Titre : Indisclosed Desires ( Dixit Muse )

Pairing : Yamamoto TYL X Gokudera TYL (8059)

Rating : M

Disclaimer : Personnages à Akira Amano-Sensei, histoire à moi ( avec inspiration d'un Dj intitulé Nella pioggia intensa ainsi que d'autres que je citerai plus tard mais ça, on ne le dira pas. : p )

Warning : Lemon / Lime inclus - c'est chaud bouillant chez nos deux lapins *_*

Note : Bonjour,

Je manque cruellement de temps en ce moment, aussi il est possible que je ne puisse, dans l'immédiat, répondre à toutes les reviews et je m'en excuse mais sachez que je suis encore très touchée par votre engouement ainsi que vos dires concernant ce que je peux écrire... Sachez que si je fais quelques heureuses en postant mes textes, ce sentiment se répercute puissance 10 sur mon petit cœur. Merci beaucoup. En espérant que ce onzième chapitre vous plaise tout autant. Un joyeux Noël en avance, de bonnes fêtes de fin d'année à toutes et à bientôt. :)

A Tsubaki I : Je ne vais pas faire dans l'original mais MERCI beaucoup ! Ça fait vraiment plaisir de te voir régulièrement ici bas. ^_^ D'ailleurs, à ce propos, la conjoncture doit être bonne vu les marchés de Noël qui fusent un peu partout hein … * rires * :p Concernant tes dires, je suis complètement d'accord en ce qui concerne Gokudera. Il est vraiment impossible … Je croise moi-même les doigts quant à la suite. T_T ( mode auteure impartiale ON ). Je te dis à très vite et t'embrasse chaleureusement !

A Distorsion02 : Ton pseudo me dit quelque chose, je crois me souvenir l'avoir aperçu quelque part ( hormis sur Sometimes When It Rains :p Merci pour ton comm d'ailleurs ! J'ai ri au « petit canifs de premier prix achetés chez Lidl » xD ). Dans tous les cas, je suis ravie de te trouver par ici et que cette fiction te plaise. Grande et heureuse famille que celle des adeptes du 8059 * rires * Elle semble s'agrandir de jours en jours, c'est chouette. ^_^ En espérant que ce chapitre te plaise tout autant et au plaisir.

A Ayaka Maeda : Merci encore, en espérant que cette suite te plaise.

-x-x-

~ Italie – Manoir de la Varia, aile est

Encore profondément troublé par ce qu'il venait de se passer, Yamamoto n'assimila pas de suite les dires, pourtant tranchants, de l'italien. Ce dernier avait ressenti le trouble ayant altéré son visiblement ex-amant ; ses traits se renfrognèrent un peu plus et il enfila son pantalon, négligeant d'en fermer le bouton puis inspira une nouvelle fois sur sa cigarette. Le regard marron clair rivé sur lui l'agaçait et plus que tout, vraiment, il aurait voulu que la suite se passe autrement car il le savait, le brun n'allait pas le laisser partir comme ça ou alors l'espérait-il ? Au fond, il devait s'avouer qu'il était lui aussi quelque peu abasourdi par leur étreinte...

