volontiers mais je n'aurais pas été en mesure d'expliquer ma présence si elle s'était réveillée.
Je remontais chez moi après avoir déposé la peluche dans l'appartement du bas, content de voir que je pouvais la voir dormir depuis la télévision. La caméra de la peluche correspondait à la chaine 666, j'avais mis un code parental dessus impossible qu'elle tombe dessus.
Je la regardai dormir et je compris qu'il m'en fallait plus. Je repensais au sentiment que j'avais eu quand Alice m'avait dit qu'elle était à la pharmacie, ne pas savoir exactement où elle était m'insupportait.
Je ne dormis pas de la nuit et je profitais en live de son réveil, je fus surpris de découvrir que ma douce, n'était pas si douce que ça quand elle frappa dans l'ours. Elle s'excusa avant d'expliquer qu'elle n'aimait pas les peluches.
Pourquoi ne m'avait-elle rien dit ? Il fallait définitivement que je trouve autre chose pour être plus proche d'elle.
Je contactai Diego et il me donna les coordonnées d'un professionnel selon lui. Je pris rendez-vous avec lui pour le soir même.
Ce qui voulait dire une nouvelle soirée sans elle, j'allais l'attendre pour l'emmener à la fac vu que je ne la verrai pas le soir cependant je ne pus guère réprimander ma maussaderie face à son manque d'intérêt pour mon cadeau.
Je ne pouvais décemment pas lui en vouloir mais pour le coup j'aurais préféré l'ignorer.
Le contact de Diego devait me retrouver à l'appartement du dessous à 19h.
C'est tout naturellement que j'attendais le retour de Bella devant ma télévision.
Quand je vis qu'elle n'avait toujours pas fait une apparition dans sa chambre passé 18h30, cette angoisse de ne pas savoir où elle était me reprit, et si elle était dans un bar, que des gars lui faisaient du plat et que….
Stop focus.
Je pris mon téléphone et lui envoyais un texto juste avant de partir.
Quelle bonne idée ! En plus d'être rassuré, j'avais obtenu 36 heures rien qu'avec elle. Je pris de profondes respirations pour rester concentré et calme, une certaine partie de mon anatomie avait tendance à se réveiller trop rapidement à la perspective d'un marathon de sexe. Je finis enfin par descendre à l'appartement du bas.
A 19h, la sonnette résonna.
J'ouvris au gars, il était grand et portait une grosse mallette.
Il ne se présenta pas.
Ce n'était pas important
Je l'emmenai au salon.
-Beau matériel, sourit-il en montrant mes écrans de surveillance qui malheureusement ne servait plus, en quoi puis-je vous aider ?
-Je voudrais pouvoir surveiller une personne ?
-Ok, vous la connaissez ?
Je hochais la tête.
-Le plus simple c'est de mettre une puce GPS dans son téléphone portable ou son portefeuille et vous pourrez ainsi la suivre dans ses déplacements.
-C'est ce que je veux.
Il s'installa au bureau et démarra mon ordinateur.
-Je vais vous installer le logiciel, vous aurez juste à y glisser la puce à l'occasion dans ses affaires.
Je hochais la tête et le laissais travailler.
Il me montra comment l'utiliser, il suffisait de cliquer sur le logiciel pour qu'un plan s'affiche et un point rouge clignotant indiquant l'endroit de la puce GPS.
-Elle a une précision entre 5 à 10 mètres m'apprit-il, est-ce que ça vous convient ?
-C'est parfait rétorquais-je.
-Avez-vous d'autres besoins ?
-Qu'avez-vous d'autres ? L'interrogeais-je à mon tour.
Il m'expliqua les différents gadgets qu'il avait à disposition. Je fus pris de frénésie quand il me parla du téléphone clone.
Il suffisait d'implanter une puce dans le téléphone de la personne que nous souhaitions et notre téléphone clone sonnerait en même temps que l'original et nous pouvions lire les messages tout comme entendre les conversations sans que le propriétaire s'en aperçoive.
