Bonjour à toutes
Je suis heureuse de vous livrer le dernier chapitre de l'orgie.
Je profite que ma douce moitié me mitonne un bon petit repas pour mon anniversaire. N'oubliez pas cette information au cas où vous voudriez me voir bruler en enfer.
Merci à toutes, j'ai complétement cafouillée avec les réponses aux reviews, avec ff qui bug, j'ai répondu à quelques-unes plus d'une fois et je ne suis pas sûre de ne pas en avoir oublié, mes excuses …
Merci également à :
Dian4a : Tu vas encore moins apprécier Jacob à la fin de ce chapitre.
Malika : Aujourd'hui est le dernier chapitre de l'histoire, je postais à mon avis relativement vite mes chapitres, mais ce n'est plus d'actualité malheureusement.
Jolieyxbl : Au risque que tu me maudisses ce n'est pas encore pour cette fois que tu sauras la fin happy ou non !
PatiewSnow : Si tu me trouves cruelle maintenant tu vas me détester arrivée en bas, désolée !
Twilight0507 : Pas de bataille en vue, je ne vais pas leur refaire à chaque fois leur gueule d'ange quand même !
Vanina : Euh, désolée et merci…
Maawie : Désolée également et merci.
Laccro : Merci et je suis contente d'arriver à te tenir éveiller, voici la suite, j'espère qu'elle te plaira.
Sm33 : Je suis contente de t'offrir un autre scénario…
Brune59 : Merci tout plein
Bonne lecture
Chapitre 26
Je m'étais attendue à une réaction similaire de la part de Jacob, je m'étais attendue à ce qu'ils en viennent aux mains.
C'est pour cela que j'étais déjà interposée entre les deux hommes tendant mes mains devant Jacob.
-Tu ne peux pas lui faire de mal sans m'en faire à moi, le suppliais-je.
Il me dévisagea alors que tout son corps était crispé, les poings serrés.
-Alors quoi ? Cracha-t-il. Vous attendez quoi de moi putain ?
- Calme-toi s'il te plait, dis-je d'une voix que je voulais douce.
Il posa son regard derrière moi, je supposais sur Edward, ses traits se durcissaient à vue d'œil.
-Tu n'es qu'un putain d'enculé, l'injuria-t-il en faisant un pas sur le côté pour m'ôter de son chemin.
Je sentis la main d'Edward sur ma taille me tirant en arrière de lui.
Je me dégageais.
-Non Putain, jurais-je à mon tour. Si nous t'avons demandé de venir Jacob, c'est parce qu'Edward va se livrer à la police.
Il eut un petit rire méprisant.
-Et tu veux faire croire ça à qui ? m'interrogea-t-il.
-Ce n'est que comme ça que nous pourrons construire un avenir ensemble, avouais-je.
Je sentis son regard me scruter, il sondait mon âme.
-Et pourquoi m'en parler ? Interrogea-t-il.
-Nous aimerions que tu retires ta plainte, dis-je dans un murmure.
-C'est une plaisanterie ?
Je fis non de la tête.
Il ricana de plus belle en regardant Edward.
-Tu n'as pas le choix, elle te tient par les couilles, persifla-t-il.
-Ça n'a pas d'importance, répondit sereinement Edward, je m'excuse Jacob, je n'aurais jamais dû agir de cette manière.
Je vis alors son regard changer, il devient froid et calculateur, quelque chose se passait en lui et je n'étais pas la seule à m'en rendre compte, Edward avait resserré sa prise sur ma taille.
Il fit un sourire méprisant.
-J'ai besoin de réfléchir, conclut-il.
-S'il te plait Jacob, tentais-je à nouveau, retire ta plainte.
-Et qu'est ce qui me fait croire que tu es sincère, l'interrogea-t-il.
-J'irai demain à 15 heures avec mon avocat au commissariat de police pour tout leur raconter.
Il sourit.
-Bien, je t'y retrouverai alors.
Sur ce il quitta la pièce sans un mot, nous entendîmes juste le bruit du moteur de son véhicule s'éloigner dans l'allée.
Je le regardais, il avait l'air serein.
-Est-ce que ça va ? Lui demandais-je.
-Tant que tu fais partie de ma vie rien ne peut m'atteindre.
Je fis un sourire triste.
-Il commence à être tard, nous devrions aller nous reposer, la journée de demain risque d'être longue.
-Que crois-tu qu'il va se passer ?
-Pour Jacob ? Je ne sais pas, sinon je pense qu'ils vont me garder jusqu'au procès.
J'acquiesçai et il me guida dans les couloirs.
Arrivés devant la porte de ma chambre, il s'immobilisa.
