« La vie telle que nous la vivons, telle que nous la connaissons, c'est avant tout la souffrance et le meurtre » René Barjavel
:: Chapitre Trois : La Boîte de Pandore ::
Chanson: Point of Extinction – Motion City Soundtrack
Carlisle POV
Carlisle ferma les yeux un instant, sa peau de glace insensible à la morsure du vent sifflant autour de lui. Inspirant profondément, il essaya de calmer le tourbillon qu'était devenu son esprit. La nature s'éveilla autour de lui. Accoudé à la rambarde de la terrasse, aussi immobile qu'une statue, il renifla prudemment l'air autour de lui. Instantanément, des millions d'odeurs l'assaillirent jusqu'à pouvoir les goûter sur sa langue. Dans un bosquet, tout près de la maison, l'odeur musquée d'un furet humant un fruit pourri lui parvint, à quelques mètres de là, un oiseau se roulait dans une flaque d'eau. A chaque nouveau bruit, la forêt semblait s'arrêter de respirer, guettant les éventuels prédateurs sans se douter que Carlisle était sans doute le plus dangereux d'entre eux à des kilomètres à la ronde.
Il prit une nouvelle inspiration, cette fois-ci en direction de l'intérieur de la maison et un sourire étira ses lèvres au contact des effluves de freesia et de roses. L'odeur de Bella ne pouvait être confondue avec aucune autre senteur. Elle était unique. La tentation qu'elle représentait pour les vampires l'était aussi. Carlisle avait bataillé pendant presque trois siècles pour dompter sa soif et son contrôle n'avait pas d'égal. L'odeur du sang de la jeune femme ne représentait pas une menace pour sa maîtrise mais cela ne l'empêchait nullement de l'apprécier. Surtout après en avoir été privé pendant si longtemps.
Il aurait été difficile de démêler toute les émotions assaillant Carlisle au moment où le nom de Bella Swan avait été prononcé pour la première fois depuis trois ans. Même à cet instant, alors qu'elle dormait paisiblement sur son canapé, il n'arrivait pas à savoir si son esprit lui jouait des tours. Etait-il tellement seul qu'il se mettait à imaginer ceux qui avaient un jour composé sa famille. Mais la jeune femme était bien là et cette pensée lui apportait plus de réconfort qu'il n'aurait pu le croire. Depuis trois ans, il n'était plus seul, peu importe le laps de temps qu'elle lui accorderait.
Fronçant les sourcils, Carlisle se remémora la lettre qu'Alice avait transmit à la jeune femme. Elle avait ouvert la boîte de Pandore et plongé Bella dans une situation qui pourrait bien être trop lourde pour ses épaules. Il ne sous estimait pas la jeune femme. Elle avait prouvé à plusieurs reprises qu'elle était bien plus forte que sa condition d'humaine pouvait laisser penser. L'attaque du clan de James en avait été la preuve vivante. Elle n'avait pas hésité à se jeter dans les bras du monstre pour sauver quelqu'un qu'elle aimait et avait souffert le martyr pour cela. Seulement, cette fois, la situation était différente. Tant de chose avait changé. A cette époque là, les Cullen formaient un front uni pour soutenir Bella. Aujourd'hui la situation désastreuse de la famille la privait d'un véritable soutien.
Alice n'avait pas fait que mettre Bella en danger mais la poussait vers la découverte de la vérité à propos de la famille et Carlisle trouvait cela injuste. Tout ceci n'était en rien le fardeau de la jeune femme. Elle avait certainement déjà assez souffert. Pourtant maintenant, il était trop tard pour reculer. Il serait bientôt obligé de tout lui révéler. De lui révéler le désastre qu'avait été ses trois dernières années. Cela lui briserait le cœur mais ce que Carlisle craignait le plus était de voir la jeune femme se sentir coupable.
Et elle se sentirait coupable, cela il en était persuadé. Sa nature même faisait qu'elle préférait se reprocher tout les malheurs des autres. C'était sa manière de surmonter. La culpabilité était une forme de châtiment qu'elle s'infligeait régulièrement mais il ferait tout pour qu'elle ouvre les yeux, pour lui faire comprendre qu'il y a simplement des évènements qui échappent à tout contrôle.