J'étais extatique face à cette option.
Il me donna alors une seconde puce et me montra où la placer dans les téléphones cellulaires et il me donna un deuxième, le clone.
Je le remerciais. J'avais enfin les moyens de me rassurer sur où se trouvait Bella en tout temps.
Il vit mon visage ravi et me questionna :
-Vous faites tout ça pour une femme.
Je souris largement, il devait avoir l'habitude.
J'acquiesçais.
-Si je peux me permettre, il y a d'autres moyens beaucoup moins couteux.
Il me dit ça quand je lui tendais une enveloppe de 20 000$. Je grimaçais.
Il sourit.
-Emmenez là au manoir Volturi ce n'est ouvert qu'aux couples et faites-en votre soumise, vous aurez alors tout le contrôle dont vous avez besoin.
Sur ce il quitta l'appartement.
Je restais un moment à repenser à son idée.
Bella ma soumise, le contrôle, mon corps en frissonna.
Je connaissais le manoir Volturi, James avait pris exemple sur le concept pour créer nos orgies du nouvel an. Je m'étais déjà rendu là-bas mais il y avait eu des terribles désaccords entre dominants et le vol de soumis. Maintenant le manoir n'acceptait que les couples de telles sortes que les échanges étaient possibles sans qu'il n'y ait de perdants.
L'avantage de ce lieu était surtout qu'il offrait des chambres et des salles de jeux privés comme un hôtel de luxe particulier.
Je me pris à rêver m'y voir attacher Bella sur un cheval d'arçon complétement offerte pour moi.
Je secouais la tête, je m'égarais.
Voulais-je que Bella soit ma soumise ?
Pas spécialement, je la voulais telle qu'elle était.
Voulais-je avoir le contrôle sur la vie de Bella ?
Je la voulais pour moi et pour moi seul.
Elle avait besoin de temps.
Je rentrais chez moi vers 23 heures, je lui envoyais un dernier texto pour lui souhaiter bonne nuit, je devais me reposer, demain à la même heure nous aurions 36 heures de sexe.
La réalité fut toute autre au début, cependant c'était si attendrissant de voir ma belle si gênée face à ses règles j'en aurais presque ri. Bon dans l'immédiat peut-être pas car l'absence de sexe était douloureux mais connaitre sa date de menstruation allait me permettre de mettre en action l'opération « faire un bébé à Bella ».
Malgré son indisposition nous avons partagé la plus intime de toutes les fins de semaine, j'aimais comme elle m'accordait sa confiance et me laissait profiter de son corps.
La cerise sur le gâteau a été de la voir remplir le tiroir que j'avais vidé pour elle.
J'étais fou de cette femme, pour elle j'utilisais ces satanés préservatifs le temps qu'il fallait.
.
Elle n'avait toujours pas donné sa réponse pour Vegas, ce soir je voulais que nous fêtions nos 15 jours après notre première nuit ensemble mais surtout ce que je supposais sa possible période d'ovulation.
Je voulais la faire boire un peu pour endormir sa vigilance.
Elle m'expliqua alors ses réticences pour notre voyage et je m'empressais de la rassurer et de prendre en charge son changement de rendez-vous chez son gynéco, avec son nom je pourrais ainsi chercher sa réputation et qui sait peut-être qu'il la suivrait pour sa grossesse, je voulais être sûr que c'était quelqu'un de compétent.
Le diner se passait merveilleusement bien.
Elle était plus que détendue grâce à l'alcool, je décidais de lancer alors un sujet qui m'avait titillé depuis la visite du contact de Diego.
-Bella, susurrais-je. Quelles sont tes fantasmes ?
Elle rougit ce qui me fit rire.
-Toi d'abord ! rétorqua-t-elle.
- Euh et bien il y a plein de choses que j'aimerai essayer avec toi.
