Hello à tout le monde ! Toutes nos excuses pour ce long délai avant de mettre en ligne la suite ! Nous revoilà à nouveau et nous espérons que ça ne se reproduira plus !
Merci pour toutes vos reviews !
Voici le chapitre 11 ! Bonne lecture et à bientôt !
Chapitre 11
- Jack, tu t'es surpassé ! s'écria Angela en entrant dans le restaurant décoré de milles décorations et illuminations pour le réveillon de Noël.
- Écoute, tu es la personne la plus facile à satisfaire que je connaisse, riposta Jack en la prenant par la taille et en l'embrassant sur les lèvres.
Un serveur s'approcha rapidement de nous.
- Nous avons réservé une table, au nom de Hodgins, dit Jack.
- Tout à fait. Messieurs dames, si vous voulez bien me suivre.
Arrivé près de la table réservée à son intention, Jack se mit à rire, puis dit, comme s'il s'agissait d'une corvée :
- Bon, je suppose qu'on doit manger, maintenant. Tout un tas de bons plats n'attendent plus que nous, dit-il en se frottant les mains. Mesdemoiselles, si vous voulez bien vous donner la peine.
Quelques années plus tôt, Noël avait été encore fêté dans la joie chez moi. Ma mère aimait réunir de grandes tablées et, si quelques membres de la famille ne répondaient pas à l'appel, elle invitait des amis à partager le colossal repas de Noël qu'elle préparait elle-même. Puis elle et mon père avaient disparu, la veille de Noël, il y a bien longtemps.
Depuis, mes Noëls n'avaient plus jamais été les mêmes. Je ne voulais même plus en entendre parler. Tout ce qui tournait autour de cette fête chrétienne m'était devenu insupportable.
Mais cette année, cependant, une étincelle de rébellion s'éveillait en moi, et je me jurai que le Noël suivant serait différent.
Car, dans un an, il y aurait un enfant dans ma vie, songeai-je.
Un enfant qui marcherait à quatre pattes, ou effectuerait peut-être même ses premiers pas ; un enfant que captiveraient les lumières, les couleurs, le bruit des papiers, le goût de tout ce qui traînerait à sa portée.
Oui, mon enfant connaîtrait un vrai Noël, comme Parker Booth, avec de la joie, de l'animation, un grand sapin sentant bon la résine, et la visite du Père Noël.
A ce souvenir, je souris, puis mon cœur se serra lorsque je me rappelai la froideur des dernières paroles de Booth. Je ne m'attendais pas à ce qu'il me repousse ainsi. Nous observions, tous les deux, les limites que nous nous étions fixées, et, dans ces limites, j'avais eu l'impression que naissait une chose plus forte que l'amitié, une chose improbable.
Je ne comprenais pas quelle faute j'avais commise pour mériter un tel rejet. C'était Booth qui avait suggéré que je fréquente sa paroisse. Et ma seule liberté avait été de m'attarder un peu à la fête donnée pour les enfants. J'avais alors observé la façon décontractée de Booth de se comporter avec son fils, et ce avec d'autant plus d'admiration que je craignais de ne pas être à la hauteur lorsque mon tour arriverait.
Au moins, je n'aurais pas à le voir pendant deux jours, songeai-je en prenant place à table.
Erreur ! C'était sans compter sur l'esprit romantique de ma meilleure amie.
- Au fait, ma chérie, je me suis permise d'inviter Booth à notre table pour le réveillon !
Mon cœur fit un bond dans ma poitrine.
- Quoi ?
- Quoi quoi ? répéta-t-elle en haussant les épaules, les yeux agrandis par l'étonnement. Booth et Parker sont tous seuls pour le réveillon de Noël. Tu ne penses qu'ils ont droit de manger la dinde de Noël avec nous ?
- Heu… Oui. Oui, bien sûr, répondis-je d'une voix rauque.
- Tu sais quoi, Tempe ? Il y a des personnes pour qui Noël se passe encore comme ça, et je sais que Booth sacrifie à cette tradition. Il sera heureux d'être avec nous. Et surtout avec toi, ajouta-t-elle avec un demi-sourire.
Pendant quelques secondes, le silence s'éternisa.
- Ma chérie, il y aura un petit enfant avec nous, à Noël prochain. Nous le fêterons différemment, promis. Mais laisseras-tu au moins Booth le passer avec nous cette année ?
Quelques heures plus tard, Parker jouait dans le salon d'Angela, tandis que Booth, Hodgins, Angela et moi buvions un café. Pour clôturer le souper du réveillon qui s'était plutôt bien passé malgré la tension qui existait entre Booth et moi, elle nous avait proposé de nous réunir chez elle pour un dernier café avant de rentrer chacun chez soi.
- Ma chérie, excuse mon manque de tact, je sais que tu vas m'en vouloir, mais tant pis : as-tu discuté avec Booth ? me demanda-t-elle soudain.
Je la fixai, surprise par sa question pas vraiment posée au bon moment, à mon avis.
- A propos de quoi ?
- Angela..., fit Hodgins en lui serrant doucement le bras.
Angela poussa un soupir.
- A propos du bébé ! A mon avis, c'est un bon sujet de discussion, non ?
- Angela, ce n'est pas le bon moment de parler de ça..., grogna Hodgins en lui faisant les gros yeux. Tu vas les mettre mal à l'aise.
Sans le vouloir vraiment, malgré tout, mon regard se porta une seconde sur Booth qui avait soudain un intérêt croissant pour ses mains, puis mes yeux revinrent sur mon amie.