Le meurtre de son employeur en était la preuve. Carlisle était persuadé que cette histoire était liée à tout le reste et que la lettre d'Alice avait tout déclenché. Le danger qui les poursuivait était maintenant celui de Bella. Et celui de ses proches.
Tout au long du trajet du motel jusqu'à sa maison, Bella n'avait pas prononcé un seul mot et d'un côté, il lui en avait été reconnaissant. Le coup de fil de la Police de New York l'avait ébranlée et elle s'était enfermée dans son mutisme. En plus d'être choquée par la mort du libraire, elle devait retourner prestement à New York pour rencontrer la Police. Il aurait aimé trouver les mots pour la réconforter mais après toutes ses années, il ne savait tout simplement pas quoi lui dire. Dans ces moments, il sentait de la sympathie pour Edward et son désir de pouvoir lire dans les pensées de la jeune femme. Carlisle aurait aimé savoir ce qu'elle pensait de la situation, de sa famille, de lui. Lui en voulait-elle ? Elle n'avait pas encore manifesté de ressentiment envers lui, mais finirait-elle par exploser ? Si c'était le cas, il pourrait difficilement la blâmer. Leur départ avait dû être ressenti comme une trahison, comme un abandon volontaire et cruel mais trouver les mots pour exprimer exactement la vérité serait un exercice périlleux. Préserver sa vie et sa sécurité ainsi que son humanité n'était un prétexte valable qu'à leur yeux, pas à ceux de Bella. Du haut de son rôle de leader de clan, Carlisle avait regardé avec affection la relation entre Edward et Bella naître, s'épanouir, puis s'éteindre brusquement. Dans le scénario idéal qu'il s'était formé, pareils choses n'auraient pu arriver. L'amour qu'Edward portait à Bella était inconditionnel et il s'était imaginé que la seule chose capable de le rompre aurait été la mort. La mort de Bella plus exactement. Cette menace au dessus de sa tête était apparut clairement à chaque membre de sa famille. Edward en particulier. Seule Bella semblait complètement oublieuse du danger et continuait d'évoluer au sein de leur groupe avec cette même expression de fascination que l'on réserve à ce que l'on croit trop beau pour exister. En laissant Bella derrière lui, Edward avait renoncé au bonheur, à sa raison de vivre. Il avait payé l'ultime sacrifice pour la garder en vie et conserver sa vie précieuse d'humaine.
L'enfer est pavé de bonnes intentions …
Vu de l'extérieur c'était le plus beau geste d'amour au monde. Du point de vue de Carlisle, il s'agissait d'une malédiction. Et pourtant, quitter Forks et laisser Bella derrière n'avait était que la partie visible de l'iceberg. Tout était allé de mal en pis. Et il n'avait rien pu faire pour changer les choses. Bientôt, il aurait des comptes à rendre, Bella n'était pas la seule à demander des réponses.
« Carlisle ? »
Il se retourna, surpris. Comment avait-il fait pour ne pas l'entendre approcher, pour ne pas remarquer l'accélération des battements de son cœur alors qu'elle s'éveillait ?
Les yeux encore embués par le sommeil, elle s'approcha prudemment de lui, gardant une certaine distance. Que craignait-elle ? Carlisle sentit un pincement au cœur en voyant l'attitude réservée de la jeune femme. Depuis l'étreinte de cette après midi, elle n'avait pas tenté de le toucher à nouveau, peut être craignant d'avoir dépassé une ligne. Inconsciemment, il fit un pas en avant et fut satisfait lorsqu'elle ne broncha pas.
« Bella, il est encore tôt. Il y a quelque chose qui ne va pas ? »
Elle sourit doucement. « Je voulais savoir ce qui vous rend si triste. »
« Ai-je l'air triste ? » Demanda t-il surprit.
