Auteur : Angelscythe

Genre : Romance, shonen-ai, policier.

Couple : Surprise =P

Disclaimers : A part madame Yohame, Aingeal, Tsunemichi, tous les personnages appartiennent à messieurs Ohba et Obata.


Chapitre 1 : L'affaire.

Madame Yohame était installée sur ses coussins. Elle buvait une tasse de thé. L était débout face à elle. Il cherchait un endroit où il pourrait s'asseoir comme il le désirait, cette pose qui lui donnait une excellente technique d'analyse.

-Puis-je avoir une chaise ? Demanda le brun.

- Vas-y ! Fit la femme au gamin.

Ce dernier hocha la tête et disparu. Il ne revint que quelques minutes après et posa la chaise près du jeune détective. Ce dernier remercia le gamin avant de s'asseoir dessus. Madame Yohame claqua des doigts une seconde fois et le gamin disparu.

-Alors…vous pouvez me donner des informations ?

- Ca vous aidera à trouver de quoi elle est morte ?

L secoua la tête.

-Qui l'a tuée ?

- Peut-être bien. Je vous écoute. Ajouta le détective.

- Elle s'appelait Aingeal, le petit bout était son frère. Elle est arrivée avec lui dans ses bras lorsqu'elle avait huit ans, il y a huit ans de cela. Son oncle l'avait vendue à mon Okiya. Elle s'est toujours conformée à tout dans notre établissement, elle n'avait qu'un seul désir : garder son frère auprès d'elle. Informa la femme.

-Dites-moi si elle avait des raisons de s'être attiré des ennuis.

- Vraisemblablement pas. Elle avait toujours été d'une gentillesse à toute épreuve. Beaucoup d'hommes appréciaient sa compagnie et elle rapportait beaucoup d'argent à l'Okiya. Cependant…

Elle se tut après ce dernier mot.

-Cependant ? Encouragea L.

- Elle était toujours avec un garçon. Tsunemichi Shinigami. Il a dix-huit ans et habite à deux pas d'ici. Si cela peut vous aider, il est également cuisinier dans l'Okiya. Vous devez vous dire que c'est étrange de laisser entrer un loup dans la bergerie, mais je fais entièrement confiance à mes filles.

- Je suppose que j'irais le voir en effet. Répondit le détective.

- Ecoutez, laissez-moi vous faire faire préparer le repas. Vous pourrez parler avec Tsunemichi après !

- Je vous remercie.

- Qu'est-ce qui vous ferait plaisir ?

- Si c'est sucré, ça me suffit amplement ! Répondit le brun.

- Bien, je vais appeler le petit ! Il vous préparera une chambre !

L secoua doucement la tête.

-Ne vous déranger pas pour ça. J'ai un hôtel.

- J'insiste ! Je vous rappelle que je ne veux pas que cette affaire s'ébruite. C'est déjà pour ça que j'ai exigé un détective peu connu ! Annonça-t-elle en plantant ses orbes noirs dans les siennes, identiques.

- Je pense que je n'ai pas le choix.

- Absolument pas ! Sourit la femme.

Elle se leva et alla donner ses directives. Le brun se leva et retourna voir le corps de la jeune femme. À priori, sa mort remontait à seulement un jour et quelques heures. Il savait qu'il pourrait confirmer que la mort était bien celle à laquelle qu'il pensait grâce à quelques cheveux. Il demanderait des gants à Yohame et utiliserait le matériel qu'il avait pris avec lui.

Il resta quelques minutes, il ne savait combien, à observer le corps, semblant émettre des hypothèses rien qu'en voyant le corps blanchâtre. La porte finit par s'ouvrir. L tourna la tête pour remarquer le gamin. Il tâcha de sourire pour rassurer le petit qui l'observait, apeuré.

Le brun s'approcha du petit. Ce dernier leva les yeux vers lui, tremblant de tous ses membres.

-Je saurais qui a tué ta sœur, je te le promets.

- Vous me le direz ?

- Si tu veux, mais pourquoi ?

- Pour me venger ! Pour le tuer, parce qu'il l'a tuée. Elle ne méritait pas qu'on lui fasse ça. Elle était gentille !

- Je n'ai pas de famille, alors j'ignore combien il peut être douloureux de perdre quelqu'un qu'on aime…

- Ce n'est rien, je ne cherche pas la compassion. Je vais vous laissez ! Si vous avez besoin, appelez-moi. Informa le petit avant de quitter la pièce.

L soupira et remarqua un garçon qui devait avoir son âge. Il avait les cheveux noirs de jais en bataille et les yeux bruns.

-Vous devez être le fameux L ! Je suis Tsunemichi. J'ai fait monter le repas dans votre chambre. Vous pouvez me suivre.

Le brun le remercia d'un signe de tête. Il suivit le brun jusqu'à ses nouveaux appartements. Il laissa l'ombre d'un sourire passer sur ses lèvres en remarquant une chaise. Il alla s'installer dessus.

-Attendez !

- Oui ? Questionna Shinigami.

- J'avais des questions à vous poser !

- Je suis tout à vous ! Dit le cuisinier une fois remis de sa surprise.

- Quel genre de relation aviez-vous avec Aingeal ? C'est pour le bien de l'enquête.

- Dans ce cas… je ne vous cacherais pas que j'avais d'intimes relations avec elle. Nous étions amant. Je lui avais promis que je l'emmènerais loin d'ici elle et son frère. Elle rêvait d'aller en Irlande.

-Depuis combien de temps la connaissiez-vous ?

