Titre : Indisclosed Desires ( Dixit Muse )

Pairing : Yamamoto TYL X Gokudera TYL (8059)

Rating : M

Disclaimer : Personnages à Akira Amano, histoire à moi ( avec inspiration d'un Dj intitulé Nella pioggia intensa ainsi que d'autres que je citerai plus tard mais ça, on ne le dira pas. : p )

Note : Bonjour,

Un grand merci à vous pour vos reviews toutes plus gentilles et encourageantes les unes que les autres ! J'espère que cette suite vous plaira tout autant.

Tsubaki I : Ouah... Que dire après de telles paroles ? * search * ... Merci vraiment. T_T Je suis plus que ravie, comblée, contente que cette fiction puisse te plaire à ce point. J'essaye de garder au mieux les caractères propres à chacun oui mais ce n'est pas toujours évident ; L'incruste d'Hibari VS Tsuna doit y être pour quelque chose d'ailleurs * rires * C'est une sorte d'entrainement, m'enfin... Cerner un personnage d'un manga qui n'est pas terminé n'est pas facile au final. Il y a toujours de nouveaux éléments qui interviennent ou changent la donne.

Concernant ta petite question, oui je lis les scans hélas. J'ai craqué il n'y a pas longtemps. Shame on me.

La prochaine fois, si tu veux que je te réponde en privé, n'hésite pas à fournir une adresse mail, l'amie. :) En attendant, je te dis à la prochaine et en espérant que ce nouveau chapitre te plaise également !

Riru : Merci beaucoup. ^_^

Votre soutien m'est très plaisant et gratifiant... A bientôt, les gendées !

Amicalement,

-x-x-

« Gokudera, tu... Tu es éveillé ? »

Le cœur du japonais tambourinait dans sa poitrine et c'était maintenant l'appréhension quant à la suite qui lui faisait bel et bien peur. Gokudera était toujours collé à lui comme un coquillage à son rocher, son visage niché dans son cou, la respiration de nouveau saccadée. L'émotion était en train de le submerger totalement : Qu'est-ce qu'il fichait encore là ? Le sang battait à ses tempes, lui conférant un mal de tête de tous les diables que bizarrement la proximité avec l'épéiste parvenait à calmer doucement ; son odeur lui chatouillait les narines comme un met appétissant, ses mains chaudes posées de la sorte contre son corps telle une protection supplémentaire. Il s'y sentait bien et en sécurité... Mais une chose aussi bien soit-elle, aussi agréable soit-elle n'est pas forcément toujours concevable. Dans un geste brusque et sans un regard, il se décolla du corps chaud sous lui pour finir sa course sur le rebord du lit où il s'assit lourdement, portant ses mains contre son front désabusé. Le sabreur l'observa un moment, interdit avant de se frotter lui aussi le visage avec une certaine nervosité. Le silence s'installa de nouveau dans la pièce ; un silence malsain, pesant en tous points qu'il fallait immédiatement briser, du moins pour le japonais dont la tentative s'en trouva finalement devancée :

« Je... Je sais strictement pas ce que je foutais là... » Avoua l'italien d'une voix tremblante, une certaine note de désespoir aisément distinguable.

Le brun réajusta sa chemise sur ses épaules et cala sa nuque contre la tête du lit en fermant les yeux comme s'il essayait lui aussi de se remémorer avec précision les faits passés.

« Tu as fait un cauchemar, Gokudera... Et je...

- Je vois. » Le coupa t-il.

Évitant toujours soigneusement le regard havane qu'il à présent savait posé sur lui, l'argenté se leva et disparut aussitôt derrière la baie vitrée afin de s'y griller une cigarette plus que bénéfique vu la situation. Il tiqua tout d'abord sur le fait que rien à faire, même pas une quelconque bride de son soit disant cauchemar ne lui revenait présentement en tête et rapidement la température du dehors – bien que pourtant en été – le fit frisonner tant son corps était encore brûlant de part en part ou alors étais-ce peut-être l'évidence de la réalité qui le rattrapait : « Il t'a embrassé... Cet abruti t'as embrassé... Putain de merde ». La proximité écrasante avec le japonais avait encore son lot d'effets incongrus sur lui et c'était désormais une certitude à ses yeux : il avait aimé et n'avait pas voulu que ça s'arrête. L'attitude protectrice du brun lui retournait encore le ventre comme une horde de fourmis sémillantes, il voulait de nouveau la ressentir, sentir ses mains réconfortantes contre son corps... Mais également et c'était totalement nouveau et inconcevable, sentir son souffle contre sa peau, ses doigts caressant ses cheveux, ses lèvres contre les siennes et cette voix inquiète lui étant directement adressée...

