Durant les deux jours qui suivirent, l'équipe du Bayern s'entraîna sans incident notable. Marie retrouva quotidiennement les deux japonaises qui avaient suffisamment de temps libre pour venir assister aux séances, et qui l'avaient prise en affection.
Pendant cette même période, l'équipe de la Toho s'entraîna tout aussi intensivement en vue de la finale - l'enjeu était trop important pour sacrifier des heures de travail. Les joueurs auraient cependant apprécié de pouvoir davantage assister, tout comme leurs camarades « non-sportifs », aux séances de l'équipe munichoise... et Takeshi peut-être plus que les autres.
Car le garçon faisant partie intégrante de l'équipe nationale des moins de vingt-trois ans, il trouvait un peu frustrant de ne pas pouvoir aller saluer l'un de ses sempai ! Tout ce que le garçon pouvait faire, c'était s'attarder quelques minutes aux bords du terrain pour observer leur jeu, avant qu'un de ses coéquipiers ne l'informe à chaque fois qu'ils allaient être en retard.
Il songea alors qu'il aurait tout le loisir de rencontrer les joueurs européens lors du match Urawa/Bayern...
Le jour du premier match de la tournée asiatique arriva. L'équipe termina son entraînement plus tôt cet après-midi-là. Ayant une rencontre quelques heures plus tard, la séance avait duré moins longtemps qu'à l'accoutumé. L'équipe rentra à son hôtel où les joueurs prirent une collation, eurent droit à un briefing et purent profiter du temps libre qui leur restait pour se reposer un peu.
A l'heure prévue, un car passa récupérer tout ce beau monde qui se rendit, motivé et concentré, au stade où allait avoir lieu le match.
Le score final ne fut une surprise pour personne. Bien sûr au fond de soi-même, on garde toujours un petit espoir qu'il se produise un miracle...Mais comme le nom l'indique, un miracle, c'est un miracle ! Ça n'arrive pas tous les jours, et encore moins à la demande des uns et des autres !
Les Urawa s'inclinèrent donc sur un beau 4-0. Le match ne fut cependant pas une catastrophe visuelle. Les joueurs japonais s'étaient bien battus et s'étaient montrés dignes de leur seconde place au championnat national la saison précédente, mais bon...
Assise dans les tribunes, Marie avait, comme à son habitude, donné de la voix et encouragé son équipe tant qu'elle avait pu. Elle avait également noté, comme Genzô l'avait bien supposé, que le joueur dont elle ne se souvenait plus le nom, ne joua pas. Tant pis, elle n'en ferait pas toute une histoire. Après tout, l'essentiel c'était que le Bayern ait bien joué et ait gagné !
Takeshi avait en effet passé le match sur le banc de touche. L'heure viendrait où il aurait sa place sur le terrain. Mais pour le moment, il avait encore à faire ses preuves - et surtout à gagner en automatismes avec ses partenaires qu'il n'avait pas beaucoup côtoyé ces derniers mois à cause des différentes compétitions externes à la J-League qui l'avaient ainsi éloigné des Urawa. Le jeune homme se languissait de pouvoir rentrer dans la cours des grands ! Ah, le foot ! Décidément, c'était toute sa vie...
Après le match, un buffet dînatoire fut servi à l'intention des deux équipes et de leurs accompagnateurs, dans l'une des nombreuses salles situées dans les sous-sols du stade. Les joueurs des deux formations s'y retrouvèrent, pouvant y discuter à loisir de leur match, de leur saison ou de toutes autres choses dans une ambiance décontractée et bon enfant.
Madame Schneider rejoignit immédiatement son mari qui se montra fort satisfait du résultat de son équipe, tandis que Marie se fraya tant bien que mal un chemin parmi la foule compacte qui emplissait la salle, pourtant vaste, afin d'essayer de rejoindre le petit groupe dans lequel son frère et ses amis se trouvaient. La voyant approcher, Karl s'écarta et passa un bras par-dessus ses épaules pour mieux l'intégrer au cercle. La discussion portait sur le prochain match que le Bayern jouerait face aux Kashima et qui devrait, selon la logique du tableau noir (qui se révélait fausse quasiment quatre fois sur cinq) être un peu plus accroché que celui du soir.
