Titre : Indisclosed Desires ( Dixit Muse )

Pairing : Yamamoto TYL X Gokudera TYL (8059)

Rating : M

Disclaimer : Personnages à Akira Amano-Sensei, histoire à moi ( avec inspiration d'un Dj intitulé Nella pioggia intensa ainsi que d'autres que je citerai plus tard mais ça, on ne le dira pas. : p )

Note : Bonjour,

L'éternel, prévisible et tellement important merci à tous et à toutes pour vos review est encore de mise et vous ne devez vous en prendre qu'à vous ! * rires * Encore un grand merci les ami(e)s.

A Tsubaki I : Merci beaucoup … Tes review sont vraiment un moteur à toute écriture. Je ne sais rien de toi mais parfois je me dis que tu dois bosser dans la pub ou un truc dans le genre. Peut-être même sur les marchés « Y sont bons mes fromages ! Tous bons, tous frais ! 3,50€ le demi-chèvre messieurs dames ! » et je me marre comme une baleine. Dur. XD Tout ça pour dire que ton entrain et ton soutien semblent inépuisables et cela fait chaud au cœur. ^_^ Merci encore ; en espérant que cette suite te plaise. Bises.

Bonne lecture à tous et à bientôt.

Amicalement,

-x-x-

Gokudera avait écarquillé les yeux comme jamais lorsque la chair charnue et chaude s'était posée sur la sienne avec flegme et naturel. L'esprit plus que jamais embrumé, le jeune homme avait répondu par l'offensive en premier lieu puis s'était vite laissé allé à la pression doucereuse que les lèvres de Yamamoto exprimaient sur les siennes ; Elles avaient encore le goût corrosif de l'alcool de riz et bientôt la sensation n'en fut que décuplée quand le fumeur quémanda pour il ne savait quelles raisons l'accès à l'intérieur de ses lèvres lui procurant déjà tant par une simple et chaste pression. Une brume blanchâtre lui envahissait aussi bien le cerveau que les yeux et l'état d'ébriété avancé lui emplissant encore les veines l'avaient intimé à approfondir l'échange ; Réaction primaire et instinctive des deux corps collés l'un contre l'autre de manière aussi licencieuse. L'afflux de sang le gagna aussitôt tandis que la désinhibition gagnait de nouveau peu à peu ses moindres neurones mis à mal alors que la langue adverse entrait en contact avec la sienne. A ce stade, vu la proximité plus qu'écrasante entre les deux jeunes hommes, le japonais devait aisément ressentir qu'il était excité comme jamais. Douloureuse tension assurément flagrante par dessous le tissu. Depuis combien de temps n'avait-il pas fait l'amour ? Des mois peut-être plus ? Mais surtout, depuis quand un corps parvenait-il avec autant de frénésie à le faire se tendre comme jamais ? Yamamoto Takeshi parvenait à l'exciter comme jamais.

Un soupir entre plaisir naissant et surprise s'échappa malencontreusement de ses lèvres tandis que le genou du brun passait entre ses jambes, venant se loger à un endroit plus que stratégique, lui arrachant une sensation de plaisir manifeste. Les bras toujours prostrés le long de son corps, le jeune homme essayait tant bien que mal de répondre avec autant d'ardeur que l'autre au baiser qui était, à ce stade, tout sauf anodin. Les langues s'enroulaient et se déroulaient avec volupté cependant que le désir montait en flèche dans chacun des deux corps. Une main se décolla du mur et vint se loger sur le bas du ventre de l'italien, enlevant le pan de la chemise carmine encore prostrée dans le pantalon et le soulevant avec allégresse. Le brun plissa d'avantage ses yeux déjà clos quand la surface de ses doigts rencontra celle douce et veloutée du ventre de son homologue. Il distinguait aisément les abdominaux délicieusement dessinés malgré que l'abdomen se creusait à chacune de ses avancées sensuelles. Il joua quelques instants de son pouce avec le nombril, ce qui fit frissonner perceptiblement son vis-à-vis puis bientôt, remontant le long du fin creux que formait la peau pour continuer en déviant sur l'ébauche des côtes que l'on distinguait au travers du torse finement musclé. Cette aventure purement tactile le rendait lui aussi assurément tendu et il s'essaya à imaginer pouvoir contempler cette vue des plus aphrodisiaques cependant que ses doigts en terminerait l'exploration ; C'était trop. Alors qu'il remontait avec toujours plus d'envie vers les boutons de chair, deux mains puissantes le repoussèrent brusquement et le baiser cessa aussitôt. Un mince filet de salive reliant les deux hommes, Gokudera s'essuya rapidement la commissure des lèvres d'un revers de manche et détourna aussitôt la tête, un regard fuyant à l'appui et des joues ostensiblement rosies et ô combien attirantes. La vision était juste à 10/10 sur l'échelle de l'appel au sexe et le sabreur sentit lui aussi son membre palpiter douloureusement à l'intérieur de son vêtement.

