Titre : Indisclosed Desires ( Dixit Muse )

Pairing : Yamamoto TYL X Gokudera TYL (8059)

Rating : M

Disclaimer : Personnages à Akira Amano-Sensei, histoire à moi ( avec inspiration d'un Dj intitulé Nella pioggia intensa ainsi que d'autres que je citerai plus tard mais ça, on ne le dira pas. : p )

Warning : Citron *_*

Note : Bonjour,

Je vous remercie vivement toutes pour vos gentilles reviews (! ! !) et réplique avec un chapitre plus long que la moyenne, riche en péripéties et … garni d'un lemon. Le premier de cette fiction, haut les cœurs ! Non le prochain ne sera pas au chapitre 20 * rires *. Dans tous les cas j'espère que ce chapitre vous plaira.

Bonne lecture et à la prochaine !

A Tsubaki I : Merci à toi T_T … Merci pour tes dires. Merci pour tes encouragements, ton soutien et ta pêêêche ! La sainte trinité de la fanfiction ou comment booster assurément et complètement un(e) auteur(e) :) J'espère continuer à te donner un peu de bons moments le temps d'une lecture... Je t'embrasse et te dis à très vite !

A Ayaka Maeda ( qui a un compte, crois-je ? :p ) : Merci l'amie ! En espérant que cette suite te plaise également. A bientôt !

-x-x-

Il était tôt. Le soleil se levait à peine si tant est qu'on puisse le voir depuis les profondeurs de la base. Tsuna ouvrit un œil embrumé et observa le cadran trônant sur son bureau : 5H30. Il retira sa joue de la paume de sa main et referma le dossier sur lequel il avait travaillé une bonne partie de la nuit puis se leva lourdement avant de s'étirer et de quitter la pièce, sans un bruits. Un silence sépulcral avait depuis quelques heures déjà envahit les innombrables couloirs de la base et seuls les quelques veilleuses et emplacement d'issues de secours fournissaient la lumière nécessaire au déplacement du jeune parrain. Il se faisait du soucis, encore. A croire que ce trait de caractère était bel et bien ancré au plus profond de lui ; Il ne pouvait s'empêcher de songer à la famille et cela incluait bien évidemment ses gardiens. Est-ce que la mission de Ryohei et Lal en Chine se passait bien ? Où était fourré Hibari ? Le brun austère n'était pas venu le rejoindre cette nuit, et puis du côté Italien, est-ce que la cohabitation avec la Varia portait ses fruits ? Tant d'interrogations qui mettaient le cerveau de notre jeune parrain en constante position ON.

La cuisine était aussi silencieuse que les couloirs. Sawada consentit à sortir les mains de ses poches et alluma la lumière. Après quelques secondes d'immobilité manifeste, le jeune homme secoua vivement la tête et se dirigea vers le plan de travail d'où il entreprit de préparer du thé afin de s'occuper à autre chose que réfléchir ; Le breuvage apaisant lui ferait du bien.

« Je ne te savais pas si matinal »

Tsuna se retourna vers la nouvelle venue, une jeune femme aux longs cheveux clairs, et lui rendit son sourire. Décidément, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, la cuisine semblait rester le lieu de prédilection de chacun des habitants de la base.

« Insomnies ? Tenta t-elle de nouveau en esquissant un léger bâillement.

- Pas vraiment, admit le jeune parrain. Tu en veux ? »

Bianchi répondit par un hochement de tête et vint s'assoir à la table tandis que son homologue apportait un plateau et poussait vers elle une tasse fumante à l'odeur délicate du jasmin.

« Tu t'inquiète pour Hayato et Yamamoto Takeshi, affirma t-elle en le remerciant d'un hochement de tête.

Tsunayoshi émit un sourire signifiant « ça se voit tant que ça ? » et vint s'asseoir face à elle, tout en rapprochant sa tasse duquel il joua quelques instants de ses doigts sur la anse avant de reprendre :

« Mes gardiens les plus puissants sont aussi ceux pour lesquels j'ai le plus d'appréhension. Qu'est-ce qui cloche chez moi ? Soupira t-il.

- Y'a rien qui cloche chez toi hormis cette coupe de cheveux ridicule. »

Reborn referma la petite trappe lui servant de cachette dissimulée sous l'évier. Il sauta sur la table puis se servit lui aussi une tasse de thé avant de s'asseoir en tailleur entre les deux jeunes gens.

« J'apprécie ton soutien, Reborn, grommela Tsuna dans sa direction.

- Quand est-ce que tu vas arrêter de materner ces deux là ? Ils sont assez grands pour mener à bien un projet, quel qu'il soit.

- Je sais bien...

- Alors arrête de jouer ta mère poule et recentres-toi sur ton véritable rôle, parrain de la Mafia en l'occurrence. » Railla le bébé en portant sa tasse contre ses lèvres.