« Extrêmement »
Ils gardèrent les yeux rivés l'un sur l'autre en silence pendant quelques secondes avant que Bella ne brise le contact en rougissant. Elle soupira et vint s'accouder à la rambarde, au même endroit occupé par Carlisle un instant plus tôt. Celui-ci vint se placer à côté d'elle, fixant son profil. Il profita de l'air distrait de la jeune femme, perdue dans la contemplation de la forêt au dessous d'eux, pour l'observer à la dérobée. Elle avait changé depuis la dernière fois qu'il l'avait vu. Dans sa parfaite mémoire d'immortel, il conservait le souvenir d'une jeune fille, presque une enfant, peu consciente du charme qu'elle exerçait autour d'elle, se refermant dans sa coquille à chaque attention qu'on lui portait.
Physiquement, les changements n'étaient pas flagrants, de simples détails subtiles comme la manière qu'elle avait de tenir son corps, de relevé la tête au lieu de fixer ses chaussures. Elle avait conservé sa longue masse de cheveux bruns, frôlant à présent la ligne de ses reins et ses traits avaient pris la finesse d'un visage d'adulte. Ses yeux continuaient de briller mais ils semblaient plus pensifs, plus lointains. Carlisle connaissait bien ce regard, il l'avait vu évoluer sur le visage d'Edward, les quelques mois qui avaient suivis leur départ de Forks.
Comme il l'avait fait pour son fils, il souhaitait plus que tout l'apaiser.
« Je repars pour New York demain matin. »
Sa déclaration alourdi l'atmosphère autour d'eux. Carlisle soupira.
« Je m'en doutais. »
La voir repartir si vite le déprimait. Il n'avait eut que quelques heures en sa présence et cela n'avait pas été suffisant pour combler le vide dans son cœur. Pratiquement rien n'avait été échangé entre eux à part quelques paroles plates. Il fallait absolument crever l'abcès maintenant, sinon il était sûr de ne jamais la revoir. De plus, les dangers auxquels la lettre d'Alice exposait Bella devait être prit en compte. Même si il abhorrait l'idée de l'impliquer là dedans, il ne pouvait pas la laisser ainsi. Qu'elle souhaite ou non sa présence, il n'allait pas l'abandonner sans protection. Il devait également vérifier si le meurtre de New York était lié à tout le reste, après, il pourrait aviser et prévenir Bella. Pour l'instant, rien ne servait à l'inquiéter tant qu'il n'avait pas de certitude.
Seulement, lui en voudrait-elle de lui avoir caché certaines choses ?
Il lui avait promis l'honnêteté et il tiendrait sa promesse mais pour l'instant il fallait la décider à rester près de lui.
« Bella » Dit-il en posant une main sur son épaule pour qu'elle se tourne vers lui. « J'ai un mauvais pressentiment et te savoir retourner à New York m'inquiète. »
Elle soupira. « Ca n'est pas comme si j'avais le choix. Non seulement mon patron est assassiné peu après mon départ mais en plus la police me soupçonne »
« Ils n'ont rien dit de telle Bella. » la rassura t-il en serrant son épaule. « Avait-il de la famille ? »
« Pas que je sache. Il ne fréquentait personne à part ses bouquins. Et moi. »
« Et bien voilà l'explication. Tu es certainement la seule personne à le connaître suffisamment pour pouvoir donner des réponses à la Police. Et puis Bella, il est difficile de t'imaginer en train de commettre un meurtre. »
Il fut soulagé lorsqu'il la vit rire à sa tentative d'humour. Elle se tourna à nouveau vers la forêt, passant une main dans ses cheveux en un geste frustré. Visiblement elle était en train de débattre avec elle-même.
« De toute façon ça ne change rien, je dois rentrer. » Carlisle avait presque l'impression qu'elle cherchait à se convaincre elle-même.
Alors, il ne restait plus qu'une solution.
« Très bien Bella, puisque la situation t'y contraint. Dans ces cas là, permets-moi de t'accompagner. »
Elle tourna si vite la tête vers lui que sa nuque craqua légèrement. Ses grands yeux bruns étaient remplit de surprise ainsi qu'une autre émotion qu'il avait du mal à discerner. De l'espoir peut être ? Un petit sourire étira ses lèvres et elle rougit subitement. Encore une fois il aurait aimé lire dans ses pensées.
« D'accord. » dit-elle simplement.
