Titre : Indisclosed Desires ( Dixit Muse )
Pairing : Yamamoto TYL X Gokudera TYL (8059)
Rating : M
Disclaimer : Personnages à Akira Amano, histoire à moi ( avec inspiration d'un Dj intitulé Nella pioggia intensa ainsi que d'autres que je citerai plus tard mais ça, on ne le dira pas. : p )
Note : Bonsoir,
MERCI pour vos reviews, ça fait réellement plaisir de voir que cette fiction vous plait un tant soit peu ! ^_^
Sur ce, pas plus et place au second chapitre.
Bonne lecture et à bientôt pour la suite.
Amicalement,
-x-x-
~ Namimori, Japon – Base Vongola, soir du départ des gardiens de la pluie et de la tempête
Tout en préparant ses quelques affaires, Hayato Gokudera se demandait encore si tout cela n'était pas juste une sombre farce visant peut-être à évaluer sa médiocre capacité à cohabiter avec autrui et à fortiori les autres gardiens Vongola. Tout le monde savait qu'à part Sawada Tsunayoshi, personne n'était en mesure de s'acclimater au caractère difficile du gardien de la tempête alors à quoi bon tenter, surtout si aujourd'hui le boulet qu'il allait devoir se traîner s'appeler Yamamoto Takeshi, désormais joueur de base-ball refoulé à ses heures perdues ? Du moins c'est ce que l'argenté s'évertuait à croire depuis maintenant des années. En somme, la mission s'annonçait exaspérante à l'extrême comme aurait dit l'autre « tête de gazon ». D'ailleurs quand rentrait-il celui là ? Qu'on lui claque le sabreur dans les pattes et pas dans les siennes !
Le jeune homme soupira. Il éteignit sa cigarette et quitta enfin sa chambre, sac de voyage de nouveau sur l'épaule avec un certain contentement malgré tout tandis qu'il rangeait la fameuse boîte couleur carmin dans la poche intérieure de sa veste. Comme toujours, avant chaque départ, il avait bataillé comme jamais avec la petite teigne de chaton lui servant d'arme pour la faire, le temps du voyage, rentrer – miraculeusement – dans sa boîte. La lutte avait été rude, acharnée et sans pitié. Esquissant une grimace face à ses avants bras quelques peu mutilés, le jeune homme repensa aux feulements, griffures et morsures dudit animal et songea sérieusement pour la prochaine fois à lui inoculer une demi-bouteille de calmant à cette quoi qu'on en dise, petite saleté.
« Tout le portrait de son maître, ha ha. » ; Gokudera haussa un sourcil et fit claquer sa langue contre son palais en signe d'agacement avenant quand l'image d'un homme aux éternels cheveux d'un noir de jais s'insinua malgré lui dans son esprit. « Je t'en foutrai moi.. » Non vraiment et définitivement, l'idée de partager une mission avec lui le rendait presque dépressif avant l'heure... pourvu que celle-ci passe vite. « J'ai rien à foutre avec un type pareil... C'est vraiment parce que c'est vous, Juudaime. »
Luttant contre une envie pressante et soudaine de nicotine, il se hâta jusqu'à son bureau afin d'y emporter quelques plans et travaux sur lesquels il était susceptible de s'attarder durant les quelques moments de répit de la mission ; après tout, il ne savait pas combien de temps celle-ci durerait exactement - ou du moins la récolte probable d'informations concernant les mouvements ennemis - et la simple idée de passer les moments libres avec son « camarade » ne l'enchantait nullement voir était carrément à proscrire. Lui qui d'habitude montrait un certain engouement à l'idée de partir en mission, cette fois-ci un profond sentiment d'exaspération l'envahissait à mesure que le moment du départ approchait. A croire qu'il n'y avait que lui que ça emmerdait ( ? ) … D'accord, il n'y avait que lui que ça emmerdait ; Yamamoto n'avait manifesté aucun dérangement à ce qu'ils partent ensemble et à ce propos le gardien de la tempête songea soudainement au fait qu'il avait cru apercevoir, lors de l'attribution de la mission, un infime sourire prendre place sur les lèvres de l'épéiste. Un sentiment étrange prit brièvement possession de son corps, sans qu'il ne puisse l'expliquer et bientôt il venait à se poser une seule et unique question : Yamamoto Takeshi était-il envers et contre tout, heureux de partager cette mission avec lui ?
