Titre : Indisclosed Desires ( Dixit Muse )

Pairing : Yamamoto TYL X Gokudera TYL (8059)

Rating : M

Disclaimer : Personnages à Akira Amano-Sensei, histoire à moi ( avec inspiration d'un Dj intitulé Nella pioggia intensa ainsi que d'autres que je citerai plus tard mais ça, on ne le dira pas. : p )

Note : Bonjour à toutes,

Je m'excuse d'abord pour ce retard monstre … Big mea culpa vraiment. Si vous voulez engueuler quelqu'un, prenez-vous en à mon BTS qui commence sur les chapeaux de roues, le fourbe.

Enfin bref, je tiens à remercier chaleureusement les revieweuses ! C'est génial ! Le dernier chapitre à fait exploser le compteur et ma joie avec. Encore merci !

A Tsubaki I : Merci l'amie. T_T C'est un véritable plaisir de lire tes encouragements. Des reviews comme ça, mon dieu c'est pire qu'une drogue... Vive toi ! J'espère que cette suite te plaira !

A tous, J'espère que ce chapitre vous plaira même si … Suite au bas de la page. : )

A très bientôt j'espère !

Amicalement,

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Lorsque Yamamoto se réveilla ce matin là, une désagréable sensation de froideur s'empara de lui. Ses traits se renfrognèrent tandis qu'il sortait peu à peu d'un lourd sommeil.

Cette froideur... Peut-être étais-ce elle qui l'avait réveillé au final ? Le Rain Guardian ouvrit un œil et constata après quelques secondes d'émergence, qu'il était seul. Son bras, étiré au maximum sur la place voisine était encore quelque peu endolori, signe évident que tout ceci n'était définitivement pas un rêve. Ses souvenirs affluèrent en masse: Il avait bel et bien dormi avec l'argenté. L'odeur de tabac froid qui régnait dans la pièce ne fit que le confirmer d'avantage, de même que le petit chaton lové bien sagement au bout du lit et ronronnant avec flegme. Cependant, alors qu'il se redressait doucement, une douleur avenante s'empara de son crâne et le fit grimacer ; Le mal de tête de lendemain de cuite, évidemment... Portant ses mains à ses tempes qu'il se mit à frotter doucement, le sabreur essaya tant bien que mal de se remémorer l'intégralité de ce qu'il s'était passé la veille : Le repas, d'accord. Les invités, OK. La boisson, certes... Il rouvrit les yeux brusquement en corrélation avec les battements de son cœur puis constata d'une part son état plus que débraillé – ce qui incluait une certaine porte ouverte incongrue – mais surtout et c'était bel et bien le plus alarmant à ce stade, la présence d'une certaine substance blanche de ça et là sur les draps sombres. Sa migraine redoubla d'intensité cependant que son cœur s'emballait derechef ; Non, ils n'avaient quand même pas... ? Ceci dit il avait lui, était à deux doigts de craquer et de répondre à la tentation infernale que représentait l'italien... D'ailleurs où était-il ? Rongé par le remord quelque part dans la base, peut-être même en ville ou déjà loin d'ici ? Lui aussi avait allègrement bu... Lui aussi avait allègrement joué le jeu de la séduction... Takeshi secoua la tête. Des tas de pensées se bousculaient à l'intérieur : Il fallait qu'il le voit. Qu'il s'assure que tout ceci était bien le fruit d'un accord mutuel si joyeusetés il y avait eu. Ou même quoi que ce soit d'autre. Pourquoi ne parvenait-il pas à se remémorer avec exactitude les faits ? La volonté d'oublier ? … Au fond, la réponse encore inconnue, le faisait frisonner.

Se levant lourdement, il réajusta rapidement ses vêtements avant de se passer une main dans les cheveux noirs qu'il se mit à ébouriffer avec incertitude. Dès la porte de la pièce franchie, il fourra ses mains dans ses poches dans un geste naturel et se força à ré-adopter un air parfaitement neutre, ceci dans l'éventualité où il croiserait quelqu'un car présentement, un gigantesque trouble le régissait tout entier et nul doute qu'il était aisément distinguable.

Il ne savait même pas ce qu'il ferait en croisant de nouveau l'italien. Lui sourire ? L'enlacer ? Jouer le gars stupide pour susciter quelconque intérêt chez lui ? Jouer la carte de l'amnésie chronique ? S'excuser encore pour il ne savait quoi ? Garder le silence et attendre une éventuelle réaction de sa part ? … Intimement, il devait s'avouer que ces « retrouvailles » l'effrayait.