Je fis un pas à l'intérieur mais il ne me suivit pas.
Je me retournais surprise.
-C'est peut-être notre dernière nuit avant…
Je déglutis face au vide qui m'envahit, et à l'atroce vérité de mes mots… demain je ne saurais pas quand je le reverrai.
Il me fit un sourire triste.
-Je suis désolé.
Je balayais ses excuses d'une main que je lui tendis.
-J'ai …
Il me prit la main et m'attira dans ses bras dans un câlin réconfortant.
-Edward murmurais-je.
-Je suis là ma douce, je ne te quitte pas.
Il passa un de ses bras sous mes genoux et il me porta comme une jeune mariée. Il me déposa avec le plus de délicatesse possible sur le lit avant de m'embrasser timidement.
Jamais nous n'avions partagé un instant si lent et tendre.
C'est comme si nous voulions mémoriser ce moment à jamais, retenir chaque effleurement, chaque caresse, chaque souffle, chaque mot.
Alors qu'il décalait ses lèvres des miennes, il frotta son nez contre le mien, puis il le fit glisser contre ma mâchoire, nichant sa tête dans mon cou et prenant de grandes respirations.
Mes bras solidement accrochés autour de sa nuque le maintenaient contre moi, j'avais besoin de le sentir proche, très proche.
Il embrassa sous mon oreille, ma gorge, ma clavicule avant d'enlever dans une lenteur exagérée mon haut.
Une fois fait, il parsema mon torse de baisers pour arriver jusqu'à mon ventre.
Il s'arrêta et recula.
Il regarda pendant un temps qui me sembla interminable celui-ci.
-Il y a un peu de nous deux là-dedans, dit-il en passant sa main sur mon ventre.
Il l'embrassa doucement.
-Je vais être un meilleure homme pour toi, je ferai tout pour que tu n'aies pas à avoir honte de moi, je te promets de me racheter.
Ses mots murmurés à mon ventre, à notre fœtus m'arrachèrent une larme qui coula doucement sur ma joue.
C'est à ce moment qu'il releva la tête vers moi.
Il passa son pouce sur ma joue pour intercepter cette inopportune.
-Pour toi aussi ma belle, merci de me donner cette nouvelle chance, je te promets d'en être digne et tout faire pour vous deux, dit-il dans un sourire en reportant son attention sur mon ventre.
Je caressais doucement ses cheveux alors qu'il avait posé sa tête dessus.
Nous restâmes longtemps dans cette position appréciant cette proximité, ce calme avant de devoir faire face aux conséquences de ses actes.
J'avais foi en lui.
Je savais que pour nous, il allait donner le meilleur de lui-même.
Nous nous aimâmes cette nuit-là tendrement, gardant nos corps le plus proche possible l'un de l'autre.
Malheureusement l'aube fit son apparition, éclatant notre bulle d'insouciance et d'amour de la nuit.
Aujourd'hui était le jour du jugement pour nous deux.
Arriverai-je à surmonter son absence s'il se faisait emprisonner ? Arriverai-je à élever seule notre enfant ?
Le sentiment le plus fort qui naissait en moi était la peur.
J'avais peur de l'avenir.
Il devait le sentir car il me prit toute la matinée dans ses bras, à chaque fois il me murmurait un « tout va bien se passer ».
Nous arrivâmes chez lui à 13 heures, nous avions retardé au maximum le moment de rentrer.
Son avocat venait le chercher à 14 heures pour s'entendre sur le déroulement des événements.
Nous avions parlé peu dans la voiture, ce n'aurait été que crainte, regret et angoisse.
Quand son avocat sonna à l'interphone, je l'accompagnais jusqu'en bas.
Une fois devant la voiture, il posa ses mains sur mes épaules.
-Je … je ne sais pas quand je rentrerai mais tu n'es pas obligée de m'attendre pour t'installer si… euh…
Il soupira, mes yeux s'étaient remplis de larmes.
Il me serra dans ses bras.
-Jenks va te tenir au courant dès qu'il en saura plus ok. Si… si je ne rentre pas ce soir, euh j'en avertirai Alice, je veux que tu ailles vers elle, elle saura prendre soin de toi, ok ?
Je reniflais.
-Arrête de te soucier de moi, tout va bien aller, ok ?
-Si tu vas bien je vais bien ma belle, me sourit-il.
Je pris une profonde inspiration, j'essuyais mes larmes.
- Ok, alors reviens-moi vite.
Il me sourit tristement. C'était surement maladroit de ma part car s'il en était là c'était uniquement à ma demande.
Je grimaçais.
Il me serra fort dans ses bras puis embrassa tout aussi fortement mon front avant de monter dans la voiture qui démarra aussi sec.