Non, jamais. JAMAIS il ne pourrait avouer à cet abruti qu'il avait été de nouveau conscient quelques minutes après que celui-ci l'ai pris contre lui. Jamais il ne pourrait lui avouer qu'il avait allègrement et totalement consciemment répondu à son geste. Jamais il ne pourrait lui avouer qu'il été jaloux à en crever que cette salope d'hôtesse ait récolté ses faveurs. Jamais il ne pourrait avouer que sa présence, tout en lui le rendait plus tendu que jamais et enfin jamais il ne pourrait s'avouer tout cela à lui même et c'était peut-être ça le plus important à ce stade. Néanmoins, une chose restait envers et contre tout certaine : Yamamoto Takeshi l'avait embrassé. Du moins, avait poursuivi le geste que lui-même avait amorcé, tenaillé par cette envie totalement déroutante de se blottir contre lui, de goûter à lui... L'argenté jura, perdu dans un enchevêtrement d'émotions contradictoires et absolument épouvantables. Non, ce crétin fini ne pouvait pas l'attirait de cette foutue manière, c'était impossible. C'était contre nature ; sa propre nature. Celle-ci même l'intimant à lui vouer une haine sans égale, à le trouver proprement antipathique et malgré tout... Tellement attirant. Gokudera secoua la tête violemment avant de porter ses mains à ses tempes qu'il se mit à masser tout aussi fébrilement, dans l'espoir d'y chasser ces pensées irréelles et tellement grotesques ! Il avait envie de rire ; de laisser couler son stress hors de son corps en une franche rigolade pour ainsi pouvoir se dire ensuite que tout ceci était bel et bien une sombre farce de son cerveau qui décidément cogiter à outrance, beaucoup trop, désespérément trop ; Il devenait fou, oui ça devait être ça. Simplement ça. Uniquement ça. Il fallait que ce soit ça...

Finalement, à défaut de rire, il monta sur la rambarde et se mit à hurler sa rage et son incompréhension totale à sa terre natale. Un exutoire, seulement ça. Il en avait besoin.

Yamamoto qui était également – et c'était quelque chose de nouveau pour lui - en pleine cogitation avec lui-même de son côté, rouvrit brusquement les yeux et son cœur faillit s'arrêter sur le champ quand il aperçut la silhouette svelte de l'argenté sous la lumière de la pleine Lune, face à la nuit mais surtout face au vide.

« Gokudera, arrête ! »

Il se précipita derrière lui et l'attrapa aussitôt par la taille pour le ramener sur le balcon avec force.

« Lâches-moi, putain ! LACHES-MOI ! »

Le fumeur se débattait sauvagement entre ses bras et finit par lui asséner un violent coup de coude dans les côtes qui les firent vaciller tous les deux au sol. Le brun esquissa une grimace et poussa un profond soupir plaintif quand le corps de l'argenté tomba violemment sur le sien.

« Hmpf... On dirait qu'on s'attire comme des aimants, ha ha. Fit-il entre douleur et amusement.

Gokudera serra les dents. Yamamoto prenait encore et toujours tout à la rigolade, même un fait de cette envergure alors que lui ne comprenait ni n'arrivait à assimiler ce qu'il lui avait pris, ce qu'il avait pu ressentir l'ayant poussé de la sorte à se perdre dans les bras du japonais. Mais merde, ils n'avaient pas fait une partie de dames, si ? Cette énième dispute ne résultait pas d'une défaite à un quelconque jeu de société, qu'il arrête de rire de la sorte. Qu'ils arrêtes de se toucher. Qu'ils arrêtes de se parler. Qu'ils arrêtes tout.

« Je... Je t'ai dis de me lâcher, enfoiré ! T'es sourd ou quoi ? »

Gokudera n'en pouvait tout simplement plus. Il voulait plus que tout agrandir au maximum la distance avec lui... Allez n'importe où tant que ça n'incluait pas qu'il devait subir pareil supplice. Comment lui expliquer simplement que c'était sa présence, ses gestes, ses moindres mots qui le rendait aussi tendu qu'un arc, aussi colérique... Aussi invivable ?