Il passa en premier lieu à la douche afin de se réveiller plus amplement mais surtout de se laver de cette nuit brumeuse. Des volutes de vapeur parfumées emplissaient encore la pièce, signe que le prédécesseur n'était pas parti depuis longtemps. Une serviette couleur rouge était négligemment posé contre le banc en bois, face au casier de l'italien. Yamamoto l'observa un moment en plissant les yeux. Et s'il l'avait forcé ? Cette idée lui provoqua un haut le corps ; si c'était le cas, il ne l'avalerait pas. Certainement pas. Surtout pas après s'être juste rendu compte qu'il éprouvait des sentiments pour lui. Et s'il avait tout foutu en l'air à cause d'un verre de trop ? Abattant son poing contre son casier, il secoua fébrilement la tête et se força à reprendre contenance. Il se déshabilla et rangea précautionneusement ses vêtements souillés au fond de son casier avant d'allumer le robinet d'eau froide et de passer sous le flot tout aussi rapidement.

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Gokudera se servit sa quatrième tasse de café noir. Adossé contre le plan de travail, il n'avait de cesse de fixer son breuvage avec obligeance. Les yeux vitreux et l'esprit loin, il n'avait également de cesse de plisser le front. Une énième goutte translucide vint s'écraser dans le liquide noirâtre, dévalant les mèches argentées encore humides. Finalement, il esquissa un sourire énigmatique qui se transforma rapidement en rire franc et désordonné. Il ne voyait et ne pouvait faire que ça : rire de sa pathétique attitude. Il s'était réveillé quelques heures plus tôt, niché dans le cou de l'épéiste et était resté une bonne partie de la matinée ainsi, adoptant un faux-air endormi dans le cas où l'autre se réveillerait. La chaleur qui se dégageait de leurs deux corps collés l'un à l'autre avait terminé de le faire cogiter comme un imbécile : Il aimait ça. Cette proximité doucereuse et sécurisante. Le beau corps de l'ancien sportif collé voluptueusement au sien... Décidément dans ces cas là, la palme de la mauvaise foi lui revenait de droit mais c'était sans savoir que l'épéiste était malgré lui, au même stade. Cependant contrairement à l'autre, Hayato se souvenait plus ou moins bien de ce qu'il s'était passé : Altérés par l'alcool, ils s'étaient cherchés ouvertement, entamant aux yeux de l'argenté un jeu stupide de chat et de souris. Jeu que lui-même n'avait pas hésité à approfondir nettement, adoptant un faux-air séducteur absolument bidon. Il se trouvait stupide. Pourquoi avait-il fallu qu'il se mette à chauffer l'autre de la sorte ? Et pourquoi cet abruti n'avait pas répondu ? Saint Yamamoto, le prude. Merde, c'était peut-être ça le plus frustrant à ce stade ! Gokudera réprima un autre rire affligé. S'il devait avouer qu'il avait eu tellement envie de l'épéiste qu'il en serait peut-être mort d'affliction si ce dernier n'était pas resté... Il ne s'en relèverait pas. Gokudera jura soudainement. Il savait depuis longtemps qu'il était de ce bord là et avait déjà eu pas mal d'expérience ou plutôt de partenaires sans lendemain et la confusion ne l'avait alors jamais autant altéré. En clair, il tirait son coup et merci messieurs. Surtout pas de revoyure. Surtout pas d'échange de coordonnées. Surtout pas de sentiments. Surtout pas de conversation sur l'oreiller et enfin surtout pas de lendemain, ni plus ni moins... Mais alors, pourquoi présentement, avait-il la simple et pure envie absolument infâme de se taper le brun encore et encore alors qu'il n'y avait à proprement parlé rien eu entre eux ? Enfin rien... Finalement, son seul regret véritable était d'avoir éteint cette foutue lumière et ainsi n'avoir pu profiter du spectacle d'un Yamamoto Takeshi en train de jouir sous ses habiles caresses. Diable que la vision devait être absolument exquise... Un dernier coup de poignet salvateur et...