Je me retournai devant l'immeuble, j'étais perdue.
Je ne voulais pas prendre le risque de croiser Alice, je n'aurais pas su quoi lui dire et je n'avais vraiment pas le courage d'aller seule dans son appartement.
Je décidais d'aller marcher dans le parc non loin.
Je tenais mon portable à la main espérant des nouvelles, mais les minutes passaient.
Après une demi-heure n'ayant pas pris de veste, le vent soufflant me donnait froid, je me résignais à rentrer.
J'étais proche de l'immeuble quand mon téléphone vibra sous mes doigts.
Je regardais, rempli d'espoir et soupirais en voyant « Jacob » s'afficher sur mon téléphone.
Même si je n'avais pas envie de lui parler je voulais connaitre sa décision, il tenait une partie de ma vie entre ses mains.
-Allo.
-Bonjour Bella, tu vas bien ?
Je soupirai fortement.
-Tu as pris ta décision, lui demandais-je sans détour.
-Et bien en fait je me dirigeais vers chez toi car je voulais t'en parler.
-Dis-moi.
-Non je préfère te le dire en face, j'arrive.
-Je ne suis pas chez moi Jacob alors crache le morceau.
-Puisque tu insistes.
Les secondes passèrent sans qu'il ne rajoute un mot.
-Alors m'impatientais-je.
J'arrivais devant mon immeuble, je voulais juste rentrer et m'allonger.
Je commençais à traverser la route.
-Voilà je ne porte pas plainte contre Edward uniquement si tu le quittes.
Je me figeais à ses mots complétement abasourdie, l'effroi, l'espoir, la tristesse, tellement d'émotions m'assaillirent à ce moment-là j'en avais le vertige.
J'entendis alors des bruits de pneus qui glissent sur la route et plus rien.
POV Jacob
Quand je compris qu'Edward mettait sa vie entre mes mains uniquement pour avoir une chance d'avoir Bella à l'arrivée, je savais que j'avais trouvé ma vengeance parfaite.
J'étais retourné en ville excité. J'avais eu des réponses et j'avais le moyen de lui faire payer sa traitrise, j'allais tout lui faire perdre.
J'avais donc appelé Bella une fois que j'étais sûr qu'elle serait seule.
Elle était anxieuse attendant ma réponse.
Je m'en voulais de lui faire ça mais c'était pour son bien, ce type n'était pas net, il lui aurait fait encore du mal d'une manière ou d'une autre.
J'étais plus qu'à une centaine de mètres de chez elle quand elle insista pour savoir, je lui fis donc ma demande quand elle apparut devant moi, figée sur la route.
J'eus à peine le temps de donner un coup de volant et finir dans l'arbre à côté de la route.
L'airbag sous l'impact s'était déclenché, je me battais quelques secondes avec, cherchant Bella des yeux.
Je me figeais la voyant allongée sur la route.
Merde, j'étais pourtant persuadé de l'avoir évité.
Je courus vers elle, la prit dans mes bras.
Je regardais son corps mais il ne semblait y avoir aucune séquelle.
Je ne comprenais pas.
-Edward, chuchota-t-elle.
Je serrai la mâchoire.
-Bella, c'est Jacob, réveille-toi, tout va bien, lui dis-je en tapotant ses joues pour qu'elle revienne à elle.
Elle marmonna mais c'était incompréhensible.
Je regardais autour de moi, cherchant une solution quand une voiture se gara en vrac proche de nous.
-Jacob, Bella qu'est-ce qui se passe ? Cria Alice.
Je lui racontais brièvement l'accident.
-Bella, Bella l'appela-t-elle à son tour.
-Alice, répondit-elle faiblement.
-Ça doit être le choc, montons-la je vais appeler mon père.
Très vite, je déposais Bella dans son lit, elle était toujours un peu incohérente, mais elle se réveillait.
Le père d'Alice arriva et examina Bella.
Elle était pâle mais visiblement aucun dommage physique, juste un choc.
-Où est Edward ? Questionna-t-il.
Elle leva pour la première fois la tête vers moi.
-Il est… elle soupira. Je ne peux pas vous raconter mais il va avoir besoin de vous.
Elle s'excusa prétextant un besoin d'aller à la salle de bain.
Nous sortîmes de sa chambre et l'attendîmes au salon.
Les Cullen étaient confus, ils ne comprenaient pas ce qui se passait et ce n'était décemment pas à moi de les informer.
Bella sortit plus pâle encore si c'était possible, elle alla dans sa chambre après nous avoir murmuré un « je reviens ».
Elle revint au salon après encore de longues minutes.