« T'as raison, je.. Je suis ivre... Sors d'ici, s'il te plait. »

Le ton de voix, à des années-lumières de l'habituel ton monocorde et froid de l'italien le fit se mordre la lèvre inférieure cependant que ses prunelles marron clairs détaillaient sans retenue chaque partie du visage d'ordinaire livide et assurément fermé. L'évidence lui vint alors de nouveau en pleine figure : Gokudera Hayato était beau. Bon sang ce qu'il était beau, noyé de la sorte dans cette atmosphère luxurieuse et complètement irréelle. C'était la première fois que l'épéiste éprouvait autant d'attirance pour un membre de la gente masculine ; Dès lors, il se demanda si il n'avait pas déjà viré de bord. Son vis-à-vis l'excitait avec autant d'ardeur si ce n'est plus que le commun des femmes dont il avait pu s'amouracher durant sa vie. Enfin s'amouracher... Disons plutôt coucher. Le gardien de la pluie n'était jamais tombé amoureux, non. En revanche, c'était le cas de beaucoup de ses partenaires dont il prenait soin à chaque fois de les traiter avec la plus grande courtoisie. Yamamoto était de ces gars là. Jamais il n'avait forcer quiconque pour son seul plaisir ou simplement en obtenir. Personne ne savait réellement si le gardien de la pluie des Vongola était conscient de son physique, conscient qu'il faisait l'unanimité depuis des lustres et ce depuis le lycée. Néanmoins, reste que conscient ou pas, ce dernier n'en avait à priori jamais profité.

Cependant... Présentement, une toute autre facette de lui-même semblait surgir. Pour la première fois, il voulait quelqu'un qu'il savait qu'il n'obtiendrait pas avec un quelconque sourire ou physique avantageux, non. Son cœur s'emballa violemment et douloureusement : Cette réalité l'effrayait.

« Moi aussi, je suis ivre »

Les paroles, à la fois résignée et teintée d'espoir stérile sortirent de sa bouche sans qu'il ne sache trop comment mais surtout pourquoi. Il nicha son visage dans le cou attirant et colla un peu plus si tant est que ça soit possible leurs corps. Les bassins, ainsi que le signe évident de l'état d'excitation avancé de chacun des deux, entrèrent furtivement en contact et dès lors tout se passa avec une rapidité déconcertante. Gokudera repoussa de nouveau férocement son homologue et le dévisagea avec incertitude et une confusion évidente.

« Tu...Tu crois quoi putain ? Je suis pas comme ta... Ta... » Cracha t-il avant d'être interrompu brusquement.

Le sabreur avait fondu de nouveau sur lui avec brusquerie, écrasant ses lèvres contre les siennes dans le but premier de le faire taire.

« Arrête... Arrête de me parler d'elle » Implora t-il presque en cassant le baiser et s'emparant des poignets de son vis-à-vis afin de l'immobiliser partiellement.

Le fumeur plissa les yeux quand ses poignets se retrouvèrent au dessus de sa tête et que le brun le fixait avec une expression indéchiffrable. Jamais il n'avait vu une telle expression ; son cœur eut un sacré raté et il tenta aussitôt de se libérer de cette réalité qui le dérangeait au plus haut point. Non, Yamamoto Takeshi ne pouvait pas agir de la sorte. Non, il ne devait pas le faire agir de la sorte. A cet instant, sa propre attitude le dégoutait encore férocement à mesure que la sobriété le gagnait à nouveau peu à peu. A cet instant, l'épéiste des Vongola semblait sur le point de poursuivre sur une voie qu'il savait périlleuse et assurément de non-retour et le gardien de la tempête en prit immédiatement conscience lui aussi.