… - blanc - ...
Non mais et puis d'abord, comment était-il au courant alors que lui non ? Bon sang, c'était lui le bras droit du Juudaime !
L'émotion somme toute assez étrange fut bien vite remplacée par un puissant sentiment d'agacement et, secouant la tête, le jeune homme ne réfléchit pas plus, terminant cette cogitation incongrue par un « La réciproque est loin d'être vraie, crétin fini. »
« Gokudera-san, Entrez entrez ! » Lança Gianini tandis qu'il pénétrait dans la salle de conférence afin de mettre au point la communication avec la base Vongola et entendre les quelques explications à ce sujet.
« Yamamoto-san n'est pas avec toi ? » S'enquit aussitôt Shoichi en tournant la tête de son écran.
« Je vais me le farcir pendant des jours à compter de maintenant, merci. Soupira t-il, exaspéré.
- Eh ben... On dirait que ça t'enchante.
- Non, vraiment ? Ricana t-il, amer. Bon... Quand vous vou... »
La porte de la pièce s'ouvrit brusquement, laissant place à un gardien de la pluie essoufflé, quelques gouttes translucides perlaient à son front et sa cravate était allègrement desserrée, laissant apercevoir l'ébauche du torse halé et musclé au même titre des avant-bras que les manches de la chemise couleur ciel ne cachaient plus. Gokudera plissa les yeux une demi-seconde et l'observa, interdit mais fronça bien rapidement les sourcils tandis que le sabreur lui adressa un sourire perplexe en se grattant la nuque, l'air légèrement embarrassé. L'argenté leva les yeux au ciel et lui envoya un soupir blasé puis adopta de nouveau cet air sérieux, croisant ses bras contre son torse.
« Désolée pour le retard. » Fit-il simplement à l'adresse des deux scientifiques.
« Nous commencions juste ! Lança joyeusement le scientifique au crâne dégarni. Je vous en prie asseyez-vous, Gokudera-san, Yamamoto-san. »
Les deux concernés s'exécutèrent, plus concentrés que jamais quant au déroulement futurs des choses. Le rouquin se leva alors et leur présenta deux minuscules bijoux scintillant, l'un d'un rubis étincelant et l'autre d'un azur profond. Les gardiens les prirent aussitôt respectivement en main, observant avec attention ces étrangetés, jouant avec du bout des doigts.
« Ce sont des bijoux de cravate mais vous pouvez tout aussi bien les placer en guise de bouton de manchettes. » Expliqua l'ancien Millefiore.
« Sympa ces trucs » Lança Takeshi en l'adoptant aussi sec, le plaçant discrètement sur la bande de tissu prenant place autour de son cou.
« Là ou c'est vraiment sympa c'est que ce sont des micros qui vous relierons avec la base, ce qui nous permettra de garder contact à tout moment. »
« Vous êtes au courant qu'on part en Italie et pas dans le patelin voisin ? » Grommela le gardien de la tempête en gardant un œil suspicieux sur le minuscule appareil.
« Parfaitement ! Ces petites beautés sont équipées de la technologie GPS et je dois dire que... Ahem, je ne compte plus les heures passées à plancher dessus. » Lança fièrement Gianini en bombant quelque peu le torse.
« Que nous avons passé à plancher dessus. » Précisa le rouquin en pinçant les lèvres.
« Bon oui d'accord... Mais j'ai quand même... »
Gokudera se racla brusquement la gorge, un sourcil déjà relativement haut quant à une énième dispute de la part des deux scientifiques.
« Et donc, ce truc vous permettra de nous localiser en cas de pépin, si pépin, il y a ?
- Assurément. Le micro s'enclenche comme ceci et dès l'activation, vous serez en communication directe avec la base. »
Les deux gardiens acquiescèrent en silence et le reste des explications relatives à la mission prit fin une quinzaine de minutes plus tard sous les encouragements des deux scientifiques, mais aussi de Tsuna arrivé quelques minutes plus tard ainsi que Bianchi, Fûta et Dino. Tandis qu'ils s'éloignaient, s'enfonçant dans le couloir menant à la sortie, Reborn débarqua de nul part et s'installa sur l'épaule du dixième parrain, ses yeux brillants d'une étrange lueur tandis que le dos des deux jeunes hommes disparaissait dans l'ombre du corridor.
« C'est parti !