Tsuna soupira de plus belle et lui lança un regard qui signifiait « Et toi, ton rôle de voyeur est encore d'actualité ? », espérant que l'arcobaleno ait compris le message – ce auquel il ne doutait pas à la vue du petit sourire en coin qu'affichait le bébé à cet instant – puis recentra son attention sur la tasse posée devant lui. Il n'était pas vraiment sûr qu'évoquer la relation pleinement ambiguë de ces deux gardiens devant la sœur de l'un soit une si bonne idée que ça. Bianchi ignorait surement la manière de vivre de son petit frère étant donné le caractère renfermé de ce dernier concernant ses états d'âmes les plus secrets. Pourtant, le lien qui unissait ses deux gardiens lui avait à lui, de suite sauté aux yeux... Etait-il véritablement le seul au courant des sentiments de l'un et de l'autre ? Il releva vivement ses topazes lorsque Bianchi reprit calmement la parole, après un instant de silence :

« Tu sais, sous ses airs revêches et la distance suffisante qu'il s'évertue à garder envers les autres, Hayato tient beaucoup à cette famille. C'est la seule véritable attache qui lui reste et jamais il ne prendrait le risque de la perdre, peu importe ce qu'il adviendra de lui. Tu es trop important à ses yeux, Sawada Tsunayoshi. Nous sommes trop importants, fit-elle avec sérieux en déposant sa tasse dans l'évier puis prenant le chemin de la sortie tandis que le bébé sautait dans ses bras, et cela inclut également Yamamoto Takeshi... »

-x-x-

La scène semblait irréelle aux yeux du japonais. Comment cet homme arrivait-il l'exploit incroyable d'immobiliser Gokudera alias la tempête humaine de la sorte ? Lentement, avec un calme dérangeant, sa main vint se poser sur la joue de l'italien qui ne bougea toujours pas. Yamamoto plissa les yeux ; qui était-il ? Son visage ne lui disait rien, pourtant il possédait, tout comme le gardien de la tempête, une classe folle et il était, sans contestations possibles, bel homme lui aussi. Assurément plus âgé que celui sur lequel ses doigts courraient avec volupté. Takeshi se força à détourner la tête et poussa un soupir intérieur ; il y a encore quelques minutes de ça, c'était ses doigts à lui qui parcouraient avec délice cette joue que l'ardeur de leur échange avait maculé d'une jolie couleur rosée. Pour la première fois de sa vie, le sabreur éprouvait un intense et dérangeant sentiment de possession envers la personne de Gokudera. Cette sensation nouvelle s'écoula en lui tel une nuée d'aiguilles.

« Ça faisait longtemps » Renchérit le nouveau venu en souriant.

Brusquement, des tas d'images envahirent la tête de l'épéiste. Des images plutôt banales où cet homme et Gokudera entretenaient une relation purement professionnelle puis rapidement, la douloureuse réalité le gagna, le submergeant d'images les mettant en scènes tous les deux dans des étreintes plus que suggestives. Pourquoi pensait-il à ce genre de choses, tout à coup ? Il n'était pas idiot, contrairement à ce que l'argenté s'évertuait à croire : il savait bel et bien que Gokudera avait eu des relations avec des hommes, comme lui avait pu en avoir avec des femmes. Seulement... ce que l'italien ignorait peut-être c'était que c'était pour lui que le caractère proprement déroutant des faits opérait : Il était complètement obsédé par un homme. Par cet autre bord du bateau qu'il n'avait jusqu'alors jamais foulé. Est-ce que l'italien pouvait ressentir le trouble qui le régissait ? était-il seulement en mesure de lui accorder le bénéfice de la nouveauté ? Avait-il seulement assez de patience pour ça ? … Assez de sentiments ? Les circonstances n'étaient pas tellement propices à la rigolade, sinon l'épéiste aurait ri à ce moment présent. Gokudera avoir des sentiments pour lui ? Il était bien trop « lui-même » pour s'avilir à éprouver un tant soit peu de positif à son égard … Alors pourquoi ? Pourquoi un tel baiser ? Le frustrer d'avantage ? Lui insuffler cette désagréable sensation d'espoir vain ? Yamamoto était complètement paumé et l'arrivée de cette personne n'arrangeait pour ainsi dire en rien la situation.

« Ga...Ganauche ? » Souffla l'italien, la surprise déformant sa voix.

Ce ton de voix à la fois calme et doucereux, jamais il n'avait eu la chance de l'obtenir depuis qu'il connaissait Gokudera.

« On dirait bien, acquiesça t-il. Excusez-moi... Nous nous sommes déjà vu, n'est-ce pas ? Vous aussi vous faites partie de la famille ?

- Hey, on te cause. »

Takeshi secoua la tête lorsqu'il entendit la voix de l'argenté et que ce dernier se retournait doucement vers lui ; Il eut un léger frisson quand le regard nuance de gris intense se posa sur lui et qu'une kyrielle d'émotions put s'y lire l'espace d'un court instant. Mélange de mélancolie indéchiffrable et énigmatique. « Ne m'adresse pas ce genre de regard, Gokudera... Je t'en prie... » Finalement, le sabreur choisit l'option la plus facile mais aussi la plus douloureuse ; Tous deux l'observaient encore et il se passa alors une main sur la nuque avec cette habitude lui étant propre.

« Heu, je ne... Surement, ha ha. Yamamoto Takeshi, gardien de la pluie de Tsu...Enfin je veux dire du Juudaime. Enchanté » Répondit-il d'un ton poli tout en s'avançant afin de serrer la main de son homologue.

Ce dernier lui accorda un sourire aussi enjoué que sa prise de main.

« Ah, l'épéiste de talent ! Décidément, Vongola El Decimo sait s'entourer, sourit-il en accentuant sa poigne. Ganauche, gardien de la foudre du Kyuudaime.

- Maintenant que j'y pense... Vous étiez à la cérémonie d'initiation en l'honneur de Tsuna ha ha. Ricana le brun en se frottant la nuque avec désinvolture.

