Bonjour à toutes

Voici l'épilogue, je suis toute triste…

Merci beaucoup pour tous vos messages et vos vœux d'anniversaire ils m'ont beaucoup touché.

Je tenais à vous livrer rapidement cet épilogue pour clore cette histoire. Demain, ça fera un an que je suis inscrite sur ce site. Si je fais mon bilan :

3 fics terminées

2 en cours

2 OS.

Ou alors encore 287 275 mots sans compter ce chapitre ce qui correspond à 4083 commentaires, merci vous êtes vraiment géniales.

Pour l'orgie c'est 216 mises en alertes et 167 mises en favoris avec un record de 74 reviews pour le chapitre 23 et un minimum de 41 pour le chapitre 19, en tout aujourd'hui c'est 1392 commentaires, pourrais-je espérer atteindre les 1500 un jour ?

Voilà pour le côté statistique !

Maintenant je tenais à remercier toutes les revieweuses du dernier chapitre :

Mariefandetwilight, Butterfly971, kikinette11, Gaelle-51, Minomina, Clairouille59, pierard85, vanina, bellardtwilight, sarinette60, EstL, kinoum, laccro, Annabelle, bichou85, titefred, SoSweetySoCrazy, xoxlauoxo, twilight007, Sarah'teddy bear' J.S.M., Virginie-de-TN, Jolieyxbl, Sandrine (Je suis française vivant au Québec, GO HABS GO !), Rosabella01, PatiewSnow (tu peux ranger la boite de mouchoir pas besoin !), gistrel, oranette, kadronya (j'ai bien compris ta demande et j'espère y avoir répondu !), so-chocolate, nana (2 nuls, 3 pffff, j'espère que cet épilogue te rendra plus enthousiaste ;o)), Triskelle sparrow, marmotte38, miiss88, zelli marcy, Keils (Jacob n'a pas renversé Bella, il l'a évité à temps mais Bella c'est évanouie de peur), dedee-06, lamue12, Grazie, Hussy Apple (Merci pour le présent, c'est réussi, lol !), Celine879, bb23, Linou2701, caropat07, Ludivine28, S, TheJane15, Vicky30 (merci !), lili70, ulkan13, twilight0507, moinini, sm33, melaniiie, lokitas1401 (merci pour toutes tes reviews, j'ai vraiment adoré !), littleangelordevil93, Dian4, nini38, Hedwige McCarthy, ranianada, psychogirl25, erika shoval, Krine69, Evelyne-raconte, deby14880, Malika, ORACSTEPH, slakware, brune 59, samy940, Habswifes.

Je dédicace cet épilogue à Evelyne-raconte en espérant qu'elle fera un dernier tour par ici et à Vicky30 qui m'a aidé à l'améliorer c'est la version deux, le premier était court et du point de vue de Bella, merci à elle et à ses corrections.

Si vous avez été satisfaite du dernier chapitre alors ne lisez pas celui-là !

Bonne lecture

PS1 : Vous pouvez me retrouver très bientôt pour le chapitre 2 de l'assistante

PS2 : J'adore vraiment les reviews alors n'oubliez pas la bulle en bas

PS3 : Même si aujourd'hui l'orgie passe en statut complété, dans 2 mois, 1 an ou je ne sais quand, je serai toujours ravie d'avoir vos impressions et pour celles qui le souhaitent je peux leur envoyer le point de vue de Bella pour l'épilogue.


Epilogue

« C'est thérapeutique » m'avait-il dit.

Quelle connerie !

Putain que faisais-je là à regarder des corps enchevêtrés en train de baiser.

J'avais juste envie de vomir, je savais que je n'étais plus fait pour cette vie. Je le savais depuis ce jour où j'ai regardé ce test qui m'apprenait que j'allais être père.

Depuis ce jour ma vie avait basculé, ma vie avait un réel sens.

Je me devais de le protéger, de la vie, du monde extérieur, c'était à moi de lui montrer le bon exemple, lui donner le meilleur de moi.

Pour cet enfant mais aussi pour la femme qui faisait battre mon cœur, je devais enlever tous ces démons de ma tête.

J'étais prêt à tout pour construire ma vie avec mon idéal. Elle, lui et moi. A nous 3, le bonheur ne pouvait être que là. Je me souvins comment en un éclair, j'avais imaginé Bella avec une belle bedaine, les joues légèrement rouges et riant.

La fierté envahissant mon être en montrant à tous les hommes de la terre qu'elle était mienne à jamais.

J'étais prêt à tout, consulter, régler mes comptes avec la justice et Jacob, tout si c'était avoir ma famille sans ambages par la suite.