- On dirait... Souffla le jeune parrain. Bonne chance Gokudera, Yamamoto. »
-x-x-
« Non mais tu crois quoi là ? »
Gokudera haussa un sourcil à l'adresse de son homologue qui avait jeté son sac sur la banquette arrière et prenait sagement place au volant du véhicule noir censé les conduire à l'aéroport de Tokyo. Voyant que son partenaire n'était pas décidé à monter, le brun sortit de l'habitacle et posa ses bras sur le toit de la voiture, un regard interrogateur à l'appui dans sa direction.
« Rien de particulier. Pourquoi ? »
Hayato dodelina de la tête en signe d'énervement.
« Je conduis. »
Les deux hommes se fixèrent un moment, faisant probablement une partie de pierre-papier-ciseaux- mentale pour décider du conducteur puis Takeshi se mit finalement à rire. Un rire léger et harmonieux, proprement antipathique aux oreilles de son vis-à-vis.
« Tu veux conduire ? Fallait le dire tout de suite ! Ça me gêne pas. »
L'italien récita un « Même si ça te gêne, j'en ai strictement rien à foutre » dans sa tête et jeta lui aussi son sac à l'arrière avant de contourner la voiture, donner un gentil coup d'épaule au japonais pour lui intimer de se décaler et finir par s'installer au siège conducteur. Yamamoto n'avait pas bougé et se contenta de fixer le profil de son homologue à travers la vitre abaissée. « Il faudra bien que tu m'acceptes un jour ou l'autre, Gokudera... Ne serais-ce que pour le bien de cette mission. » se fit-il à lui-même en portant une main à son front.
« Bon, tu viens oui ou merde ? »
Le concerné se sortit alors de ses pensées et sans un regard de plus vers l'autre, prit lui aussi place à l'intérieur du véhicule.
Lorsqu'ils fussent tout deux installés et que la portière claqua en un bruit sourd, Gokudera réprima malgré lui un frisson lui parcourant l'échine. C'était quoi cette sensation étrange ? L'atmosphère lui semblait animée d'un profond tumulte et d'une étrange accalmie à la fois. Comme un méli-mélo atmosphérique. Un anticyclone pesant contre les moindres parcelles de sa peau. Le jeune homme plissa les yeux et jeta un regard vers son voisin ; ce dernier, les bras croisés derrière sa nuque se contentait de regarder le paysage immobile en attente d'un démarrage ne venant visiblement pas. Quelques secondes supplémentaires passèrent et il tourna son visage vers le conducteur, responsable de ce retard. Ses yeux s'écarquillèrent vivement à la vue de l'expression adoptée par l'italien : Les bras nonchalamment appuyés contre le volant comme sur un appui vital, paupières closes et sourcils férocement froncés en accompagnement d'une teinte légèrement rosie pour le moins incongrue ornant les joues d'habitude pâles comme un ciel d'hiver, en réponse à la grande quantité de nicotine absorbée depuis maintenant des années. Yamamoto se rappelait du teint de l'italien quand ils étaient adolescents, pâle comme la laine doucereuse, pas encore altéré par les nombreux rouleaux de tabac consommés de plus en plus au fil du temps. Gokudera était comme ça et aussi longtemps que le brun s'en rappelait, il l'avait toujours connu fumeur et acariâtre mais... Cette couleur incongrue ? Une fois. Une seule fois il l'avait vu sur le visage de l'argenté et cette fois-là c'était lors de la lutte les opposants aux membres de la Varia, lorsque à la fin de son combat contre Belphegor, Tsuna lui avait dit ces quelques phrases. Un enchaînement de mots, un assemblement de lettres, une seule signification : « Ensemble, quoi qu'il arrive. ».
Ces années semblaient être toujours les mêmes dans le cœur du brun : Jamais Gokudera n'avait daigné lui accorder un autre sentiment que le mépris et ce depuis maintenant dix ans. Le sabreur n'avait jamais rien demandé de plus et ne le ferai probablement jamais puisque c'était « juste suffisant comme ça ». Rien de plus, rien de moins. Cependant... La donne avait semblerait-il quelque peu changé...
« Gokudera... Tu te sens bien ? »
Une main chaude et réconfortante vint se poser sur l'épaule du gardien de la tempête et celui-ci eut aussitôt un sursaut et la repoussa violemment.
« Me touche pas ! »
La main brassant l'air, Takeshi lui lança un regard inquiet.