« Mais quel baka » Grinça l'argenté pour lui même en observant l'attitude de son homologue. Il poussa un profond soupir et fut sur le point de les laisser en plan tous les deux quand le plus âgé attrapa son bras et fit glisser sa main dans la sienne. Le sabreur baissa aussitôt les yeux sur ce contact et ne releva le regard que quand le l'homme aux cheveux bicolores prit de nouveau la parole :

« Nous pourrions peut-être aller boire un verre, qu'es-ce que vous en dîtes ? » Proposa le gardien de la foudre en oscillant entre l'un et l'autre.

Yamamoto ne put empêcher son regard de se poser sur le dos du fumeur qui avait sortit une cigarette de sa main libre et s'attelait à allumer avec un zippo qu'il enclencha avec toute la maîtrise le caractérisant. Finalement, il ne se retourna pas dans sa direction, attendant probablement que toute cette mascarade inutile prenne enfin fin. Pourquoi en la présence de ce Ganauche, Gokudera jouait-il la carte du silence chronique ? Décidément cette présence provoquait son lot d'effets nouveaux et énigmatiques ; Takeshi réalisa alors qu'il n'aimait pas. Ganauche parvenait à lui seul à transformer le fougueux gardien de la tempête et cette situation s'imprégna en lui comme un mal-aise qu'il ne savait véritablement expliquer.

« Je crois que je vais aller me coucher, le trajet n'a pas été de tout repos, déclina t-il en se forçant à sourire.

- Ouais, idem. »

La voix de l'argenté avait claqué tel un fouet et sans un regard en arrière, il s'empressa, main toujours prostrée dans celle du plus âgé, de clore ici et maintenant cette entrevue stupide. Cet imbécile et sa « formidable » aptitude à s'entendre avec tout le monde le rendait juste furax et d'autant plus en compagnie de Ganauche … Ce dernier lui devait quelques explications et il s'empresserait de les obtenir en quatrième vitesse.

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« On a des choses à se dire, je crois. »

Gokudera se laissa tomber sur un fauteuil de velours pourpre, dos contre l'accoudoir et les jambes posées négligemment sur l'autre cependant qu'il s'allumait une nouvelle cigarette. Ganauche referma soigneusement la porte de sa suite et posa un regard amusé vers son « invité » ; Lentement il s'approcha de lui tandis que ce dernier le fixait sans ciller puis approcha son visage à quelques centimètres du sien, étirant un sourire en coin mêlant désir et malice. Les pupilles de l'un et l'autre ne se lâchèrent pas un instant alors que l'échange gagnait en intensité. Un seul regard suffisait à emplir la pièce d'une profonde aura de luxure. Finalement, d'un habile et sensuel geste de la main, le gardien de la foudre s'empara de la cigarette de son homologue qu'il plaça à ses lèvres et se releva doucement.

« Toujours aussi sulfureux, Hayato » murmura t-il d'une voix de miel en expulsant la fumée de nacre.

Le métis l'observa un moment, ses yeux défilant de haut en bas de sa carrure parfaite et aisément distinguable au travers du costume sombre qui épousait ses formes à perfection. C'est ce qui lui avait plu d'emblée ; cette beauté licencieuse, cet amas de chair appétissant. Il écarquilla brusquement les yeux quand un éclair bleuté lui traversa la tête et que l'image d'un brun dont les pupilles marrons clairs le fixait intensément s'insurgea en lui comme une idée préconçue. Il secoua fébrilement la tête et se leva aussi rapidement afin de se poster devant son homologue duquel il reprit sagement le rouleau de tabac des lèvres.

« Toujours aussi direct, Gana, lâcha t-il d'un ton badin en replaçant la cigarette au coin de sa bouche. T'as sorti le même tableau à l'autre blondinet de mes deux ou t'as innové un peu ? S'enquit-il avec un semblant d'indifférence.

- Mais dis-moi, serais-ce de la jalousie que je distingue présentement ? Le taquina t-il en s'approchant de nouveau, un sourire appréciateur dessiné sur les lèvres.

- Dans tes rêves. Je savais très bien à quoi m'attendre quand …

- Quand tu t'es laissé tomber dans mes bras ?

- Quand j'ai décidé de coucher avec toi, nuance. » Rétorqua t-il, amer.