Ce fut à son tour d'être surpris.
« C'est … tout ? » demanda t-il hésitant. « Pas plus de résistance ? Je m'attendais à devoir me montrer persuasif. »
Elle ne se départit pas de son sourire. « Pour être honnête, j'appréhende un peu mon retour et j'aimerais que vous soyez avec moi. »
Détournant le regard, elle ne pouvait pas rougir plus faisant légèrement rire Carlisle.
« Rien ne me ferais plus plaisir que pouvoir te soutenir Bella. Je crois également que ça serait l'occasion pour nous de discuter. Je crois que tu attends certaines réponses. »
Son sourire s'effaça et ses yeux se voilèrent, l'air soucieux.
« En effet » dit-elle sérieusement.
Encore une fois, elle perdit son regard dans la forêt et Carlisle l'imita.
Au loin, l'horizon commençait à prendre des teintes plus claires, diffusant une lumière violacée autour d'eux. L'aube était proche et les bruits de la forêt s'apaisaient peu à peu, indiquant que les animaux regagnaient leurs refuges.
« Je dois dire que je suis surpris. » dit-il.
Il sentit le regard de la jeune femme sur lui mais elle ne prononça pas un mot, l'incitant à poursuivre.
« Tu ne m'as toujours pas demandé quoi que se soit. Tu semblais pourtant avide d'avoir des réponses à propos de la lettre d'Alice, à propos … de tout je crois, n'est ce pas ? »
Elle garda le silence poussant Carlisle à lui jeter un regard. Lorsqu'elle prit la parole, elle semblait peser chaque mot.
« J'attends beaucoup de réponses, même si je ne suis pas sûr de vouloir savoir certaines choses mais je suppose que ça me ferait du bien, que ça nous ferait du bien de parler. Je voudrais savoir pourquoi vous êtes parti, ce qu'il s'est passé ensuite, ou sont les autres, que leur est-il arrivée, pourquoi subitement Alice éprouve le besoin d'écrire. Je veux savoir tout cela Carlisle mais pour être honnête j'ai eu peur et je dois dire que je ne sais pas trop comment aborder les choses. »
« Où est donc passé la téméraire Bella Swan. »
Elle sourit un instant puis redevint sérieuse.
« Je me suis simplement dit que la situation devait aussi être dur pour vous également. Je vous connais Carlisle, je sais que vous n'éluderez pas mes questions quand je les poserais. N'est ce pas ? »
« Bien entendu Bella. Je serais totalement honnête. »
« Bien ».
Encore une fois, il était choqué par le degré de compréhension et d'empathie de la jeune femme. Elle avait souffert à cause d'eux, ses sentiments avait été blessés et pourtant elle se souciait de son confort d'esprit et ne voulait pas le brusquer. Son cœur tendre ne cesserait de le fasciner, comme il avait fasciné Edward. Lui révéler ce qu'était arrivée sa famille serait une expérience peu agréable. Les perdre avait été bien plus douloureux que la perte de son humanité des siècles plus tôt. Esmée, Edward, Emmett, Rosalie, Alice et Jasper, il allait revivre chaque perte à travers son récit, mais il n'hésiterait pas à le faire. Bella le méritait.
« Je voudrais te demander encore une faveur Bella. »
Elle le regarda impassible.
« Je te demandes d'attendre que l'on soit à New York pour avoir notre conversation. » Il leva une main lorsqu'elle chercha à l'interrompre. « Je t'en prie Bella. Je voudrais que cette discussion se déroule ailleurs que dans une voiture. »
« Une voiture ? » demanda t'elle confuse, oubliant momentanément le sujet de conversation.
Il sourit « Evidemment Bella, ma voiture fera l'affaire »
« Mais Carlisle il va nous falloir plus d'une journée pour atteindre New York. » s'exclama t'elle.
« Absolument pas. Je peux nous faire atteindre New York en quelques heures. »
Bella fronça les sourcils. Vraisemblablement, se retrouver à nouveau dans une voiture avec un Cullen pour chauffeur ne l'enchantait guère.
Finalement, elle poussa un soupire exaspéré.