Non le sabreur ne le laisserait surement pas quitter la pièce sans quémander quelconques explications inutiles et du reste, d'autant plus après s'être déclaré de la sorte et d'autant plus après avoir franchit les barrières du désir inextinguible les ayant tiraillé tous les deux. La réalité sautant alors à la gorge de l'italien tel un animal sauvage : ils avaient couché ensemble. Ça y est, c'était chose faite ; ils avaient enfin pu se repaître du corps de l'autre, s'abandonner à un puissant corps-à-corps les ayant largement amenés vers les limbes d'un plaisir extatique. C'était bon, très bon, et chacun des deux y avaient pris plaisir, énormément de plaisir... Seulement, et finalement cela ne l'étonna pas outre mesure, Gokudera n'en récolta aucun sentiments d'apaisement. De deux choses l'une : est-ce qu'il regrettait ce qu'il venait de ce passer ? Non. Pas le moins du monde. Est-ce qu'il regrettait la soudaine déclaration du sabreur ? Oui et pour deux raisons : Jamais ; il n'avait jamais eu de relation sérieuse hormis avec le gardien de la foudre du neuvième parrain mais là encore, la donne était différente. C'était un sentiment unilatéral; Ganauche ne l'aimait pas, il aimait simplement son corps et l'italien avait de suite assimilé ce fait comme étant l'unique moteur à la relation particulière qu'il entretenait avec l'homme aux cheveux bicolores mais également l'unique moteur de sa souffrance. Il avait été extrêmement difficile pour lui de s'avouer qu'il avait des sentiments pour Ganauche et d'autant plus de constater qu'envers et contre tout, ceux-ci n'étaient pas réciproques et ne le seraient probablement jamais. Ganauche n'était pas du genre à se poser. Il n'avait jamais été un gars stable et c'est ce qu'il s'était évertué à lui dire et ce sans savoir que l'argenté avait des sentiments pour lui. Peut-être qu'il s'en doutait, un peu mais au final qu'importe. Les faits étaient là, indicibles et immuables et c'était peut-être mieux ainsi... Peut-être. De toute manière la deuxième raison des quelconques regrets du fumeur concernant le sabreur découlaient directement de ces quelques souvenirs et ressentis : il n'avait plus envie de souffrir et malheureusement pour lui, Takeshi n'avait pas été le seul à lui balancer, de la sorte, qu'il l'aimait. Gokudera avait depuis longtemps arrêté de cogiter à ce sujet : Il n'était pas fait pour ce genre de conneries et ne le serait probablement jamais.

« Désolé » Fut tout ce qu'il trouva à dire au brun qui l'observait toujours avec incompréhension ; une vive douleur se distinguait dans son regard havane désormais assombri et cette vision lui devint subitement insoutenable.

Merde, qu'est-ce qu'il fichait ? Ce n'était pas la première fois qu'il prenait congé après avoir assouvi ses désirs. Le fait que ce soit, cette fois-ci, avec Yamamoto Takeshi ne devait aucunement changer la donne. N'est-ce pas ?

Évidemment que non.

Se faisant, il ramassa sa chemise qu'il reboutonna à la hâte, de même que son pantalon puis se dirigea vers la porte.

« Alors c'est tout ? »

La voix de l'épéiste résonna en lui comme un glas et son corps se stoppa de lui-même sous le poids décidément trop imposant de la situation dans laquelle ils se trouvaient. Cette situation même qu'il avait mis en place et ce en connaissance de causes. « Merde. Merde. Merde. Merde. Sors de cette chambre. Barres-toi, allez ! »

Takeshi se redressa complètement, s'asseyant sur le bord du lit, les coudes reposant sur ses genoux cependant que son regard resté désespérément rivé sur le dos de son homologue.

« Tu as eu ce que tu voulais, n'est-ce pas ? »

Le fumeur tressaillit ; le ton était froid et suintait le mépris. Une attitude parfaitement inhabituelle venant du brun et pourtant entièrement justifiée. Gokudera émit un rire amer.

« Exactement. »

Ce fut au tour de l'épéiste d'avoir un coup au cœur. Alors c'était ainsi ? Gokudera était ce genre de personne ? Takeshi secoua finalement la tête et étira un sourire tout ce qu'il y a de plus inapproprié vu la situation émotionnelle catastrophique dans lequel il se trouvait.

« Tu veux savoir ?

- Non, rétorqua t-il aussitôt.

- Je savais plus ou moins que ça allait se passer comme ça... J'ignorais simplement que ça se passerait aussi vite. »

Gokudera tourna légèrement la tête et les yeux anthracites nuancés de vert se posèrent méthodiquement sur le brun ; le regard qu'il capta alors dans les prunelles chaudes et dénuées de toute hostilité lui emballèrent aussitôt le cœur ; ce qu'il pouvait y lire lui était énigmatique. « Pourquoi tu me regardes comme ça, crétin ? Arrête de me fixer avec ces yeux là, putain ! » jura t-il en son for intérieur.

« Désolé mais... Les conversations sur « l'oreiller » ne m'intéressent pas. Sur ce...

- Je me doute. Tu n'es pas ce genre de gars... Je sais que tu...

- Qu'est-ce que tu cherches à obtenir ? » Le coupa t-il, méfiant.

Le sabreur baissa sensiblement les yeux.