Arrivé de nouveau à sa hauteur, le gardien de la foudre ancra de nouveau son regard électrique dans les iris anthracites qui le dévisageaient désormais ouvertement tandis que ses mains entamait un habile jeux de frôlements de part et d'autre du torse caché par la chemise carmine. Lentement, l'index du gardien du neuvième parrain passa sous le tissu noir et fin de la cravate et commençait un flegmatique mouvement descendant, emportant bientôt dans sa course l'intégralité de la pièce de tissu. Pendant que l'autre s'attelait visiblement à le déshabiller, Gokudera ne bougea pas d'un pouce, pompant avec toujours autant de vivacité sur sa cigarette et le regard plus que statique que jamais. Il avait envie de sexe, plus que tout et présentement, il avait envie de baiser. Que ce soit Ganauche ou un autre, sa seule envie était d'assouvir son besoin primaire et cruel. Seulement... L'image perpétuelle d'un sabreur décérébré emplissait encore et toujours et ce contre sa volonté, son esprit. Putain, c'était absolument déconcertant ! Même là, en présence de l'homme qui avait jadis emplit les moindres recoins de sa tête, en présence de l'homme pour lequel il aurait pu jeter sa putain de fierté par la fenêtre, en présence du seul homme avec qui il avait couché plus d'une seule et unique fois, en présence de l'homme pour qui il avait, après un énorme travail sur lui-même, pu s'avouer qu'il en était attaché et enfin en la présence de l'homme pour lequel il n'avait jamais réussi à lui avouer quoi que ce soit concernant son ressenti... Non, c'était Yamamoto qui occupait son cerveau complètement et assurément mis à mal. Qu'est-ce qui lui avait pris tout à l'heure ? Il lui semblait avoir odieusement capitulé devant la force de son désir qui était à cet instant de le dévaster comme le ferait une tempête. Son corps à la peau halée semblable à un caramel fondant sous ses coups de langue, ses cheveux bruns qui glisseraient entre ses doigts et dont les pointes resteraient prisonnières de sa poigne bestiale tandis que le sabreur goûterait probablement pour la première fois les plaisirs du sexe avec un homme. Merde, cette pensée de l'ensevelir avec lui dans les méandres de son insatiabilité sexuelle était une pensée à la fois tellement plaisante et défendue qu'il en oublia presque les sentiments qui l'animait encore malgré tout pour le gardien du neuvième parrain ici présent. Ses pensées l'avaient plus excité que jamais et il ferma lentement les yeux cependant que la bosse sous son boxer pulsait activement.

« A quoi penses-tu ? » Susurra le plus âgé tandis qu'il plongeait dans son cou et que parallèlement le quatrième bouton de la chemise rougeoyante sautait entre ses doigts experts.

Hayato plissa quelque peu les yeux et haussa un sourcil quand son ex-amant revint à sa hauteur, dardant ses yeux sur son visage renfrogné.

« A toi et l'autre vermine. J'ignorais qu'il avait une vie sexuelle, au fait. » Mentit-il, sarcastique.

Ses paroles étaient sortie d'elles-même, cachant par ailleurs le fait que certes il avait bel et bien pensé à cela mais surtout que maintenant, il était en proie à un fantasme déroutant où c'était Yamamoto qui le touchait de la sorte. Alors non, il ne voulait pas que ça s'arrête et oui, il en avait crevé de jalousie quand cette vermine Vongola lui avait parlé de Ganauche. Néanmoins, cette pensée avait, à sa grande surprise, était relayé seconde ; Loin, très loin derrière l'idée de s'approprier corps sans âme l'épéiste.

Le physique. Gokudera savait depuis longtemps que c'était le facteur prépondérant de ses nombreuses parties de sexe et plus d'une fois s'était-il dit que c'était une réaction absolument futile tant elle était primaire et tant elle faisait partie intégrante de lui.

« Il n'a pas voulu coucher avec moi, si tu veux savoir, répondit le plus âgé en faisant désormais glisser la chemise rouge le long des épaules impeccablement dessinées lui faisant face. Il doit être maqué ou un truc dans le genre.

- Ta fierté a du en prendre un coup, ricana l'italien du tac au tac, visiblement enchanté par cette nouvelle.

- Pas vraiment, je savais que toi tu serais plus coopératif. Chuchota t-il d'une voix suave à quelques centimètres de son oreille. Allez Hayato, montres-moi à nouveau toute l'ardeur de l'attribut de la tempête.

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Le lendemain...

« VOIII, je retire ce que j'ai dis, t'es vraiment une brelle ! Qu'est-ce que c'est que ce style, ou plutôt ce non-style ? ! Tu veux impressionner les mémés sur le marché ou quoi ? ? »

Les braillements incessants de son sempai le concernant passait outre ses oreilles. D'un revers de main, Yamamoto essuya les gouttes de sueur ayant perlé à son front avant de se remettre en position d'attaque, le katana dirigé vers le Squale se tenant à quelques mètres face à lui et semblant frais comme un gardon, contrairement à lui. Il serra les dents, essayant désespérément de chasser l'italien et ce qui semblait être son amant, de ses pensées. Il se sentait désarçonné, assailli d'une part par Squalo qui ne lui faisait pas de quartier et d'autre part par ces images réalistes et déroutantes ; c'était comme s'il luttait contre un adversaire double l'attaquant à la fois physiquement et mentalement. Et l'offensive la plus douloureuse n'était pas celle proférée contre son corps... Il en était plus que tout conscient ; il en faisait plus que tout les frais.

« T'attends quoi, le dégel ? » Le héla à nouveau Superbi en soupirant d'ennui.

Takeshi lui adressa un micro-sourire bien vite remplacé par une expression sérieuse et se voulant concentrée. Les yeux de nouveau plissés avec assurance, le jeune homme fit un pas de côté tandis que son adversaire en faisait prudemment de même dans la direction opposée, les sourcils froncés. « Qu'est-ce que c'est que ces fluctuations ? VOI, on dirait que sa flamme est semblable au remous incessants d'une mer agitée en pleine tempête... »

« Scontro di rondine ! »

Un éclair bleuté fendit l'air de la salle d'entraînement du château de la Varia et se dirigea aussitôt vers le sabreur aux longs cheveux blancs, lequel invoqua sa fameuse boîte arme afin de s'en protéger. L'énorme requin de pluie encaissa l'intégralité de l'attaque en un vacarme assourdissant qui provoqua une fine pluie d'intérieur, s'abattant avec vivacité sur le sol grisâtre. Le brun surgit alors du brouillard environnant qu'avait provoqué la collision entre les deux attaques et tenta d'asséner un coup au plus âgé qui l'arrêta avec une facilité déconcertante.