Quelques minutes passèrent, lorsque Marie, ayant besoin de se désaltérer après avoir tant crié, se retira temporairement et se dirigea vers le buffet pour y demander à boire. Elle entendit à ce moment, en provenance du fond de la salle, des cris joyeux...sans doute une explosion de bonne humeur quelconque. Récupérant son verre de jus de fruits après avoir remercié le serveur, la jeune allemande le portait à ses lèvres quand elle s'aperçut soudain qu'une nouvelle personne venait de se joindre au petit groupe qu'elle avait quitté peu de temps avant. Elle était sûre que la personne en question venait tout juste d'arriver parce qu'autrement, elle l'aurait déjà remarquée...
Marie fixa cet inconnu avec une insistance inhabituelle chez elle. Se rendant brusquement compte de son étrange comportement et se sentant gênée à cause de cela, elle tourna rapidement la tête sur sa gauche et sa droite afin de vérifier que personne n'avait rien remarqué. Mais malgré le fait de trouver cette façon de faire assez impolie, elle ne put s'empêcher de recommencer. Sourcils froncés et nez plissé, elle scrutait...
Elle rejoignit ensuite le groupe avec cette impression que personne n'avait prêté attention à son retour - et ça l'arrangea un peu. Entre temps, la conversation avait dévié sur la finale du championnat national des lycées qui devait se dérouler la semaine suivante, et dont l'allemande avait déjà entendu parlé par l'entremise de ses amies japonaises.
Prétextant de siroter son verre, Marie put ainsi, en toute impunité, observer et détailler le jeune homme qui se trouvait en face d'elle et qui parlait de bon cœur avec Genzô. Il était japonais, paraissait plus jeune que les autres (bien que souvent, on se trompait lourdement sur l'âge des asiatiques qui faisaient toujours beaucoup plus jeunes qu'ils ne l'étaient en réalité). Certainement sportif, footballeur même, si l'on prenait en compte sa morphologie résolument athlétique et le fait qu'il soit tellement à l'aise avec d'autres joueurs - qu'il semblait également connaître. Elle l'observait pensive...
Même s'il n'avait pas foulé la pelouse ce soir-là, Takeshi avait naturellement suivit le mouvement de son équipe après le match. Malheureusement pour lui, si ses partenaires purent en toute liberté se disperser aux quatre coins de la pièce pour profiter de la soirée à leur convenance, il n'en fut pas de même pour lui, qui fut stoppé net dans sa progression et ce, dès son entrée dans la salle où des exclamations de victoire et d'allégresse saluèrent son arrivée. Et ce ne fut qu'après avoir dû en passer par les incontournables et interminables congratulations pour son titre de champion du monde récemment acquis, que Takeshi avait réussi à se soustraire à la présence des officiels et autres entraîneurs qui avait jalonné son parcours tout au long de la salle, pour pouvoir enfin rejoindre ceux avec qui il avait réellement envie de passer la soirée.
Revoir Genzô, recevoir les félicitations de son sempai...Cela avait plus de valeur à ses yeux que ne pouvaient en avoir toutes celles qu'il avait pu accepter jusqu'à présent. Mais une fois les éloges passées, l'active rivalité qui existerait toujours entre Toho, représentée ici par Takeshi, et Nankatsu, représentée par Genzô (même s'il n'y jouait plus depuis des années), prit le dessus et l'un comme l'autre n'eut alors de cesse de s'asticoter et de spéculer sur le résultat de la prochaine finale...
A côté de cela, si Marie avait pensé passer pour une petite souris, c'était loupé !