« Non, pas avant que tu ne te soit calmé, soutint-il.

- Bordel, c'est quoi ton problème ? Dégage le plus loin possible de moi, toi et ta putain de flamme!

Le brun écarquilla les yeux sous le poids de la colère du détenteur de la flamme rougeoyante. Son cœur eut un raté : Gokudera se souvenait. Il se souvenait qu'il avait profité malgré lui du moment et il avait droit là présentement à l'éclatement de la tempête dans toute sa splendeur. L'énergie carmine qui se dégageait du corps de son porteur s'empara aussi de lui et il se mit à suffoquer sous la puissance de cette dernière qui semblait l'écraser de part en part. Il relâcha alors sa prise sur le corps de l'italien et aussitôt la pellicule rubiconde s'écarta de lui cependant que son détenteur en faisait de même. Il porta une main contre son torse mis à mal et tenta de reprendre difficilement son souffle. Il plissa les yeux une nouvelle fois quand une poigne féroce s'empara du col de sa chemise restée entre-ouverte :

« T'as compris ? M'approche plus jamais ! »

Le relâchant sans délicatesse aucune, le fumeur s'alluma une autre cigarette et le planta là tandis qu'il regagnait l'intérieur. Takeshi émit un soupir de douleur avant de se relever non sans difficulté, une main toujours prostré contre sa cage thoracique. Dire que la finalité apocalyptique de tout ça lui fit l'effet d'une surprise était un odieux mensonge, non il s'y était attendu malgré tout ; c'était dans l'ordre naturel des choses. Dans l'ordre naturel du déroulement des choses selon Hayato Gokudera. L'italien l'avait embrassé sous l'effet apaisant de sa flamme ni plus ni moins et lui en avait lâchement profité au final. Que pouvait-il répondre à ça ? Que pouvait-il répondre face au fait qu'il avait aimé ce moment d'intimité avec l'autre ? Que pouvait-il faire pour se rattraper ? A l'évidence rien... Cette énième dispute était semblerait-il la dernière. Le fossé entre eux était désormais plus accru que jamais, devenant un gouffre infranchissable.

« Gokudera, arrête... Qu'est-ce que tu... » Tenta t-il en revenant dans la chambre et apercevant l'argenté, la mine profondément toujours dégoûté tandis qu'il rangeait avec négligence ces quelques affaires.

Ce dernier ferma alors son sac et enfila chemise et veste, prenant bien soin de ne plus croiser le regard chocolat au lait posé sur lui. Enfin il s'empara de nouveau de son micro qu'il tripota quelques instants avant de le porter tout contre ses lèvres :

« Ici Hayato Gokudera, gardien de la tempête. Base Vongola, vous me recevez ? … Ouais ouais pareil cinq sur cinq... J'annonce que la mission est terminée en ce qui me concerne. Retour prévu en fin de journée. Terminé. »

Il réajusta alors le bijou tout contre son tissu et empoigna son sac avant de sortir de la pièce, sans un regard de plus pour le brun qui le fixait il ne savait de quelle manière et il s'en fichait. A ce stade, seule l'envie de s'éloigner de lui était la plus forte.

Quand la porte se fut refermée, le brun fixait toujours inutilement l'encadrement. Cette fois-ci c'était bel et bien le début de la fin songea t-il. Jamais il n'avait vu Gokudera de la sorte. Jamais il ne s'était retrouvé en telle position de faiblesse face à la flamme adverse. Cette puissance, cette animosité lui étant directement adressé... Pendant un instant, c'était comme s'il s'était retrouvé face à un chat sauvage prêt à le lacérer. Une hirondelle face à un chat féroce... L'image était ridicule mais elle montrait bien à quel point il s'était trouvé moindre.

