Auteur : Angelscythe
Genre : Romance, shonen-ai, policier.
Couple : Surprise =P
Disclaimers : A part madame Yohame, Aingeal, Tsunemichi, tous les personnages appartiennent à messieurs Ohba et Obata.
Chapitre 2 : De fil en aiguille.
L entra dans un petit restaurant. Il discuta un instant avec le placeur à qui il fit croire qu'il était en voyage avec son cousin. L'homme n'hésita pas avant de les placer à une table. L le remercia avant de grimper sur sa chaise comme à son habitude.
Il regarda autour de lui pour remarquer que le restaurant, bien que semblant petit vu de l'extérieur, était grand. Les murs étaient rouges et le parquet brun-rouge. Il y avait beaucoup de petite table tout aussi rouge avec des chaises assorties. Il y avait plein de tapisseries à fleur, de lampions et de diverses plantes comme par exemple du bambou.
-Alors, c'est ça le Japon. C'est vraiment magnifique ! Qu'est-ce que tu regardes ? S'étonna le brun en voyant le gamin la tête penchée.
-C'est vous…vous êtes assis bizarrement.
- Tu t'y habitueras bien vite. Ca m'aide à réfléchir.
- Réfléchir, pour choisir un repas ?
- Non.
L sourit en lui faisant signe de s'installer. Ce que fit le gamin. Il observa le brun, chaque détail. Ses cernes sous ses yeux, cette peau pâle, ses cheveux noirs en batailles et même sa tenue vestimentaire. Basique. Mais il y avait quelque chose. Il savait, il sentait plutôt, qu'avec lui, il serait en sécurité.
-Sache, que tout bon détective pense sans cesse à son enquête. C'est un tuyau, au cas où tu voudrais…
- Je vous arrête de suite ! Coupa le gamin. Je n'ai aucun avenir, je ne sais rien faire. Je suis juste bon à…à laver et ranger.
- Il n'y a pas de sot métier. Si tu te sens bien dans cet univers.
- Je ne sais pas…je n'ai pas envie de faire ça toute ma vie. Mais il faut bien des gens pour faire ces ménages. Autant que ça soit un bon à rien qui le fasse.
- Tu parles comme un grand ! Remarqua L.
- Je m'y efforce ! Si je parais grand…comment dire…On me laisse !
- Vivre ?
- En quelques sortes. Vous verrez bien quand le moment viendra.
- Tu m'as bien aidé… attends, je ne connais même pas ton nom.
- Ne m'appelez pas par mon nom. Venez me chercher si vous voulez mais, ne m'appelez pas par mon nom. Ici, on m'appelle « Otokonoko » ou « Danji ». Seul ma sœur m'appelait par mon prénom.
- Et si je t'appelais « Angel » comme je vis en Angleterre.
- Angel…c'est « tenshi » ?
- Oui. Répondit le brun avec un léger sourire.
Le gamin ne répondit pas immédiatement car, le serveur vint à leur table et ils commandèrent tout deux. Le petit préférait éviter de faire des folies alors il avait prit un plat presque quelconque, tandis que L avait prit un plat bien sucré. Il devrait aller faire des folies dans une confiserie.
Peut-être même pourrait-il offrir quelconque douceur au petit qui semblait avoir la vie plus que dur. Il voyait bien qu'il faisait le dur. Mais il pouvait voir dans ses prunelles couleur flamme salée qu'il désirait plus que tout au monde pouvoir être un enfant comme les autres.
Il se demandait s'il pouvait se permettre de le ramener à la Wammy's House. S'il n'était pas surdoué, il n'y aurait pas sa place. Et quand bien même, pourrait-il y vivre une vie d'enfant ? Il l'ignorait. Il mordillait son pouce, se posant des questions sur ce qu'il pourrait faire.
-Pas « Angel ». Je ne suis pas un ange ! Loin de là ! De plus, ça ressemble trop au prénom de ma sœur ! Dit le petit, sortant le détective de ses pensées.
Le gamin secoua la tête.
-« Boy », « Kid », « Gamin », « Petit », « Kind » ?
- Boy, pour le moment, ça ira. De toute façon… vous ne resterez pas longtemps et nous n'aurons pas le temps de nous attacher n'est-ce pas ?