Elle s'empourpra légèrement.
-Comme ?
-Comme faire des scènes dans un rôle de soumise et dominant, suggérais-je.
Elle écarquilla les yeux.
-Euh, elle s'agita sur sa chaise. Tu sais que je crois que lors de notre première fois …. J'ai largement atteint mes limites.
Je fronçais les sourcils pour essayer de comprendre de quoi elle parlait.
-Al… euh se reprit-elle, j'ai même pris du poppers pendant que vous faisiez la répartition, dit-elle dans un souffle.
Ce fut mon tour d'écarquiller les yeux.
Elle était toute rouge.
Je réalisais enfin ce qu'elle n'avait pas fini de dire et je compris que c'était ma sœur qui lui avait fourni. Je secouais la tête, j'avais très certainement idéalisé Alice.
Je n'arrivais pas à former une phrase cohérente toujours sous le choc de sa révélation.
-Ouais donc être attachée tout ça ok parce que j'ai confiance en toi mais je ne suis pas sûre d'aller plus loin, les fessées je ne crois pas que c'est mon truc, finit-elle dans une moue attendrissante.
-Tu sais la soumission c'est aussi accepter de donner son corps à l'autre et sa confiance.
Elle me sourit.
-Tu as déjà toute ma confiance et euh mon corps aussi, non ?
Je souris à mon tour, oui peut-être mais je l'avais que pour des temps limités et ça ça m'était insupportable. Pourquoi avais-je le besoin que ça soit clair pour la terre entière qu'elle était mienne et seulement mienne.
Oui je pourrais vouloir qu'elle ait un collier à son cou que je lui aurais mis en signe de son appartenance.
Oui je pourrais.
Je décidais d'alléger l'atmosphère.
-A ton tour ? La taquinais-je.
Elle s'empourpra.
-Eh bien je pense que ce qui me fait fantasmer c'est plus les lieux.
Je haussais les sourcils.
-Oui dans l'herbe j'aimerais beaucoup.
-Exhibitionniste la taquinais-je.
-Non, récria-t-elle, mais le soleil sur la peau, l'herbe qui chatouille, tu vois…
Je souris.
-Un autre lieu ?
-Ouais, l'ascenseur aussi.
Je sentis ma virilité tressauter dans mon jean, je pourrais peut-être plus rapidement que prévu assouvir un de ses fantasmes, ce qui me permettra d'atteindre mon objectif.
Très vite après ces petites confessions, nous rentrâmes et je pus la vénérer tout à ma guise, pas une fois elle ne pensa au préservatif trop prise dans son désir.
Mon dieu j'étais au paradis de pouvoir la faire mienne, augmenté par le sentiment qu'à chaque fois que je jouissais au fond d'elle peut-être que nous allions engendrer la vie, c'était merveilleux.
Si la nuit avait été un rêve, le réveil fut cauchemardesque.
Bella me tirait du lit pour que je me dégage d'elle, elle voulait se procurer la pilule du lendemain.
Hors de question.
Je me levais, elle était courbaturée, voici une merveilleuse excuse pour qu'elle me laisse faire.
Je n'avais pas franchi la porte de chez moi que j'étais pendu au téléphone pour appeler Diego.
-J'ai besoin d'un placebo pour une pilule du lendemain.
Il mit quelques secondes pour comprendre ma demande.
-Je n'en ai pas.
-Trouve une solution alors.
-Je peux à la rigueur recréer un emballage à partir d'un vrai et la remplacer par autre chose.
-Ouais ok fais ça, j'arrive.
J'arrivais à son atelier 15 minutes après, il n'était pas là. Je pestais, j'allais rappeler quand il se pointa.
Je soufflais d'exaspération.
Il me montra un sachet.
-Il fallait bien que j'ai l'original, me dit-il.
Nous rentrâmes dans son laboratoire botanique. Il se plaça sur un plan de travail et sortit la pilule.