« Mais... Tu sembles... »
- U-un simple vertige... Ça va, ferme la et laisses-moi deux minutes.
- ... Je vais conduire, reposes-toi un peu. »
Gokudera jura de façon à peine audible et tourna la tête dans sa direction.
« Putain mais je t'ai dis que ça allait, connard !
- ... Très bien. »
L'épéiste comprit que toutes discussions étaient tout bonnement impossibles ni même aucune attentions quelconques de sa part à son égard et se repositionna gentiment dans le fond de son siège puis quitta son voisin des yeux, recentrant ceux-ci au dehors. Jamais Gokudera ne l'avait traité avec autant de rage dans la voix, que lui arrivait-il ?
De son côté, l'argenté desserra les dents et finit tant bien que mal à parvenir à réfréner un tant soit peu les battements de son cœur, devenus telle une machine folle. Lorsque sa respiration se calma peu de temps après, il enclencha finalement le contact et sans un regard pour l'autre, sortit du sous-bois proche de l'entrée de la base. Direction l'aéroport.
« Bordel, c'était quoi cette sensation ? »
La voiture filait telle une masse d'énergie sur les enchevêtrements de routes semblables à des réseaux filières. Gokudera n'était, en temps normal quelqu'un de potentiellement excité sur les routes mais là, il voulait gagner l'aéroport au plus vite histoire de se rapprocher un peu plus de l'avion, un peu plus de Rome, un peu plus de la mission et en même temps un peu plus de sa fin. La haine viscéral qu'il vouait à Takeshi Yamamoto avait semblerait-il gagné en intensité, sans qu'il ne puisse vraiment l'expliquer. Pourquoi cet abruti le rendait tendu tel un arc ? Il fallait qu'il fume au plus vite. Accélérant un peu plus afin de se fondre dans la masse ambulante masquant l'horizon, le jeune homme ne put attendre et en un geste parfaitement rodé, sortit une cigarette de son paquet puis grognant brièvement au fait que c'était la dernière, se hâta de l'allumer.
Le gardien de la pluie pouvait ressentir aisément le trouble chez son vis-à-vis mais se força à ne pas y penser pour lui-même d'une part – A quoi bon ? - mais surtout à ne pas lui montrer qu'il y pensait, justement. Il passa un bras derrière sa nuque en un geste feintant l'indifférence et se concentra de nouveau sur le défilement de la route qui lui semblait à présent durer des heures ; du notamment à la tension plus que palpable remplissant l'habitacle.
~ Tokyo - Aéroport
L'aéroport était en vue. L'argenté se gara dans le parking souterrain et jeta un coup d'œil à sa montre. Ils avaient un peu d'avance, c'était parfait. Se faisant, il empoigna son sac et prit la direction du dehors, un silence à toute épreuve pour guise de considération pour son homologue.
« C'est trop te demander de m'attendre ? » Soupira le Rain Gardian en observant son dos.
« Je vais acheter des clopes. On se retrouve à l'embarquement. » Répondit-il froidement.
-x-x-
~ Namimori, base Vongola - Bureau du Juudaime
La pièce était décidément des plus banales possibles excepté dans la disposition des meubles s'appropriant l'espace : Un bureau solide et massif en bois de chêne, un canapé devant celui-ci et une table basse l'ornant de façon alléchante ainsi que quelques plantes vertes trônaient par dessus un immense tapis de type ancien. Soft, que dire de plus ?
Le jeune homme aux cheveux sombres ébouriffés étira un peu plus ses jambes sur la surface lisse du bureau, éparpillant un peu plus les papiers prenant place dessus et bailla à en réveiller les morts tandis que son dos s'arqua légèrement en se renfonçant d'avantage dans le moelleux du siège sur lequel il était paresseusement installé. Autant dire qu'avec ça, la défense de la base était assurée …
Hibari Kyoya s'en fichait comme de son premier combat ou du moins il le laissait croire. Notamment à lui et ça, il ne savait pas vraiment pourquoi. Probablement une sorte de jeu inconscient qui lui donnait entière satisfaction au final. Une chose était sûre, cet individu plus qu'un autre, l'intéressait. Il y avait bien sûr le bébé mais là c'était... Comment dire ? Pas vraiment pareil et c'était également cela qui révélait son caractère si « Intéressant ». Kyoya savait juger plus que quiconque des aptitudes d'autrui et il lui fallait bel et bien s'avouer que cet autrui en question provoquait sur sa personne son lot d'effets... Hum Intéressants, toujours.