« Je t'en prie, Gokudera...

- Arrête.. ! Arrête de parler comme ça...

- Dé... Désolé... Juste, laisses-moi juste... »

Gokudera écarquilla violemment les yeux quand l'autre s'approcha de son oreille et lui susurra une suite de lettres, de mots ; une phrase absolument irréelle sortie ainsi de la bouche de l'épéiste : « Laisses-moi passer pour le plus méchant des deux, pour une fois... »

-x-x-

Tsuna écoutait d'une demi-oreille ce qui se disait. Son regard oscillait entre son gardien du nuage qui lui lançait des regard carrément explicites depuis le fond de la pièce et la sortie d'où ne revenait toujours pas son gardien de la pluie. Il s'inquiétait et espérait que Gokudera ait accepté l'aide envoyé ; d'autant plus si cette aide s'appelait Yamamoto Takeshi.

« Arrête de t'inquiéter pour rien, Tsunaze. » Lui lança Reborn depuis sa table en continuant de descendre bien sagement son whisky pur malt.

« Quelque chose ne va pas, boss ? S'enquit Chrome Dokuro en s'approchant de son supérieur, un regard interrogateur à l'appui.

- N-non, tout va bien. Je crois que je vais continuer sur de l'eau plate... Mentit Sawada, gêné.

- Si je peux faire quoi que ce soit. »

Le jeune parrain la remercia et elle s'éloigna tandis qu'Hibari la dévisageait ouvertement, songeant dur comme fer à un possible plan foireux de ce Rokudo Mukuro pour approcher Sawada. Cet homme le dégoutait au plus haut point et son seul souhait était de le tuer, purement et simplement. Ce qu'il ne manquerait pas de faire un jour ou l'autre, foi de Hibari Kyoya.

Squalo jetait des regards à droite et à gauche et vint se poster près de Lussuria, le visage plus renfrogné que jamais.

« Voi, elle est où la tête blonde et l'autre incruste ?

- Ma tu veux parler de Bel-chan et Fran-chan ? Maintenant que tu le dis, ça fait un petit moment que je ne les aient pas vu ! Pareil pour le gardien du soleil et celui de la pluie... Pleura t-il en balayant la pièce du regard.

- Ouais super... Heum au fait, je suppose que hm... L'autre a pas voulu venir... ? Grommela t-il de façon à peine audible.

- Qui ça ?

- Voi, fais-le pas exprès ! Tu sais très bien de qui je veux parler.

- Ah le boss ! S'exclama t-il en levant un doigt qu'il abaissa vite devant les sourcils froncés de son homologue lui intimant gentiment à baisser le ton. Tu penses bien, il n'a pas voulu venir !

- Qu'est-ce … qu'il a dit ?

- Ma ma, absolument rien ! Il a juste détruit une partie du manoir en guise de réponse »

Le squale leva les yeux au ciel en s'imaginant parfaitement le tableau. Pas question qu'il se tape la reconstruction du manoir une fois rentré.

Pendant ce temps...

« Hey Fran, voilà quelqu'un » Fit remarquer Prince The Reaper alors qu'il déboutonnait le vêtement de son cadet, coincé contre le mur d'un des innombrables couloirs sombres de la base.

Le jeune homme aux cheveux bleus soupira en levant les paumes au ciel.

« Mais Bel-Sempai, nous sommes déjà dans le noir... »

Un éclat brillant déchira les ténèbres, réponse que le blond avait sorti ses couteaux en signe d'agacement et bientôt il en fut de même avec une rangées de dents blanches étirées en un sourire psychopathe. L'illusionniste secoua la tête, un air blasé à l'appui et invoqua une illusion qui les firent immédiatement se confondre avec le mur. Deux jeunes gens passèrent à côté en trombe et tout ce que l'on put distinguer fut un rire fugace de femme tandis qu'ils s'éloignaient hâtivement.

« Ushishi... Eux aussi ont l'air pressé ; Finalement il est pas si naze ce repas, ricana t-il en retournant son homologue et en le plaquant face contre mur.