-Va t'asseoir, cracha-t-il, j'ai horreur qu'on me regarde travailler.
Je soufflais et m'assis.
-Par quoi veux-tu que je remplace la pilule, de l'extasie ?
-Tu es fou ma parole, crachais-je non quelque chose d'inoffensif, du sucre idéalement.
-T'es pas drôle soupira-t-il en reprenant son travail.
Au bout de 15 minutes je l'entendis jurer.
-Merde j'ai abimé la pellicule.
Il m'envoya à la pharmacie acheter une autre pilule.
Pffffffffffff, j'allais devenir fou à ce rythme qu'est-ce qu'elle ne me faisait pas faire !
C'est à ce moment qu'elle m'appela pour des comprimés pour la douleur.
Je demandais alors à la pharmacienne un médicament qui n'était pas nuisible pour un fœtus. Elle avait du mal à suivre entre ma pilule et des comprimés de douleur pour femmes enceintes.
-Ce n'est pas pour la même personne, tentais-je.
Elle haussa les épaules et je repartis rapidement chez Diego.
Il lui fallut encore un certain temps pour subtiliser la pilule et le placebo.
Je retournais ravi à mon appartement, non sans avoir au préalable commandé à Diego des plaquettes entières contraceptives au cas où ça n'ait pas marché cette fois-ci.
Je lui avais donné le nom du gynéco, il allait faire des recherches pour connaitre les prescriptions qu'il faisait le plus souvent et me préparer des plaquettes pour mon retour de Vegas.
C'est donc confiant dans mon objectif que je retrouvais une Bella plus anxieuse que je ne l'aurais voulu.
Elle me questionna et je lui dis la vérité autant que possible, que j'avais rencontré un vieil ami Diego et que j'avais dû m'éloigner du quartier.
Les jours passèrent et je me rassasiais du corps de Bella, j'étais comblé, elle était si réceptive, jamais je n'avais connu une telle plénitude sexuellement.
Je pouvais voir à chaque instant en me rendant dans l'appartement du bas où était Bella, entre la fac, la bibliothèque, l'épicerie et l'appartement, il n'y avait pas vraiment d'autres endroits qu'elle fréquentait sans moi.
Les appels qu'elle passait ou recevait se limitaient à sa famille, ce qui était assez rare soit dit en pensant et des textos de ma sœur.
Jusqu'aux appels de Jacob qui la harcelait.
J'étais heureux de constater son ignorance, ne disait-on pas qu'il n'y a rien de pire que l'ignorance.
Je jubilais, il ne faisait définitivement plus partie de l'équation jusqu'à ce qu'il profère des menaces de se rendre en personne jusqu'à chez elle.
Jamais je ne l'aurais laissé faire, je l'aurais intercepté par tous les moyens possibles, je ne voulais plus qu'il s'approche d'elle, c'était impensable.
J'allais l'aider moi à lui faire comprendre qu'elle ne voulait plus de lui.
Jusqu'à cet appel qu'elle lui retourna, lui demandant de la laisser.
C'est là qu'il lâcha ses soupçons, il était plus intelligent que je ne le pensais.
Bella les écarta sans l'ombre d'un doute, j'étais soulagé qu'elle n'ait pas porté crédit aux accusations de Jacob mais sans pour autant être totalement rassuré.
Et si l'idée germait dans son esprit.
Je me souvins de la détermination dont elle avait fait preuve pour chercher les preuves de son cauchemar.
J'étais allé la chercher à la fac inquiet et fus vite rassuré par son air désinvolte, son attitude n'avait pas changé.
Je me rendis alors compte combien je m'étais arrêté de vivre en attendant de voir le doute dans ses yeux ou le reflet de la réalité.
Je n'avais pas pu la quitter ce soir-là, j'avais besoin de savoir qu'elle était à moi, et je compris que le jour où ses yeux perdraient de cette magie quand elle me regardait ce serait la fin.