- Pour l'instant. Répondit L. Mais j'aimerais que tu répondes à des questions.
- Tout ce que vous voulez.
- Tu sais qu'on met de l'arsenic dans les plats. Dit-il à voix basse, histoire que les clients ne s'inquiètent pas.
- C'est exact… vous pensez que c'est moi ? J'aurais tué ma propre sœur ?
- Je préfère me méfier de tout le monde. Règle numéro deux du métier de détective.
- Vous…
- Laisse-moi finir.
Le gamin soupira mais hocha la tête.
-Si tu le savais, pourquoi tu ne l'as pas dit à ta sœur.
Le petit serra ses poings. Ses yeux se remplirent de larme et il éclata en sanglots. L ne savait plus trop quoi faire. Il n'avait pas voulu faire pleurer l'enfant. Et le regard des autres ne le dérangeait pas.
-Viens ! Dit L en lui tendant les bras.
« Boy » l'observa, hoqueta, se leva et vint vers lui. L le souleva du sol sans problème, presque surpris lui-même du poids léger du petit. Malhabilement, le jeune détective serra son cadet dans ses bras, le laissant pleurer contre lui. Il caressait avec douceur ses cheveux.
-Qu'est-ce qui ne va pas ? Demanda le brun.
- Je lui ai dit. Je lui ai dit. Elle ne m'a pas écouté. Elle ne m'a pas cru. Elle m'a dit que je m'étais fait des films. Que je lisais trop de policier. Je l'avais pourtant mis en garde. Mais elle ne m'a pas cru. Je ne pensais pas que vous, vous me croiriez, si elle ne l'a pas fait. Sanglota le petit dans ses bras.
- Je te croyais, puisque j'avais bien remarqué que c'était ça qui avait tué ta sœur. Répondit le détective qui n'avait définitivement aucun tact avec les enfants.
- Faites quelque chose pour moi, s'il vous plaît !
- Si c'est dans mes moyens.
- Il faut qu'on le voie. Quand on met l'arsenic dessus. Vous pensez bien que ce n'est pas au moment de la préparation des plats. C'est Ai qui s'en occupe d'habitude. Elle est toujours dans la salle à manger quand Shinigami-Senpaï lui apporte les plats. Il faudrait donc…
-Surprendre entre le moment de la concoction des plats et quand Ai a les plats en main. Et aussi trouver où ils mettent l'arsenic au cas où ça ne serait pas suffisant.
L regarda autour de lui. Il avait parlé assez bas, tout comme le gamin, pour que personne ne l'ait entendu. Juste au cas où certaines personnes du restaurant fussent liées avec l'Okiya.
-A quels heures sont préparés et servit les repas ce soir ?
- On commence à préparer les repas aux environs de dix-neuf heures, dix-neuf heures et demie, selon les envies de Joshi Yohame. Le repas est terminé entre dix-neuf heures trente et vingt heures trente. Ca dépend de la préparation du repas. Ai les reçoit tous en même temps et doit aller les servir.
- C'est possible que l'arsenic soit mis petit à petit ? Questionna L.
- Non, Shinigami-Senpaï apporte les plats puis va immédiatement manger.
- Bien, merci. Quoiqu'il en soit, profite de ce repas, d'accord ? On a encore cinq heures devant nous. Tu pourras en profiter pour te reposer aussi, je m'occuperais de toi quand j'aurais fait l'analyse des cheveux de ta sœur.
- Des cheveux ? Pourquoi ?
- On peut voir, grâce aux cheveux, si quelqu'un à ingéré de l'arsenic.
- C'est bizarre…mais je vous crois ! Par contre, je ne pourrais guère me reposer. Dès que je rentrerais, je me prendrais sans doute des coups d'être sortit avec vous et puis je devrais travailler, laver, repasser, ranger, rapiécé…
- Je crois que je te ferais lire Cendrillon.
- Pourquoi ? S'étonna le gamin en remettant pied à terre pour regagner sa place.
- Pour que tu espères !
- Merci, mais j'ai ce qu'il me faut !