Pendant un instant le sabreur se demanda si leur flamme respective ne se jouaient pas d'eux, prenant un malin plaisir à se titiller, se trouver puis à inverser les rôles quand cela leur chantaient, se montrant plus ou moins dociles face à l'autre et finissant irrémédiablement par se déchirer. Du moins c'était le cas de la flamme rouge. Pourquoi, disparaissait-elle au moment même où il croyait l'avoir un tant soit peu dompté ? Le jeune homme soupira. « Arrête de fuir la réalité, Gokudera... »

L'aube semblait se faisait attendre de la manière la plus énervante qui soit. Assis sur un banc d'un parc quelconque, le fumeur jeta son paquet de cigarettes vide contre un lampadaire et grogna de mécontentement. Il se sentait mal et assurément seul. Jamais la solitude d'une mission ne l'avait affecté avant ça... Au contraire, c'était une configuration qu'il prônait par dessus tout, celle de la mener seul. Sa tête lui faisait de nouveau affreusement mal. Il s'attendait à voir débarquer l'autre abruti d'un instant à l'autre, ou peut-être l'espérait-il au final ; il n'était pas en mesure de l'expliquer. Une présence s'amorça bel et bien cependant qu'il attendait le lever du jour afin de se rendre à l'aéroport : Uri s'échappa de sa boîte sans crier gare et bondit sans demander son reste sur son maître en feulant et crachant. L'animosité du petit chat semblait avoir doublé d'intensité tandis qu'il écopait de ses habituelles griffures et autres cicatrices en silence. Agressivité du chaton se corrélant avec son propre ressenti termina de le faire toucher le fond ; il s'affaissa et porta ses coudes contre ses genoux en fixant le sol pavé :

« Je sais... Je sais.. »

-x-x-

« Il me semble que le compromis en question excluait quelconques attouchements ou autres ressemblances » Précisa le détenteur de la flamme du ciel de sa voix rauque, parfaitement calme.

Pris en sandwich entre un bureau de chêne froid et un homme l'étant tout autant, il fronça d'autant plus les sourcils en sentant des doigts habiles désormais occupés à courir sur son torse chaud, par dessus le costume tandis que les yeux sombres scrutaient avec appétit l'émanation de la flamme bouillante et scintillante à travers les X-gloves. Les yeux chocolats habituellement ronds et bienveillants étaient présentement légèrement plissés et neutres de toutes émotions au même titre que l'expression du visage qui ne cessait de fixer avec insistance l'imprévisible brun, toujours happée par sa besogne ; Celle de le tripoter ostensiblement en l'occurrence.

« As-tu entendu ? » Répéta t-il, un léger frisson le parcourant malgré tout.

Le gardien du nuage frôlait désormais ses épaules, se rapprochant un peu plus de l'objet de ses désirs mais y restant pourtant prudemment éloigné. Il releva les yeux vers les siens en feintant l'indifférence et une certaine exaspération non feinte celle-ci à être dérangé de la sorte pendant qu'il... S'amusait.

« Le contrat n'incluait pas que l'un des deux contractants se comporte de manière aussi farouche. » Fit-il avec sa froideur habituelle.

Une froideur somme toute assez peu crédible tant les yeux jais suintaient une luxure nullement dissimulée. Tsunayoshi observait avec attention chacun des chemins pris par les mains aventureuses se pressant sans aucune gêne sur son corps. A l'évidence les closes du contrat semblaient bafouées depuis le début de cette petite mascarade et tous deux en étaient conscients. Cependant, ni l'un ni l'autre ne semblaient amorcer l'arrêt de ce jeu frivole.

« Tu n'es donc toujours pas décidé à me reconnaître comme ton boss, Hibari Kyoya ? »

Le concerné tressaillit à l'entente de son prénom proféré avec ce timbre de voix si particulier et étira un demi-sourire sadique en pressant d'avantage son corps contre celui en mode dernière volonté.

« Je ne suis sous les ordres de personne.

- Vraiment ?

- Assurément.

- Très bien. »

L'intensité de la flamme s'affaissa doucement et bientôt elle disparut du front de son porteur, de même qu'à l'extrémité de ses bras et le silence revint lentement dans la pièce. Hibari se détacha du corps face à lui et haussa un sourcil, visiblement mécontent. Tsuna l'observa avec amusement , s'étonnant lui-même de continuer cette petite comédie hors mode dernière volonté.

« Je ne suis également sous les ordres de personne. Maintenant, si tu veux bien m'excuser. »

Esquissa un autre sourire intérieur face à l'expression courroucée de son subalterne, il se redressa et tenta de s'écarter mais c'était sans compter deux bras puissants s'abattant de part et d'autre de son corps sur la surface dure du bureau. Imprévisible, Hibari ? Finalement pas tant que ça, songea le dixième parrain en plongeant ses yeux dans ceux de son assaillant.