« Merde », l'italien secoua la tête afin d'y chasser les images plus que déplacées y prenant place. De toute façon, c'était mieux ainsi, l'autre n'avait pas besoin de voir que lui aussi avait les traits déformés par un plaisir presque bestial alors qu'il se répandait entre ses doigts. C'était une expression qu'il ne voulait montrer à personne ou presque et surtout pas au sabreur sur lequel il pouvait avouer ici et maintenant qu'il fantasmait avec évidence.

Au final, il avait rapidement quitté sa chambre ainsi que la salle d'eau avec l'intime espoir de ne pas tomber sur le brun prochainement. Oui son attitude était digne des plus stupides midinettes et cela le dégouta d'autant plus. Ce n'était pas la première fois qu'il faisait ce genre de chose, qu'on lui explique pourquoi ici son attitude était aussi pathétique ? Ils bossaient ensemble, ça devait être ça oui. La volonté de ne pas mettre le Juudaime dans une mauvaise position. Bref, nier par dessus tout le fait que le sabreur n'était pas comme tous ses coups d'un soir ; précisément car il n'en était pas un et ne le serait finalement jamais. C'était déjà trop ; le jeu avait assez duré.

Il déposa sa tasse dans l'évier et s'alluma une cigarette qu'il coinça au coin de sa bouche avant de lever les yeux au ciel en signe d'énervement manifeste.

« C'était un sacré repas à l'extrêême ! Brailla une voix connue en entrant à son tour dans la cuisine.

- Tain, t'es toujours obligé de gueuler ?

- Oh, tronche de poulpe est encore mal luné ?

- Tronche de poulpe, il va te... » Menaça t-il en s'emparant de la chemise orangée de son homologue.

Les deux hommes se regardaient en véritable chiens de faïence. L'un ayant plissé les yeux, l'autre toutes dents dehors, prêt à en découdre immédiatement. Cet abruti de gardien du soleil tombait à pic, il pourrait se défouler un peu sur lui avant de s'enfermer dans la bibliothèque et de reprendre le cours de son activité favorite, à savoir être assurément seul avec ses plans et dossiers concernant le systema CAI.

« Je ne suis pas sûr que la cuisine soit le meilleur endroit pour un entraînement improvisé »

L'argenté fit aussitôt volte-face et tomba sur les iris havanes qu'il connaissait bien. L'épéiste souriait doucement, ne sachant franchement pas quelle attitude adopter face à un Gokudera encore et toujours en pétard. Au moins, ce n'était pas de sa faute cette fois-ci... Enfin presque.

« Hoy Takeshi ! Comme tu le voit, tronche de poulpe est encore de mauvaise humeur... »

Hayato ne put empêcher le rouge de lui monter aux joues. Il avait juste envie de démolir ce boxeur à la noix maintenant et tout de suite... Il lança un rapide regard au gardien de la pluie, signifiant « Quoi ? T'en veux une louche aussi ? » Puis finalement, relâcha sa prise sans délicatesse aucune et quitta la salle sans accorder le moindre regard à l'épéiste cependant qu'il passait à ses côtés. Ce dernier baissa sensiblement la tête, luttant dur comme fer pour ne pas le rattraper aussitôt. Il n'en fit rien.

« Voiii, c'est quoi son problème à l'autre là ? »

Squalo débarqua dans la pièce en fronçant les sourcils, sans un bonjour pour les deux jeunes hommes s'y trouvant déjà. La politesse légendaire de la Varia n'étonnait plus personne.

- Salut, lança aussitôt le sabreur afin de changer de sujet.

- Voi, toi tu repars avec nous au manoir. Pas d'objections ? T'as intérêt !

- Mais...

- Ton boss t'expliquera ! On se casse dans trois heures, c'est clair ? Le temps de rassembler les autres larves.

- Je... Entendu. »

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La bataille pour s'extirper du lit en désordre et allègrement occupé par un certain brun encore endormi, entamée par le jeune dixième parrain des Vongola fut épique. Le corps du jeune homme et celui de son gardien du nuage étaient encore collés avec toute la flagrance que cela impliquait et bientôt Sawada essuyait une goutte ayant perlé à son front alors qu'il posait enfin ses deux pieds au sol. Aussi nu qu'un ver, le jeune parrain se retourna vers les draps désordonnés et le corps alangui y prenant place et esquissa un sourire. Ils avaient encore clairement abusé. Ils s'étaient encore et toujours repus du corps de l'autre et ce même si la faim ne se faisait pas ressentir. De toute évidence, ce n'était encore et toujours là-aussi pas sa faute : Hibari l'avait ostensiblement allumé pendant toute la soirée et d'autant plus quand ils se fussent, nullement sous le coup d'un quelconque hasard, retrouvé seuls tandis que la nuit était déjà bien amorcée. Pourrait-il un jour se refuser à son gardien du nuage ? Plus important, en aurait-il seulement envie ? Rien n'était moins sûr.