« VOI, on arrête pour aujourd'hui ! Je sais pas ce que t'as mais... Qu'est-ce que ? ! »

Le Yamamoto se tenant devant lui se liquéfia alors, retombant en une ondée bleuâtre sur le sol déjà inondé et brusquement le vrai gardien de la pluie surgissait rapidement derrière lui et abattit la lame acérée contre son épaule. Le squale émit un juron et eut à peine le temps de placer correctement sa propre épée qu'il pliait sensiblement les genoux face à l'échappée de sang distinguable par dessus son épaule. Takeshi en profita alors pour le clouer au sol et planta violemment son arme à côté de son visage, soulevant une légère nuée de gravats cependant que la lame s'enfonçait dans la pierre. Squalo fronça les sourcils en détaillant le visage de l'homme se tenant au dessus de lui.

« Hey gamin, qu'est-ce que tu fous, bordel ? ! »

Le-dit gamin ne bougea pas tout de suite, restant prostré sur lui quelques instants. Ses yeux à la tonalité d'ordinaire bienveillante s'étaient assombris, teintés d'une lueur sauvage. Si le plus âgé n'avait pas eu Yamamoto Takeshi en face de lui, il aurait pu aisément qualifier ce regard de meurtrier. Il émanait de ces pupilles à cet instant présents, une animosité telle qu'elle en était tout bonnement inconcevable venant du Rain Gardian. Et pourtant … Prudemment, Superbi porta une main contre l'épaule du brun et le secoua légèrement ; Qu'est-ce qui lui arrivait ?

Le japonais cligna alors plusieurs fois des yeux avant de secouer la tête d'un air fatigué. Il baissa la tête vers l'autre et se releva aussitôt en lui tendant la main avec obligeance.

« VOI, c'était quoi ce regard. Tu voulais me buter, ou quoi ? s'énerva t-il en attrapant la main qui l'aidait à se redresser.

- ... Je, non bien sûr que non ! Désolé, j'y suis allé un peu fort, ha ha. Excuses-moi...

- ... Mouais. Allez, assez pour aujourd'hui ! Tache d'être plus en forme demain ! »

Tout en lui jetant un dernier regard, le plus âgé quitta la pièce en agitant la main avec nonchalance. Dès qu'il fut seul, Takeshi rangea aussitôt son Shigure Kintoki et soupira fortement avant de se laisser tomber contre le sol et de se mettre à fixer le plafond avec amertume. Ses sentiments commençaient à le rendre fou ; un changement s'opérait en lui, c'était inévitable.

Pendant ce temps …

« Voici les documents concernant les mouvements des derniers Millefiore en action. D'après nos estimations, ils ne seraient plus qu'une petite centaine à œuvrer au Japon et en Italie mais de là à écarter définitivement toutes menaces. Byakuran avait des sujets qui lui était entièrement dévoués et …

- C'est bien gentil mais qu'est-ce que tu veux que ça me foute, déchet ? Les Vongola sont pas assez nombreux pour écraser les quelques moustiques restants ? »

Gokudera serra le poing en même temps que son dossier se pliait dangereusement. Il dut faire un effort incommensurable pour ne pas remballer le boss de la Varia ici présent. Cette espèce de grosse feignasse invivable était en tout et pour tout une véritable plaie. Xanxus semblait véritablement se foutre d'absolument tout hormis de sa cave à vin et de son ligre trônant sagement à ses côtés et ne manquant pas de grogner sous sa présence. Peu importe, il se devait de faire un rapport au chef de la section d'assassins et il le ferait malgré les réticences de ce dernier à l'écouter. Un bon travail était un travail bien fait.

« Va baver ton discours à l'autre déchet qui fait que gueuler.

- Ahem, putain...

- VOIIIIIIIII, c'est qui le déchet qui fait que gueuler, enfoiré de boss ?

- Levi, connard de parano de merde. » Ricana ouvertement Xanxus, se foutant joyeusement de la gueule de son subordonné chez qui la veine présente sur sa tempe avait triplé de volume.

Le fumeur avait préféré sortir car d'une part son dégout pour Xanxus avait atteint son quota journalier puis d'autre part car les deux autres étaient en train de s'insulter joyeusement depuis une bonne dizaine de minutes, faisant tous deux preuve d'une originalité légendaire : « Déchet », « Sale déchet de merde », « Connard d'enfoiré de boss », « Putain de connard de déchet de merde », « Saloperie de boss inutile » … Et autres locutions toutes aussi recherchées.

« VOII, c'est le déchet qui fait que gueuler qui chapote tout dans cette baraque ! » Aboya le Squale une fois sortit du bureau duquel il claqua la porte à en faire vibrer les murs.

Gokudera grogna un semblant de juron en portant une main contre son oreille tout en lançant un regard blasé au plus âgé.

« Aurais-tu l'obligeance de lire ce putain de dossier, merci, sollicita t-il en lui tendant la pochette en question.

- Évidemment que je vais le faire, je m'appelle pas Xanxus ! Vociféra le squale d'un volume de voix suffisant à ce que la cloison permette le passage de décibels.