- Nous serions resté au manoir que les choses se serait déroulées de la même manière, Sempai... »

Le gardien de la tempête étira un énième sourire sadique et fit se cambrer l'autre avant de lui abaisser d'un geste rapide son pantalon jusqu'à ses chevilles et de lui murmurer d'une voix avide :

« Ushishi, tu as raison, Fran. Ça se serait passé exactement de la même façon ! »

-x-x-

« Ferme la porte. »

Yamamoto releva la tête et s'écarta délicatement de son homologue afin de déceler en lui sa probable suite des réjouissances. Le gardien de la tempête tira un élastique de son poignet et attacha prestement ses cheveux argentés avant de fouiller dans sa table de chevet et d'en extraire une bouteille de Bourbon qu'il déboucha et porta aussitôt à ses lèvres. Le brun l'observa un moment, incrédule et fasciné à la fois par sa beauté licencieuse et son assurance à ce stade de la partie. Qu'on soit d'accord, lui était complètement et assurément opposé à une quelconque assurance... D'un coup, ses moindres membres moteurs semblaient comme bloqués.

En réalité, de son côté Gokudera n'en menait pas large. Les battements de son cœur telle une machine folle n'étaient pas enclins à se calmer, de même que ses neurones en quasi-perpétuels fonctionnement. Il fallait qu'il se saoule à nouveau. Qu'il se désinhibe à nouveau afin de pouvoir apprécier pleinement la suite car il voulait l'apprécier, oui. Plus que tout, il voulait de nouveau sentir la chaleur du corps du gardien de la pluie contre le sien et à cet instant, plus rien ne servait de le nier ; le simple fait qu'il réponde au baiser de la sorte avait déjà fait basculer la balance : il voulait Yamamoto et Yamamoto le voulait. Soit.

Ce dernier n'ayant pas bougé, l'observait encore avec prudence et incertitude. Merde, pourquoi ne se jetait-il pas brusquement sur lui ? Pourquoi alors qu'il ne voulait pas faire porter le chapeau de son envie insidieuse à l'autre, sa condition le rattrapait de la sorte ? Passer pour le connard de service, éviter à Gokudera de culpabiliser quant à la suite, il s'y était préparé, oui et en réalité il n'attendait que ça.

« T'as envie de moi, oui ou non ? » S'enquit soudainement l'autre en déboutonnant sa propre chemise, le tirant par la même de ses pensées.

Toujours sans un regard pour lui, l'argenté termina d'enlever sa chemise et l'envoya valser dans un coin de la chambre avant de redevenir immobile telle une statue.

L'espace d'un instant, le sabreur se tourna vers la porte restée entre-ouverte et revint rapidement vers la vision de rêve que lui offrait l'italien sur un plateau. Il serra les dents. Jamais en vingt-cinq années d'existence, il ne s'était posé autant de questions ; son cerveau ressemblait à un véritable gruyère et il se sentait plus lourd que jamais. Merde, pourquoi ne fermait-il pas cette foutue porte ? Pourquoi sa jambe refusait-elle de faire un simple et unique pas en direction du fumeur ? Pourquoi tout avait-il été aussi simple tout à l'heure alors que maintenant, la difficulté de franchir ce simple pas se faisait autant ressentir ? A cet instant, l'épéiste songea en son âme et conscience être redevenu un adolescent. Son attitude le confortait d'être encore et toujours cet indicible crétin dont l'argenté ne cessait de crier son inutilité. Il se sentait un parfait abruti.

Finalement, il secoua la tête et laissa échapper un rire forcé. Il se dirigea vers le coin de la chambre et ramassa la chemise couleur rouge qu'il jeta délicatement à son propriétaire puis se tourna en direction de la sortie.

« Je... Je crois qu'on a besoin de dormir tous les deux... Je suis désolé... » Chuchota t-il avec amertume.

Aussitôt, un juron déchira le silence ambiant et la chemise rubiconde termina sa course contre la nuque du brun qui tourna doucement son profil vers son homologue qui le dévisageait, la hargne déformant de nouveau ses traits.

« Putain mais qu'est-ce que tu cherches à la fin, connard ? » Tempêta t-il.