- Nous en avons parlé et nous sommes tombés d'accord. J'élèverai seule mon enfant.
Mon regard se porta à nouveau sur Booth, ou plutôt sur ses mains qu'il serrait un peu trop fort à mon goût.
Pendant quelques instants, je maudissais Angela pour avoir si délicatement mis les pieds dans le plat. Booth était mal à l'aise et moi aussi.
Pour me donner une contenance, j'avalai une gorgée du café qui me brûla légèrement la gorge, mais c'était diablement bon. Dans mon ventre, le bébé s'agita un peu. Je posai ma main sur mon ventre et il se calma.
- Vous devriez vous parler à nouveau. Trouver un terrain d'entente. Ma chérie, après tout, que tu le veuilles ou non, cet enfant à naître est bien celui de Booth aussi.
Et cela dit, elle secoua lentement la tête, comme accablée par mon inconscience.
Moi, par ailleurs, je me sentais capable d'affronter seule la naissance du bébé. Sans l'aide de Booth.
- Et maintenant, je vais rentrer, annonçai-je. Il se fait tard !
- Je vous raccompagne, dit Booth.
- Je peux rentrer seule.
- S'il vous plaît…
Je n'avais pas envie de me retrouver seule en sa compagnie, tandis que je le regardai tenter d'habiller un Parker grognon et fatigué.
Tout en ressentant de façon aiguë la gêne qui subsistait entre lui et Bones, Booth ignorait comment y mettre fin.
Elle avait toutes les raisons de m'en vouloir, vu la façon dont je l'avais rabrouée, la veille, se dit-il, tandis que lui et Parker s'avançaient vers la Crow Vic, Bones un peu plus loin devant eux. Le remords qui le tenaillait ne lui dictait cependant pas de solution pour résoudre le problème. Devait-il s'excuser ? Mais il s'exposerait alors à une discussion sans doute pénible. L'embrasser ?
Sûrement pas ! lui souffla un reste de raison.
Combien de fois était-il revenu à la case départ, avec Bones ? se demanda-t-il.
Il devait tout de même bien exister un moyen pour que leur relation progresse, bon sang ! Si seulement il pouvait cesser de la désirer et de se méfier d'elle en même temps, tout en se rapprochant l'un et l'autre !
Les cris de joie d'un Parker maintenant complètement réveillé ne tardèrent pas à détourner son attention. Déjà, le froid rosissait ses joues, tandis qu'il titubait dans la neige fraîche, engoncé dans sa combinaison de couleurs vives.
Parker commença à rouler une boule de neige dans ses petites mains protégées par des gants en laine, puis il la lança, avec un air malicieux, dans le dos de Bones. A sa grande surprise, celle-ci fit de même et lança une boule de neige sur le petit garçon qui cria de plaisir. S'ensuivit une bataille de boules de neige.
Bones ressemble à une énorme cerise, dans sa parka rouge vif, avec les moufles et le bonnet assortis, songea Booth, attendri.
Comme si elle s'était sentie observée, elle se retourna brièvement vers lui, mais détourna aussitôt le regard. Ses cheveux, échappés de son bonnet, formaient une masse sombre contre son col relevé. Son nez commençait à rougir, et elle serrait fréquemment les lèvres contre le froid.
Elle finit par trébucher, et Booth se précipita vers elle. Mais elle secoua la tête.
- Ça va, affirma-t-elle. J'ai des problèmes d'équilibre, en ce moment.
- Vous êtes sûre ?
- Oui, ça va très bien, répéta-t-elle avec un sourire têtu, en relevant le menton.
Je veux lui venir en aide, songea Booth brusquement. Elle connaît des moments difficiles, y compris à cause de moi, et pourtant, elle est là, le menton levé, à rire et à se dandiner dans la neige comme un gros canard. Je veux l'aider !
- Booth, il va falloir rentrer, ses gants sont trempés ! lui cria-t-elle, et il a les doigts gelés.
Mais, contre toute attente, il s'écria, poursuivant son idée :
- Je veux vous aider, Bones ! Je veux vous aider ! C'est la seule façon pour que tout rentre dans l'ordre !
L'espace d'un instant, je restai interdite. Puis, en observant le visage de Booth, j'y vis une expression de triomphe inconnue. J'eus l'impression qu'il était encore plus grand que d'habitude, et aussi solidement planté dans le sol que le grand chêne qui se trouvait derrière lui.
- Vous parlez… de quoi ?
- De nous, répondit-il en se penchant vers Parker pour lui ôter ses moufles. Sapristi, vous avez raison, il a les doigts gelés. Rentrons.
Il souleva le petit garçon, qu'il plaça sur ses épaules. Parker commençant à geindre, il jeta un coup d'œil à Bones par-dessus son épaule.
- Vite ! Une idée pour le distraire…
- Une promesse de chocolat chaud, avec des marshmallows en prime, ça peut marcher ?
- Tu as entendu ça, champion ?
- Je suis désolée. J'aurais dû m'apercevoir plus tôt que ses moufles étaient mouillées.
- Ce n'est pas dramatique. Je voudrais réfléchir à ce que je vous ai dit… à propos de nous.
- Ça m'intéresse, dis-je tout en admirant la facilité avec laquelle il alternait préoccupations paternelles et intimes. Au fait, vous ne voulez pas que je porte Parker ?
- Non. Je le mettrai devant le feu pour qu'il se réchauffe pendant que vous préparerez le chocolat.
- Vous en voudrez un, vous aussi ?
- Avec plaisir.
A suivre...