Discuter et être poli n'étaient pas incompatibles, bien au contraire. Mais le mélange des deux pouvait parfois avoir des résultats surprenants. Ainsi, alors que les yeux de la jeune fille restaient curieusement aimantés sur son voisin, sans l'avoir vu venir, le garçon en question la regarda l'espace d'un instant, lui sourit poliment, puis poursuivit son dialogue avec Genzô comme si de rien n'était. Comme si de rien n'était... peut-être pour lui mais pas pour Marie ! Elle venait de se prendre de plein fouet son sourire. Elle éprouva alors des difficultés manifestes à avaler la gorgée de jus de fruits qui se trouvait toujours dans sa bouche, mais qu'elle dut pourtant se résoudre à déglutir rapidement sous peine de passer pour une grosse malpropre d'ici très peu de temps. Elle se sentit brusquement fébrile, mais juste un instant. Juste ce qu'il fallut à son frère pour se rendre compte que quelque chose n'allait pas, et juste ce qu'il lui fallut à elle pour le convaincre qu'il avait dû rêver. Elle se sentait gênée et si elle s'était écoutée, elle se serait éclipsée sans demander son reste. Mais pourtant, elle savait qu'elle ne le ferait pas...Pour tout l'or du monde elle ne le ferait pas.
Elle avait été frappée, non, elle avait adoré ce sourire naturel, spontané, et ne souhaitait qu'une chose, c'était qu'il la regarde à nouveau. Aussi simplement, aussi poliment que la fois d'avant. Et s'il le fallait, elle était prête à boire autant de litres de jus de fruits qu'il le faudrait pour pouvoir rester là à attendre en sirotant...
Mais à son immense désarroi, quelque chose contraria ses projets : sa mère vint la chercher pour rentrer à l'hôtel. Et malgré les supplications de Marie qui souhaitait rester, la femme ne céda pas. De toute manière, la jeune fille ne pouvait pas suivre le reste du groupe qui venait de se décider à finir « sagement » la soirée dans un pub interdit aux moins de vingt-et-un ans...
C'est donc à la fois dépitée et furieuse que Marie se rendit jusqu'aux ascenseurs alors que lui parvenaient toujours de la pièce la rumeur des conversations joyeuses.
Un tintement retentit, les portes automatiques s'ouvrirent, les deux femmes rentrèrent dans l'ascenseur qui à tout moment allait se refermer. Alors que les portes avaient commencé à bouger, elles entendirent clairement quelqu'un leur demander d'attendre un instant...
Lui ! C'était lui ! Pourquoi était-il là ? Pourquoi n'était-il pas avec les autres ?
Le garçon pénétra à son tour dans l'ascenseur, remercia les deux personnes qui l'avaient attendu et se cala, silencieux, contre la paroi du bloc métallique qui entreprit sa remonté vers le rez-de-chaussée.
Les regards des deux jeunes se croisèrent à nouveau plus nettement, mais toujours aussi fugacement, et ils échangèrent cette fois-ci un timide sourire un peu gêné. Marie sentit aussitôt ses joues chauffer légèrement, sa gorge se serrer considérablement, ses doigts se tordre douloureusement - sans même se rendre compte que c'était elle-même qui s'infligeait le supplice. Elle avait complètement occulté la présence de sa mère... Elle aurait tellement aimé qu'il puisse apprécier son sourire à elle comme elle appréciait son sourire à lui... Mais beaucoup trop rapidement, un nouveau tintement retentit et les trois passagers descendirent à bon port. Le garçon leur souhaita une bonne fin de soirée et partit malheureusement du côté opposé à celui que Marie et sa mère empruntèrent pour regagner leur hôtel.
Takeshi retourna chez lui. Les personnes qui le croisèrent dans la rue ce soir-là auraient pu témoigner de son expression bienheureuse. Et il avait de quoi être content et se sentir chanceux. Tant de bonnes choses lui étaient arrivées ces derniers temps. Il repassait dans sa tête les évènements de la journée, bien sûr un peu déçu que son équipe ait perdu, mais tellement satisfait d'avoir revu des amis, d'avoir trouvé sa place et qu'on l'y conforte. Et histoire de terminer sur une note agréable, il y avait eu cette jolie fille, croisée en coup de vent, dont il ne savait rien - et dont il ne saurait probablement jamais rien d'ailleurs. Mais cela ne l'affecta pas particulièrement. Elle ne représentait alors pour lui qu'une douce image éphémère qui avait parfait sa journée...