« Nous n'en avons pas terminé. »

Sawada l'observait, impassible avec la ferme intention de ne pas lui accorder ce qu'il voulait sans obtenir d'abord ce qu'il voulait.

« Sais-tu que le nuage et le ciel sont étroitement liés, Hibari-san ?

- Je me fiche pas mal de tout ça, Sawada Tsunayoshi.

- Il n'y a pas de nuage sans ciel.

- Je veux revoir cette flamme. Immédiatement.

- Je veux que tu admettes être le gardien du nuage de la dixième génération Vongola.

- Qu'est-ce que je gagne à débiter de telles inepties ?

- Le droit de la revoir. »

Pendant un moment, l'autre se figea comme en pleine considération de cette offre pour le moins alléchante. Mentir pour arriver à ses fins n'était nullement un problème, au contraire et l'autre ne semblait pas être au courant.

« Dixième du nom, dixième du nom ! Êtes-vous occupé ? » S'écria la voix fluette du mécanicien de la famille derrière la porte.

Le jeune homme sursauta, secoué par la surprise ainsi que l'effroi en songeant à la porte nullement fermée à clé. Heureusement qu'il n'y avait qu'Hibari ou presque qui se pointait toujours sans frapper auquel cas, la scène aurait été des plus dérangeantes. Lui acculé contre le bureau, le gardien du nuage le coinçant sans vergogne... Une imagination – pas tant que ça - débordante et le tour était joué.

« Je... Oui. Un problème ?

- Puis-je entrer ?

- N-non ! Je... Suis en pleine réunion...Ah.. »

Des lèvres conquérantes s'étaient frayées un passage jusqu'à sa clavicule qu'elle mordait désormais à pleine dent. Le bassin de nouveau collé au sien et las de tergiverser inutilement, Hibari entreprit de déboutonner la chemise blanche cependant que ses lèvres remontait vers la jugulaire qui fut aussitôt léchée avec avidité.

« Je comprend, excusez mon interruption. C'est juste que nous venons de recevoir un message du gardien de la tempête qui annonce la fin de la mission et sa rentrée au Japon dans la soirée.

- P-pardon ? Et Yamamoto ? Hm...

- Aucunes nouvelles du gardien de la pluie. Je suppose que tout va bien étant donné que Gokudera-san n'ai rien mentionné à son sujet.

- Je vois... Merci Giannini-san. Je vous rejoins dans quelques...

Le brun releva la tête et le dévisagea ouvertement, un sourcil haussé à l'appui.

… Hum à la fin de cette réunion.

- Entendu. »

Le bruit de pas s'estompa rapidement et bientôt ce fut de nouveau les bruits de succions qui envahirent la pièce. Tsuna frissonna en sentant les mèches sombres lui chatouiller l'oreille tandis que son bourreau descendait toujours plus bas à mesure que les boutons de la chemise sautaient mystérieusement.

« Je n'aime pas être dérangé.

- La dernière personne étant entrée aurait pu fermer la porte, fit-il remarquer d'un ton faussement accusateur.

- Aucune utilité, je vais tous les mordre à mort ces herbivores insignifiants.

- Sauf ton boss donc, c'est à dire moi. Nous sommes d'accord ? » lança t-il dans la foulée, regrettant dès lors de telle paroles d'avoir franchi la barrière de ses lèvres.

Il voyait déjà le brun dégainer ses tonfas et lui balancer un truc du style « Toi mon boss ? Prouves-le. », s'ensuivrait alors un combat acharné où la moitié de la base partirait en fumée et ses occupants avec. Non vraiment, cette éventualité n'était potentiellement pas envisageable.

« Toi mon boss ? prouves-le. » Souffla alors le brun à quelques centimètres de son oreille.

Contre toute attente, aucun tonfas ne fut sortis. Le gardien du nuage se décala nonchalamment et se posta devant l'autre, ne manquant pas de fourrer ses mains dans ses poches et d'adopter de nouveau cet éternel air ennuyé. Lorsque les orbes chocolats se posèrent de nouveau sur lui avec surprise, il esquissa un sourire profondément sadique en le détaillant comme on détaille une pièce de viande à la boucherie du coin. Cet air avide, proprement méprisant, faussement indifférent et agrémentés d'une légère note de résignation feinte finirent d'achever mentalement le dixième parrain. Entrant de nouveau en mode dernière volonté, il plaqua son gardien contre le bureau et se saisit de ses bras qu'il coinça contre son dos, inversant ainsi la tendance et amorçant une suite des plus intéressantes...