« Rien. J'essaye juste de te faire rester plus longtemps … Ha ha. Je sais que je suis con, pas la peine de le dire ni même de le penser. »

Un intense frisson parcourut le corps de l'italien à cet instant si bien qu'il se retourna complètement, ne manquant pas de plisser férocement le regard.

« Écoute...

- Hayato, je veux juste...

- Je vais mettre les choses au clair avec toi.

- ... Tu crois que je vais aller le crier sur tous les toits ?

- Je crois surtout que tu vas te faire de fausses idées : On a … On l'a fait. J'avais envie de toi et t'avais envie de moi, parfait. C'était bon et c'est tout. Il est hors de question que ce... Ce fait, change quoi que ce soit entre nous et encore moins vis-à-vis du Juudaime qui, bien entendu, n'en saura jamais rien, lui ni personne d'autres. C'est clair ? »

Gokudera observa encore quelques secondes l'autre, espérant qu'il encaisse sans broncher l'intégralité de sa tirade. La réaction du sabreur lui atterrit dans les oreilles cependant qu'il se tournait de nouveau en direction de la porte. Toujours ce rire franc et désarçonnant ; l'argenté déglutit péniblement.

« Qu'est-ce qui te fait rire, espèce de … ?

- ... Je me demandais juste si le chantage marchait avec toi, avoua t-il, sans se départir de son sourire.

- P-pardon ?

- Contrairement à toi, je me fiche totalement que Tsuna soit au courant. Aussi, je vais être franc : Hayato, reste avec moi pour cette nuit et j'abolis toutes idées d'en parler à quiconque. Je ne te demande pas grand chose … Juste pouvoir prolonger un peu ce moment. »

-x-x-

~ Namimori, Japon – Base Vongola

Irie Shoichi soupira de soulagement en découvrant la salle vidéo assurément vide. Il avait travaillé des heures avec Giannini et sur tout le temps passé à bosser, ils n'avaient cessé ou presque de se quereller. Et bien sûr, il avait fallu que Spanner, ce crétin, vienne mettre son grain de sel, ce qui finalement, avait augmenté proportionnellement les causes de leurs incessantes querelles. Le jeune homme aux cheveux roux se laissa tomber sur un des fauteuils et alluma son ordinateur portable, ne manquant pas d'y brancher son casque audio en poussant un soupir de contentement une fois l'appareil sur ses oreilles. Il enclencha la musique et bientôt le son de son groupe préféré emplissait ses oreilles, le coupant inévitablement du reste de la base. Le jeune homme remuait les lèvres en cadence avec les sonorités rock qui s'échappaient de l'appareil dont le volume était probablement à son maximum.

Il s'enfonça un peu plus dans le fauteuil et en profita pour connecter à nouveau l'ordinateur de la base, tandis qu'il observait son propre pc avec intérêt, faisant défiler divers dossiers à l'aide du touchpad.

Soudain, un affichage semblable à celui d'un virus ayant infiltré le système se mit à clignoter sur son écran mais également celui de la base, restés connectés. Le jeune homme se releva aussitôt se mit à pianoter énergiquement sur sa bécane afin de cibler au plus vite le problème et de pouvoir y remédier sans encombres. Ce n'était évidemment pas la première fois que la base faisait l'objet d'une tentative d'infiltration informatique ainsi que de piratages en tous genres ; à dire vrai, celle-ci était attaquée par pas moins de cinq à dix tentatives par semaine et à chaque fois, le jeune scientifique usait de sa dextérité pour défendre et neutraliser la menace ; et il était doué. Seulement... face à un adversaire de la même trempe que lui, la donne changeait radicalement du tout au tout.

Et pour cause ...

Le jeune homme fronça les sourcils ; Ses traits se crispèrent d'effroi et il écarquilla violemment les yeux devant le message s'affichant perceptiblement devant lui :

« Ça faisait un bail, mon petit Sho-chan »

-x-x-

Gokudera plissa le front, abasourdi par ce qu'il venait d'entendre. Le silence sépulcral qui régnait dans la pièce était propice à ce qu'il intègre l'ensemble des paroles lâchées par l'épéiste. Il rêvait ou bien ? Du chantage, Yamamoto Takeshi le faisait chanter et de la plus basse façon qui soit. Là, maintenant, la seule envie qui l'habitait était de coller une beigne maison à cet éternel imbécile et lui enlever cette pseudo assurance absolument infâme. Merde, il n'avait pas le droit d'agir de la sorte ! …

… Il n'avait pas le droit de tomber amoureux de lui.