Malheureusement la vie en avait décidé autrement, du moment où j'étais parti solutionner mes problèmes tout avait viré au cauchemar.

Oh non pas au commissariat, l'agent était tellement incrédule par mon intervention qu'il ne savait pas comment réagir et me regardait comme s'il ne me croyait pas.

L'intervention de Jacob annonçant le retrait de sa plainte vint l'abasourdir un peu plus.

J'en aurais été tout aussi ravi s'il n'avait pas sur son visage l'air d'avoir gagné.

Que pouvait-il avoir remporté et que faisait mon père à me reprocher de ne pas avoir été là pour elle.

Mon cœur se mit à battre quand il me tendit sa lettre.

Que se passait-il ? Je l'avais quittée il y a quoi ? 2 ou peut-être 3 heures.

J'avais failli à mon rôle, je n'avais pas pu la protéger, elle l'avait perdu, je l'avais perdue.

La douleur était si intense que je voulais que ses mots qui résistaient dans mon esprit s'imprimant dans une encre indélébile « je perds du sang », « rien de bon ne peut continuer entre nous », « adieu », sortent de ma tête.

Tous ses mots qui me déchiraient, tournaient en boucle à l'intérieur de mon crane. J'avais mal et je trouvais comme seul soulagement de me frapper contre le mur, la douleur physique atténuait un peu seulement cet ouragan qui avait submergé mon cœur de désespoir.

Il m'avait fallu apparemment plusieurs jours pour reprendre pied dans la réalité et quand ce fut fait, j'appris qu'elle avait quitté la ville emportant avec elle le peu d'espoir qu'il me restait.

Je n'avais plus le gout, je ne parlais plus, pour dire quoi ?

Alice vint me parler d'elle, elle me raconta qu'elle était chez son père, qu'elle lui disait à chaque appel qu'elle m'aimait mais que rien ne changeait.

Elle me cria dessus alors me demandant que voulait dire le « rien ne change ». Elle voulait m'aider mais elle ne pouvait le faire si je ne me confiais pas à elle. Elle avait le sentiment que Bella aussi lui cachait des choses mais elle n'avait pas réussi à mettre le doigt dessus, elle refusait de la voir.

Je compris qu'elle était ma meilleure chance alors je lui racontais tout, tout.

Alice partit.

La nourriture me paraissait aussi fade que les couleurs des murs, tout était fade.

Je continuais d'avoir la visite du psychiatre et de mes parents, les autres visites n'étaient pas autorisées. Je ne leur parlais pas, je me sentais tellement vide.

La vie était vide, à quoi ça servait de la vivre ? Je tentais alors de mettre fin à mes jours, j'avais perdu tout ce que j'avais de plus cher même ma propre sœur me trouvait trop immonde pour venir me voir.

J'avais tenté de faire une corde avec mes draps et je m'étais pendu, malheureusement mon corps était trop lourd et toute mon installation s'écroula.

Depuis ce jour-là, en plus de ma non-vie une caméra était braquée dans la chambre.

C'était vraiment ironique que je sois filmé à mon tour 24 heures sur 24 comme s'il y avait une justice dans ce monde et que je devais vivre pour payer mes erreurs jusqu'au bout.

Quelques mois après, c'est une sœur surexcitée que je vis débarquer dans ma chambre à l'hôpital.

Elle était chargée de plusieurs sacs et commença son monologue.

-Tu as une tête épouvantable, je t'ai acheté des fringues, ces pyjamas de l'hôpital ce n'est juste pas possible. Prends une douche, fais toi beau, je t'attends.

Je secouais la tête, je n'en avais pas envie.

-Si tu veux que je te fasse part d'informations croustillantes, va te préparer ! Je t'attends.

Je la regardais incrédule.

-Fais-moi confiance. Me supplia-t-elle.

C'est l'espoir pour la première fois qui guida mes pas.

Une fois prêt, je retournais vers ma sœur assise sur mon lit et m'installai à côté d'elle.

-Bon dit-elle, Jasper s'est occupé de Jacob, il ne pourra plus jamais travailler ne serait-ce qu'entrainer une équipe junior de hockey, il lui a pourri sa réputation.

Je comprenais pas pourquoi c'était important que Jacob paye, il avait plutôt été cool de retirer sa plainte, mais elle ne me laissa pas le temps de cogiter plus.

-Toi tu es considéré comme étant en maladie, les fans sont déçus que tu ne fasses pas parti de la sélection pour cette saison mais pour l'instant tu as d'autres choses prioritaires et une année de congé ne te fera pas de mal, bon au pire tu peux aussi arrêter et te reconvertir… je m'égare, bon donc qu'allons-nous faire de toi ?