Le jeune homme fit le tour du grand lit sans quitter des yeux le visage du dormeur ; prostré sur le ventre, une main sous l'oreiller, ses cheveux sombres désordonnés, cet air renfrogné habituel qu'il arborait même perdu dans les limbes du sommeil. L'ancien chef du comité de discipline dormait paisiblement et intimement le jeune parrain devait s'avouer qu'il avait une certaine hâte de savourer ce moment de répit avenant. Il se dirigea vers la lourde armoire en bois laqué et en sortit une tenue impeccable avant de se diriger vers sa salle d'eau personnelle. Une fois devant le grand miroir trônant dans la salle immaculée, Tsunayoshi réprima un hoquet de surprise en découvrant les innombrables traces maculant son cou ainsi que son dos sur lequel s'inscrivaient de profondes griffures luisantes à la lumière vive. Peut-être bien qu'ils y avaient été un peu fort en y repensant …

Le parrain secoua la tête, fébrile afin d'y chasser les gémissements de plaisir de son amant qui regagnaient peu à peu les moindres recoins de son crâne. Merde, voilà qu'il s'excitait seul maintenant. Enclenchant le flot d'eau, il passa aussitôt dessous et soupira d'aise en appréciant le liquide tiède roulant sur sa peau mise à mal et lui procurant une sensation de plénitude intense.

Mais c'était sans compter deux bras puissants le poussant sans délicatesse aucune contre la paroi du fond de la douche. Hibari Kyoya glissa lui aussi sous le jet d'eau tiède puis jeta un regard clairement hautain à son boss et amant, plaquant un peu plus son corps contre le sien tandis que sa bouche glissait contre son cou :

« Le répit est généralement de courte durée, c'est dans la nature des choses. » Susurra t-il avec suffisance.

Le parrain esquissa un frisson en sentant le souffle de l'autre contre sa peau. Il ne pouvait le nier, son gardien provoquait sur lui son lot d'effet incongrus. Ce dernier fit glisser ses iris sombres sur le corps face à lui et détailla quelques instants les nombreuses balafres prenant place sur le corps de son amant. Il esquissa un sourire satisfait avant de faire glisser ses mains le long des hanches finement sculptées. Sawada se mordit aussitôt la lèvre.

« Qu'est-ce que tu veux ? »

Une bouche particulièrement conquérante se fraya un chemin jusque son oreille qu'elle prit un plaisir indicible à mordre sans délicatesse aucune ; si bien que le jeune parrain laissa échapper un mince cri de surprise mélangé à la douleur.

« Baiser. »

Le ton de voix était si bas et autoritaire que l'excitation du dixième parrain remonta en flèche tandis que l'autre n'attendit aucunement une quelconque invitation cependant qu'il prenait sa virilité en main et lui imposait un rythme lent et particulièrement intense. L'eau qui s'écrasait en cascade sur leur dos leur parut tout d'un coup d'une froideur extrême. Le gardien du nuage tressaillit face à la respiration manifestement erratique de son amant tandis qu'il enserrait d'avantage son membre entre ses doigts habiles. Ce dernier releva alors les yeux vers lui et d'un geste mal assuré porta une main contre son visage afin d'écarter les mèches sombres lui barrant le front mais surtout les yeux, l'empêchant de voir son expression à cet instant présent. Celui-ci ne bougea pas d'un pouce et son regard resta définitivement ancré sur la cadence infernale entreprise par son poignet quelques centimètres plus bas. Sawada jura intérieurement. Hibari Kyoya était luxure. Hibari Kyoya était comme un animal sauvage constamment affamé. Hibari Kyoya le rendrait fou. Brusquement, il arrêta la main de son amant et le poussa aussitôt contre la paroi d'en face, ancrant son regard chocolat et voilé de désir dans celui de son subalterne qui le dévisageait ouvertement avec cette habitude lui étant propre.