Le fumeur émit un juron avant de ré-adopter son intarissable air indifférent. En réalité, il luttait plus que tout pour effacer le trouble qui l'assaillait suite à la « demande » express de l'autre.

« Je rêve. Tu crois que ton petit manège va avoir un quelconque effet ?

- Je l'espère. »

Non, décidément la situation était réellement au summum de l'étrangeté. Yamamoto n'était, bien sûr, pas le premier type avec qui il couchait mais c'était assurément le seul qui lui faisait une telle proposition après avoir couché ensemble mais également... Et cette pensée lui retourna le ventre, le seul avec qui la brusque pensée de rester et de remettre ça lui avait vrillé la tête l'espace d'un court instant. Le brun voulait qu'il reste ? Il voulait un second round ? Pas de soucis, Gokudera était prêt à abandonner son exécrable fierté ainsi que son caractère convaincu l'intimant, à chaque fois, à ne jamais coucher deux fois de suite avec le même partenaire, pour le plaquer de nouveau contre le lit et le dévorer cette fois-ci entièrement. Après tout, dire qu'il n'en avait pas envie était un odieux mensonge...

« Au risque de me répéter : qu'est-ce que tu cherches à obtenir ?

- Tu ne le sais vraiment pas ? »

Yamamoto aurait voulu lui crier à la figure un « C'est toi que je veux merde ! » à la fois tranchant et direct mais son intuition l'intimait à garder cette réalité pour lui ; nul doute que s'il balançait encore une fois le fond de sa pensée de la sorte, l'italien partirait alors définitivement. Le regard plissé rivé sur lui était méfiant et, il le savait, quelque peu altéré lui aussi par le tournant inattendu que prenaient les événements.

« Tu veux encore baiser ? »

Le sabreur frissonna ; La franchise acerbe, le manque de tact, la finesse légendaire de l'argenté ne cessait de le déstabiliser et de le captiver intensément à la fois. En réalité, il avait tellement envie de s'abreuver de la présence de l'autre autant qu'il le pouvait et ce avant qu'il ne disparaisse à nouveau qu'il ne put empêcher ce seul et unique mot, faisant office de réponse et pourtant à ses années-lumières de son véritable désir, de lui sortir de la bouche.

« Oui »

Gokudera haussa un sourcil puis éteignit sa cigarette qu'il écrasa dans un quelconque bibelot trônant sur un des meubles en bois traînant dans la chambre. Il étira un sourire énigmatique et se dirigea de nouveau vers le grand lit défait et plus précisément sur la personne s'y trouvant encore installée. D'un geste simple contre le torse halé, il poussa derechef le brun contre le matelas et grimpa à califourchon sur lui, plaquant brusquement ses mains contre les épaules musclés qu'il maintenait contre les draps. Takeshi tenta de glisser une quelconque parole mais sa bouche fut aussitôt prise d'assaut en un baiser fougueux et exigeant. La langue du métis passa dans la sienne et bientôt retrouvait sa consœur pour un ballet d'étreintes véhémentes. Les baisers de l'argenté avaient quelque chose de véritablement intense et Yamamoto savait plus que tout qu'il ne pouvait lutter ; ces baisers le rendait fou. Ce corps perché sur le sien le rendait fou et à défaut de paroles, l'épéiste mit un point d'honneur à faire passer l'intégralité de ses sentiments dans chacun de ses baisers qu'il rendait avec autant de vivacité à son instigateur. Il espérait juste que ce dernier puisse ressentir l'étendue de son ressenti, qu'il puisse jauger lui-même de la ferveur qui l'animait mais surtout, et c'était le plus important, de sa sincérité. Tandis que le baiser se poursuivait avec toujours plus d'intensité de la part des deux jeunes hommes, les mains prostrées sur les épaules quittèrent leur place afin de déboutonner à nouveau les quelques boutons de la chemise carmine qui avaient été remis en place, à la hâte.

« Mmhf, a-attends... Allons prendre une douche » Lâcha le brun contre les lèvres rosées alors qu'il cassait le baiser.