Je n'espérais qu'une chose qu'elle continue à me regarder avec envie et espièglerie, jamais je ne supporterai d'y voir un autre sentiment.
Je voulais alors faire les choses bien pour elle.
Je serai plus franc à Vegas en lui laissant réellement le choix de m'épouser.
De toute manière, je n'aurais rien pu lui faire prendre de peur de craindre pour la vie du bébé.
Nous y passions un moment inoubliable, ses yeux étaient remplis d'étoiles et j'allais passer ma vie à les entretenir.
La soirée était parfaite et j'avais bon espoir que Bella reconsidère clairement mon attachement pour elle et qu'elle ose avancer dans notre relation.
Alors que j'avais posé un genou à terre, que ses yeux si expressifs me fixaient entre l'incrédulité, la surprise et ce petit truc en plus qui me donnait tout l'espoir que j'espérais, ma sœur gâcha tout.
Ces abrutis s'étaient mariés bourrés.
Je n'avais pas réussi à décrocher un mot pendant le trajet du retour entre la fureur et la frustration, ils avaient certainement gâchés un des plus beaux moments que nous partagions avec Bella. Un moment si vrai.
Ma colère grossissait quand je compris qu'il voulait rester mariés mais le coup de grâce fut Alice qui m'interrogea sur l'appartement du dessous.
Merde !
Je vis clairement le doute s'immiscer dans les yeux de Bella !
Non non non.
Je devais tout faire pour la garder.
Elle accepta de vivre avec moi, je respirais un peu mieux mais je devais définitivement vider cet appartement.
Bientôt je m'en faisais la promesse, Bella porterait ma bague, signe qu'elle m'appartenait et dans l'immédiat elle allait vivre avec moi, je n'avais donc plus de raison de m'en faire et juste profiter de notre avenir à deux et peut-être trois.
J'étais mort d'inquiétude quand elle revint plusieurs minutes après moi chez nous.
Pendant ce temps je n'avais pas pu m'empêcher d'imaginer sa fuite, c'était ridicule.
J'étais anxieux.
Elle me câlina me donnant un cachet pour le mal de tête, je n'avais rien trouvé de mieux comme excuse pour justifier mon état.
Je sombrai dans l'inconscient sous ses caresses.
Je me réveillais, la tête cette fois-ci vraiment douloureuse, je sentais les pulsions de mon sang contre mes tempes.
Je me redressai du canapé et appelai Bella.
Pas de réponse.
Je parcourus le logement, pas de Bella, l'angoisse se répandit en moi comme une trainée de poudre.
Que s'était-il passé ?
Tout était à sa place.
Je vis même le sac de Bella posé sur la table, elle ne serait pas partie sans, il y avait son téléphone, son portefeuille, elle était proche.
Alors je compris, cette envie soudaine de dormir sans pouvoir la combattre, l'absence de Bella.
Le doute que j'avais vu dans les yeux de Bella s'était confirmé, elle était en bas, j'en étais sûr.
Une vague de fierté m'envahit face à cette révélation et sa détermination mais elle fut très vite balayée par le désespoir et la crainte.
Je partis d'un pas décidé en bas et c'est sans surprise que je trouvais ma belle effondrée au milieu de ma folie.
Elle savait tout, l'ordinateur était allumé, elle n'ignorait plus rien.
La voir si accablée me serra le cœur, je voulais la prendre dans mes bras, lui dire que ça allait aller, qu'elle n'avait pas à s'inquiéter.
Elle me stoppa dans mon mouvement.
-Pourquoi ?
Je haussais les épaules, c'était si évident.
-Je ne peux pas vivre sans toi.
-Pourquoi Edward, supplia-t-elle, alors que je t'avais dit que je t'aime ?
Sa phrase me fit l'effet d'un électrochoc, pourquoi la pourchasser alors qu'elle m'avait dit qu'elle m'aimait.