Takeshi baissa le regard, mélange de mélancolie et d'amertume. Il étira un micro-sourire et porta une main contre son front.

« Désolé, Gokudera... Je...

- J'ai rien d'autre à donner, c'est ça ou rien, poursuivit-il en étirant ses bras, offrant la vue de son superbe torse d'albâtre.

- N-ne dis pas de telles choses, s'il te plait... Tu ne... hm »

Le fumeur le retourna et plongea son regard voilé dans le sien tout en comblant un peu plus l'espace les séparant ; Le brun le fixa à nouveau, une lueur d'envie subtilement canalisée dans le fond des yeux.

« Reste dormir ici. »

Un frisson lui parcouru le corps ; Hayato le fixait, imperturbable. Un sérieux trop peu crédible à son goût aux vues de ses joues toujours allègrement rosées. Et pourtant...

« Je veux... Je veux simplement qu'ils s'arrêtent. »

Ses cauchemars... Le japonais repensa alors à l'Italie et à la douleur manifeste ayant transcendait les traits du Gokudera ce fameux soir. C'était comme si l'affliction l'avait lui aussi altéré, l'intimant aussitôt à faire couler sa propre flamme dans le corps qu'il se rappelait secoué de violents spasmes afin d'apaiser les aléas psychiques de son homologue. De quoi pouvait-il bien rêver de la sorte ?

« C'est d'accord, Gokudera mais je... Enfin si les choses recommencent comme... »

Celui-ci ricana d'un rire jaune et alla s'assoir sur le rebord du lit, posant ses coudes contre ses genoux.

« Tu n'auras qu'à me repousser comme maintenant, ça devrait pas être compliqué, hein »

L'épéiste tiqua face au ton employé. Il aurait juré avoir ressenti une once de déception dans sa voix. Gokudera déçu ? … Non quand même pas ? Il n'avait fait que le provoquer, n'est-ce pas ?

Ce dernier porta une nouvelle fois la bouteille à ses lèvres afin d'en laper une gorgée plus que suffisante avant de s'allumer une cigarette sur laquelle il pompa avec vivacité comme si on lui présentait la dernière cigarette de la Terre. Il ne savait strictement pas ce qu'il fichait. Qu'il se rappelle : Il venait de flirter en bonne et due forme avec Yamamoto Takeshi et l'invitait désormais à dormir dans sa piaule. Il devait être fou, il n'y avait pas d'autres explications hormis le simple fait plausible et dont il ne voulait présentement pas penser que la proximité du brun commençait doucement à lui plaire. Cette distance que s'évertuait à prendre le brun l'amusait. Un jeu ; simplement un jeu, oui ça devait être ça … Songea t-il en luttant de plus en plus contre un sommeil avenant.

« Gokudera... J'aimerais que tu me répondes franchement sur un point.

- Nh... Dis toujours » grogna t-il en se nichant contre les oreillers.

L'épéiste alla fermer la porte, s'attardant sur la poignée qu'il fixa un moment puis se tourna vers le lit, l'expression résolue. Son visage se détendit aussitôt en découvrant le gardien de la tempête fraîchement endormi contre les draps fins. Ses traits étaient détendus ; il semblait être entré dans un sommeil paisible et pacifique. Le japonais s'approcha sans bruits et s'assit sur le rebord du lit sans cesser de s'abreuver de cette vision qu'offrait le bel endormi à cet instant présent. D'un geste méticuleux, il écarta une mèche argentée barrant le front d'ordinaire plissé et fit glisser sa main contre la joue encore rougie par l'excès d'alcool l'ayant altéré quelques instants plus tôt.

« Qu'est-ce qu'on fait, Gokudera ? Qu'est-ce que je fous ? … »

Il éteignit la lumière principale et alluma la petit lampe de chevet trônant aux côtés du cendrier rempli à ras-bord et rejoignit le grand lit puis se coucha lui aussi sur le flanc en s'appuyant sur son coude afin de continuer de contempler ce visage si parfait. Se perdant dans ses pensées, il songea que Gokudera lui plaisait décidément beaucoup trop pour qu'il s'abaisse à n'obtenir qu'une simple partie de jambe en l'air de lui. Il voulait simplement rester à ses côtés et mettre le temps qu'il faudra pour obtenir de lui ce qu'il s'était longuement évertué à nier : des sentiments. Yamamoto Takeshi, hétéro aguerri venait de tomber amoureux pour la première fois et ce d'un homme.