- Ferme ta gueule ou viens le dire en face, déchet. »

Alors que Superbi réprimait du mieux que possible sa colère en direction de la porte, son attention fut soudainement attirée par le gardien de la tempête qui fixait son épaule, imperturbable. La plaie distinguable par dessus la chemise fine était dissimulée par une large bande de gaze entourant son torse puis remontant son épaule. Squalo haussa un sourcil ; Il n'avait jamais vu de blessure de cet acabit ou quoi ?

« Le gamin était complètement déchaîné ! Si je m'étais pas défendu, il m'aurait coupé le bras ! » expliqua t-il vaguement, un air faussement intéressé peint sur le visage.

Par gamin, Gokudera comprit de suite qu'il parlait de Yamamoto malgré l'étrangeté des faits. Depuis quand Yamamoto faisait-il preuve d'autant d'hostilité envers une de ses connaissances, et qui plus est son sempai ?

« Comment ça ? Questionna t-il soudainement en feignant lui aussi l'indifférence.

- Yamamoto-mode berserk-failli couper bras. C'est compréhensible comme ça ? Soupira t-il. Sur ce, j'ai de la paperasse à lire, à plus ! »

« Tch » l'italien l'observa s'éloigner et se mit aussitôt à tâtonner les poches de son pantalon à la recherche de son paquet de cigarettes. Quand il l'eut trouvé, il tapota légèrement dessus afin de sortir un rouleau de tabac qu'il coinça à la commissure de ses lèvres cependant que son autre main amenait la flamme à son extrémité. Yamamoto devait être à la douche à l'heure qu'il est. Gokudera tira de tout son saoul sur sa cigarette afin de se donner du courage. Un courage illusoire puisqu'à ce stade l'envie qui lui trônait dans la tête depuis des jours semblait avoir atteint son paroxysme. D'autant plus quand le sabreur agissait de la sorte, bizarrement. Non mais qu'est-ce qu'il fichait ?

« Et merde ! » jura t-il alors en se dirigeant vers l'aile est du château ...

Le sabreur était immobile sous le flot d'eau coulant rapidement sur sa peau. Une main contre la paroi de la douche, il se contentait de fixer le sol alors que ses pensées étaient centrées irrémédiablement sur son entrainement avec Squalo. Qu'est-ce qu'il lui avait pris ? Pourquoi le simple fait d'imaginer une seule seconde que l'amant de Gokudera se tenait devant lui à la place de son sempai l'avait intimé à se montrer radicalement plus agressif ? « Tu déteins sur Gokudera mon vieux, ha ha » s'était-il dit de sorte à cacher son trouble mais la réalité se révélait toute autre : Il était jaloux. Un sentiment nouveau et douloureux tellement il était authentique. Il cogna soudainement du poing contre la paroi avant d'éteindre le jet et de sortir tout aussi rapidement. Essuyant la buée maculant le miroir, il se regarda quelques instants, appuyant ses mains de part et d'autre du lavabo. Le visage qu'il vit lui parut on ne peut plus normal … Et cela le dérouta. Plus rien n'était normal et l'entière acceptation de ses sentiments pour le bel italien avait été trop facile. Etait-elle seulement possible ? Takeshi soupira. Il passa une main rapide dans ses cheveux afin d'y chasser le plus gros de l'eau s'y étant imprégné et sortit de la pièce.

« On peut savoir ce que tu fous ? Depuis quand dézinguer tes potes, c'est devenu ton dada ? »

Le brun fit volte-face et écarquilla les yeux comme jamais en tombant sur le fumeur, adossé contre la porte close, les mains dans les poches et la mine plus renfrognée que jamais. S'il était venu pour le réprimander encore et toujours, Takeshi s'empresserait d'écourter l'entrevue. Il était fatigué aussi bien mentalement que physiquement et là, maintenant, l'idée de se disputer à nouveau avec l'argenté l'achèverait à coup sûr. Gokudera avait un impact trop important sur lui ; ses moindres faits et gestes avaient un impact trop important sur lui. Ce regard anthracite le fixant avec véhémence également si bien qu'il réprima un frisson lui longeant la colonne vertébrale.

« Go... Gokudera, qu'est-ce que tu fais ici ? »

Ce qu'il fichait ici ? La bonne blague. Gokudera bataillait dur comme fer pour empêcher son regard de dévier de sa trajectoire de manière un peu trop flagrante. Ses moindres sens étaient en éveil et le sang lui battait furieusement aux tempes tandis qu'il se forçait à ne pas mater l'autre des pieds à la tête. Putain mais est-ce que Yamamoto se rendait compte qu'il le faisait se tendre comme jamais ? L'unique serviette blanche qu'il portait autour de la taille ne demandait qu'à tomber. Les gouttes luisantes telle une rosée matinale se perdant dans la chevelure noire ne demandaient qu'à s'évaporer sous l'ardeur de leur corps à corps, les abdominaux superbement dessinés ne demandaient qu'à être dévoré... L'argenté en perdit le sens de la réalité. Ici et dans quelques instants, il se taperait Yamamoto Takeshi. Ce n'était plus qu'une question de temps. Diable, Il fallait qu'il résiste à l'envie ineffable de lui sauter dessus, sans ménagements.

« Gokudera... Arrête de me regarder comme ça, je t'en prie

- Putain... Répond à ma question.