-x-x-

Reborn, habillé en ninja du village cachée de... était planqué dans un conduit d'évacuation donnant directement sur le bureau du jeune parrain Vongola. Un sourire énigmatique et un flop plus tard, il se retrouvait à la sortie du dédale. Après avoir sauté sur la terre ferme, et s'être allègrement essuyé sur la chemise style peau de vache de ce crétin de Bovino qui n'avait strictement rien pigé, il s'engagea dans la salle vidéo, de nouveau impeccablement vêtu dans son petit costume de mafieux et salua les deux scientifiques s'y trouvant déjà.

« La Juudaime est occupé pour le moment, il nous rejoindra plus tard.

- Il est en réunion importante. Quiconque le dérange, je le tue. » Souligna le bébé en songeant dès lors avec fierté à son petit poulain se démenant comme un chef avec un gardien du nuage récalcitrant.

Les deux autres l'observèrent avec hébétement. « Récalcitrant ? Plus pour longtemps. Hé hé »

-x-x-

A l'aéroport italien, de l'aéroport japonais au parking et enfin du parking à la base Vongola, les deux gardiens n'échangèrent pas un seul mot. Gokudera évitait soigneusement de croiser les yeux marrons clairs ce qui n'était pas le cas de l'autre qui essayait tant bien que mal de capter le sien, en vain. Cette attitude avait le don de l'énerver. Finalement, quand ils eurent pris la voiture, le japonais s'était résigné et avait abandonné toute idée de considération. Ils étaient partis ainsi et revenaient, la situation ayant largement empiré et ce sans qu'ils ne sachent vraiment l'expliquer. A dire vrai, chacun des deux avait l'esprit véritablement confus. Il était déjà tard mais ils passèrent tout de même en premier lieu faire un rapport se voulant – hélas – commun au Juudaime, lequel oscillait entre l'un et l'autre qui s'acharnaient à rester profondément neutres. Il sut dès lors que la coopération ne s'était pas bien déroulée.

« Voi espèce de nul, tu viens avec moi ! » Brailla une voix bien connue alors qu'ils sortaient du bureau du grand patron.

Pour la première fois depuis qu'ils étaient rentrés, le brun esquissa un sourire en reconnaissant son ancien maître épéiste. Superbi Squalo se tenait là devant lui, sa lame férocement dirigée vers sa gorge. Gokudera tourna d'autant plus la tête dans le sens opposé, se forçant ainsi à ne pas voir le sourire d'imbécile arboré par le japonais. Comment pouvait-il encore sourire de la sorte ? Avec autant d'entrain et de bonne humeur ? Cette attitude l'exaspéra au plus haut point si bien qu'il ne demanda pas son reste et entreprit de regagner sagement sa chambre.

Reborn déboula de nul part , atterrissant sur le crâne du fumeur qui jura aussitôt en sa direction, le poing levé. Le bébé ricocha ensuite tel un caillou à la surface de l'eau pour atterrir sur l'épaule du gardien de la pluie dont il gratifia la joue d'une baffe maison.

« Arrête de sourire, toi. Ceci est une punition ! »

Le brun secoua la tête et quitta le dos de l'argenté des yeux cependant qu'il s'enfonçait dans les ténèbres du couloir.

« Une punition ? Mais je...

- Je m'en fous de ton avis. Squalo ici présent va te faire souffrir jusqu'au bout de la nuit, tu l'as bien mérité. »

Takeshi lui lança un énième regard interrogateur et baissa finalement la tête en se remémorant l'apocalypse de la mission. Il avait mis le feu aux poudres en couchant avec cette hôtesse, il en était présentement pleinement conscient. « Je suppose que je le mérite... »

Gokudera lança son sac dans un coin de sa chambre et se laissa tomber sur son lit en poussant un profond soupir. Il était fatigué aussi bien mentalement que physiquement et bientôt le plafond légèrement lézardé devint flou cependant qu'il sombrait dans les limbes du sommeil. Un sommeil comme à l'accoutumée agitée mais que bizarrement et ce pendant quelques rares nuits, la présence du japonais avait partiellement canalisée. Combien de fois tandis qu'ils étaient encore à Rome, avait-il attendu qu'il s'endorme pour le regarder, se repaître de cette expression apaisée pour ensuite s'endormir paisiblement à son tour ? Il se retourna sur le ventre et abattit l'oreiller contre sa nuque en grognant contre le drap fin. Merde, ils étaient enfin rentrés et dès lors il n'aurait plus à se coltiner le sabreur alors pourquoi cogitait encore à outrance ?