- Dix ans à peu près. C'est grâce à elle que j'ai eu ce métier détestable !

- Elle vous a permis de devenir cuistot, mais vous détestez ce travail ?

- C'est cela !

L plissa les yeux, remarquant le regard froid de son vis-à-vis. Un regard qui semblait dire « Ne vous mêlez pas de mes affaires ». Le détective tourna la tête pour regarder le plat. Ce n'était rien de bien compliqué. Des scampis frits avec un bol de riz au curry.

-Merci. Je vous réinterrogerais si besoin.

- Content de pouvoir vous aider. Au revoir ! Dit l'homme avant de quitter la pièce avec un petit sourire.

Le brun soupira. A priori, ce Tsunemichi était impliqué de près ou de loin dans cette affaire. Il attrapa le bol de riz. Le repas était loin d'être sucré comme il l'avait pourtant demandé, mais ça ne le dérangeait pas : il avait des morceaux de sucre dans son sac.

L contempla ses baguettes. Aussi loin qu'il se souvenait, il n'avait jamais mangé avec des baguettes. Ca promettait d'être amusant. Il s'arma des bouts de bois et commença à les manipuler. Il réussit, avec difficulté, à attraper du riz. Il allait le mettre en bouche lorsque :

-Je ne ferais pas ça si j'étais vous !

- Pourquoi ça ?

- Il y a de l'arsenic dans ce plat. D'ailleurs, dans tous ceux qui sont préparés ici.

- Comment sais-tu ça ? Questionna le brun à voix basse, surpris.

- Je l'ai vu le faire ! Mais une chose est sûre. A votre place, je ne mangerais rien ici ! Pas même ces mets qui ont l'air délicieux.

L haussa un sourcil. Il se demanda pourquoi le petit avait voulu qu'il lui dise qui était le criminel. Il se disait sans doute que ce n'était seulement que parce qu'il n'était pas sûr ou voulait affirmer ses conclusions. Le gamin s'approcha et prit le plateau. Il ouvrit la fenêtre et jeta le contenu des plats dans la cour. Il tourna la tête vers L.

-Ce sont souvent les plaisirs éphémères qui sont les plus dangereux.

- Viens là.

Le gamin battit des paupières puis s'approcha. Il posa le plateau sur le sol et se posta devant L.

-Depuis combien de temps ?

- Ca va faire juste deux, trois jours.

- Qui mange ici ? Questionna L.

- Les Geishas, le cuisinier et moi.

- Tsunemichi ? Il mange avant les autres n'est-ce pas ?

- Tout à fait. Répondit le garçon.

- Et Madame Yohame ?

- Elle mange toujours à l'extérieur. Pour l'instant les filles, sauf ma sœur, sont toutes chez de riches « client » qui les nourrissent. Expliqua le gamin.

- Et toi ?

- Moi, je ne mange plus depuis que j'ai vu faire.

- Qui ? Questionna encore une fois L.

- Vous voulez vraiment savoir ? Sans chercher ?

- Je veux savoir ! Ca sera une bonne base pour ma propre enquête. Le plus dur, ce n'est pas de savoir qui est coupable, mais trouver les preuves qu'il faut.

Le gamin haussa un sourcil puis se pencha à son oreille pour y souffler un nom.

-C'est aussi ce que je pensais… J'ai de l'argent, des yens, fourni par mon…on peut dire que c'est mon père. Tu veux venir manger au restaurant avec moi ?

- Ah ? Moi ? Je… je n'ai rien fait pour le mériter !

- Tu m'aides grandement. Et il est fort possible que tu sois celui que je cherche.

- Ah ? Vous cherchez quelqu'un ? Je peux vous aider !

- Merci, mais d'abord, laisse-moi te nourrir avant que tu ne nous claques entre les doigts. Et n'hésite pas, c'est moi qui invite !

- Pourquoi ?

- Tu te méfies des gens toujours comme ça ?

- Oui…quand on vit ici, il faut mieux. Moi, je suis un garçon, donc en théorie on devrait me laisser tranquille, mais vous connaissez les homosexuels ? Les pédophiles…

-Tu as déjà…

- Non ! Non… ma sœur a toujours été là pour les empêcher de me toucher. Souffla le gamin d'un ton tendu.

- Mais maintenant elle n'est plus là et tu as peur ?

Le gamin ouvrit la bouche avant de la refermer sans dire un mot. Il secoua la tête puis planta ses yeux dans les orbes noirs.

-Je n'ai pas peur ! Ils peuvent bien être violents avec moi, ils peuvent bien me toucher ! Ça ne me fait pas peur ! Je n'ai pas peur de mourir. On y passera tous un jour.

- On a tous peur de quelque chose ! Assura L.

- Je ne sais pas… de quoi j'ai peur. Je crois que je n'ai plus peur de rien… Maintenant que ma sœur est morte.

- Tu as huit ans !

- Je sais ! Hoqueta le gamin. Je devrais être terrifié, mais je n'ai pas peur ! Je n'ai pas peur ! Je veux bien aller la rejoindre, moi ! Je veux bien vivre mille morts… j'ai envie d'avoir peur.

- Quoiqu'il en soit...

- Oui ? Le coupa le gamin.

- Allons manger ! Nous penserons à ça demain.

- Merci… vous assurerez qu'on l'a tué hein ? Vous le prouverez ?

- Je te le promets, mais il me manque quelques preuves. Et j'aurais peut-être besoin de ton aide !

- Vous l'aurez, comme ça on pourra lui faire encourir la peine de mort !