« Je sens que je vais détester ça. »
Il ne put s'empêcher d'éclater de rire.
A peine arrivé à New York, Carlisle déposa Bella devant les bureaux de la Police. Il n'aimait pas beaucoup l'idée de la laisser seule mais elle lui avait assuré que tout se passerait bien et qu'ils se retrouveraient un peu plus tard à l'appartement de la jeune femme. Garant rapidement sa voiture, il se fraya un chemin entre les passants sur Lexington Avenue. Les immeubles immenses côtoyaient de minuscules bâtiments abritant des fast-foods et des petites épiceries de quartiers. Il fit encore quelques pas et tourna sur une petite allée adjacente, beaucoup moins fréquentée. Devant lui se tenait la petite libraire Mansfield Shop. Les bandelettes jaunes de la police barraient la route mais Carlisle n'avait pas besoin de passer la porte pour se faire une idée de ce qui s'était passé.
Un des carreaux de la porte d'entrée était brisé et Carlisle s'approcha prudemment. Inspirant profondément il ferma les yeux et analysa chaque odeur sortant de la pièce. Un sentiment d'effroi lui enserra le cœur lorsqu'il reconnut la douce odeur d'un vampire qu'il reconnut aussitôt. Ce qu'il craignait était donc arrivé, le meurtre de l'employeur de Bella était lié à tous ce qui était arrivé ces dernières années. Le fait qu'il n'y ait aucune trace de sang dans la pièce prouvait que le vampire n'avait en aucun cas voulut se nourrir du vieil homme, mais que le meurtre était bien le but recherché.
Il était temps qu'il rejoigne Bella.
Carlisle soupira. Dès le début, il s'attendait à ce que la discussion avec la jeune femme soit difficile mais au vu de cette nouvelle information, il craignait le pire. Lui en voudrait-elle de l'avoir entraînée là dedans ?
Il suivit les indications de la jeune femme et se retrouva bientôt devant la porte de son appartement. Même à travers les murs il pouvait entendre les battements rapides de son cœur et il en fut soulagé. Il ne l'avait laissée que quelques heures mais maintenant le danger était plus grand que jamais pour elle. Il frappa doucement et entendit les battements de cœur s'accélérer d'avantage.
« Carlisle » dit-elle dans un soupir de soulagement.
« Tout va bien Bella ? »
« Oui je suis contente de vous voir c'est tout »
« Comment c'est passé le rendez vous avec l'inspecteur ? » demanda t'il en franchissant le seuil de la porte.
Ils se dirigèrent vers le minuscule salon et Bella l'invita à s'asseoir près d'elle sur le canapé.
« Bien, je pense. Il a semblé convaincu par ce que je lui disais. A vrai dire, ils sont un peu à court d'idée. Ils ne savent plus où chercher. Ils n'ont trouvé ni empreinte, ni autre indice et j'ai peur qu'il laisse tomber »
Carlisle l'observa attentivement. La mort de son employeur la touchait énormément et l'idée que l'on ne trouve pas son meurtrier l'attristait. Cependant, dans quelques minutes, elle risquait de trouver la situation encore pire.
« Bella » Commença t'il prudemment « Je suis allé faire un tour du côté de la librairie où tu travaillais » Il leva une main lorsqu'elle chercha à l'interrompre, les sourcils froncés. « Je devais allez vérifier un détail, quelque chose que je craignais depuis que tu as reçus ce coup de téléphone. »
Il lui laissa le temps d'absorber ses paroles. Elle se contenta de le fixer d'un regard vide mais son cœur battait la chamade.
« Tout ce qu'il s'est passé, ce qui est arrivé à ma famille, la mort de ton employeur, la lettre d'Alice, tout est lié. »
« En clair Carlisle ? » sa voix trahissait la tension qu'elle ressentait.
« Le meurtrier de ton employeur est un vampire. Et c'est l'un des Volturi ».
A suivre …
Merci d'avoir pris le temps de lire !
J'ai besoin de beaucoup d'encouragements pour le prochain chapitre ! Je vous laisse deviner ce qui a pu arriver aux Cullen et surtout ce qu'ils sont devenus !