- Mais merde ! ( il fit un pas dans sa direction et leva aussitôt les bras sous le coup de l'émotion ) Arrête de me regarder comme ça alors que ton copain se trouve dans les murs de ce château ! Tu n'as vraiment aucune morale, aucune considération pour les autres et je m'en veux de crever d'amour pour toi alors que t'en a rien à foutre de moi ! Alors pourquoi hein ? Pourquoi tu t'évertues à me donner cet espoir de merde ? Tu peux me le dire, ça ? J'en ai ma claque d'imaginer n'importe quoi à chaque fois que tu n'es pas capable de réprimer tes pulsions ! Alors soit tu me dis ici et maintenant ce que tu veux réellement, soit tu quittes cette pièce...

Il avait craqué le premier. Il avait déballé son ressenti à s'en sectionner les cordes vocales. Takeshi tourna la tête aussitôt sa tirade terminée, ne souhaitant en aucun cas voir la réaction du jeune homme s'amorçant en premier lieu sur son visage. La honte. C'était bel et bien elle qui l'emplissait tout entier à cet instant présent et finalement, plus que l'envie d'aller s'enterrer dans un bar et de descendre la moitié du stock de l'établissement à lui tout seul, c'est la volonté qu'il avait que Gokudera brise le silence qui était la plus forte. Un silence proprement chaotique. La prochaine parole allait tomber sur lui comme un couperet et probablement ne s'en relèverait-il pas. Mais après tout qu'importe ? Son cœur allait s'alléger et il pourrait oublier et repartir du bon pied, n'est-ce pas … ?

Oui ce devait être ça puisque l'image de Gokudera se retournant alors vers la porte lui glaça aussi sec le sang, au même titre que ce geste simple mais pourtant ultime : N'ajoutant rien de plus à ce qu'il venait d'entendre, le gardien de la tempête prit soin de fermer la porte de la chambre puis se retourna lentement, le visage à demi-tourné vers l'autre.

« T'es vraiment trop con, putain » Ajouta t-il seulement avant d'avancer vers lui, ancrant ses prunelles emplies de désir dans ses consœurs.

D'un geste simple et précis, il plaqua le brun contre le mur le plus proche et fondit sur sa bouche alors qu'une main prenait bien vite sa place sur sa nuque, traçant bientôt le contour des épaules robustes. Yamamoto avait, comme la dernière fois, gardé les yeux ouverts sous la brusquerie du geste mais avait rapidement laissé tomber les paupières cependant que sa langue rencontrait une nouvelle fois celle de Gokudera pour un échange fougueux et teinté d'un ardent désir qui se répercuta aussitôt jusque son bas-ventre. Sentir de nouveau le corps de l'autre contre le sien lui procura une intense sensation de bien-être qui se traduisait par un fourmillement sémillant dans les moindres recoins de son propre corps. Jamais il n'avait connu pareille sensation. Finalement, jamais n'était-il tombé amoureux …

Hayato brisa une nouvelle fois l'échange afin d'en entamer un autre, plus poussé, plus véhément, plus sauvage ; L'habile genoux placé de façon nullement anodine lui indiquèrent que le brun était au même stade que lui. Le sabreur avait abandonné sa position statique pour glisser ses mains sous la chemise rouge, appréciant le grain de peau soyeux tandis qu'il remontait lascivement vers les boutons de chairs qu'il se mit à titiller lentement du bout des doigts. Il n'y avait vraisemblablement que ça, le langage du corps. Seul lui parvenait à mettre les deux jeunes hommes en parfaite corrélation mentale et bien entendu physique. Le japonais pouvait sentir l'apaisement certain de leurs flammes respectives ; Ces dernières semblaient se mélanger avec toute l'ardeur de leur possesseur si bien que les éclairs magenta qui défilaient sous les yeux du sabreur, une fois ceux-ci fermés ne l'étonna pas le moins du monde. Gokudera pouvait le ressentir également mais à l'inverse de l'autre, ne s'en formalisa aucunement, trop occupé à dévorer le corps lui faisant face, à se concentrer sur les sensations ressenties. En définitive, à répondre à son besoin primaire et urgent de sexe.

« Dessapes-moi »

Le ton de voix sonnait comme une supplique plutôt qu'un ordre véritable. Yamamoto tressaillit et le regard qu'il posa alors sur son futur amant était à la fois mêlé d'un désir extatique mais aussi profondément réprimé ; S'ils commençaient, ils iraient jusqu'au bout et il n'y aurait pas de retour possible. Et ça tombait plutôt bien car aucun des deux n'avait visiblement envie de faire marche arrière.

« Putain, dépêche » Grogna l'argenté contre son cou tandis que sa main se posait sur ton torse et épousait sa musculature avec délectation.

Son index se plaça aussitôt dans le creux de la peau et descendit doucement jusqu'aux abdominaux puis ensuite le nombril et bientôt, la main aventureuse se logeait sur la bosse prenant forme par dessus la serviette immaculée. Takeshi émit un léger soupir tandis que l'autre s'attelait à caresser son sexe que l'on distinguait fièrement tendu par dessus le tissu … Il releva le visage vers le sien et s'empara à nouveau des lèvres rosées en s'attelant désormais à défaire un à un les boutons de la chemise devenue à ce stade – et comme le reste des vêtements – beaucoup trop encombrante. Quand elle tomba enfin au sol, Gokudera rompit le baiser et colla d'avantage son bassin au sien dans une attitude hautement suggestive, invitant le brun à déboucler sa ceinture. Dans le même temps, la malheureuse serviette avait glissé des hanches de son porteur, révélant ainsi toute l'étendue de son désir à l'autre, lequel esquissa un micro-sourire en constatant le stade critique dont il était sujet. Le sexe lui aussi érigé à son maximum, l'italien soupira de plaisir quand l'autre ouvrit enfin son pantalon et le prit en main, apposant un rythme lent et particulièrement intense qu'il s'empressa alors d'imiter, réunissant alors leurs deux sexes gorgés de désirs dans la paume de sa main. Yamamoto avait fermé les yeux, s'appropriant un plaisir sans nom ; Gokudera était doué, bon sang ce qu'il était doué !