Marie resta silencieuse durant la dizaine de minutes où elle marcha. Perdue dans ses rêveries, elle entendit à peine sa mère lui demander si elle était fatiguée. « Un peu » reconnut la jeune fille qui se sentait surtout bien, incroyablement bien...
Le match de la veille ainsi que le fait de s'être couché relativement tard (plus tard que prévu en tout cas) incitèrent Franck Schneider à laisser la matinée de libre à ses joueurs pour récupérer. Il n'y aurait donc qu'un entraînement ce jour-là, l'après-midi. Et quand le groupe munichois arriva au lycée Toho, il remarqua de suite qu'il y avait non-seulement beaucoup plus de monde que d'habitude autour du terrain, mais qu'il y en avait également sur le terrain.
- C'est l'équipe du lycée, expliqua alors Genzô.
- Ils ont dû changer leurs horaires d'entraînement, fit observer son entraîneur d'un ton neutre.
Ne prêtant pas attention aux joueurs sur le terrain, Marie resta proche du groupe et balaya du regard les personnes qui se trouvaient sur le site. Il n'y avait que des étudiants, et en qualité, autant de garçons que de filles – mais comme il s'agissait de l'équipe du lycée, il était normal que tout le monde aime à les encourager. Repérant Kumiko et Yukari de l'autre côté de la pelouse, Marie échangea avec elles de grands gestes de la main.
Soudain, des cris suraigus la firent sursauter. Des cris que Marie aurait qualifié d'hystériques (et qui lui rappelèrent désagréablement ceux que poussaient les groupies de son frère quand elles l'apercevaient) et qui retentirent plus particulièrement lors du passage d'un des joueurs, attirant ainsi le regard de la jeune allemande sur la personne concernée. C'est alors qu'elle le vit, le reconnut et resta figée. Le garçon de la veille ! Il était là, sur le terrain. Il jouait donc ici ? Il portait le numéro 10... Il était en train de s'éloigner et il ne l'avait même pas vue ! Elle ne pouvait quand même pas l'appeler ! D'abord elle ne savait pas comment il s'appelait, ensuite avec tout ce boucan, personne ne l'aurait entendue (sauf les mauvaises personnes). Et surtout, de quoi aurait-elle eut l'air ? Elle ne pouvait pas plus lui courir après. Ça ne se faisait pas et elle ne le faisait pas. C'est un comportement qu'elle n'avait jamais supporté chez les autres : courir après quelqu'un...non mais vraiment ! Mais pourtant...cette fois-ci...
Marie réfléchissait à toute allure, aussi vite que ce que son cœur pouvait cogner dans sa poitrine, aussi vite que ce que sa respiration s'accéléra soudain...Elle qui n'était pas d'une nature entreprenante, son instinct lui dicta brusquement de se bouger un peu plutôt que de rester planter comme une potiche décorative. Ce n'était pas la peine de palabrer trois heures : oui, ce garçon lui plaisait. Non, elle ne savait pas qui il était. Mais avec la position qu'elle occupait, ça aurait été un scandale qu'elle ne se débrouille pas à connaître son identité... Son frère ! Heu...non, très mauvaise idée ça. Genzô ! Elle les avait vu discuter ensemble la veille ! Oui, sauf qu'elle ignorait comment pourrait se comporter le japonais : comme son frère ou comme un ami ? Ami...amie... Mais oui ! L'une des deux pourraient bien la renseigner – surtout qu'elles semblaient connaître tout le monde. Se tournant alors vers sa mère en affichant une expression aussi calme et sereine qu'elle en était encore capable,
- Je viens de voir mes amies, là-bas, de l'autre côté du terrain, dit-elle en les désignant du doigt. Ça ne te dérange pas que j'aille les rejoindre ?
- Bien sûr que non...