Je la regardais, plus elle parlait, plus mon espoir s'amenuisait, elle voulait juste que je vive comme avant, mais c'était juste impossible.

J'espérais qu'elle me parle d'elle.

Ma sœur soupira.

-Je suis allée la voir mais elle ne m'a pas vu. Elle est toujours chez son père, elle travaille à la bibliothèque, elle tente de se faire aussi petite que possible, elle donne l'impression d'aller bien mais ses yeux sont vides, elle a besoin de toi Edward.

Je regardais ma sœur et sans que je ne puisse faire quoi que ce soit une larme glissa sur ma joue à ces informations.

Mon amour pouvait-il être aussi vide que moi. Je voulais bien l'accepter pour nous deux mais pas elle, je voulais qu'elle soit heureuse malgré tout.

-Oh Edward !

Ma sœur me prit dans ses bras et frotta mon dos.

-Je connais Bella, il faut que tu ailles la chercher, c'est vital mais avant tu dois te reconstruire pour elle. Je te promets de prendre soin d'elle à distance mais toi il faut que tu répares tout ça, il faut que tu te soignes, les médecins sont là pour t'aider, guéris-toi et va la retrouver, OK ?

Elle me regardait droit dans les yeux avec conviction alors je la crus.

Les semaines passèrent, je parlais 3 fois par semaine au psychiatre.

Mon avocat était venu m'informer que l'affaire était restée canalisée et que mon internement a confirmé mon inaptitude lors de l'attaque sur Jacob et que je serais libre à ma sortie de l'hôpital quand les médecins me jugeront apte et sans danger pour mon prochain.

Mon amour pour Bella ne fléchissait pas, la seule chose qui m'importait c'était de la voir sourire, je voulais qu'elle soit heureuse et j'avais pris une décision, si elle ne voulait toujours pas de moi alors je pourrais mettre fin à mes jours, ne blessant personne.

Le psychiatre avait bien compris, il avait donc fait retarder ma sortie. Il avait entreprit de me faire comprendre que ma vie ne se résumait pas à Bella, j'avais une famille, des parents, une sœur qui avait aussi des projets, un beau-frère mais aussi des coéquipiers. Le suicide était un acte égoïste, mais surtout je blesserai Bella dans ce dernier acte.

Je me résignais à vivre sans mon amour si c'était ce qu'elle voulait, elle méritait que je ne lui apporte pas plus de souffrance.

Avant de me laisser partir, il me demanda alors quelques efforts supplémentaires, il refusait que je coure de suite après elle, il me conseilla de passer les fêtes en famille et que j'aille à la soirée de nouvel an de mon équipe de hockey.

Je passais des bons moments avec ma famille, je les voyais heureux de ma présence. Alice m'invita chez elle et Jasper, dans leur nouvel appartement, c'était une maison de toit très agréable.

Je séjournais chez mes parents même si j'étais retourné chez moi quelques heures.

J'avais l'impression que Bella y était encore.

Alice s'était occupée de vider et de se débarrasser de tout ce que contenait le logement du dessous, elle l'avait loué ainsi que celui qu'elle occupait avec Bella.

Je lui en étais reconnaissant.

Tout en regardant ces corps imbriqués, je tremblais, je savais que dans quelques heures ma vie allait être fixée. Je restais devant ce spectacle pour me faire violence, pour tirer un trait sur ma vie passée.

Je devais y croire, je devais penser à l'avenir, je devais arrêter de faire de mauvais choix et de mauvaises choses.

J'avais eu un regain d'espoir quand j'avais quitté Alice, elle connaissait mon itinéraire pour la soirée et la journée du lendemain.

Elle avait pris mon visage en coupe et m'avait regardé dans les yeux.

-Ne fais pas de conneries, OK ?

Il y avait tellement plus dans ses yeux que dans ses mots, j'avais l'impression qu'elle me mettait en garde, pourquoi pensait-elle que je pourrais perdre le contrôle ou faire quoi que ce soit d'inconsidéré ?

J'étais guéri non ?

J'allais saluer l'entraineur avant de partir, il voulait savoir si j'allais reprendre le jeu mais je n'en avais aucune idée.

-Je voudrais faire quelque chose de plus utile, lui appris-je.

Il me sourit en me tapant sur le dos.

-Faire rêver les gens c'est déjà pas mal tu ne crois pas ? Tu manques à tes fans, tu as un super jeu. Pense-y.

Je hochais la tête.

Avais-je fait un jour rêver Bella ?

C'est sur cette idée que je partis pour Forks.

J'arrivais en matinée.

Je ne ressentais plus la fatigue, j'avais eu des mois pour me reposer.