Ses iris sombres se relevèrent doucement quand la porte de la pièce s'ouvrit. Tsuna, dossiers à la main entra et n'ayant pas remarqué que sa place était assurément prise se dirigea vers celle-ci mais releva aussitôt vite la tête en sentant l'émanation d'énergie de type nuage. Son expression ahurie en remarquant son « subalterne » prostré paresseusement à sa place provoqua un léger frisson dans le corps de ce dernier qui ne bougea pourtant pas d'un millimètre, semblable à une statue.
« Hi-Hibari-san... Qu'est-ce que ?
- Tu as oublié de frapper. »
Sawada le regarda, interloqué. Il posa sa paperasse sur la table basse et se dirigea néanmoins vers le bureau, l'appréhension rongeant ses moindres muscles. Essayer de dompter Hibari … Cette simple pensée n'était pas même à penser.
« Tu... Tu es assis à ma place, aussi te demanderais-je de prendre congé. » Fit-il d'une voix calme, essayant au mieux de tenir les iris noirs le sondant avec force.
« C'est un ordre, Sawada Tsunayoshi ? » Répondit-il avec le même calme dérangeant.
Le Dixième Parrain leva une main à son front et ses ambres se firent fuyantes. L'atmosphère était tendue, oppressante... Il se sentait mal à l'aise.
« N-Non... Enfin si... Plutôt une demande. » Bafouilla t-il malgré lui.
Kyoya le fixait toujours intensément, sa joue ayant glissé subitement dans la paume de sa main.
« Et pourquoi devrais-je m'y soustraire ? »
« Pourquoi ? » Tsuna déglutit en l'observant de nouveau. Décidément, rares étaient ses gardiens l'intimidant de la sorte mais une chose restait sûre, une seule : C'était lui le Dixième dirigeant de la famille Vongola ; le jeune homme avait eu bien du mal à accepter cette nouvelle condition mais maintenant que le plus dur – à savoir l'acceptation – était fait, il n'étais pas question qu'autre chose lui barre la route.
« Parce que tu es un gardien de la famille Vongola et que j'en suis le dixième parrain, voilà pourquoi. » Dit-il avec un semblant de fermeté visant d'avantage à lui donner contenance qu'autre chose.
Un frisson parcourut l'échine du brun à l'entende de ses paroles teintées d'une dureté mal dosée. Cependant il ne laissa rien transparaître et resta immobile à toute épreuve, le regard toujours braqué telle une lumière aveuglante sur le jeune homme lui faisant face.
« Je veux ce bureau. Il me rappelle celui du comité de discipline. »
Tsuna fourra ses mains dans ses poches, c'était mieux que de les trimballer le long de son tronc songea t-il bêtement et esquissa un sourire chaleureux en réponse aux propos de son vis-à-vis. Même Kyoya n'avait pas changé d'un poil durant tout ce temps...
« Je peux t'en faire aménager un comme celui du collège si c'est ce que tu veux. »
Le brun eut un rictus énigmatique qui le fit tressaillir et secoua doucement la tête en signe de dénégation sans cesser de le fixer intensément.
Pas changé, hein ? ...
« Je veux ce bureau. Souffla t-il d'une voix étonnement basse. Ce bureau et tout ce qui va avec. »
Le cœur du jeune parrain s'emballa violemment quand les pupilles lui faisant face se mirent à le détailler ostensiblement des pieds à la tête tel un prédateur face à sa proie...
-x-x-
Rome – Hôtel Della Minerva
« C'est quoi ce bordel ? » Vociféra un certain Italien vraisemblablement en colère.
Encore une blague douteuse sinon quoi d'autre ? Les yeux illuminés de la jeune hôtesse à la vue de ces deux beaux mâles en approche s'estompèrent aussi vite qu'ils étaient venu quand, indiquant à ces derniers que l'établissement en question n'avaient plus qu'une chambre de disponible, Gokudera avait vu rouge et commençait à taper un scandale maison ; ce qui n'étonna même pas Yamamoto qui se contenta de lancer un sourire perplexe à la jeune femme qui rougit aussitôt. L'argenté assista à la scène et faillit vomir, littéralement. Si l'autre commençait son petit jeu de séduction débile, il foutrait le hall sans dessus dessous dans les instants à venir. Tiens, pourquoi d'ailleurs ? Qu'est-ce qu'il en avait à foutre de ses pseudo-ébats ? Le sabreur faisait l'unanimité auprès de la gente féminine depuis qu'ils étaient au lycée, ce n'était pas nouveau. Et alors ?