« … Sur le lit » Souffla ce dernier tout contre son oreille ; la résistance lui faisant à ce stade, cruellement défaut.

Se faisant, il abandonna la friction de leurs deux membres pour pousser le brun sur le lit. Celui-ci l'observa terminer d'enlever ses derniers vêtements, appréciant tout particulièrement la vue et s'avancer vers lui, une lueur prédatrice dans le fond des yeux. Cependant, il ne revint pas vers son visage mais plutôt … Takeshi poussa un caressant soupir d'extase quand une entre chaude et humide se referma sur lui et entamait de lents mouvements de va-et-vient. Tandis que sa main gauche s'occupait à tenir le membre de son partenaire, la main libre du métis se dirigea alors vers son intimité afin de le préparer un minimum à la suite des festivités. Yamamoto était bien battit et cela valait également pour le dessous de la ceinture. Il risquait vraisemblablement d'y prendre plus de plaisir que prévu …

« Aah... Goku... Hayato arrête sinon je vais... »

L'argenté stoppa son mouvement, un mince filet de salive le reliant encore à la colonne de chair érigée. Lentement, il s'avança vers son bassin et plaçant ses jambes de part et d'autre de son corps, s'empala doucement sur son sexe et réprima un intense soupir de bien-être quand le membre tapa au plus profond de lui. Yamamoto quant à lui était à des années lumières de toutes réalités ; cette réalité le mettant présentement au plus profond du corps de l'italien. L'étroitesse des lieux et la chaleur l'irradiant jusque dans les moindres cellules de son corps auraient suffit à le faire venir dans la minute alors que Gokudera était toujours immobile, beau comme un dieu avec ses lèvres entre-ouvertes et sa tête rejetée en arrière tandis qu'il s'abreuvait des innombrables sensations coulant en lui avec volupté. Les sensations éprouvées n'avaient rien à voir avec le sexe avec une femme ; elles semblaient décuplées et ce alors même qu'ils ne bougeaient toujours pas. Takeshi posa ses mains sur ses hanches, caressant avec tendresse ses flancs et également ses fesses pour finir par remonter le long de son dos puis des épaules qu'il agrippa afin d'amener le visage déformé par le plaisir naissant contre le sien. Le fumeur émit un gémissement qui lui fit complètement perdre la tête quand leurs deux bassins commencèrent à se mouvoir lentement, faisant résonner en un écho luxueux leurs halètements respectifs. Yamamoto se mordit brusquement la lèvre quand l'autre s'élançait désormais avec vivacité sur son bas-ventre, s'empalant profondément sur son membre et lui prodiguant un plaisir extatique qui se répercuta aussitôt en lui tel le passage d'un électrochoc si bien qu'il ne put plus lutter d'avantage contre la délivrance qui le faucha brusquement peu de temps après alors que son corps s'arquait sous le coup du plaisir. Un plaisir trop intense ; le meilleur qu'il ai jamais eu. Gokudera plissa d'avantage les yeux si tant est que ça soit possible en observant l'autre atteindre le 7e ciel et se répandre en lui tandis que son corps était en proie à de légers spasmes qui s'estompèrent quelques secondes plus tard ; Il retomba contre le lit, sa nuque reposant lourdement contre l'oreiller et la pomme d'Adam effectuant une dernière série corrélée à ses mouvements respiratoires. Là, maintenant, il confirmait sans vergogne que Yamamoto Takeshi était à tomber, perdu de la sorte dans les limbes de la luxure. Merde. Merde. Merde. Cette vision accentua de manière drastique la montée de la jouissance au plus profond de son corps ; Il n'allait pas tarder lui non plus. Il se pencha d'avantage pour enfouir son visage dans le cou de son amant qui revenait tant bien que mal de son orgasme et effectua une dernière série de va-et-vient décisives ; lorsque le membre tapa avec force et pour la énième fois la tache divine qui le faisait se cambrer de plaisir, il se saisi de son sexe qu'il effleura à peine et jouit dans un soupir rauque, étouffé contre la peau de son partenaire tandis qu'il se répandait contre son ventre...

Reprenant peu à peu ses esprits, Gokudera se dégagea doucement du corps de l'autre qui, un bras contre le front, était toujours occupé à reprendre sa respiration. Il se leva et entreprit alors de rassembler ses affaires.

« Attend, reste s'il te plait, souffla le brun en lui attrapant le bras alors qu'il enfilait de nouveau son boxer.

- Je crois pas non.

- M-mais pourquoi ? »

L'argenté s'alluma une cigarette sur laquelle il tira avec vivacité puis consentit à se tourner vers l'autre qui l'observait, l'incertitude déformant ses traits.

« C'était la première et la dernière fois. »

A suivre ...

La suite de la fiction ne sera pas pour tout de suite, je vais m'atteler à fournir la suite de mes fictions concernant le fandom Bleach, aussi je vous invite à patienter … Merci pour votre lecture et à la prochaine fois :)