« Dis-le. » Ordonna Tsunayoshi d'une voix autoritaire qui les surprit autant l'un que l'autre étant donné que le jeune homme n'était pas en état de dernière volonté.

« Un problème, Tsunayoshi ? » Murmura t-il avec une note de provocation évidente.

Le jeune parrain haussa un sourcil et étira un mince sourire venant se loger au coin de ses lèvres.

« On dirait bien que pour une fois, tu n'auras pas ce que tu désires. » Acheva t-il en s'éloignant du brun dont les lèvres se pincèrent avec évidence aux yeux de Sawada. N'importe qui d'autres n'aurait été en mesure de relever le subtil changement d'humeur de l'ancien chef du comité de discipline. A ce stade, le jeune parrain avait déjà gagné la partie et il s'en réjouit intérieurement.

« Tu es à moi, Sawada Tsunayoshi. » Rétorqua t-il de sa voix polaire.

Le détenteur de l'anneau du ciel se retourna de moitié et réprima un hoquet de surprise en détaillant le corps de son amant expressément prostré de sorte à l'allumer purement et simplement. La croupe bien en évidence et les mains posées contre la paroi humide, Hibari, le visage à demi-tourné vers lui lui adressa un regard hautement suggestif. Tsuna plissa les yeux en bataillant dur comme fer contre sa volonté tout sauf inébranlable à ce stade, pour ne pas le prendre sauvagement contre cette foutue paroi et chasser cette assurance proprement infâme. Hibari le rendait déjà fou.

En réalité, il avait perdu la partie. Encore.

« D-dis-le, merde

- Non. »

Tsuna perdit alors complètement les pédales. Il jura de façon parfaitement audible et se précipita vers son amant qu'il plaqua un peu plus contre la paroi, sans délicatesse aucune. Son érection désormais douloureuse et élevée à son maximum alla se loger directement entre les fesses fermes de son subalterne comme si cette place avait toujours été sienne. L'extrémité du membre gorgé de désir frottait de manière clairement avide contre l'anneau de chair et bientôt alors qu'il entreprit de s'insinuer dans le fourreau de chair, une main le repoussa. Le brun se retourna et étira un micro-sourire en signe de victoire évidente cependant qu'il nouait ses mains autour du cou de son boss et amant puis que ses jambes en firent de même avec son bassin. Tsuna déglutit à nouveau en sentant le souffle chaud et la voix lascive lui chatouiller l'oreille :

« Prends-moi. »

1-1. Balle au centre.

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« Je sais que tu sais que tu me fais chier ! » Grogna un certain italien en chassant à nouveau le petit chaton qui était fermement décidé, au jour d'aujourd'hui, à le rendre chèvre.

Des traces de pattes trônaient un peu partout sur les feuilles, dossiers jonchant la table de la bibliothèque ainsi que son sol. Gokudera serra les dents et réajusta ses lunettes aux montures rouges ; ses yeux lançaient des éclairs en direction du haut de l'étagère où le chaton s'était réfugié et continuait de le narguer avec entrain. Un miaulement satisfait atteignit les oreilles du gardien de la tempête qui jura de plus belle dans sa direction. Fort aise de cette réaction, Uri s'étira avec paresse et entreprit de se faire un brin de toilette en attente de sa prochaine attaque. Parfois Gokudera se disait que sa boîte arme était doté d'une intelligence trop supérieur pour n'être finalement qu'un stupide chaton inutile. L'énergie quasi inébranlable ainsi que l'intelligence hors du commun que prônait Uri pour le rendre dingue atteignaient décidément des sommets et ce avec quelques variances de temps en temps. Par exemple... - Gokudera plissa les yeux - : Cette nuit, bizarrement, le chaton avait été d'une docilité à toute épreuve. Jamais il ne l'avait vu aussi sage, lové bien sagement au bout du lit alors que Yamamoto et lui … Le jeune homme secoua la tête. Pourquoi repensait-il à ça maintenant ? Une simple pensée pour l'épéiste faisait remonter sa libido de moitié. L'évidence lui apparut encore tellement évidente : Il avait envie de se faire Yamamoto. Là aussi, aucun sentiments ne rentraient en compte. Aucune sentiments, absolument aucune attache comme d'habitude. Bizarrement, le gardien de la tempête se sentit soulagé ; finalement il n'avait pas changé. Rien n'avait changé hormis qu'il voulait, avec une avidité déconcertante, coucher avec son « compagnon d'armes » de dix années déjà. Cet abruti d'ancien base-baller. Ce bon à rien d'hétéro qu'un peu d'alcool parvenait presque à faire changer de bord. Mais a quoi jouait-il ?