Takeshi songea en son for intérieur que ceci n'était que l'entrée compte tenu de ce que la jeune femme venait de rajouter par dessus. Les occupants de l'hôtel aurait droit à un tapage de premier choix. Place au spectacle ...
« C'est une chambre avec lit double, je suis désolée messi... »
Le fougueux gardien serra les poings pour s'empêcher de fracasser le bureau lui faisant face et il faut avouer que les regards apeurés de l'hôtesse dirigés sur lui avaient du bon... Un peu.
« Filez-nous cette clé, rapidamente !
- Je... Oui. Voilà ! … Je peux vous offrir le petit déj...
- Rien à battre. » Cracha t-il en s'emparant de la clé et s'éloignant tout aussi vite, sans un merci.
Le gardien de la pluie quant à lui secoua la tête en soupirant. Ce fut soft, en un sens.
Il s'excusa du comportement de son « ami » prétextant que le voyage avait était éreintant et repensant par la même au visage endormi de l'argenté ayant glissé contre son épaule tandis qu'ils survolaient le continent asiatique mais ça, il était hors de question qu'il en parle à qui que ce soit ; Voir Gokudera avec cet air inoffensif, loin des barrières insurmontables qu'il arborait constamment était une vision plutôt agréable en soit. Adressant un autre sourire à la jeune femme qui la fit de nouveau violemment rougir, il emboîta le pas de l'italien à travers le luxe délicieux des couloirs de l'immense bâtisse.
Quand il entra dans la chambre, la vision d'un lit fait au carré, magnifique et accueillant coupé en deux fut aussitôt chassé de sa tête. Il n'en était rien, Gokudera était prostré sur le balcon, accoudé sur la rambarde de pierre, clope au bec et ses cheveux argentés virevoltant majestueusement à la brise légère. Il s'étira et se massa la nuque quelque peu endolorie puis se laissa tomber sur le grand lit en fixant le plafond immaculé. Cette situation à l'inverse de l'autre ne le dérangeait aucunement ; Qu'y avait-il de mal à ça ? Ce n'était pas comme s'il allait l'étouffer dans son sommeil ou autre pensées absurdes ? Pourquoi Gokudera réagissait-il avec autant d'animosité ? N'étais-ce pas un peu trop à ce stade ? Merde, ils n'avaient plus 15 ans ! A croire que l'argenté n'avaient pas changé d'un pouce.
« Je suppose que t'en à rien à foutre, hein ? » S'enquit le fumeur en s'appuyant contre le chambranle de la baie vitrée.
« La seule chose que je veux c'est dormir. Où et avec qui, je m'en contrefiche totalement. » Soupira t-il en continuant de fixer le plafond.
« Bah voyons... Le jour où quelque chose te fera chier, je brûlerai un cierge. Sur ce... »
Et il s'enferma dans la salle de bain ; bientôt le bruit de l'eau qui coule se fit entendre, rependant un agréable bruit léger, adoucissant... Dans toute la pièce. Il n'en fallut pas plus au brun pour s'endormir profondément, bercé par la mélodie sourde.
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Namimori – Base Vongola
Reborn reposa les écouteurs sur la table de la salle de conférence assurément vide à cette heure et un fin sourire vint prendre place sur ses lèvres. Visiblement ravi du déroulement des choses, il s'étira paresseusement et fourra ses mains dans ses poches tandis qu'il prenait la direction de sa chambre.
« La météo est on ne peut plus bonne, hé hé. Maintenant dodo ! ZzzzZZ … »
A suivre …
Houla... J'espère avoir réussi à retranscrire le caractère d'Hibari ( TYL )... J'avoue ne pas être vraiment à l'aise avec le maniement de ce personnage sur lequel je ne me suis jamais vraiment penchée. Le cas échéant, je m'excuse auprès des fan de notre cher Kyoya. T_T
En espérant que cette suite vous ai plu. N'hésitez pas à m'en faire part grâce au petit bouton vert plus bas... Merci !
A un de ces quatre !