Le fumeur ne répondit pas. Il s'extirpa du corps de l'autre et le tira brusquement par le bras tandis qu'il prenait la direction de la salle de bain. Le peu d'espace les séparant à la salle d'eau fut propice à d'autres échanges effrénés ; Toujours plus avide, Gokudera n'avait de cesse de plaquer l'autre contre les murs et il en fut de même lorsque les deux gardiens, de nouveau nus, pénétrèrent dans la large cabine de douche. Yamamoto se délectait de la douceur de la peau de son partenaire alors que ses mains parcouraient avec possessivité son corps fin et si désirable. Cette peau couleur neige, cette fine musculature … Gokudera enclencha le flot d'eau tiède sur leurs deux corps échaudés et releva bientôt ses yeux emplis d'un intense désir vers le visage de l'autre qui s'en mordit aussitôt la lèvre inférieure. Hayato Gokudera était magnifique et il lui retournait tellement la tête qu'il aurait pu mourir sous les battements incessants que son cœur proférait contre sa cage thoracique. Totalement captivé par son visage, l'épéiste inversa quelque peu les rôles et plaqua à son tour l'autre contre la paroi de douche ; le fumeur haussa un sourcil et son sang ne fit qu'un tour quand il tomba sur la vision du sabreur, accroupi, le visage à quelques centimètres de son membre gorgé de désir. Il laissa échapper une plainte sourde quand l'autre le prit en bouche en un rythme lent et intense ; c'était plutôt maladroit mais ce n'était rien comparé au plaisir qui submergeait le corps de l'italien à ce moment. Il croyait rêver : Yamamoto Takeshi qui faisait encore parti, quelques heures plus tôt du monde très fermé des hétéros était, présentement, en train de lui faire ce genre de choses à lui. Un homme. Vraisemblablement son premier, et cette pensée lui fit ressentir un intense frisson d'excitation dans tout le bas-ventre. Il releva fébrilement les mains et les apposèrent, suivant la même cadence, dans les cheveux couleur jais de son délicieux bourreau, lequel redoubla d'effort quand il sentit les doigts longs et fins se poser sur lui, avec toutes les conséquences que cela impliquait.

« Mhh,r-retires-toi … » parvint-il à articuler d'une voix saccadée.

Le brun obéit et termina la besogne à la main cependant que l'argenté qui avait tourné la tête dans le sens opposé, jouissait en un gémissement rauque entre ses doigts. C'était la troisième fois. La troisième fois que l'italien atteignait le septième ciel avec lui … Et contrairement aux apparences, ce simple chiffre dérisoire représentait déjà une belle victoire en soi aux yeux de l'épéiste.

Il colla à nouveau leur deux corps l'un contre l'autre et fondit dans le cou offert, mordant presque la chair tendre et parsemée de gouttes translucides tandis que ses mains avaient rapidement repris leur place sur les hanches de l'italien qui tourna de nouveau la tête, l'extase se lisant encore sur son beau visage. Il baissa les yeux sur le désir plus que suggestif du brun pulsant contre sa cuisse et l'effleura du bout des doigts, récoltant une plainte sourde et extatique contre son oreille. Putain, le gémissement voluptueux, sorti de la sorte de la bouche du brun au bord de l'explosion suffisait à le faire se tendre à nouveau... N'y tenant plus, il se retourna, face à la cabine et tourna à demi son visage :

« Viens maintenant »

L'épéiste observa un moment le profil puis ne pouvant également plus lutter contre l'envie lui tenaillant les sens, positionna son membre tendu contre l'anneau de chair de son amant et s'y engouffra doucement jusqu'à la garde. Il ferma aussitôt les yeux sous le flot d'émotions qui l'assaillirent à ce moment présent. C'était la deuxième fois de la soirée qu'il se retrouvait, pris au piège de cette chaleur étroite et douillette ; deux fois qu'il ne faisait qu'un avec Gokudera. C'était si bon, les sensations proférées contre son sexe lui retournait complètement l'esprit et bientôt il perdait totalement pieds cependant que ses coups de bassin s'amorçaient, lents profonds et rythmés d'une envie insidieuse que ce moment ne se finissent jamais. L'italien ne dit mot face à la cadence lente que s'évertuait à garder l'autre ; il semblait comme happé dans un tourbillon divin, pouvant aisément se lire sur son visage.