« Je t'interdis de répondre à mes avances, connard. Je te veux tellement que t'as pas le droit de craquer … T'as compris ? … Mais putain qu'est-ce que je raconte … »

« Gokudera ? »

Le concerné grogna contre son bras tandis qu'on le tirait doucement de son sommeil. Il se releva lourdement et ouvrit un œil. L'image de Kyoko tenant le petit chat dans ses bras se fit de moins en moins floue et bientôt ses neurones furent de nouveau tous connectés ; Il se redressa brusquement, éparpillant quelques feuilles de ci de là allant s'écraser sur le sol. La soeur de Ryohei étira un sourire face à un Hayato, les lunettes de travers et la trace de sa manche s'inscrivant profondément dans sa joue rougie.

« Eh bien... Tu as travaillé tout l'après-midi ?

- Mh.. Possible.

- Sacré désordre, sourit-elle à nouveau en observant les lieux.

- Tch. C'est la faute de ce... Grinça t-il en lorgnant le chaton qui le narguait depuis les bras de la jeune femme.

- On a du mal comme ça à croire qu'il fait les quatre-cent coups » Rigola t-elle en observant le chaton à son tour.

L'argenté ne répondit pas et enleva les lunettes de son nez qu'il posa délicatement sur la table avant d'entreprendre de rassembler les différents documents éparpillés aux alentours.

« Tu veux un coup de main ?

- Adopte ce chat.

- Je veux dire pour ranger, sourit-elle amusée.

- Non, merci. En revanche, tu peux m'indiquer la raison de ta présence ici.

- Ah oui ! S'écria t-elle en se tapant le front. Tsu-kun veut te voir dans son bureau dès que possible. »

Un « 'ci » plus tard, le jeune femme se retrouvait seule dans la pièce, le chaton toujours dans ses bras tandis que la porte claquait bruyamment. L'argenté cala ses mains dans ses poches et pressa un peu plus le pas en direction du bureau de son boss. Il signala sa présence et ouvrit la porte après avoir entendu la voix de Sawada l'invitant à entrer.

Yamamoto essayait tant bien que mal de rester parfaitement neutre face à l'entrée du nouveau venu dans la pièce. Il savait que Gokudera avait bloqué sur lui un court instant, les yeux rivés dans son dos et il n'avait put empêcher à cet instant précis, un frisson lui parcourir la colonne vertébrale. Il se demandait sincèrement ce qu'avait Tsuna en tête. Jamais l'italien ne voudrait réitérer une mission en sa compagnie ; C'était perdu d'avance et proprement impossible. Même si la mission en question n'en était pas une à proprement parlé. En réalité, Chrome Dokuro, Lambo, lui et Gokudera avaient été sommé pour suivre un entraînement spécial avec les membres de la Varia afin de renforcer l'entente entre les deux entités notamment. Autant dire que même ça, c'était opération commando et d'autant plus avec la présence du sulfureux gardien de la tempête qu'il soit Varia ou Vongola... Encore une fois, le jeune parrain comptait sur la présence de Yamamoto mais aussi de la jeune femme illusionniste pour calmer les ardeurs de chacun des deux. Pour ce qui est de Lambo... Au moins il n'avait plus cinq ans... C'était un point non négligeable.

Le dixième parrain avait aisément ressenti le trouble des deux hommes face à lui et il dut s'avouer qu'il allait jouer sur la loyauté inébranlable de son gardien de la tempête pour lui : Oui Hayato Gokudera avait clairement envie de refuser cette « mission » mais non, il ne le ferait pas.

A suivre …

Je sais … Désolée pour les non-fans du 2718 ( eh oui ! ), il ne reste pas grande chose à vous mettre sous la dents niveau 8059 mais ce sera l'objet du prochain chapitre qui se déroulera donc chez la Varia. Autant dire de suite qu'une difficulté en plus va pointer le bout de son petit nez pour nos deux gardiens et que la jalousie sera de mise. Mais pour qui ? Une idée ?

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