-Je ne sais pas.
-Raconte-moi alors.
Que dire, que je l'aime plus qu'il n'est permis, que je ne respire bien que quand je suis près d'elle, que je serais prêt à pisser sur sa jambe si ça permettait de montrer à la terre entière qu'elle était mienne.
Je devais être franc avec elle en commençant par le début, peut-être qu'elle comprendra la suite d'elle-même.
-Je te l'ai déjà dit, je n'ai jamais accepté la façon dont nous nous sommes rencontrés, j'ai vraiment cru que tu étais une pute alors comme j'étais irrémédiablement attiré par toi, j'ai fait une enquête sur toi et je t'ai espionné.
-Quoi d'autre ?
Quoi d'autre ? C'en était une question ça ! Elle avait tous sous les yeux, que pouvait-il y avoir d'autre ? Je vis l'ordinateur avec l'enregistrement que j'avais laissé de ses appels, entre autres celui de Jacob.
-C'est moi qui ai renversé Jacob.
Sa tête s'affaissa sous cet aveu, je fus surpris par l'absence d'une réaction plus virulente.
-Quoi d'autre ?
Je déglutis. Pouvais-je lui dire ? Je haussais les épaules tentant d'être nonchalant.
-Pour quoi faire le GHB ? Cracha-t-elle.
Sa question me surpris, c'est vrai que ça faisait bien longtemps que je ne pensais plus l'utiliser mais je lui devais d'être honnête, je ne pus alors réprimer une grimace.
-C'était une de mes premières options pour que tu m'épouses mais je n'ai pas pu.
Je la vis rire sans joie.
-Et pourquoi tu n'as pas pu ?
-Je ne voulais pas prendre de risque avec le bébé. Lâchai-je vaincu.
-QUOI ? hurla-t-elle.
-Il se pourrait que tu sois enceinte.
Elle réagit franchement sous celui-là, elle se releva difficilement tout en s'approchant de moi et de la sortie.
Non !
Je me décalais pour l'empêcher de passer. Hors de question que je la perde maintenant !
Nous nous toisâmes.
-J'ai besoin … j'ai besoin de réfléchir… seule.
Je me sentis minable à ce moment-là, je voyais la souffrance dans ses yeux, elle se sentait trahie alors que je n'avais fait que l'aimer, mal peut-être mais tellement l'aimer.
Je pris une inspiration :
-Je ne peux pas te laisser partir.
Ses yeux se froncèrent face à mon refus.
-Edward laisse-moi passer.
Je me crispais, elle était plus forte que je ne le pensais, c'était moi qui étais faible, si elle partait maintenant je perdais tout et c'était inconcevable.
Je sentais la colère monter en moi. La colère de pouvoir la perdre.
Non c'était impossible !
-Putain, Bella regarde autour de toi, m'énervais-je. Tu crois vraiment que je supporterai que tu partes maintenant ?
Elle sursauta face à mon ton.
Elle sembla indécise et ses yeux reprirent leur détermination.
-J'en ai besoin, c'est … trop…. J'ai besoin de respirer.
-Pas sans moi.
-Edward fit-elle plus suppliante.
-Bella si tu pars maintenant je ne survivrai pas, je ne pourrai le supporter.
Elle me regarda surprise.
-Ce qui veut dire ?
-Que je ne peux pas vivre sans toi.
-Tu me fais du chantage ?
-Non j'énonce une évidence.
.
.
.
Bon je sais vous êtes frustrée, mais je m'attèle à écrire la suite dès demain. Il se pourrait que ça soit le dernier, si je sais comment le chapitre va commencer je ne sais pas comment le terminer. J'ai les deux solutions en tête, le happy end (enfin en quelques sortes autant qu'il peut l'être face à cette situation) et un bad end…. Allez même si dans tous les cas la décision me revient donnez-moi vos avis, j'aurais peut-être illumination pendant la nuit !