« Tu me plait beaucoup trop, Gokudera... »

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Une heure devait s'être passée tout au plus quand un frisson parcouru l'argenté qui ouvrit des yeux embrumés. La petite lumière tamisée éclairait partiellement le visage du japonais étant à présent lui aussi perdu dans les limbes du sommeil. Gokudera ne bougea pas, fixant un moment le profil endormi... Son souffle se fit plus rapide et bientôt un autre frisson le traversait tandis que plus bas, une douleur lancinante se faisait ressentir. Bien sûr, il ne s'était pas soulagé et son érection encore présente n'en était que plus douloureuse. Machinalement, il baissa les yeux vers le brun et cette partie de l'anatomie en particulier. Était-il lui aussi dans ce même état ? La fraîcheur de la chambre le fit frissonner à nouveau et il se rapprocha délicatement de son homologue afin d'y happer un peu de chaleur.

« Tu as froid ? » S'enquit aussitôt le brun en ouvrant lentement un œil.

Un simple grognement en guise de réponse lui parvint aux oreilles et il se décala de sorte à ramener un pan de drap fin sur leurs deux corps alanguis. Inconsciemment, le corps de l'italien chercha de nouveau son contact et le japonais déglutit brusquement quand il sentit une main se poser au creux de son pantalon d'où émanait encore chez lui une excitation évidente.

L'italien se redressa alors et passa un bras par dessus son voisin afin d'éteindre la lampe de chevet et de mettre en place une atmosphère plus appropriée à ce qu'il allait faire... La pénombre installée, il enta de retrouver sa place mais fut aussitôt stoppé dans sa course et distingua alors grâce à la veilleuse, les contours du visage sous lui et le regard voilà lui étant adressé.Une demi-seconde plus tard, abandonnant toute réserve, les bouches se rencontraient une nouvelle fois en un échange fougueux et exigeant. Hayato bascula complètement sur le corps chaud sous lui tandis que les mains puissantes s'aventuraient dans son dos après avoir caressé tendrement les épaules fines. Quelques caresses ainsi que minutes plus tard, l'argenté se décala et un bruit d'ouverture d'une boucle de ceinture fendit le silence ; Yamamoto se mordit violemment la lèvre en sentant une main experte disparaître derrière le tissu, venant se nicher sur le dessus de son boxer. Il tenta de parler mais en abandonna toute idée car bientôt la main aventureuse passait dessous le sous-vêtement et allait caresser sa virilité fièrement tendue. A ce stade, le silence semblait être la meilleure chose à faire. Quand bien même parleraient-ils, que pourraient-ils dire de plus ? Oui Hayato Gokudera le masturbait sans doute de la plus divine des façons qui soit ; A mesure que la respiration du brun se faisait de plus en plus erratique, il augmenta la cadence qu'il proférait également sur son propre sexe désormais libéré à l'aide de son autre main. Cependant, une main chaude vint bien vite la remplacer pour continuer et ainsi terminer le travail de façon absolument salvatrice ; Tous deux sur le flanc, gémissants et haletants tandis qu'ils s'occupaient à faire grimper l'autre vers les hauteurs du plaisir, Hayato se libéra en premier entre les doigts du sabreur qui vint peu de temps après de la même manière cependant qu'il cherchait de nouveau à sceller les lèvres. Yamamoto passa aussitôt un bras par dessus la hanche et rapprocha d'autant plus leurs corps puis nichés l'un contre l'autre, Morphée opéra de nouveau, les plongeant tous deux dans un sommeil bénéfique...

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Ça commence à se préciser un peu mais tout cela reste relativement décousu... Yamamoto devient de plus en plus accro , c'est tout nouveau pour lui. Parfois, il me font d'avantage penser aux adolescents qu'aux adultes mais bon... Ce sont bien les personnages TYL * rires * . Le prochain chapitre les mettra en scène au manoir de la Varia.

Merci pour votre lecture et à bientôt.