Un nouveau léger sourire étira les lèvres du brun. Le serveur ne tarda à venir apporter les plats et ils parlèrent tout deux de choses qui n'avait pas avoir affaire avec l'affaire. Essentiellement sur le japon. C'était plaisant à L, même si le petit était encore jeune et qu'au moins, tous ses sujets de conversations le prouvaient. Ca le rassurait un peu de voir qu'il pouvait faire preuve de cette jeunesse qu'il semblait perdre par moment.
Cet éclat dans ses yeux aussi. On y décelait une jeune, certes, mais on y voyait surtout un regard pénétrant, semblant résister à toute épreuve. Et ça lui faisait mal de voir un enfant subir un tel regard.
Le repas fini et les courses dans la confiserie faites, L ramena « boy » à l'Okiya. Sitôt furent-ils rentré que.
-Danji ! Où étais-tu ? Combien de fois devrais-je te répéter que tu ne sers à rien ! A rien ! Alors fais au moins les tâches qui t'incombe. Que ta sœur soit morte est plutôt une bonne chose finalement. Tu travailleras peut-être vraiment pour une fois ! Cria Madame Yohame.
- Je sais… désolé, je montrais à Monsieur L les environs.
- Tu fais ça pendant tes temps de pause si tu veux, mais pas pendant le travail. Sermonna la femme avant de l'attraper par les cheveux et de l'envoyer voler contre le parquet.
-Madame ! Intervint L. J'ai insisté et il n'a put refuser ! C'est ma faute !
- Nullement monsieur L. C'est la sienne ! Je suis désolé qu'il vous ait importuné. Il s'est toujours tout permis. Avec la mort de sa sœur je pensais qu'il finirait par apprendre, mais on dirait que non ! Au moins, Akifusa-san sera ravi d'apprendre qu'il n'y a plus d'obstacle entre lui et ce petit. Cela fait bien longtemps que j'aurais dut obtenir cette somme !
Madame Yohame sembla revenir à elle après avoir lancé un regard noir au petit. Elle sourit à L et s'éventa avec son bel éventail aux couleurs dorées.
-Puis-je vous inviter dans mes appartements ?
- Non merci. J'aurais juste besoin de gants de manière à pouvoir prélever quelques cheveux d'Aingeal.
- Bien sûr ! Je vous en prie. Suivez-moi !
L hocha la tête et suivit la femme. Celle-ci lui donna une paire de gant qu'il enfila après l'avoir remercié. Il se rendit dans la pièce où était le corps d'Aingeal. Le gamin était là à côté de son corps.
-Tu devrais travailler, non ? Questionna L, surpris.
Le petit sourit malicieusement et leva le doigt vers le ciel. A cet instant même, une phrase hurlée retentit.
-DANJI VIENS ICI !
- Au faite, Boy ?
- Oui ? Questionna le petit alors qu'il s'apprêtait à partir.
- Ai, elle n'a rien.
- Ah oui, c'est la fille de Madame Yohame. Elle mange toujours avec elle. Mais elle doit compléter sa part de travail, car ça a été une « malédiction » pour elle d'avoir cette fille…
- Pourquoi ?
- Ses traits sont tirés à présents, et la vieillesse se fait voir chez elle…
- Je vois. Encore une fois merci.
Le gamin était presqu'à la porte quand le brun le héla une seconde fois. Ses lèvres s'étirèrent en un long sourire.
-En fait, tu devrais vraiment lire ce livre. Tu as les mêmes cheveux qu'elle.
- Je ne suis pas une fille ! Sourit le garçon.
L le regarda partir avant de prélever quelques cheveux, de ce qu'il restait de la chevelure qui avait dut être belle. Il regagna ensuite la chambre qu'on lui avait laissée et il analysa les cheveux.
Il fut bien heureux de voir qu'il y avait bien des traces d'arsenic. Ses rares conclusions étaient toujours bonnes. On l'avait entraîné pour ça et c'était bien pour ça que Watari était si fier de lui. Mais il ne devait pas oublier non plus qu'il devait trouver le garçon que Roger aurait voulu voir.
L mit les cheveux qu'il n'avait pas utilisés dans un sac plastique. Que la préfecture de police vérifie s'il ne le croyait pas.