La phrase n'était pas terminée que la jeune allemande était déjà assise sur le banc d'en face. Cependant, elle ignorait comment amener la conversation sur le footballeur... Elle opta finalement pour le récit de sa soirée de la veille. Yukari et Kumiko trouvèrent légitime de raconter tout ça avec une certaine euphorie, surtout après la victoire du Bayern. Le récit déroulant, Marie essaya bien de placer sa rencontre avec le garçon, qu'elle venait de retrouver sur place, telle une anecdote, mais quand elle demanda d'un air trop dégagé si elles ne le connaissaient pas, les deux japonaises s'échangèrent un regard aussi complice qu'éloquent.
- Marie-san, dit alors Kumiko espiègle, me permets-tu de te demander pourquoi tu veux savoir son nom ?
- Heu...
Horriblement embarrassée, Marie ne sut quoi répondre.
- Aller, on te taquine, lança soudain Yukari. Il s'agit de Takeshi.
- Tu sais, ajouta Kumiko avec une pointe d'impatience, le garçon dont on t'a parlée l'autre jour...la plaie de Nankatsu !
- Oui, je me souviens ! déclara l'allemande d'une voix surexcitée.
- Il te plaît ? demanda sans préambule Kumiko, ses yeux pétillants braqués sur Marie.
- Hein ? s'exclama-t-elle. Oh...bof...
Les deux japonaises eurent droit à toute une série d'onomatopées tandis qu'elles voyaient le visage de l'allemande virer au cramoisie.
- Oui, je crois que c'est clair, conclut doctement Yukari.
- T'as pas trop mauvais goût, reconnut Kumiko. Bien sûr, ça ne vaut pas mon Kazu-kun...
- Oh pitié ! Toi et ton Kazu-kun ! rouspéta Yukari.
- Humpf, lança Kumiko d'un air hautain. Toi forcément, tu ne peux pas comprendre ce genre de relations ! Avec Ishizaki...sous-entendit-elle.
- Quoi « Ishizaki » ? tempêta Yukari qui fulminait.
Mais Kumiko se désintéressa de sa réaction et se pencha vers Marie.
- Hé Marie-san ! Tu veux que je te le présente ?
Marie-san en avala sa salive de travers.
- Tu pourrais ? demanda-t-elle néanmoins le regard brillant d'espoir.
- Je suis une supportrice active de l'équipe nationale dont il est le capitaine...
Marie n'eut aucune difficulté à la croire, ni à imaginer son degré d'activité au sein de l'équipe.
- ...alors ça nous arrive de discuter parfois ensemble, poursuivit la japonaise. Et malgré la rivalité de nos équipes lycéennes, on s'entend plutôt bien. C'est un très gentil garçon tu sais. Mais...
- « mais »...? s'inquiéta Marie.
- Ben, disons que Take-kun est très populaire...comme tu as pu le constater avec les autres pintades, dit Kumiko en pointant son pouce vers les filles qui avaient hurlé lors du passage du joueur. Il est très sympa, très bon joueur...
- ... « très tout » quoi ! généralisa Yukari.
- Donc il y a du monde sur les rangs, caricatura Kumiko. Même si je dois avouer, ajouta-t-elle pour dédramatiser, que je ne l'ai encore jamais vu avec une fille.
Mais si Marie accusa le coup pendant quelques secondes, elle se ressaisit rapidement. Elle se sentait animée d'une dynamique qu'elle n'avait encore jamais éprouvé auparavant et elle entendait bien ne pas en rester là. Après tout, elle était une Schneider et on ne renonçait pas comme ça dans sa famille !
- Ceci dit, poursuivit la japonaise, si je peux t'aider, je le ferais. Promis !
- Merci...
- Dans ce cas Kumi-chan, lança soudain Yukari alors qu'elle observait quelque chose sur sa gauche, je pense que tu vas pouvoir t'y mettre de suite...
En effet, sur la gauche du terrain, tout frais-tout changé, venait d'apparaître Takeshi qui avait bien l'intention d'assister à l'entraînement du Bayern.
Du moins, c'est ce qu'il pensait pouvoir faire...