J'allais directement chez son père et je sonnais à la porte.

Un homme m'ouvrit et se statufia.

-Bonjour Monsieur Swan, Edward Cullen, dis-je en tendant la main.

Il ne réagit pas.

-Je suis le frère d'Alice, dis-je ne sachant pas comment me présenter.

-Euh oui oui, répondit-il encore confus en me serrant la main.

-J'aimerais parler à Bella ? Lui appris-je.

Il sembla encore plus suspicieux et me regarda bizarrement, ses yeux s'assombrirent et prirent une teinte noire de rage.

Merde Bella lui aurait-elle parlé de nous ? La connaissant, j'en doutais fortement.

-Vous la connaissez ? M'interrogea-t-il bourru.

-Euh oui répondis-je pris de court tout en ayant ma réponse.

-Vous lui voulez quoi ?

-Lui parler c'est tout.

-Est-ce que c'est vous ?

-Pardon ? Lui dis-je perdu.

Il secoua la tête.

-Elle n'est pas là.

-Oh, et savez-vous où pourrais-je la trouver ?

Il me jugea du regard.

Il sembla hésiter et me cracha « au parc ».

Je le remerciais et partis à sa recherche, c'était une petite bourgade, je devrais la trouver assez facilement, non ?

Je cherchais pendant bien une demi-heure avant de tomber sur un parc, je me garais et je descendis faire le reste à pied.

J'étais comme anesthésié, le froid ou peut-être la peur.

Je marchais quand je vis une silhouette sur un banc.

Je ralentis et je me figeais quand je la reconnus emmitouflée dans un grand manteau.

Mon cœur se comprima quand elle essuya ses joues.

Je n'avais envie que d'une chose c'est courir auprès d'elle, de les effacer moi-même et lui promettre que plus jamais elle ne pleurerait.

Je pris une profonde inspiration, plus de réactions trop spontanées ou sous le coup d'émotions fortes. Je me répétais les conseils du psychiatre comme un mantra.

Je la vis relever les yeux sur l'horizon, elle était si belle.

J'avançais doucement de quelques pas.

Je me figeais quand elle posa sa main sur son ventre et se mit à parler, je ne comprenais pas ce qu'elle disait mais … mais … la manière de caresser son ventre et se pencher sur lui.

Son manteau s'aplatit sous sa main laissant apparaitre un ventre rond ?

Mon cœur s'emballa, je sentais les battements à mes tempes.

Non ce n'était pas possible.

Bella, ma Bella était enceinte?

De qui ?

Une colère froide me prit dans tout mon corps et je réfléchis, je calculais, je repensais aux paroles énigmatiques d'Alice.

De moi ?

Mon cœur palpitait, j'avais l'impression qu'il allait sortir de ma poitrine.

« Elle a besoin de toi » m'avait-elle dit.

Je me calmais. J'allais l'effrayer si je continuais. Je ne comprenais pas les raisons qui ont fait qu'elle m'ait menti ou alors que ses soupçons étaient faux, mais je m'en foutais.

J'avais fait bien pire.

Tout ce qui comptait, c'est qu'elle et le bébé aillent bien.

Je m'approchais d'elle, je savais qu'elle pleurait encore.

Je m'assis, elle ne m'adressa pas un regard mais j'avais tout mon temps, je me sentais déjà mieux respirer.

Après quelques minutes, je fixais clairement mon attention sur elle, attendant qu'elle me regarde aussi.

Je la voyais se tendre, j'avais envie de sourire imaginant de quelle manière elle était capable d'incendier l'importun.

Elle tourna la tête, prête à l'attaque quand elle se figea avec un « Oh » parfait sortant de sa bouche magnifique.

Je lui souris timidement.

J'approchai doucement ma main pour ne pas lui faire peur, je me saisis de la sienne qu'elle avait portée à sa bouche sous l'effet de la surprise.

Elle ne dit rien alors que j'enlaçais nos doigts et les reposais sur le banc. Elle ne m'avait pas rejeté.

Je me mis alors à fixer l'horizon comme elle l'avait fait plus tôt.

J'étais bien, en contact avec ma vie.

Je la sentis me dévisager, elle était toujours bouche bée, mais pas une fois elle n'avait retiré sa main, alors je savais qu'elle savait, elle comme moi, que nous n'étions rien sans l'autre, nous avions trouvé notre place dans ce monde et elle était côte à côte.

Je souris paresseusement et je la vis elle aussi du coin des yeux esquisser un sourire avant de se concentrer sur l'horizon.

Le spectacle devant nous était nuageux mais le soleil perça et de larges rayons balayèrent le sol jusqu'à nous.