Elle tendit une lettre à Carlisle, pourriez-vous donner ceci à Edward, il est au commissariat, Jacob va vous accompagner, il a une plainte à retirer.
Elle me regarda à ce moment-là avec détermination, cette femme était fabuleuse et j'avais au moins réussi à la faire s'éloigner du mauvais gars, j'espérais qu'un jour elle me regarde comme elle le regardait lui.
-Quoi, s'écria Alice.
Elle n'avait pas détourné ses yeux de moi.
-Vas-y maintenant Jacob.
Je hochais la tête en proposant à Carlisle qui ne comprenait rien de venir avec moi.
Alors que nous allions franchir la porte, Bella retint Carlisle par le bras :
-Dites-lui bien que je l'aime, s'il vous plait.
Il hocha la tête, il était lui aussi très pale se doutant que rien de bon n'allait lui être appris.
Nous arrivâmes très vite au commissariat.
Un agent nous reconnut très vite, il y régnait un silence presque inhabituel.
Il nous conduisit dans une salle, s'y trouvait Edward à côté d'un homme, je supposais son avocat et en face d'eux un autre les questionnant.
Ce dernier fronça les sourcils et regarda surpris Cullen.
Je m'avançais et saluais tout le monde d'un coup de tête et j'informais l'audience que j'étais venu retirer ma plainte.
Je crus que leurs yeux allaient sortir de leurs orbites.
-Je peux savoir ce qui se passe ici ? S'impatienta Carlisle.
-Papa, tu n'aurais pas dû être là.
-Oui et toi tu aurais dû être auprès d'Isabella, lui cracha-t-il.
Edward se releva hagard.
-Quoi, qu'est ce qui se passe ?
Son père soupira.
-Elle a fait un malaise, rien de grave, ça va bien mais tu aurais dû être là.
-Tu es sûr qu'elle va bien, demanda-t-il à nouveau en se rasseyant.
Il hocha la tête.
-Oui, elle m'a donné ça pour toi et elle m'a dit de te dire qu'elle t'aimait.
Il se saisit de la lettre et sans se soucier de ce qui se passait autour de lui, il se mit à la lire.
Je vis ses yeux s'assombrir au fur à mesure de la lecture de celle-ci, ses yeux restèrent fixés dessus un moment.
Des larmes coulaient sur ses joues.
J'en avais profité que l'attention soit tourné sur lui pour me décaler et lire au-dessus de son épaule, c'était ma manière de lui faire payer ce qu'il m'a fait vivre, je voulais en profiter jusqu'au bout.
« Edward,
Au moment où je t'écris ces mots, j'ai des crampes au ventre, je me suis rendue aux toilettes pour y constater que je perdais beaucoup de sang. Je ne me fais pas d'illusions sur ce qui est en train de se passer.
Je perds le seul lien tangible et indestructible qui nous liait l'un à l'autre.
C'est un signe que rien de bon ne peut continuer entre nous, ce début de grossesse restera à jamais notre seul secret à tous les deux.
Je te promets que ça sera comme si je n'avais jamais existé, mais promets-moi de suivre ta thérapie jusqu'au bout en l'honneur de notre amour.
Je t'aime
Adieu
Bella »
Merde ! La pauvre.
En même temps savoir qu'il ne l'aura plus jamais me faisait jubiler.
Nous restâmes tous figés, attendant une réponse d'Edward.
Son père vint vers lui :
-Edward, que se passe-t-il demanda-t-il doucement en passant son bras sur ses épaules.
Il se leva brusquement se dégageant de son père.
Son visage était déformé par la douleur.
Carlisle revint vers lui mais il se détourna.
Il se dirigea dans un coin de la pièce à l'opposé de nous, son corps rigide et sa main crispée sur la lettre.
Il posa son front contre le mur, se recula et le reposa.
Son père l'appela mais pas de réponse.
Il frappa de nouveau son front contre la paroi, plus fort, et il fit ce geste encore.
Son père vint le reculer mais il le repoussa vigoureusement le faisant tomber à la renverse.
Tout le monde était stupéfait, ne sachant pas comment réagir.
Maintenant il se tapait littéralement la tête contre le mur de manière répétée.
Il n'y avait pas plus douce vengeance que de détruire un homme de l'intérieur.
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Vous croyez que j'avais atteint aux chapitres précédents le summum du sadisme ben non, sachez qu'un épilogue est déjà écrit mais Vicky30 qui me corrige et que je remercie sincèrement m'a fait des suggestions, je vais peut-être le retravailler mais je vous ai promis de finir cette fic cette semaine donc je vous dis à bientôt !
N'oubliez pas de cliquer sur la bulle en bas, c'est plein de bonheur pour moi!