Takeshi serra les dents, il n'allait plus tarder à venir ; se faisant, il se retira du corps sous lui et retourna son partenaire qu'il plaqua dos à la cloison. Gokudera n'eut d'autres alternatives que de nouer ses jambes autour des hanches du sabreur cependant qu'il s'insinuait de nouveau en lui, cette fois-ci face à face.

« J-je veux que tu vois l'expression de mon visage, Hayato. Je t'en prie, je... Mhh, AaaAh, je t'ai... »

L'italien ne lui laissa pas le temps de terminer qu'il écrasa sa bouche contre la sienne tandis que le brun atteignait les sommets du plaisir, sa plainte étouffée contre ses lèvres et se déversait au plus profond de lui.

Les minutes passèrent où tous deux restaient immobiles, l'un reprenant difficilement son souffle et l'autre l'esprit de nouveau assailli par un flot de pensées contradictoires. Pourquoi est-ce qu'il devait penser à ça maintenant ? Pourquoi est-ce qu'il s'évertuait à obtenir ce genre de réponses futiles ? … Merde, qu'est-ce qui clochait chez lui ?

Le brun se retira délicatement quelques instants après et ils terminèrent de se laver en silence ; à lui seul, le bruit de l'eau représentait le meilleur écran sonore qui soit à la placidité sépulcral entretenu par les deux jeunes hommes.

« Est-ce qu'elle t'a fait prendre autant ton pied ? » Questionna le fumeur d'un ton détaché, en reboutonnant son pantalon et s'allumant une cigarette.

Takeshi revint lui aussi dans la chambre, une unique serviette enroulée autour des hanches et l'observa un moment, incrédule.

« Pourquoi est-ce que tu … ?

- Cherche pas. Je veux savoir, c'est tout.

- Ça n'a absolument rien à voir.

- Quoi, tu vas me sortir que le sexe avec une femme n'a rien à voir blabla. J'en ai rien à foutre de ça, soupira t-il en levant les yeux au ciel.

- Non. Je vais te sortir que pour elle, je n'avais pas de sentiments. »

La réplique de l'argenté s'étouffa brusquement dans sa gorge et il marqua une pause avant de reprendre en détournant la tête :

« Je vois pas ce que les sentiments viennent foutre là-dedans. Je te demande qui de nous deux t'as fait le plus prendre ton pied. Alors ?

- Les sentiments ont tout à voir là-dedans... Répondit-il doucement. Et tu le sais. Tu veux juste me faire dire une chose qui servira uniquement à flatter ton égo et je ne veux pas. Je ne veux pas que tu prennes ça pour un défi que tu auras relevé, remporté haut la main et qui te permettra de partir en quête d'un autre. Merde, je veux que ces moments se reproduisent ! Je veux faire un bout de chemin avec toi et plus que tout, je veux pouvoir te dire que « je t'aime » sans que tu ne cherches à étouffer mes paroles.

- P-putain mais pourquoi t'es comme ça, à la fin ? Tu crois qu'en me sortant des trucs pareils tu vas...

Sans prendre la peine de frapper, le nouveau venu s'adossa, bras croisés, contre le chambranle de la porte et étira un sourire psychopathe en louchant alternativement sur l'un et l'autre des deux gardiens Vongola.

« Hey Bonnie and Clyde, on vous entend gueuler dans tout le couloir. Charmant tableau, ushishi.

- Qu'est-ce que tu veux, toi ? Cracha le fumeur en dévisageant Prince The Ripper. T'as pas un gardien de la foudre à...

- Oh, je t'en prie. Garde tes fantasmes pour toi, ricana t-il. Le but de ma visite se résume à, d'une part d'obéir à mon boss et d'autre part, vous annoncer que vous êtes demandés au parloir. Appel urgent de votre chef.

- Q-quoi ? Le Juudaime ? Que se passe t-il ?

- Il se passe que vous devez rentrer de toutes urgences au Japon et accessoirement régler vos histoires de cul, ailleurs. Au fait, l'amoureux transit, le trait a vite été tiré on dirait ?

- Ta gueule, vermine.

- Ushishi. Ah tiens, j'oubliais... Le dénommé Ganauche part avec vous pour le Japon, bon courage les amis ! » Ricana t-il en tournant les talons.

A suivre …

Chapitre citronné ^_^' . La suite sera nettement plus mouvementée. Merci pour votre lecture et à bientôt !