Regardant le cadran lumineux qui indiquait que la nuit était bien amorcée et aidé par le bruit d'agonie de son estomac vide, le fumeur se leva lourdement avec dans l'idée de se diriger vers la cuisine.

Quand il aperçut le brun, torse nu adossé contre le plan de travail et bouteille de thé vert à la main, son cœur s'emballa violemment. Il devait revenir d'un entraînement corsé à la vue de la sueur lui maculant le corps, le faisant luire à la petite lueur tamisée trônant au dessus de l'évier. Pendant un moment, il resta parfaitement immobile dans l'encadrement de la porte à le regarder des pieds à la tête jusqu'à ce que l'épéiste remarque sa présence et lui lance un regard teinté d'une émotion qu'il ne savait déchiffrer. Ce regard le fit frémir si bien que la seule pensée rationnelle qui lui traversa l'esprit était de partir purement et simplement. Ce qu'il entreprit de faire mais l'autre fut plus rapide et lui empoigna le bras afin de le ramener dans la pièce, duquel il ferma la porte.

« Qu'est-ce que tu fous, enfoiré ? Laisse-moi partir. »

Le japonais le libéra aussitôt et porta une main contre son ventre. L'argenté soudainement écarquilla les yeux en l'observant se fendre la poire devant lui, tel un enfant. Il devenait cinglé ou bien ?

« C'était l'entraînement le plus lamentable de ma vie...

- Q-Qu'est-ce que ça peut me faire ?

- J'étais, je cite « Complètement ailleurs et au niveau zéro en concentration ! », ha ha. »

Hayato déglutit difficilement en se forçant à soutenir les orbes havanes posées sur lui.

« Tu sais... Il y a un tas de choses dont je peux concevoir qu'elles se passent ainsi mais le fait que... Enfin le fait que tu me déteste plus qu'il n'en faut, ça je ne peux pas, enfin plus. C'est étrange, hein ?

- T'accordes du crédit à ce que je pense de toi maintenant ? Cracha t-il.

- Va savoir... Depuis quelques jours, oui.

- T'es vraiment aussi inutile à l'intérieur qu'à l'extérieur, mon pauvre, assena t-il en passant à ses côtés avec indifférence.

- ... On va continuer encore longtemps d'éluder ce qu'il s'est passé dans cette chambre ? »

L'italien se figea irrémédiablement. Ses poings se serrèrent machinalement tandis qu'il fermait les yeux sous le poids de ces quelques mots assemblés lui étant directement adressés.

« En ce qui me concerne, les moindres souvenirs concernant cette mission de merde n'existent plus depuis longtemps. La seule chose encore et toujours d'actualité est celle-ci : Je ne t'aime pas. »

Yamamoto plissa les yeux sans même se retourner et rapidement le second impact des paroles de l'italien lui arrivèrent en pleine poitrine telle la réplique d'un séisme dont la magnitude provoqua son lot de douleurs épouvantables. Finalement, il n'y avait que ce lien là qui les unissait : celui du mépris et ce depuis toujours. Rien ni personne n'y changerait jamais quoi que ce soit et encore moins l'instigateur même de tout ceci :

« Dix ans, cent ans peuvent bien s'écouler que ça ne changera jamais. »

-x-x-

Non, ce n'est pas pour tout de suite... :/ Ces deux là ont encore besoin de se chercher pour espérer se trouver enfin de la meilleure façon qui soient. Bon accessoirement, ça rallonge la fiction quand même, hein * rires *

1827 ou 2718 ? L'écriture actuelle est assez évasive et laisse encore de quoi réfléchir. Un peu. De toute façon, c'est déjà bel et bien configuré.

Rah j'aime vraiment pas ce pairing plus que ça ( je crois ? ) dur... o_o

Pour les prochains chapitres, nous auront droit à la présence d'autres Varias. Merci d'avoir lu et à bientôt pour de nouvelles aventures YamaGokuesques.

Amicalement,